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MONTEBOURG

composée de deux morceaux, dont l’un paraît avoir été une colonne milliaire, et conservée sur la place publique, repose sur une base attique.

On remarque des lettres et des chiffres, malheureusement trop frustes, sur le premier tronçon du cylindre.

Sainte-Mère-Église possède une importante station d’étalons. J

La voie ferrée s’engage dans une tranchée profonde de 8 mèt., creusée dans une couche de calcaire d’où jaillissent des sources qui forment de petits ruisseaux, puis franchit deux fois le Merderet, à 2 kil. d'intervalle, en laissant à g. l’église et le château d’Amfreville (759 hab.), et àdr. Freseville, dontl’égliseestsurmontée d’une tour assez élevée. Entre cette église et le chemin de fer s’exploitent des carrières ouvertes dans une formation peu développée, désignée sous le nom de calcaire à baculites. On traverse la Durance près de la station de

335 kil. Monlebonrg , établie sur le territoire de la com. du Ham, à 4 kil. du bourg qui lui donne son nom. L’église du Ham (246 hab.) , bâtie à 1500 mèt. de la station, à g.

de la voie ferrée, se compose d’une nef romane et d’un chœur du xin” s.; elle a appartenu à une abbaye de Bénédictins, aujourd’hui détruite. Elle renfermait un autel curieux qui orne maintenant la bibliothèque de Valognes, et qui a longtemps exercé la sagacité des archéologues. La croix du cimetière date du xvi” s.

[Excursion à (4 kil.) Montebourg (omnibus 50 c.), ch.-l. de cant. de 2214 hab., bâti sur le penchant de la butte du Mont-Caslre, au sommet de laquelle se voient les vestiges d’une enceinte retranchée, que l’on regarde comme un camp romain (beru panorama). Le signal du mont Rouyoux.

J kil. au N. O.), a 117 mèt. d’altitude L’église (xiv* s.) est surmontée d’un beau cocher pyramidal en pierre. L’abbaye, fondée au xi* s., est à moitié détruite.

Il se tient à Montebourg des marchés considérables.

Le canton de Montebourg {possède deux monuments intéressants qui méritent la visite des archéologues. L’un est l’église de Saint-Floxel (2 kil. à à l’E. du bourg), l'autre, la croix d’Éroudeville (2 kil., au S. O.). L’église de Saint-Floxel est surmontée d’une tour percée d’ouvertures romanes du xi* s. , au-dessous de laquelle se voient quatre curieuses arcades cintrées qui ne sont peut-être que du xi* s., mais qui, suivant M. de Caumont, pourraient provenir d'un monument plus ancien. Saint-Floxel fut un des premiers apôtres du Cotentin et les assemblées des fidèles autour de son tombeau ont été l’origine d’une des plus importantes foires du canton.

La croix d' Éroudeville (elle s’élève sur le bord du chemin de Montebourg), dessinée par M. Rouet, parait très-ancienne. Elle n’a perdu que son sommet. La tête du Christ se penche vers la droite, au-dessous d’un fronton tréflé. « De chaque côté, dit M. de Caumont, est un personnage, agenouillé sur une estrade (probablement un donateur) et présenté par un autre personnage debout (les patrons des donateurs vraisemblablement ). Les personnages du revers sont disposés comme ceux de la face; seulement, au lieu de Jésus-Christ, se truuve un saint, et au-dessus la sainte Vierge.

Le tout est taillé dans le même morceau. Des montants en pierre rattachent la partie basse du tableau au bas de la croix et consolident le tout.

« La colonne, qui supporte la console, est garnie de têtes et de coquilles. »

Montebourg est à 8 kil. de la mer.

La route, qui se dirige au N. E., laisse à dr. le château de Franqueville, bâti près du v. d’Oxertf/e, et va aboutir à Quinérille, v. de 332 hab. (église en partie romane), situé entre la Sinope au N. et le Tarais au S., sur la grande rade, presque en

l'ace des îles Marcouf. Le monument creux, appelé la Grande- Cheminée (ou la cheminée d’un château, dit M. Parker), est probablement un phare haut de 5 met., élevé on ne sait à quelle époque. Les antiquaires ne se sont jamais entendus ni sur son origine, ni sur sa destination.

C’est des hauteurs de Quinéville que Jacques II assista à la bataille navale de la Hougue.

« Saint-Marcouf. village de 700 hab., situé à 7 kil. de Quinéville, possède une église curieuse sous plusieurs rapports. La crypte, dit M. Parker, est de deux époques, dont la première nous paraît répondre au commencement du xi s., et la seconde au commencement du xu; mais je suis persuadé que d’autres la considèrent comme plus ancienne. Les murs de la crypte sont plus épais que ceux de l’abside qui la surmonte ; la fenêtre de l’E. est assez singulière, avec cinq colonnettes sur chaque côté, et un petit oculus au-dessus. Cet oculus, quoique n’ayant pas un pied de diamètre, est fortifié à l’extérieur par une barre de fer. Comme il se trouve au-dessus de l’autel, si le saint sacrement était conservé dans un ciboire suspendu, cette ouverture permettait, selon l’observation de M. Bouet, d’apercevoir de la mer la lampe qui brûlait auprès. Les voûtes sont en style flamboyant dans la nef comme dans le chœur, mais les murs sont anciens. Le clocher latéral, au S., est de deux époques. Le bas du xi* s., le haut du xm*: ce qui est singulier, c’est que trois voûtes existent dans ce clocher, et quelles appartiennent à trois époques. La plus élevée, qui est la plus ancienne, peut dater du xie s., la seconde paraît du xiu*, et la plus basse du x°. » La fontaine de Saint- Marcouf, située à deux pas du cimetière, au pied d’une petite éminence de calcaire lias, a la forme d’une maison avec toit de pierre; elle est carrée à l’intérieur, l’architecture parait se rapporter à la première moitié

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