TOUL
tural, s'élève exactement dans Taxe de Saint-Étienne, en sorte que d'un certain point de vue les deux édifices se confondent en une seule et môme masse. — Sur le côté S. de Saint- Ëtienne, s'ouvre un cloître récemment restauré et qui mérite d'être visité. Ce cloître, où l'on reconnaît tous les caractères du xiii* et du xrve s., forme un rectangle de 70 met. de longueur sur 50 met. de largeur. Il comprend *27 travées, qui prennent jour chacune sur le préau par une grande arcade ogivale reposant sur quatre colonnes groupées deux à deux.
Sur le côté du cloître, s'élève une chapelle nommée S aint-Jean-du- Cloître et reconstruite depuis quelques années. Elle renferme une Adoration des bergers } charmant morceau de sculpture trouvé en 1839 à Pont-à- Mousson, où il formait le retable de l'autel de l'église des Carmélites.
L'église Saint -Gengoult (mon.
hist.), dont la construction remonte au xiii* s., moins la façade principale, qui est du xve, fut élevée en remplacement d'une ancienne église bâtie au x* s. par saint Gérard, et entièrement réédifiée déjà au xi* s. par Odon, évêquede Toul. L'église actuelle est un bel édifice du style ogival. L'intérieur surtout est remarquable par l'harmonie de ses proportions. Les fenêtres du chœur et des deux extrémités du transsept, ornées de beaux vitraux de couleur, sont du style le plus élégant, ainsi que les massifs de colonnettes aux charmants chapiteaux, qui s'élèvent vers la voûte avec une admirable légèreté. Outre ses verrières d'une exécution, en général, trèssoignée, Saint- Gengoult renferme plusieurs pierres tombales très- intéressantes, parmi lesquelles nous signalerons spécialementcelle qui se trouve dans le transsept N., en face de l'autel de la Vierge. Elle représente trois figures dans l'attitude de la prière et renfermées sous une triple ogive, surmontée de pyramides sculptées, entre lesquelles sont des armoiries.
La portail de l'église, formé d'une entrée principale , que surmonte une grande fenêtre ogivale à trois compartiments, est flanquée de deux tours du style tertiaire, carrées à leur base, presque nues et d'un aspect sévère. Celle du N., de forme octogonale à sa partie supérieure, est seule terminée ; la tour du S. s'arrête à la hauteur de la toiture.
Le cloître de Saint-Gengoult, la partie la plus curieuse de l'édifice, est remarquable par la richesse et la variété des sculptures qui le décorent.
Il appartient à la première moitié du xvi* s- , dernière époque du style ogival. Pour bien apprécier l'ensemble de cette belle construction, il faut se placer au milieu du préau, dont les façades sont du plus remarquable effet .
Nous citerons encore , parmi les autres édifices de Toul : — Y hôtel de ville y installé dans l'ancien palais épiscopal, élégante construction <iu xvi ii« s. ; — les casernes; — les halles; — le collège; — un beau pont en pierre, construit en 1770 et sur lequel la route de Paris à Nancy et à Strasbourg franchit la Moselle, entre les faubourgs de Saint-Mansuy et de Saint-Epvre. — Enfin, on remarque, dans diverses rues de la ville, quelques restes intéressants d'anciens édifices. Nous indiquerons particulièrement : rue de Foy, la porte d'entrée, décorée d'un trophée d'armes, et le donjon carré d'une maison appelée le Gouvernement; dans la rue des Tanneurs, les soubassements de deux tours, que quelques personnes ont voulu faire remonter à l'enceinte bâtie en 370, sous Valentinien Ier, mais dans lesquels M. Dufrône croit reconnaître les restes d'une construction du moyen âge.
Au N. Ë. de Toul, au delà et à g.
du chemin de fer, s'élève une colline (385 mèt. d'altit.) nommée le mont Saint-Michel. Au sommet, on voit* les traces d'un fort romain, détruit probablement lors de la grande invasion des Vandales et qui fut remplacé par
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[ROUTE 1] TOUL. — FONTENO Y- SUR -M OSELLE .
un prieuré dont les bâtiments ont disparu. Des fouilles faites en 1838 sur le mont Saint-Michel ont amené la découverte d'un dessus de porte orné de bas-reliefs de la belle époque ogivale, de fûts de colonnes, de fragments d'ogives, etc.
