ROUTE 129] REIMS. »— ANTIQUITÉS. — PROMENADES
haute de 3 mèt. 65 cent., a été coulée dans les ateliers de M. Cartelier.
Le piédestal et les marches qui l'cntourent sont en marhre blanc d'Italie; aux deux côtés du piédestal sont deux figures en bronze : la France, sous les traits d'une femme qui retient un lion par la crinière ; le Commerce, représenté par un homme vigoureux, assis sur un ballot de marchandises, ayant à ses pieds un loup et un agneau endormis l'un à côté de l'autre. Ce groupe est entouré d'une belle grille en fer. Ce monument/ inauguré en août 1818, en a remplacé un autre détruit pendant la Révolution.
La place Drouet-d'Erlon est vaste, plantée d'arbres, et, en grande partie, bordée de maisons dont le rez-dechaussée en retraite laisse régner audessous des étages supérieurs de longues galeries sous lesquelles on peut se promener. La statue en bronze du maréchal Drouet d'Erlon occupe le milieu de cette place.
Le Cours ou promenade de Reims s'étend du canal de l'Aisne à la porte de Mars. Commencée en 1731, cette promenade fut terminée en 1733.
Elle avait été dessinée originairement par le Nôtre ; mais dans sa disposition actuelle, elle est l'œuvre de deux jardiniers rémois , Leroux père et fils. L'établissement de la gare du chemin de fer y a motivé dans ces derniers temps quelques modifications. Un vaste parterre, entouré d'une grille, a été créé en face môme de la gare, dont l'aspect est à la fois élégant et monumental. Au centre du square s'élève, sur un piédestal en marbre, la statue en bronze de Jean- Baptiste Colbert.
Dans le voisinage de la porte de Mars,à l'entrée du faubourg de Laon, se trouve le cimetière du Nord, curieux à visiter pour le grand nombre de riches monuments qu'il renferme.'
son honneur. On apercevait très-distinctement, dit-on, au commencement du xvni' s., la trace des gradins et le fond du cirque. Les derniers vestiges de cette antiquité viennent de disparaître pour faire place à des constructions nouvelles.
La carte de la Gaule, par d'Anville, fait rayonner huit voies romaines autour de Reims. On reconnaît encore, près du hameau des Deux-Maisons, le chemin qui, sortant de la porte Basée, aujourd'hui détruite, conduisait de Reims à Bar-le-Duc. Au pied de la montagne de Reims sont tracés, de TO. à TE., deux autres chemins, connus en Champagne sous le nom de grande et de petite Barbarie ; l'un conduit à Fismes, l'autre à la rivière d'Aisne. Clovis suivit le premier, lorsqu'il marcha contre Siagrius, gui s'était rendu maître de Soissons.
11 n'y a à Reims, que trois places, qui méritent une mention particulière : la place de l'Hôtel-de-Ville, pour l'édifice qui lui donne son nom, la place Drouet-d'Erlon et la place Royale.
La place Royale serait fort belle si elle était terminée. Elle forme un carré long ; les maisons qui la bordent ont des façades à soubasements percés d'arcades avec refends; elles sont ornées d'un ordre dorique qui embrasse deux étages et couronnées d une balustrade, sans comble apparent. Un des côtés de la place est formé par l'ancien hôtel des Fermes, qu'occupent aujourd'hui un négociant en vins, le cercle des jeunes gens et le comptoir d'escompte. On remarque au fronton de cet édifice une belle statue de Mercure, entourée d'enfants qui rangent des ballots ou portent des raisins à la cuve. Au milieu de la place s'élève, sur un piédestal, la statue en bronze de Louis XV , habillé à la romaine et couronné de lauriers. Cette statue,
Commerce et industrie.
La ville de Reims doit être rangée parmi les villes les plus industrielles