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ROUTE 25] GISORS. — CHAUMONT-EN-VEXIN

raux. Une belle et vaste cour d’en- 1 exil, l’hospitalité du prince de Conti,

trée et des préaux pour les vieillards et les convalescents, un jardin potager et une promenade plantée de l>eaux arbres sur le bord de l’Epte, complètent cet établissement.

Les belles peintures murales de la chapelle sont de M. Denuelle. Les vitraux peints méritent une mention spéciale : ils sont un des plus beaux produits de l’art moderne et font grand honneur à leur auteur, M. Claudius Lavergne, élève de M. Ingres.

Au premier étage, douze chambres très-confortables sont destinées à des pensionnaires malades ou convalescents.

Gisors possède des ateliers de dentelle : une importante filature de coton de tissage et de blanchissage, etc. Ses foires et ses marchés sont très-fréquentés. Elle sera très-prochainement desservie par le chemin de fer de Paris à Dieppe par Pontoise.

De Gisors k Gaillon, R. 26; à Rouen, R. 27.

Excursion à Ghaumont-en-Vexin.

On peut aller à Chaumont par la route de Chambly et revenir par un chemin qui, reliant Chaumont à Chambords, descend la rive dr. de la petite rivière du Réveillon entre Chambords et Gisors. La distance est de 9 kil. par la route de Chambly et de 8 kil. environ par le chemin de Chambords.

La route de Chaumont, après avoir franchi l’Epte, à sa sortie de Gisors, pour entrer dans le département de l’Oise, laisse à g. la route de Dieppe et côtoie à dr. la vallée de la Troesne que dominent au N. les bois de l’Aunette et de Villers.

4 kil. Trie-Chdteau, v. de 859 hah., agréablement situé près du confluent de l’Aunette et de la Troesne, est le but d’une des promenades favorites des habitants de Gisors. Ce village était défendu au moyen âge par une forteresse imposante, dont on voit encore une des portes, les caves et une tour très-bien conservée, où Jean- Jacques Rousseau reçut, pendant son

propriétaire du château de Trie. L’église remonte en partie au xu* s. Le portail (mon. hist.), dont la restauration fai le aux frais de l’État a coûté 56000 fr., se fait remarquer par ses sculptures (arabesques, personnages, etc); les archivoltes sont tapissées de fleurs admirablement fouillées. Le chœur appartient au style de transition. — La maison commune (fenêtres ornées de dents de scie, de feuilles découpées, de boudins, de cannelures, etc.' , ancienne maison de justice seigneuriale de Trie, date aussi du xn« s. — La rivière de la Troesne alimente à Trie une importante filature de laines et une fabrique de buffleteries pour l’équipement militaire. — » Dans la garenne de Trie, près de Gomerfonlaine, dit M. Emmanuel Woillez, se voit un dolmen appelé la Pierre des Druides et les Trois pierres. Ce dolmen recouvre une allée qui s’étend à 8 mèt.

au S. Des fouilles y ont fait découvrir, sous une pierre brute, des ossements humains, à 1 mèt. 30 cent, de profondeur. Ce dolmen consiste en deux pierres placées verticalement, de 1 mèt. 14 cent, de hauteur, éloignées l’une de l’autre de 4 mèt., supportant une autre pierre posée horizontalement, légèrement inclinée vers le N., longue de 4 mèt., large de 2 mèt., épaisse de 81 cent. Ine quatrième pierre, large de 2 mèt., ferme le dolmen; elle est percée d’un trou circulaire de 22 cent, et pèse environ 145000 kilogr. Tout le monument est en pierre calcaire des carrières qui l’avoisinent. »

La route laisse à g. le bois du vieux Quênet, et à dr. le hameau de Gomerfonlaine, où se vovait autrefois une abbaye de l’ordre de Ctieaux.

9 kil Chaumont-en-Vexin (hôt.

Saint-Nicolas) , ch.-l. de cant. de 1195 hab. , situé sur le penchant et au pied d’une montagne (134 mèt.) dont le sommet (immense panorama) est couronné par l’église paroissiale, joua un

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