D’YVETOT A TANCARVILLE. [ROUTE
menacé d’une destruction complète.
Il était, du reste, à cette époque, trèsdélabré, et, sans l’active intervention des habitants de la commune et du gouvernement, il n’en resterait plus aujouid’hui une seule pierre. L’inscription suivante se lit sur deux fenêties récemment rétablies : « En 1839 et en 184U cette éylise a été rebâtie par la générosité des propriétaires et habitants de la section, aidés des secours du gouvernement. »
La tour s’élève entre le chœur et la nef, chose rare au xvi' s., dit M. l’abbé Cochet. Le grand portail offre une belle porte en anse de panier, divisée en deux battants et décorée de gracieuses sculptures (feuilles de choux, niches vides, chiens de pierre, etc.).
Le jour pénètre dans l’intérieur par treize belles fenêtres flamboyantes que garnissaient, avant la Révolution, de magnifiques vitraux peints. « Dans la nef de l’église de Sainte-Gertrude, dit encore M. l’abbé Cochet, j’ai remarqué une chose que je n’ai rencontrée nulle part dans le diocèse de Rouen, c est la place de la chaire marquée lors de la construction même de l'édifice par un socle très-saillant, orné dç feuillages et placé au côté de l’épître. » Les deux autels en pierre qui terminent la nef reposent sur des colonnes qui datent de 1519. On compte cinq autels en pierre dans l’église; à côté de chacun d’eux se voit une piscine élégamment sculptée. - Le chœur, terminé par une abside Iriangulaire’ offre une charmante clef de voûte composée d’anges ou d’enfants suspendus en l’air, une dalle tumulaire du xvi” s. (un homme et une femme couchés sur le dos; au milieu d’encadrements de la Renaissance), des niches, des socles, des dais finement sculptés et un magnifique tabernacle en pierre, brisé d’abord en morceaux et rétabli (sauf le couronnement) en 1839 avec une remarquable habileté par M. Lesage, de Caudebec.
De Caudebec à Rouen et au Havre par
la Seine, R. 42; — par la route de terre, R. 43 ; — à Pont-Audemer. R. 45).