PAR ROUEN
200 kil. — Chemin de fer. — Trajet en 3 h. 50 min. par les trains express; 6 h. 25 min. et 7 h. 5 mid. par les
trains omnibus |« cl. 22 fr. 50 c.;
2e cl. te fr. «o c.; 3* cl. 12 fr.40 c.
140 kil. de Paris â Rouen (R. 1).
9 kil, de Rouen à Malaunay (R, 2).
DE PARIS A DIEPPE
A 80 met. environ de la station de Malaunay (R. 2) le chemin de fer de Dieppe, se séparant àdr. de la ligne du Havre, s’engage presque aussitôt dans une tranchée profonde, au sortir de laquelle on domine à droite la jolie vallée du Cailly qui offre presque partout de fraîches prairies entourées d’arbres et parsemées d’usines. Bientôt on aperçoit, toujours à dr., le vallon de Monville séparé de la vallée du Cailly par une colline, sur le sommet de laquelle s’élève un petit château moderne.
154 kil. Monville, v. de 2673 hab., situé au confluent des ruisseaux de Clères et de Cailly, doit sa renommée à un lugubre souvenir. Le 19 août 1845, une trombe y causa d'affreux désastres; aujourd’hui tous les dégâts sont réparés, mais la vallée gardera longtemps la mémoire de ce terrible événement, car 370 ouvriers avaient été ensevelis sous les débris de trois usines; 25 morts et de nombreux blessés furent retirés de ces ruines.
L’église de Monville, en grande partie du commencement du xvi* s., est surmontée d’une tour massive que termine un toit informe. Les verrières du chœur, très-détériorées, représentent : saint Romain et la Gargouille, une sainte avec une palme et un glaive, un martyr tenant plusieurs flèches (un carquois est à ses pieds) , une martyre placée dans une chaudière ardente, puis décapitée; la Passion, etc. La nef a été refaite tout récemment; d’autres parties de l’église ont été l’objet d’intelligentes restaurations.
A la porte de la sacristie , reconstruite en grande partie en 1858, se lit, sur une pierre tombale, une longue inscription en l’honneur d’un médecin de Louis XI ou de Charles VIII.
En creusant des tranchées pour le chemin de fer, on mit à jour, en 1847, sur le territoire de la commune de Monville, un cimetière romain du Bas-Empire, d’où ont été extraites
des richesses archéologiques déposées au musée d'antiquités de Rouen.
Corresp. pour (15 kil., 20 c.) Cailly, par (8 kil., 20 c.) Fontaine-le-Bourg ( V. cidessous).
1 Excursion 4 Cailly et dans la valide de ce nom.
La route qui relie Monville à Cailly remonte l’étroite vallée de Cailly, don t les rives sont dominées par des collines boisées , et dans laquelle on trouve d’abord (5 kil.) le hameau de Tendos (293 hab.) dépendant de Fontaine-le-Bourg. Tendos était au xn* s.
un fief qui, suivantM. Léon deDuranville, fut donné par Robert-Courte- Heuse à Baudouin du Bosc, en récompense du courage dont lui et les siens avaient fait preuve en Palestine, lors de la première croisade. — La roule, passant sur la rive g. de la rivière, laisse à dr., sur une colline, le château de Bosc-Theroulde, faisant face à celui de Rombosc, qui offre un aspect pittoresque.
8 kil. Fnntaine-le-Bourg , v. de 1462 hab. , dont Thomas Corneille, dans ses Mémoires, a fait la description suivante : « Fontaine-Bourg , bourg de France dans la Normandie, en latin Fontium Burgus. Il est situé sur la petite rivière de Cailly, dans le pays de Caux, à trois lieues de Rouen, entre Gouville et Tendos, et à une lieue de Cailly et de Claire. C’est un titre de baronnie, avec château, sénéchaussée et haute-justice. Ce bourg dépend des Bénédictins de Fescamp qui en ont la seigneurie pour le spirituel et pour le temporel , avec exemption de juridiction épiscopale pour l’église Sainte-Anne, qui en est la paroisse. » — Il ne subsiste aucune trace de l’ancien château fort de Fontaine-le-Bourg. — L’église n’offre d’intéressant que son abside romane malheureusement badigeonnée à l’intérieur. — Une fontaine, qui se voit à l’extrémité de la rue principale, représente Jésus mort sur les genoux