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DE PARIS A GIVET

PAR RFIMS ET MÉZIÊRES.

324 kil. — chemin de fer. Trajet en 7 h. 31 min. par trains express; en lo h. 30 min. par trains poste; en il h. 40 min. par trains omnibus. — t- cl. 36 fr. 30 c; îi- Cl. 27 fr. 20 c.; 3« cl. 10 fr. 95 C.

142 kil. Épernay (R. 1).

172 kil. Reims (R. 129).

DE REIMS A MÉZIÊRES.

On laisse d'abord à g. l'embranchement de Reims à Laon et à Soissons (R. 134 et 135) ; puis à dr. celui de Reims à Châlons (R. 136). La ligne de Givet traverse jusqu'aux abords de Rethel un vaste plateau crayeux ap-

partenant à l'une des parties les plus monotones de la Champagne. Il est à peine accidenté jusqu'à l'Aisne par les vallées de la Suippe et de la Retourne. L'aspect uniforme de cette plaine n'est interrompu que par quelques plantations de sapins, les unes déjà grandes et bien venues, les autres encore naissantes. Cette région, autrefois inculte, offre aujourd'hui d'immenses champs de céréales lentement obtenues par des efforts persévérants; à g. le terrain, s abaissant en certains endroits vers la vallée de l'Aisne, laisse apercevoir quelques collines dans le lointain.

180 kil. Witry-Us-Reimst v. de 1300 hab., à dr., entre le chemin de fer et la route de terre de Reims à Givet.

L'église de ce village remonte, dit-on, au xii* s. Des sépultures renfermant des urnes en terre noire, des fibules, des colliers, des bracelets, etc., ont été découvertes à Witry.

On laisse à dr., à 1 kil., Caurely v. de 589 hab., dont l'église ogivale renferme un beau bénitier en marbre finement sculpté. Des traces de fossés se voient autour du village. — A 1500 mèt. du même côté, se trouve Lavannes ,v. de 924 hab. (église duxmes.

surmontée d'un curieux clocher; vestiges d'anciens remparts). A g., à 700 ou 800 mèt., est Pomacle, v. de 408 hab.

1 89 kil. Bazancourt, v. de 1 2 1 1 hab. , situé à 500 mèt. à g. du chemin de fer, sur la Suippe, dont les bords plantés d'arbres forment une oasis de verdure au milieu d'un paysage monotone. Bazancourt possède une fabrique de mérinos et une filature de laine cardée et peignée occupant plus de 200 ouvriers.

[Corresp. pour : — (13 kil.) Pont- Faverger, v. de 2145 hab. , sur la rive g. de la Suippe (filature de laine, tissus, foulerie), par : — (2 kil.) Isles, v. de 67 1 hab. , sur la rive dr. de la môme rivière (tissage et foulerie) ; — (4 kil.) Warmériville, v. de 2035 hab., sur la Suippe (église ancienne ; fabriques

DE PARIS

de tissus de laine et surtout de mérinos; filature de laine du Val des bois encore exploitée par les descendants d'Harmcl , l'un dos créateurs de la filature mécanique en France :

fabrique de navettes); — (7 kil.) Heutrégiville, v. de 846 hab., près de la Suippe (église du xm° s.; tissage de laine); — (9 kil.) Saint- Masmes, v.

de 573 hab., dans une position agréable, sur la rive g. de la Suippe (restes de fortifications du moyen âge ; tissage de mérinos); — (11 kil.) Selles, v. de 406 hab. (tissage).]

On franchit la Sujppe en quittant la station de Bazancourt. A dr. se montrent de belles plantations de sapins. — A4 kil. environ au delà de Bazancourt, on passe du départ, de la Marne dans celui des Ardennes, en croisant la route de terre de Reims à Givet. On franchit la Retourne.

200 kil. Le Chdtelet-sur-Retourne , v. de 441 hab., à g., sur la rive dr. de la Retourne, autrefois ch.-l. d'une prévôté et sîége d'un doyenné (vestiges d'un château fort, exploitation de craie blanche pour moellons, industrie répandue d'ailleurs dans tout le canton).

[A 8 kil. à l'E. du Châtelet, se trouve Juniville, ch.-l. de c. de 1354 hab., divisé en deux parties par la Retourne (vestiges de fossés ; filature de laine peignée ; commerce de bestiaux), et dans les environs duquel Turenne campait quelques jours avant la bataille de Rethel. — On se rend du Châtelet à Juniville (à dr. de la voie ferrée) , en remontant le cours de la Retourne, par (2 kil.) Neuflize, v. de 748 hab., autrefois entouré de fossés (filature de laine peignée, avec tissage mécanique de mérinos, distillerie) , et par (7 kil.) Alincourt, v. de 308 hab.]

202 kil. Tagnon (halte), v. de 1329 hab., à g., près de la voie ferrée, autrefois fortifié et qui eut beaucoup à souffrir des guerres des xvi' et xvncs.

V église , du xive s., offre plusieurs parties intéressantes; le chœur, incendié vers la fin du xvme s., est moderne. — A 5 kil. environ au delà de Tagnon, on laisse, à 2 kil. sur la dr., Perthes, v. de 680 hab. (carrières de craie blanche).

Après avoir traversé un tunnel de 750 mèt. de longueur, ouvert sous la montagne qui sépare les plaines de la Champagne de la vallée de l'Aisne, on découvre cette vallée à dr. et à g. Aux plaines champenoises succède alors une campagne verte , riante , offrant çà et là des points de vue agréables sinon très - pittoresques. On croise la route de Rethel à Vouziers (R. 112), puis on franchit successivement le canal des Ardennes et l'Aisne (pont de trois arches de 16 mèt. d'ouverture).

211 kil. Rethel (omnibus à tous les trains : 30 c. le jour, 50 c. la nuit;

10 c. par colis ; — hôt. : de France, du Commerce, Saint-Antoine; — libraires : Legros, Torchet), ch.-l. d'arr.

du départ, des Ardennes, V. de 7400 hab., est située à 400 ou 500 mèt.

à g. du chemin de fer, en grande partie sur le versant d'une colline, près de l'Aisne et du canal des Ardennes.

Cotte ville, autrefois fortifiée, se compose de rues presque toutes étroites.

La plupart des maisons sont en bois ; quelques-unes, fort anciennes et dont le premier étage est bâti en encorbellement, sont curieuses. L'une d'elles, qui porte la date de 1564, est ornée de divers écussons.

Rethel doit son origine à un prieuré qui appartenait à l'abbaye de Saint-Remi, et autour duquel vinrent se grouper quelques habitations. Au x* s., le frère du comte de Château-Porcien ayant été choisi comme défenseur ou voué des biens de l'église de Retbel, ne tarda pas à usurper l'autorité sur les lieux confiés à sa garde ;

11 y construisit un château fort et prit le titre de comte de Rethel. Cette usurpation, contre laquelle protestèrent les archevêques de Reims, souleva, entre eux et les comtes de Rethel, des luttes qui durèrent jusqu'au milieu du xut* s. et auxquelles, vraisemblablement, les habitants

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