Toul possède : une synagogue; — une société d'Agriculture ; — une bibliothèque publique, où l'on admire un missel manuscrit, du xne s. — A
'hôtel de ville, se trouve la Bulle d'or, diplôme confirmatif des franchises de la cité de Toul, donnée en 1367 par l'empereur Charles IV.
L'industrie touloise consiste en broderie, taillanderie, vinaigrerie, bras-
erie et faïencerie.
[Corresp. pour (44 kil.) Neufchâeau, par (18 kil.) Colombey-les-Belles (R. 29).]
De Toul à Vaucouleurs, R. 28;— àNeufchàteau, R. 29.
Après être sorti de la vallée de l'Ingressin pour entrer dans celle de la Moselle, on laisse à dr., au delà de belles prairies situées entre le canal et la rivière, Gondreville (1504 hah.).
Ce village possède : une fontaine, dite des Trois-Saints , but de pèlerinage pour les personnes qui ont des enfants malades; un ancien hôpital, bnti par le prince d'Elbeuf; les vestiges d'un château (belle porte fortifiée), construit sur les ruines d'un château plus ancien qu'habitèrent divers rois de la seconde race.
Décrivant une courbe très-prononcée, la voie ferrée franchit le canal de la Marne au Rhin, qui passe à g. de la voie, longe quelques temps la rive g. de la Moselle et va contourner le petit plateau où est bâti Liverdun. On traverse ensuite la Moselle sur un pont de 7 arches, de 16 met. d'ouverture chacune, en remontant vers le N. E.
329 kil. Fontenoy-sur-Moselle, v. de 264 hab. , situé à dr. de la station, près de la rive dr. de la Moselle, conserve quelques restes, notamment une tour, d'un château fort démoli en 1822. —
V église, de différentes époques, renferme quelques vitraux bien conservés et les débris des tombeaux des anciens comtes de Fontenoy.
On passe, à dr., près iVAingerey (482 hab.) où se trouvent les traces d'un camp fortifié de l'époque galloromaine. On franchit deux fois la Moselle sur des ponts de 5 arches en plein cintre, de 24 met. de diamètre, et Ton ne tarde pas à rencontrer deux ouvrages magnifiques de l industrie moderne : le souterrain et le pontcanal de Liverdun, le premier à g., le second à dr. de la voie.
Le souterrain de Liverdun est percé à plus de 50 met. au-dessous du village. On y arrive des deux côtés par des tranchées d'une profondeur considérable, dont les talus présentent jusqu'à 40 mèt. d'escarpement.
Il a 500 mèt. de longueur entre les deux têtes ; celle d'aval offre un caractère monumental. Ce tunnel traverse des bancs calcaires ferrugineux, trèsdurs, disloqués et fissurés en tous sens, ce qui a rendu l'excavation difficile et dangereuse.
Au sortir du souterrain, le canal entre dans une tranchée courbe, profonde, garnie de revêtements épais, rejoint la Moselle, à une distance de 400 mèt. , et traverse cette rivière sur un pont-canal construit à 10 mèt. au-dessus des plus hautes eaux. Ce pont, large de 10 mèt. 30 cent, et long de 175 mèt., y compris les culées, a 12 arches en plein cintre.
La dimension de la cuvette du pont est, à la hauteur des banquettes, de 6 mèt. 50 cent. La profondeur est de 2 mèt. 10 cent. Le 22 décembre 1841 a été posée la première pierre.
Outre ces deux remarquables ouvrages, le passage du canal sur ce point a nécessité plusieurs aqueducs sous le canal, une écluse, avec un pont de pierre, une étante maison d éclusier, deux ponts en charpente, un pont ellipsoïdal en pierre entre le souterrain et le pont-canal; enfin deux gares dyeau, en amont et en aval de Liverdun.
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Le canal de lft Marne an Rhin, qui a
son origine près de Vitry-le-Françoia, débouche dans la rivière d'Ill, au-dessous de Strasbourg, en face du canal de l'HI au Rhin. L'exécution de cette voie navigable, dont la première idée remonte à 1827, fut autorisée par la loi du 3 juillet 1838. L'ensemble des crédits alloués s'élève à 75 millions. La longueur totale du canal est de 315 055 met., sans compter les embranchements dHoudelainconrt et de Toul, dont le développement est de 4874 met. Le tirant d'eau normal est de 1 mèt. 50 cent La navigation à vapeur a été introduite depuis quelques années sur ce canal.
