NANCY. — PLAGES
Apollon jouant de la lyre en présence des Muses et d'un groupe en extase ; à g. , Apollon lançant une flèche contre un dragon ailé qui enlace un homme dans ses replis. Sur la corniche s'élèvent les statues colossales de Cérès, de Minerve, d'Hercule et de Mars. La porte Royale offre, en outre, diverses inscriptions , plus emphatiques que vraies, en l'honneur de Louis XV.
Le centre de la place est occupé par la statue en bronze de Stanislas, qui a remplacé celle que ce prince avait élevée à Louis XV, son gendre.
La statue du dernier duc de Lorraine, debout sur un piédestal de marbre blanc , est due à M. Jacquot et a été érigée le 6 novembre 1831. Quatre inscriptions commémoratives rappellent la date de l'inauguration, la durée du règne de Stanislas comme duc de Lorraine (1737-1766) et enfin les institutions et les principaux monuments dus à son gouvernement.
La place Carrière , qui communique directement avec la place Stanislas par l'arc de triomphe, a été ouverte au xvie s. sur un ancien ter- 1 rain marécageux. Après avoir subi différentes transformations sous les ducs Léopold et Stanislas, elle forme aujourd'hui un rectangle très-allongé, bordé d'hôtels sur deux de ses côtés et terminé à son extrémité par le palais qu'habite le maréchal commandant le 3e corps d'armée. Le périmètre intérieur de la place est dessiné par une balustrade en pierres de taille , orné de vases, et le milieu de cette espèce d'enceinte , aux angles de laquelle s'élèvent des fontaines , est planté d'une double rangée d'arbres. Au delà du péristyle qui rattache au N. 0. le palais aux habitations privées, se trouve la petite place Carrière , sur l'emplacement qu'occupait autrefois la collégiale Saint-Georges, détruite au xvinc s.
La place Saint Epvre (ville vieille), est située à l'extrémité d'une petite rue s'ouvrant à g. de la Grande-Rue,
[Route 1]
en face de la grande porterie. Une église du xv° s., remplacée par un édifice moderne, s'élevait jadis sur l'un des côtés de cette place.
On remarque au centre de la place Saint-Epvre , la plus ancienne de Nancy, une fontaine surmontée d'une petite statue équestre en pierre, du duc René II, à qui en est due la construction primitive.
La Place de Grève, au centre de laquelle s'élève une fontaine monumentale, et dont un des côtés est limité par le palais de la Faculté , est vaste, régulière et d'un bel aspect.
Klle se prolonge à son extrémité N. E. par le cours Léopold , dont le rondpoint est occupé par la statue en bronze du général Drouot, placée sur un piédestal en marbre blanc (quatre bas-reliefs en bronze) , dont la base est en marbre rose jaspé . Le général Drouot est représenté debout , les deux mains appuyées sur son sabre dans une attitude méditative. Cette statue est l'œuvre de David (d'Angers).
La petite place Dombasle ou du Lycée (ville neuve , à dr. de la rue Stanislas, en venant de la gare), dont la façade du lycée occupe le fond, n'a d'autre intérêt que la statue en bronze qui y a été élevée à Mathieu de Dombasle. Cette statue, exécutée aussi par David (d'Angers), représente le célèbre agronome debout, tenant une plume et un cahier et réfléchissant à ce qu il va écrire. A ses pieds est placé la charrue qu'il a inventée et à laquelle a été donné son nom.
La place d'Alliance (ville neuve, rue d'Alliance), environnée de beaux hôtels, a été ouverte sous le règne de Stmislas, sur l'emplacement du polager de la cour. Elle est encadrée d'une double rangée d'arbres et décorée à son centre d'une fontaine monumentale, que Stanislas lit ériger pour consacrer le souvenir du traité d'alliance conclu, le l"r mai 1756, entre Louis XV et l'impératrice Marie- Thérèse. Ce monument , d'un style très-maniéré, se compose d'un bas-
sin hexagonal, du milieu duquel x'élève un rocher supportant les statues allégoriques de trois fleuves appuyés à une pyramide en marbre. Sur les faces se lisent diverses inscriptions audessous d'ornements allégoriques en bronze.
Outre les places que nous venons du décrire, Nancy en compte plusieurs autres moins importantes, telles que les places- Lafayette , Saint-Jean, de la Cathédrale, Saint-Georges , etc.
Les principales promenades de Nancy sont : la Pépinière, le**cours Léopoid Pt le Jardin botanique.
La Pépinière, qui a son entrée principale sur la place Carrière, à dr. en regardant, l'hôtel du maréchal, fut créée, en 1766, par Stanislas, sur remplacement de l'ancien bastion des Dames. Elle se compose d'une terrasse se prolongeant parallèlement à la place Carrière, derrière les maisons qui en forment le côté E. , et d'un jardin anglais orné de pelouses, de massifs, et coupé par de belles allées.
Le cours Léopold fait suite à la place de Grève et ofl're de vastes allées bien ombragées, d'où l'on a une vue pittoresque sur les coteaux qui dominent la Meurthe au N. E.
Le Jardin botanique (ville neuve) est s>tué à l'extrémitéde la rue Sainte- Catherine (où il a son entrée), eu face de la caserne Sainte-Catherine.
Le Jardin botanique, fondé par Stanislas en 1758, est entretenu avec beaucoup de soin; il renferme plus de 30U0 plantes et possède de vastes serres, dans lesquelles ont été réunis de nombreux et rares spécimens de la végétation exotique.
Musées. — Collections d'objets d'art ou de sciences.
Le musée de peinture et de sculpture de Nancy se forma dans l'origine des tableaux enlevés, pendant la Révolution, aux églises et aux monastères. Accru constamment depuis par des dons et des acquisitions, il occupe trois grandes salles dans