‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 277 sur 499 · L. BACH1TTE a- C" Kditcur · texte numérisé non relu

L. BACH1TTE a- C" Kditcur

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visiteurs. Du fort du Roule on découvre un immense et magnifique panorama. On aperçoit devant soi :

le canal de retenue, le bassin du commerce, l’avant- port , la ville, les jetées, les bains, la rade, la digue,

] une vaste étendue de mer, etc. Vers le N. O. se montrent: l’enceinte du port militaire, ses bassins, ses cales, ses casernes, ses citadelles, etc.; les forts de Querqueville, de nie Pelée, des Flamands et du Horaet.

On découvre, sur la dr., à l’extrémité de la plaine des Mielles : Tourlaville (F. R. 92, p. 502), la lande Saint-Maur, les hauteurs du Becquet, les coteaux de Bretteville, et le cap Lévi. A g. les régards sont attirés par le polygone de la marine, l’église de Querqueville, la pointe de Nacqueville, les rochers d’Urville et le cap de la Hague. Vers l’intérieur, on découvre les collines de Nouai nvi lie, de Tollevast, de Martin vast et de Virandeville et enfin, la montagne que couronne le bjurg des Pieux.

Le fort du Roule comprend une caserne, un corps de garde, une batterie et un magasin à poudre.

Histoire.

L’origine de Cherbourg est tout aussi inconnue que l’étymologie de son npm (les vieux auteurs l'appellent Caroburgus, Chereburgum, Cererisburgus , Cænaritburgus ); toutefois, des ruines antiques, découvertes à plusieurs reprises dans son enceinte, indiquent que Cherbourg fut jadis une ville romaine. Wace nousapprend, que sous le règne de Guillaume le Conquérant, Cherbourg était une des quutre principales villes de la Normandie. Un des comtes de Cherbourg prit part à la bataille d’Hastings (1066).

Sous le règne de Philippe Auguste, Cherbourg était regardée comme l’une des portes du royaume de France.

Pendant les xm* et xive s. et la première moitié du XVe, Cherbourg fut assiégée tantôt par les Français, tantôt par les Anglais, qui s’en disputèrent la possession avec acharnement, et par suite incendiée et pillée. « Ce qui occupa le plus les chroniqueurs de cette époque, dit M. a de Tocqueville, c'est la description

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