338 kil. Liverdun (restaurant Z?ugnet, près de la gare) , v. de 1 139 hab., est situé à g. du chemin de fer, sur une colline baignée par la Moselle.
Le site que domine ce village est le plus remarquable de tous ceux que l'on rencontre sur la ligne de Paris à Strasbourg, jusqu'à la grande coupure des Vosges. C'est une vallée profonde où la Moselle circule dans un fond de verdure et qu'encadrent de belles collines boisées, surtout à dr., où commence la magnifique et vaste forêt de Haye.
L'origine de Liverdun, dont le chemin de fer effleure presque à leur angle les vieilles fortifications, remonte au temps des Romains. Ce village était une forteresse importante sous les rois d'Austrasie. Pierre de Brixey, évêque de Toul, fonda dans la ville, au xir s., une collégiale supprimée en 1 703. y fît construire un nouveau château et donna, en 1178, une charte d'affranchissement aux habitants.
Le château, dont on voit encore quelques restes, fut rasé par le maréchal de Fenestrange , en H57.
— V église, construite au xin* s., mais presque totalement remaniée, renferme, derrière l'escalier conduisant aux orgues, le tombeau de saint Eucaire, de belles stalles (dans le chœur), et une sculpture de la Renaissance dans la sacristie.
La maison du Gouverneur (près de la porte d'en haut, à g. de laquelle
est une tour en ruines) est la plus curieuse des constructions du xv" s.
conservées à Liverdun. — La maison de la Cure, avec son portail bas et massif, que décorent des médaillons en plâtre du règne de Louis XV, mérite aussi une visite. On y jouit d'une belle vue sur la vallée de la Moselle.
On remarque, sur le chemin des Saizerais, au-dessus de Liverdun, la croix de Saint-Eucaire, dite le Calvaire, qui date de 1289. — Le Trou des Fées, la colline du Saut-du~Cerf et le Vaux de NT selle, sont les principales curiosités naturelles qu'offre sur ce point la vallée de la Moselle.
On descend, entre la rivière à g.
et le canal à dr., la vallée de la Moselle, dont les collines sont couvertes des deux côtés de bois, à leur sommet, au-dessus de beaux escarpements rocheux. Sur la rive g. de la rivière, se monire Pompey, v. de 558 hab., qui possède une église du moyen âge et quelques restes de l'ancien château de V Avant-Garde. A l'une des extrémités du village, vers le pont de Frouard, s'élève Yermitage de Saint-Eucaire , près duquel on prétend que cet évêque subit le martyre en 362, avec 2200 chrétiens.
345 kil. Frouard (buffet à la gare), v. de 1205 hab., est situé, dans une position très-pittoresque, un peu audessus du confluent de la Moselle et de la Meurthe, près du canal de la Marne au Rhin, en partie au bord de la Moselle (rive dr.), *cn partie sur la haute colline qui la domine, et à 1 kil. environ de la station.
Le château de Frouard, construit en 1271 par le duc Ferri, fut rasé, en 1633, par ordre de Louis XIII.
Sur la place, on voit une croix ou calvaire portant d'un côté un christ, de l'autre, un chevalier armé de toutes pièces, d'un travail très-curieux (8 mèt. de hauteur). — V église date du xvt* s. — Le pont de Frouard , en pierre, formé de 7 arches en plein cintre, a été construit de 1781 à 1792 ;
[ROUTE 1] Ll VERDUN. — FROUARD. — NANCY.
c'est un ouvrage d'art remarquable par son élégante disposition.
Au-dessous de Frouard se détache à g. un embranchement se dirigeant sur Metz et reliant le réseau de l'Est : ♦ 1° par Thionville, à Luxembourg et à Trêves; 2° par Forbach, àMannheim, à Mayence et à Trêves.
De Frouard à Mannheim, par Metz et Forbach, R. 105;'— à Mayence et à Francfort, R. 106; — à Luxembourg, par Metz et Thionville, R. 107; — à Trêves, R. 108.
