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LE VÉSINET. — LE PECQ

la station. Les dimanches et fêtes, les pris des courses sont augmentés de 25 c., et de 50 c. (F. le tarif).

Ravelet, rue du Boulingrin, loue des voitures et des chevaux. Voitures, soit au tarif, soit en traitant de gré à gré.

Hôtels : — du Prince de Galles, près de la gare; de VAnge gardien, rue de Paris; du Cheval blanc, rue de Paris ; — pension Louis XIV, apjiarlements meublés à louer avec ou sans pension, près de la gare.

Restaurants. Café-restaurant du Parillon d'Henri IV, tenu par Collinet, au coin de la Terrasse. — Café-restaurant, tenu par Galle, à côté du débarcadère, place du Cb&teau.

Fêtes : 28 mai, fête de saint Germain, sous le quinconce ; 25 août, jour de la fête de saint Louis, à la grille de Poissy. Fêle des Loges (K. ci-dessous).

Situation. — Histoire.

Saint-Germain, V. de 15708 hab., située sur un coteau de la rive g.

de la Seine , à 8’t met. d'altit., s’est assainie et embellie depuis quelques années. L’air y est salubre et vif. De beaux quartiers neufs se sont élevés entre le château etle pavillon d'Henri IV, ainsi que sur la lisière de la forêt. La rue principale, rue de Paris, part du rond-point, appelé place Royale , auquel aboutissent, d’un côté, l’ancienne route de Paris à Saint-Germain et les rampes qui montent du Pecq, et de l’autre, l'avenue du Boulingrin, qui vient du Parterre.

Aux premiers ûges de notre histoire, tout ce territoire était couvert par une antique forêt, dans laquelle quelques moines portèrent les premiers la hache.

Mais on ne dut s’établir que lentement sur un sol privé d’eau. Sous Charlemagne, l’abbaye de Saint-Germain des Prés, de Paris, y possédait trois lieues de tour ; /in bel in Lida de silva in gyro très leucas. Au commencement du xic s., le roi Robert II fit construire, sur un emplacement voisin de celui du château actuel, un monastère et une église sous l’invocation de saint Germain. Vers 1021, il éleva un pavillon sur l'emplacement actuel des Loges. La forêt où ces bâtiments étaient situés portait te nom de Lida, Ledia, Leii i,et en langue vulgaire Lée, ou Lagc, dont l'étymologie est obscure. Au xu* s., Louis le Gros se fit bâtir un château fort

dans le voisinage du monastère. Les rois de France, et saint Louis entre autres , y séjournèrent fréquemment- Le château et le monastère furent en partie incendiés par le prince Noir. Vers 1367, Charles V fit *• réédifier notablement le chastel Saint- Germain-en-Laye. » Ces travaux, non achevés, furent repris sous François I«r. On peut regarder François 1“ comme le véritable créateur du château, auquel il donna une grande extension, pour y loger la cour brillante dont il se plpt à s'entourer. (Les bâtiments de l’ancien prieuré, abandonnés sans doute, devinrent des dépendances du château.) Il fit aussi bâtir le château de la Muette dans le nord de la forêt. La plupart de ses enfants naquirent à Saint-Germain.

La première année du règne d'Henri II, un duel célèbre entre François Vivonne de La Châtaigneraie et Guy-Chabot de Jarnac eut lieu, le 10 juillet 1547, en présence de toute la cour, en avant et â l’E. du château.

Le vieux château de François I'r offrait l'aspect d’une forteresse. Henri IV voulut avoir une résidence royale plus moderne, et fit construire, par son architecte Marchand, le château neuf, sur le bord delà colline, au-dessus de la Seine, vers laquelle les jardins descendaient en terrasses soutenues par de coûteuses maçonneries. Sous ces terrasses avaient été ménagées des grottes garnies de coquillages et de figures se jouant au milieu des eaux, qui furent une des merveilles du temps. Francini, ingénieur florentin, appelé d'Italie par Henri IV et Catherine de Médicis, avait présidé à ces travaux.

Sous Henri IV et sous Louis XIII, Saint- Germain commença, grâce aux séjours de la cour, à devenir une ville. Le château fut délaissé pendant quelque temps par Anne d'Autriche et par son fils, qui s'y étaient retirés pendant les troubles ‘de la Fronde, puis habité par Henriette veuve de Charles I,r d’Angleterre.

A partir de 1661, Louis XIV fit de fréquents séjours auchâteaude Saint Germain et dépensa des sommes considérables pour l’embellir à sa façon (6 485 582 fr.). Vers 1680, Saint-Germain fut abandonné tout â fait pour Versailles ; et cette ville devint un lieu de retraite pour les anciens serviteurs de la cour et pour des rentiers.

Après la révolution d’Angleterre de 1688, le roi Jacques II trouva dans le vieux château une noble hospitalité offerte par Louis XIV. Il y eut alors, à côté de la splendide cour de Versailles, la cour an-

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