ÉCOLE FRANÇAISE
Kestout fils. Un portrait d'architecte , une des plus belles œuvres de ce maître.
— Philippe de Champagne. Ecce Homo.
La Charité. — Lemoyne. La Continence de Scipion. — L»bin Bnugin. La Vierge et l'Enfant Jésus. — Lahyre. Deux panneaux : Amours jouant avec des armes; Nymphe foulant des armes à ses pieds. — Lafonse. Assomption. — Louis Galloche. Saint Ambroise ressuscitant un enfant. — Casanova. La Promenade; la Pèche; la Chasse; la Halte. — Jean-François Petroy. Diane au bain ; tableau d'une couleur suave et parfaitement conservé. — Carie Vanloo. L'Ivresse de Silène; une des meilleures toiles de ce peintre. — Boucher. L'Aurore et Céphale : charmante composition. — Philippe Meun er. Deux Intérieurs, les seuls tableaux peut-être qui restent de ce maître. — Oc ta rien. La Promenade dans un parc. — Girardct.
Huit toiles dans le goût de Boucher. — Claudot. Paysages. — M. Ziégler. Saint Georges terrassant le démon. — habey. Un^ beau portrait à l'huile de Napoléon Ier. — Eugène Isabey. Une vue de Dieppe. — Eugène Delacroix. La Bataille de Nancy ; tableau d'un grand effet.
Depuis 1866 le musée s'est accru de plusieurs tableaux légués à la ville par Mme de Yankcwitz, et parmi les-
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quels on remarque : une Entrée à Jérusalem de Nicolas Poussin, une Bataille de Van der Meulen, un tableau de .Vola, etc.
sculpture.
Chaligny. Statue équestre de Charles III. — 'David d'Angers. Buste de Grégoire.
Le musée historique lorrain,
est installé, avec goût, dans l'ancien palais des ducs de Lorraine. (Il est ouvert au public le dimanche, de 1 b. à 4 h.; les autres jours, il faut, pour le visiter, s'adresser au gardien (Grande-Rue, 65, ville vieille) ; — le catalogue du musée coûte l fr.).
Les galeries du rez-de chaussée renferment des monuments druidiques, romains et gallo-romains , trouvés dans le pays, à Scarpone, à Tarquimpol, dans le canton de Lorquin, etc., et des sculptures du moyen âge, de la Renaissance et de l'époque moderne. Au premier étage, dans la galerie des Cerfs, sont exposés des portraits de princes lorrains, d'hommes illustres, des vues des monuments nationaux, des objeis ayant appartenu à des souverains du pays, gravures, médailles, monnaies, et»-. On y remarque aussi la tapisserie (25 mèt. de longueur sur 4 met. de hauteur) qui décorait la tente de Charles le Téméraire, lorsqu'il vint assiéger Nancy, et qui fut longtemps conservée dans Tune des salles du palais de justice. Cette tapisserie se divise en deux sujets ; l'un, emprunte à l'histoire sainte, représente la Révocation de l edit d'Assuêrvs contre les Juifs; l'autre, purement allégorique, a pour but de signaler les inconvénients de la bonne ctière et de l'intempérance.
La bibliothèque publique, fondée en 1751 par Stanislas, dont elle conserve le portrait peint par Girardet, occupe le premier étage du bâtiment de l'Université, rue Stanislas.
Cet établissement, que la Révolution de 1789 a enrichi des bibliothèques
des maisons religieuses, possède des gravures, des monnaies, des médailles très -précieuses, et l'un des plus beaux camées romains qui existent. On y compte environ 40000 vol., au nombre desquels sont des manuscrits curieux du xne s. et des ouvrages imprimés en 1481 et 1500.
Les archives départementales, (rue de la Monnaie), renferment plus de 100000 pièces originales, provenant, soit des anciennes archives des ducs de Lorraine, soit de celles des maisons religieuses supprimées à l'époque de la Révolution. On y trouve, entre autres documents précieux, des diplômes de Charlemagne, de Louis d'Outre-Mer, de Charles le Simple, des chartes de saint Gauzelin , etc.
Le cabinet d'histoire naturelle, placé dans le palais de la Faculté, place de Grève, présente deux divisions : les collections générales, parmi lesquelles on remarque une belle série de roches des Vosges, une collection nombreuse d'échantillons du bassin de Paris, une collection de coquilles d'environ 2000 espèces; — les collections départementales, où figurent des dents d'éléphants fossiles, trouvées dans des fouilles faites a Boudonville, et une série de 32 vertèbres de sauriens, trouvées dans les environs de Pont-à-Mousson.
Établissements de bienfaisance.
Vhôpital Saint-Cliarles (rue Saint- Jean), fondé en 1626, contient 134 lits destinés aux hommes, aux femmes et aux enfants au-dessus de six ans, atteints de maladies aiguës ou blesses accidentellement. — V hospice Saint- Julien (rue Saint-Julien) , fondé en 1335, est réservé aux vieillards et aux incurables indigents. Ces deux hospices doivent être prochainement déplacés et augmentés à l'aide d'un legs de M. de la Salle.
Nancy possède, en outre , une maison départementale de secours; — un hospice d'orphelins; — une maison d'orphelines; — deux maisons
d'apprentis ; — des maisons de charité pour la distribution des secours et des remèdes à domicile; — des comités de bienfaisance ; — des sociétés de prévoyance et de secours mutuels;—enfin un dépôt de mendicité.
Faubourgs et environs.
Le faubourg Saint-Jean, à l'O.
de Nancy, non loin du chemin de fer qui y a une sortie, doit son nom à une commanderie de l'ordre du Temple, sous l'invocation de saint Jean.
La chapelle et la tour de la commanderie de Saint-Jean du Vieil-Attre, encore debout, sont situées à l'extrémité de la rue du Faubourg Saint- Jean, à dr., dans une propriété particulière. Si l'on ne tient pas à visiter de près et en détail ces restes de la commanderie, on les aperçoit suffisamment du dehors. — Dans le même faubourg, à g., à l'extrémité d'un chemin dit de la croix de Bourgogne, on remarque dans un terrain qui faisait partie de l'ancien étang ^aint- Jean, une croix à double croisillon, indiquant le lieu où fut retrouvé, suivant la tradition , le corps de Charles le Téméraire après la bataille de Nancy. Ce petit monument commémoratif, détruit pendant la Révolution, a été rétabli, en 1822, à l'aide d'une souscription. 11 porte celte inscription :
En l'an de l'incarnation, L'an mil quatre cent septante-six, Veille de l'npparution, Fut le duc de Bourgogne occis Et en bataille ici transis.
Une croix fut mise pour mémoire,
René, duc de Lorraine, mercy Rendant à Dieu pour la Victoire.
A la hauteur de la chapelle Saint- Jean du Vieil-Àitre, le faubourg se bifurque : l'embranchement de dr.
conduit à Marrville, dépendance de Laxou (v. de 2507 hab. ) , à 4 kil.
de Nancy. C'est à Maréville que se trouve Y asile départemental d'aliénés. — L'embranchement de g. :>e