De Frouard à Nancy, le chemin de fer parcourt, en se dirigeant vers le S. E., une charmante vallée où la Meurthe vient se jeter dans la Moselle. On passe (à g.) en vue de Bouxièresaux-Dames, v. de 552 hab. , bâti sur une colline qui domine la rive dr.
de la Meurthe. Bouxières doit sa célébrité à son abbaye de Bénédictins, fondée vers 936 par saint Gauzeiin et remplacée plus tard par un chapitre de dames nobles. Plusieurs maisons des chanoinesses subsistent encore, ainsi que quelques débris d'une chapelle qui faisait partie de l'église collégiale. — L'église paroissiale actuelle a été construite au xv° s.
Au sommet du village, s'étend une vaste pelouse plantée d'arbres séculaires, d'où l'on découvre une vue magnifique sur les vallées de la Moselle et de la Meurthe. Au pied du coteau où se trouve Bouxières, on remarque aujourd'hui une belle usine qui fabrique des fontes moulées. — Du même côté, se trouve Lay- Saint-Christophe, v. de 937 hab. (8 kil. de Nancy), où naquit saint Arnould, chef de la famille de laquelle sortit la dynastie carlovingienne. — L'architecture extérieure du chœur de V église, construite vers le xu° s., est intéressante.
348 kil. Champigneulles (halte) , v.
de 1237 hab., à dr. de la voie qui le sépare de la Meurthe, possède un joli chdteau moderne et une gare d'eau sur le canal.
De l'autre côté de la Meurthe, en face de Champigneulles, est situé
Pixerecourt, v. de 75 hab., qui rappelle l'auteur célèbre de tant de mélodrames populaires, au commencement de ce siècle. M. Guiibert de Pixerecourt était né dans ce village dont il ajouta le nom au sien.
On traverse le canal de la Marne au Rhin sur un pont biais, aussi hardi qu'élégant. A g. on découvre Nancy, enfermée, pour ainsi dire, entre la Meurthe, le canal er la voie ferrée ; à dr. se font remarquer plusieurs belles maisons de campagne au village de Boudonville, qui n'est, à vrai dire, qu'un faubourg de Nancy. Enfin, on entre dans la gare située entre les faubourgs Saint-Jean et Stanislas, sur l'emplacement des étangs où fut tué Charles le Téméraire.
353 kil. Nancy.
Buffet à la gare.
Omnibus à tous les trains : 30 c. par voyageur, sans bagages; 15 c. par colis.
Hotels : — de France, rue de la Poissonnerie; de Paru, rue Saint-Dizier; de l'Europe, rue des Carmes et de la Poissonnerie ; d'Angleterre, rue Stanislas; du Commerce, rue des Carmes; de Metz, faubourg Stanislas.
Cafés: — de la Comédie, place Stanislas; du Commerce, id.; de t'Opéra, id.; de ta Paix, id.; café-restaurant Baudot, id.
Poste aux lettres. — Bureau, rue des Ponts, 16.
TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE. — Trottoirs
Stanislas (place Stanislas), 26.
Succursale de la Banque de France.
— Place d'Alliance.
Libraires : — Mlle Gonet, rue des Dominicains; Grosjean-Maupin, trottoirs Stanislas; Husson-Lemoine, place Stanislas; Nicolas Grusjean, id.; Uinzelin et Cte; rue Saint-Dizier.
Journaux : — V Espérance, l'Impartial de la Meurthe et des Vosyex, le Journal de la Meurthe, le Moniteur de la Meurthe, l'Estafette Lorraine.
Situation.— Aspect général.— Direction.
Nancy, ancienne capitale du duché de Lorraine, aujourd'hui ch.-l. du départ, de la Meurthe, est une V. de 49305 hab. située, à l'extrémité de la
46 DÈ PARIS A
vallée de la Meurthe (à 10 kil. environ de l'embouchure de la * Meurthe dansla Moselle), dans une plaine bien cultivée que limitent des collines de hauteur moyenne, très-rapprochées de la ville à l'O.
