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FORÊT DE ROUVRAY

10000 personnes; ce temple fut rasé, en 1685, par ordre de Louis XIV. Le château du Grand -Quévilly, situé au N. du bourg, est entouré d’un beau parc. Ur\ peu plus loin, sur la rive g., se trouve Petit-Couronne , v. de 850 hab., où l’on remarque une petite ferme qui faisait partie autrefois d’un bien patrimonial de Pierre Corneille.

L’auteur du Cid y venait, dit-on, passer ses vacances, en compagnie de Thomas Corneille. Petit-Couronne est peu éloigné de Grand-Couronne, ch.-l.

de c. de 1552 hab., en face duquel la Seine forme une large baie de 1000 mèt. détendue. Derrière ces deux bourgs, à l'E. , s’étend la vaste forêt de Rouvray, dans laquelle se voient quelques monuments druidiques, et qui fut jadis le théâtre des exploits cynégétiques de Rollon et des ducs ses successeurs. « Rollon , dit Charles Nodier, suspendait ses bracelets d’or aux branches des arbres, sans craindre les voleurs, tant il avait su réprimer le crime dans ses Etats. » La forêt de Rouvray a 3359 hectares; la mauvaise qualité de son sol a dû la faire ensemencer presque entièrement en pins sylvestres; elle n’ofTre, comme forêt, rien de remarquable.

Sur la rive dr., entre Petit-Couronne et Grand-Couronne, se montre le Val-de-la-llaye , v. de 478 hab., situé au S. E. d’une presqu’île occupée en grande partie par la forêt de Roumare. Ce village possède un château récemment construit sur l’emplacement d’une comnianderie de Templiers , du nom de Sainte-Walbourg, et une église, sans valeur architecturale, mais dans laquelle on remarque une statue de la Vierge trèsvénérée, provenant de celte ancienne commanderie. C'est au Val-de-la-Haye, que fut opéré, le 9 décembre 1840, le transbordement des cendres de Napoléon Ier, du steamer la Normandie sur la Dorade n° 3, qui les porta jusqu’à Paris. Un monument a été élevé sur la plage, .en commémoration de cet événement.

DE ROUEN AU HAVRE

Du même côté, presque en face de Grand-Couronne, se succèdent Hautot, v. de 192 hab. (château moderne admirablement situé et entouré d'un beau parc), Soquence, hameau de la commune de Sahurs, où un beauc/idteau a été bâti, il y a quelques années, dans le style d’architecture à ia mode sous Louis XII, et Sahurs, v. de 693 hab., agréablement situé à l’extrémité de la chaîne de collines que l’on a suivie depuis Rouen. On y remarque une église ogivale pittoresquement située et un chdteau moderne de belle apparence.

Sur la rive g., entre le fleuve et la forêt de la Londe, se trouve le v. de Moulineaux (285 hab.) dont la jolie petite église, construite par la reine Blanche, renferme des fonts baptismaux du xme s., un jubé sculpté et plusieurs boiseries remarquables. La colline qui domine le village est couronnée par des ruines cachées au milieu des arbres. Là, s’élevait jadis, s’il faut en croire la tradition, le château de Robert le Diable. « Aucun souvenir historique, dit Ch. Nodier, n'est lié à la topographie de cet étrange monument; une chronique , un fabliau, les récits des vieillards et des bergers, voilà les autorités du passé pour l’instruction de l’avenir. 11 n'en résulte qu’une certitude, l’existence ancienne d’un Robert, dont lesamours désordonnées, les exploits aventureux et la rigouieuse pénitence font le sujet des narrations populaires. « A Moulineaux commence une côte escarpée et couverte de bois, qui se prolonge jusque bien au delà de

20 kil. La Bouille (hôt. : Saint- Pierre ; — de la Renaissance ; — de la Marine), v. de 052 kab. Avantl’ouverturedel'embranchementd’Oissel àSerquigny (R. 59), la Bouille était le point de départ des voyageurs qui voulaient se rendre de Rouen à Routot, llourgtheroulde, Bourg-Achard et Pont-Audemer. L'église, récemment construite, sur le bord de la Seine, dans le style ogival, est surmontée d'un

joli clocher en pierre. La Bouille occupe une position charmante au pied de coteaux boisés; aussi, de nombreuses et jolies maisons de campagne ont-elles été bâties aux environs.

N. B. On peut de la Bouille aller à (4 kil. env.) la station de la Londe (R. 59) prendre le chemin de fer, soit pour Serquigny, soit pour Rouen, par Elbeuf et Oissel.

Quand on a dépassé la Bouille , l’attention est attirée sur la g, par un château moderne bâti sur le territoire de Coumonl, v. de 844 hab., situé sur la limite des départ, de la Seine-Inférieure et de l’Eure (il appartient à ce dernier) et renommé pour ses carrières de pierres blanches, de bonne qualité. L’une de ces carrières, connue sous le nom de Jacqueline, renferme une grotte fort curieuse, formant une petite salle de forme ovçde, dont le plafond est orné de stalactites ; les hautes parois à pic de ces carrières offrent des aspects pittoresques; au delà des plus belles s’ouvre un joli vallon boisé.

La Seine , décrivant un immense contour, longe la base des coteaux qui portent au N. la forêt de Mauny, dont elle côtoie presque la lisière E., jusqu’à Bardouville (329 hab.). Plus loin, sur la rive g., s’étend un joli plateau couvert de hameaux et de villages dont les plus rapprochés du fleuve sont : Ambourrille (197 hab.) et Bertille (289 hab.); le château de Berville s’élève à quelques pas seulement du fleuve.

Entre Sahurs et Saint-Martin , la Seine baigne, sur la rive dr.. Saint- Pierre de Manneville (650 hab.) et Quivillon (308 hab.), situé sur la lisière O. de la forêt de Roumare. En peu en deçà de Saint-Martin-dc-Boscherville(R. 43), se montre, sur la dr., un joli château bâti au pied de coteaux boisés.

Au delà de Saint-Ma rtin-de-Boscherville s’étend , sur la rive dr., une chaîne de collines rangées symétriquement, « dont les hases se tou-

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