DE GISORS A ROUEN
[Les routes qui aboutissent à Écouis conduisent : au N., à (12 kil env.l Lyonsla-Forèt (la route monte au Ch tue- Signal, à 151 met., descend dans une vallée^ puis remonte (les met. sur le plateau que recouvre la forêt de Lyons et d’où elle descend à Lyons); — au S., aux (9 kil. < Andelys (R. 1), par le ham. de Pair-, — au S. O. (20 kil env.), à la station de Saint- Pierre -du -Vauvray, par : (2 kil.) Villerets, ham de 132 hab , dépendant de la commune d’Écouis ; — (5 kil. 1 Mar>-ouvi lit, v. de 200 hab.; — (6 kil.' Hou ville, v. de 206 hab ; — (10 kil ) Valterille, v. de I9i hab. (portail et quelques fenêtres de l'église du xv* s.; tour carrée; bénitier du xv*s.; vitraux); — (11 kil.) Daubeuf, v. de 442 hab. (église romane; tour carrée, dont chaque façade est percée d’une fenêtre cintrée, divisée par une colonnette; nef voûtée en bois; autel avec retable surmonté d’un fronton triangulaire que soutiennent des colonnes chargées de feuilles de vigne et de raisin; dans le cimetière, croix du xv» s., garnie d’un petit pupitre en pierre), — (15 kil . Hergueville, v. de 78 hab. ; — et (18 kil.)Andé (R. 1) où la route traverse la Seine ]
A 3 kil. d’Écouis, la route, qui continue de parcourir un plateau nu, croise, près delà ferme Brémule (154 mèt.), un chemin qui va rejoindre, à dr. (4kil.),près du village de Menesqueville, la route de Pont-de-l’Arche à Lyons-la-Forêt (R. 28), en passant par (2 kil.) Gaillard-Bois, v. de 467 hab., et à g. la route d’Écouis à Saint- Pierre-du-Vauvray. — Adr., à 1 kil., se montre Cressenville. Les accidents de terrain commencent à rompre la monotonie du plateau. La forêt de Bacqueville s'étend sur la g.
32 kil. Grainville, v. de 492 hab.
(château), au delà duquel on descend rapidement dans le vallon de l’Andelle, dominé à l’E. par les bois de l’Hospice et de Radepont. Au bas de cette longue côte sinueuse, on croise la route de Pont-de-l’Arche à Lyons-la-Forêt (R. 28) et, après avoir franchi l’Antlelle, on atteint,
35 kil. Fleury-sur-Andelle (R. 28).
La route monte pendant 2 kil. à travers la forêt de Lyons, puis s’élève sur le plateau à 124 mèt. d’alt.
40kil.Bourg-Beaudouin, v. de 678 hab. , près duquel mourut Roland de la Platrière, ministre de l’intérieur, proscrit comme girondin. Il avait résolu de ne pas survivre à sa femme; craignant de compromettre des amis qui lui avaient donné asile à Rouen, il se dirigea à pied sur Paris. Le 15. novembre 1793, arrivé près de Bourg-Beaudouin, il s’assit au pied d’un arbre et se donna la mort en plongeant dans son sein la lame de sa canne à épée. On trouva sur sa poitrinè le billet suivant qu’il avait tracé quelques moments avant de mourir :
u Qui que tu sois qui me trouves gisant, respecte mes restes: ce sont ceux d'un homme qui consacra toute sa vie à être utile, et qui est mort comme il a vécu, vertueux et honnête. Puissent mes concitoyens avoir des sentiments plus humains. Quand j’ai appris l’exécution de ma femme, j'ai détesté un monde souillé de tant de crimes. »
On laisse à-dr. le chemin de (2 kil.) Mesnil- Raoult (557 hab.) et l’on sort du départ, de l’Eure pour entrer dans celui de la Seine-Inférieure. Du même côté, se montre le hameau de Franquevillette (122 hab.), c. de Booz.
48 kil. La Forge-Ferel, hameau.
A g., sur la route des Andelys, se trouve Boos. ch.-l. de cant. de 795 hab. , qui possède des restes remarquables d un ancien manoir ayant appartenu aux abbesses de Saint-Amand de Rouen. Les débris de cet antique castel, disséminés dans une ou deux propriétés particulières, se composent des restes, bien conservés et trèsintéressants au point de vue architectural, de l’ancienne demeure des dames abbesses, construite vers le milieu du xin* s.; d’une chapelle qui présente les mêmes caractères architectoniques, et d’un magnifique colombier, regardé par M. Thaurin comme un des plus beaux monuments de ce genre qui existent en France. Ce colombier octogone est surmonté d’une corniche gothique,
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