En sortant à g. de la cour de la gare, on se trouve dans le faubourg Stanislas, d'où , en tournan t àdr. , on va directement au centre de Nancy, à la place Stanislas que l'on aperçoit à l'autre exlré.nité de la rue. Dans ce parcours, à travers ce qu'on appelle la ville neuve, on remarque, surtout à dr., plusieurs grandes rues, régulières, larges et bien aérées, dont quelques-unes ont pour perspective lointaine les riants coteaux qui environnent Nancy.
Ce fut sous le roi Stanislas que Nancy, devenue à peu près ce qu'elle est aujourd'hui, prit rang parmi les plus belles villes modernes de l'Europe, non-seulement pour le nombre et la richesse de ses édi lices publics, mais encore pour la beauté de ses rues, tirées au cordeau, se coupant presque toutes à angle droit, dans la ville neuve, et bordées de maisons de belle apparence.
Nancy compte huit portes plus ou moins ornées, et dout cinq au moins sont de véritables arcs de triomphe (V. ci-dessous, p. 55). — Ces portes, qui rappellent en partie l'emplacementde l'ancienne enceinte de Nancy, forment plutôt un ornement qu'elles n'indiquent les limites actuelles de la ville; car, au delà s'étendent des faubourgs dont quelques-uns, comme les faubourgs Saint-Pierre, Stanislas et des Trois-Maisons, sont tres-considérables, et peuvent être véritablement considérés comme des parties intégrantes de la ville.
Il est difficile de visiter les principaux monuments de Nancy, sans revenir quel»
quefois sur ses pas; l'itinéraire suivant nous semble le plus convenable pour prendre une vue rapide et un peu détaillée de cette belle ville. En suivant depuis la gare lu rue Stanislas , on rencontre
d'abord la porte Stanislas: puis, au delà, à dr., la place Dombasle, décorée de la statue du célèbre agronome. Arrivé sur la place Stanislas, on prend la rue de la Constitution (à l'angle g. de la place, en regardant l'hôtel de ville). Cette rue conduit directement en face de la cathédrale ' En tournant à g. dans la rue Saint- Georges, qui traverse la place de la Cathédrale, parallèlement à la façade de l'église, on atteint, après quelques pas, la place Saint-Georges. La rue, qui se présente tout d'abord à g. et qui dans son parcours longe la place d'Alliance, aboutit à la rue d'Alliance, par laquelle, en appuyant encore une fois à g , on revient à la place Stanislas. De cette place, on passe sous Parc de triomphe appelé porte Hoyale, pour gagner la place Carrière, que l'on traverse dans toute sa longueur et qui mène en face de l'hôtel du maréchalcommandant. A dr. s'étend la promenade de la Pépinière, dont l'allée principale se prolonge jusqu'au canal de la Marne au Rhin; à g. se trouve la place de la Petite- Carrière,, menant à la Grande- Hue. On suit celle-ci (en tournant à dr.) et l'on rencontre successivement à dr. la façade de l'ancien palais ducal et l'église des Cordeliers. La Grande -Hue aboutit, par son extrémité N. O.. à la porte de ia Craffe ou de Notre-Dame. En revenant sur ses pas, et immédiatement après avoir dépassé le portail des Cordeliers, ôn entre, à dr., dans la petite rue des Morts. On traverse la vieille place Saint-Eftrre, ornée de la statuette équestre du duc René II; et, prenant, presque dans le prolongement de la rue des Morts, la rue de la Manutention, on parvient au cours Léopold, au milieu duquel s'élève la statue du général Drouot. Remontant le cours Léopold, on arrive à la place de Grève, décorée d'une fontaine monumentale, et dont le palais de la Faculté forme un des côtés (à l'O.;. Deux petites rues, ouvertes aux deux angles de la place opposés au cours Léopold, ramènent à la rue Stanislas, d'où, en tournant à g., on redescend à la place du même nom. — Si l'on désire voir la partie la plus animée de la Ville neuve, la porte Saint-Nicolas et l'église Bon-Secours, placée dans une position excentrique, a l'extrémité du faubourg Saint-Pierre, il faut prendre (à g., dans la rue Stanislas, en venant de la place) la rue SaintrUizier, que l'on suit jusqu'à la porte Saint-Nicolas, en remarquant à dr. la place du Marché. Au delà de la porte Saint-Nicolas, on remonte, dans toute son étendue, le