Le même L’Aréthuse. — 6. Carrache
Les Pestiférés (très-beau). — to. Ed. ünbufe. Tobie ensevelissant les morts. — Coignnrrl. Une vue de la vallée d’Aoge. — 13. Durai Le Camus (.père). Portrait de H. Leroy-Beaulieu, ancien maire de Lisieux.
— 15. Flandrin (Hippolyte). Jésus bénissant les petits enfants. — IG Gosse. Jean Le Hennuyer, évêque de Lisieux, sauvant les protestants du massacre de la Saint- Barthélemy. — 22. Heusse. Portrait de M. Guizot. — 23. Hesse. Figure de la Liberté. — 30. Laure. Milton dictant à ses filles le Paradis perdu. — 34. Minier. La Courtisane. — 37. Moïse sauvé des eaux (d'après Poussin). — 40. Téniers.
Scène flamande. — 52. Inconnu. Le Crucifiement (ce beau tableau provient de l’église Saint-Jacques.)
On remarque aussi au musée de Lisieux : des bas-reliefs en plâtre représentant les batailles d’Aboukir et des Pyramides; une frise de l’Arc de triomphe de l’Étoile; le buste de Spartacus ; le modèle en plâtre du fronton de la Madeleine et des quatre grandes Renommées de l’Arc de triomphe de l’Étoile; les bustes de Louis XVIII, d’Henri IV et de Louis- Philippe et une Vénus accroupie (au bas de l’escalier).
Au haut de l’escalier qui monte au salon de peinture s’ouvre à g. la salle affectée à la bibliothèque publique qui compte environ 10000 volumes.
La chapelle de l’hospice conserve les ornements sacerdotaux (une aube, une chasuble et trois dalmatiques) dont se servit Thomas Becket, pendant son séjour à Lisieux, lorsqu’il fuyait la persécution d’Henri II.
Le jardin public, qui s’étend derrière les bâtiments de l’ancien évêché (bassin, beaux arbres), est précédé, du côté de l’ancien évêché, d’une terrasse d’où l’on découvre une jolie vue sur la vallée de la Touques, en regard de Pont-l’Évêque.
Signalons aussi : la fontaine monumentale appliquée contre le nouveau
bâtiment de la Providence, rue Bouteille, et érigée en 1785; Vhôtel de ville, assez jolie construction en briques et pierre du xvnr s. (il renferme le modèle en plâtre du lion de M. Barye); un gracieux petit château moderne, en briques et pierre, dans le style Louis XIII, entouré d’un charmant jardin, à g. de la route de Pont l’Êvèque, à la sortie de Lisieux, et la nouvelle chapelle de la Miséricorde, élevée dans le style du xurs., sur les plans et dessins de M. Nicolas, architecte de la ville.
On a découvert, en 1846, près de la ville, dans une prairie connue sous le nom de Grand-Jardin, un cimetière gallo-romain renfermant des urnes cinéraires en terre et en verre, des cendres et des ossements calcinés, des médailles et d’autres objets.
De nouvelles fouilles, faites en 1861 et en 1866, attestent l’importance de ce cimetière qui s étendait jusque sur le coteau dominant à l’E. la vallée de la Touques.
Lisieux fait un grand commerce de bestiaux. L’arrondissement possède près de 300 établissements industriels. Les toiles cretonnes et les draps constituent l’industrie la plus importante de Lisieux qui compte un certain nombre de fabriques de ce genre (l’une des plus considérables, celle de M. Méry-Samson, a été incendiée en 1864) et occupe environ 10000 ouvriers. La fabrique de toiles de M. Fournet, qui s’élève près de la gare, est une des plus considérables de la Normandie. Les filatures de coton et les tanneries méritent aussi une mention spéciale.
De Lisieux à Honfleur, R. 68; — à Trouville, R. 69 ; — à Gacé, R. 66.
Environs de Lisieux.
Les Pavements (2 kil. au S. de la ville, sur la route d’Orbec) sont une construction bizarre du xvi* s., servant actuellement de maison de ferme. L’encorbellement est formé
par d’énormes poutres décorées de têtes fantastiques et qui recouvre un toit en forme d'auvent qui s’avance entre le premier étage et le rez-dechaussée.
Beuvillers {3 kil.),v. de 553 hab., bâti sur le penchant d’un coteau qui borde à l’O. la vallée de l’Orbiquet, a conservé, de son ancien manoir féodal du xvi" s., une poterne flanquée de deux tourelles et d’un aspect pittoresque. L'une de ces tourelles renferme un escalier par lequel on monte à une chambre haute, où l’on remarque un beau pavage en carreaux de terre cuite disposés de manière à former des rosaces. Près de là, au fond de la vallée, s’élève une importante fabrique de toiles.
Fumichon (12 kil.), v. de 387 hab., situé au N. E. de Lisieux, possède un intéressant château de diverses époques, bâti sur la lisière d’un bois. On remarque surtout : une tour (XVIe s.) garnie de mâchicoulis et servant de colombier ; deux pavillons parallèles de la même époque que la tour et le gros pavillon qui termine la façade à g. Les pavillons sont flanqués de tourelles rondes, à toit en lanterne.
Hermival (6 kil.), v. de 637 hab., situé sur le bord de la route de Lisieux à Pont-Audemer, sur la grande voie romaine qui allait de Xoviomagus à Breviodurum, a conservé de nombreux débris de l’époque galloromaine. Des sculptures antiques ont été découvertes, en effet, sur son territoire, notamment en 1785 et en 1857. L'église (xu* et xute s.) offre quelques parties intéressantes. Les parties les plus remarquables du château (xvr s.) sont deux pavillons dont les murs sont en échiquier ou en chaînage. L’intérieur du château a gardé quelques traces bien frustes de peintures murales.
Marolles (13 kil.), v. de 789 hab., est bâti à 500 mèt. sur la dr. de la route de terre de Lisieux à Évreux.
L’église, en grande partie romane,
à l’exception des fenêtres, est trèsintéressante. Au N. O. du portail occidental s’élève une belle tour quadrangulaire (xvr s.) appuyée à l’intérieur de l’église sur des colonnes monocylindriques dont les chapiteaux présentent des ligures grotesques.
Sur l’arc qui sépare le chœur de la nef (xvi* s.) se voient de curieuses moulures. Citons aussi : le retable du maître-autel (style Louis XIV) décoré de colonnes torses avec ceps de vigne et grappes de raisin ; deux tableaux peints sur bois au-dessus des portes de la sacristie ; et le tombeau du maître-autel décoré de cariatides.
Le château de Marolles paratt dater de la fin du xvr s. — Sur le territoire de la commune de Marolles se voient quelques restes de l’abbaye de Circefontaine, dont l’église a été récemment démolie.
On peut aussi faire une excursion intéressante dans la vallée d’Orbec (route de Lisieux à Orbec) qui offre de jolis paysages, de nombreuses usines et quelques monuments remarquables, entre autres (7 kil.) le château de Mesnil-Guillaume, habitation seigneuriale des règnes d’Henri IV et de Louis XIII et (1 1 kil.) le château de Mailloc, l’une des plus vieilles baronnies normandes. Ce château, qui appartientàM.lemarquisdeColbcrt-Chabannais, député au Corps législatif, est flanqué de quatre tourelles en pierre, et date, dans son ensemble, du xviie s.