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OE GISORS A ROUEN

58 kil. — Route de voitures.

La route, se dirigeant de l’E. à l’O., longe à dr., à 3 kil. de Gisors, le bois de Gisors, sur la lisière -duquel s’élève le château de Grinville, puis domine à g. la jolie vallée de la Levrière, petit aftluent de l'Epte, dont on remonte pendant 4 kil. environ la rive dr. et que l’on franchit près de

5 kil. Saint-Éloi, ham. de 350 hab., dépendant de Béiu-le-Long , qui y fait suite (757 hab. ; débris d’une tour enclavée dans un moulin; belle villa près de l’église; chalet de M. Brongniartj.i.est à Saint-Eloi que la Bonde se jette dans la Levrièrequi va baigner au S. (3 kil.) la base du coteau portant Néaufles-Saint-Martin, v. de 837 hab. qui était, vers le ixe s., un des domaines des archevêques de Rouen.

Les restes de son château fort, construit au xn* s., sur le plateau, entre la tour don; une partie existe encore aujourd’hui, et l’hospice, fondé en 1378, et démoli en 1647, par ordre de Mazarin, offrent un aspect pittoresque. La tour a été classc-e parmi les monuments historiques. Bu xvu* au xvm* s., le château, transformé en ferme, fut rebâti au pied de la colline, à l’extrémite E. du village.

A dr. de Bézu, entre le bois de Cocriaumont et la route, se montre Saint-Paër, village industriel de 109 ha b., dont le château, fondé au xi* s., et complètement détruit, a appartenu au vicomte d’Arlincourt, qui y reçut la duchesse de Berri. On croise le chemin de Bernouville, v. de 199 hab., situé sur la g., à 1 kil. de la route , et où se voient les ruines d'un ancien château fort.

12 kil. Étrépagny (R. 24). — La route traverse la Bonde.

16 kil. Le Thil, v. de 3U7 hab.

( château moderne ). — On croise une route conduisant (dr.) à Gour-

nay , par ( 1 kil.) Saussaye-la- Fâche (296 hab.), et (g.) aux Andelys, par Saint-Jean-de-Frenelle. Un peu plus loin, on aperçoit à dr. le Mesnil-Ver clives , v. de 450 hab. (château).

25 kil. Écouis, ch.-l. de cant. de 967 hab., est situé dans un pays trèsriche en blé, mais dépourvu d’eau, car on n’y trouve que des citernes et un seul puits de 76 met. de profondeur. L’église (xiv*) a été fondée par Enguerrand de Marigny. Le portail est surmonté de deux clochers qui ne doivent pas remonter au delà du xv* s. La statue de la Vierge ortie le pilier trumeau du portail. Les statues d’Enguerrand de Marigny et d’Alips de Mons, sa femme, décoraient, avant la Révolution, les deux piliers latéraux. Le clocher, situé au-dessus du chœur, a été construit au xvm" s.

L’intérieur de l’église comprend une nef, un chœur et un transsept trèsvaste. Son style se distingue par sa sévérité. On remarque, dans cette église : le tombeau de Jean de Marigny, d’abord évêque de Beauvais, puis archevêque de Rouen (sa statue de marbre blanc, revêtue d’habits pontificaux, repose sur une tombe en marbre noir) ; les panneaux en bois délicatement sculptés qui ornent les murs du chœur ; les armes de la famille de Marigny, sur une vitre du transsept N.; plusieurs pierres tombales avec effigies et inscriptions, etc. Il ne reste plus de trace du tombeau d’Enguerrand de Marigny, surintendant des finances sous Philippe le Bel, qui fut pendu, en 1315, au gibet de Montfaucon, et dont Louis XI permit l'inhumation dans l’église d’Êcouis, à condition que l’épitaphe de son tombeau ne ferait aucune allusion à son supplice.

Le pensionnat secondaire est établi dans les bâtiments de 1 ancienne collégiale à laquelle se rattache le souvenir de saint Vincent de Paul qui en fut chanoine.

C’est au lieu dit le Fay que s’élevait autrefois le château de Marigny.

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