‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 109 sur 499 · Y PORT · texte numérisé non relu

Y PORT

chercher à Fécamp Les bois de construction. Chaque fois qu’on avait besoin d’un coup de main, on appelait Les habitants au son du tambour. »

Ce qui manque à Yport, c’est une belle plage. Son port est malpropre.

On ne peut pas s’y baigner à toute heure ; on s’y baigne à marée basse sur des rochers et sur des galets; à marée haute le bain est plus agréable.

L’administration des ponts et chaussées a entrepris, il est vrai, de le nettoyer. D’importants travaux y sont en cours d’exécution. D’ailleurs, les étrangers, qui habitent Yport, s’habituent vite, dit-on, à ces inconvénients ; ils vantent la solitude de leur retraite, les beaux aspects de la mer et de ses falaises, les ravissants ombrages du bois des Hogues qui descend presque jusqu’aux dernières limites des vagues. Sur aucun point de la côte, du Havre au Tréport, les arbres ne sont, en effet, aussi nombreux, aussi beaux, aussi rapprochés de la mer.

A g. du Casino, en regardant la mer, on remarque au-dessus de la jolie maison de M. Rougemont de Lowenberg, la maison pittoresque de M. Metzinger, conseiller à la Cour impériale, l’habitation de M. Gorgu, et le joli chalet de M. Pailleron, l'auteur du dernier Quartier et de comédies en vers applaudies au théâtre Français et à l’Odéon.

On peut aller d’Yport à Fécamp en suivant la base des falaises. La distance n’est que de 5 kil. , mais, pour la parcourir, il faut plus d’une heure. Dans ce trajet, on passe devant les sources de Grainval (R. 6), au-dessous de Criquebeuf -en-Caux, v. de 303 hab., situé sur le plateau de la falaise, à 96 mèt. A 2 kil.

environ d’Yport, dans la direction opposée (S.), se trouve le fond de Yaucotte, vallon étroit dans lequel l’inondation a causé de grands désastres en 1842; cinq personnes périrent noyées. A l’extrémité inférieure de ce vallon, où les eaux ont creusé

un chemin encaissé entre des talus, s’est formée une petite baie d’un aspect sauvage mais pittoresque.

En remontant le fond de Vaucotte, près d’une ferme située sur le versant N., on contemple un charmant paysage, et l’œil, dit M. Joachim Michel, plonge dans de vastes fosses circulaires et profondes, que tapissent des arbres à végétation vigoureuse.

Selon la tradition, on y a exploité un minerai de fer; mais il est probable qu’on n’y a jamais cherché ce métal. Les pierres qui roulent sous les pieds du passant semblent plutôt prouver que les Gaulois ont fouillé le terrain pour en extraire les poudingues, composés d’agathoïdes liés par un grès siliceux qui leur servaient à confectionner ces petites meules à l'aide desquelles ils broyaient grossièrement le blé , et dont la bibliothèque de Fécamp possède un beau spécimen. Ces fosses s’appellent Faisières ou Fusières ( Apud G allas magna: ferrariæ, a dit César).

A l’O. du fond do Va,ucotte, sur le plateau, se trouve VaUetot-sur-Mer , v. de 739 hab., dont le clocher, roman et ogival, est surmonté d’une jolie flèche octogone, en pierres blanches (xv" s.). Vattetot est à 3 kil.

d’Yport et de Bénouville (R. 4).

D. Par le* Ifs.

222 kil. 200 mèt. (chemin de fer). — 214 kil. de Paris aux Ifs, et 8 kil. 200 mèt. des Ifs à Yport (bonne route de voitures).

214 kil. de Paris aux Ifs (R. 1, 2 et 4).

La route se dirige à l’O. sur (2 kil.

500 mèt.) Éprerille, v. de 666 hab., dont l’église est presque entièrement moderne. Après avoir croisé la rOute de Goderville à Fécamp, on incline au N. O., et, au delà du ham. du Marquet, ondescenddans levallon d’Yport.

5 kil. 700 mèt. On croise la route d’Etretatà Fécamp (R. 5 et ci-dessus).

8 kil. 200 mèt. (222 kil. 200 mèt.

de Paris) Yport.

Page 1