ROUTE 53] SAINT-LÔ. — ÉDIFICES RELIGIEUX ET CIVILS
sur l'emplacement d’une ancienne église attribuée à Charlemagne, dépendait autrefois de l’abbaye du même nom, démolie en 1849, et dont les bâtiments sont affectés aujourd’hui au dépôt d’étalons.
L’hôtel de ville , construit sur les dessins de M. Doisnard, architecte, dans le style de l’hôtel de ville de Paris, est le plus remarquable de tous les monuments modernes de Saint- Lô. Dans le vestibule de cet édifice se voit le fameux 'piédestal connu sous le nom de marbre de Torigny, rappelant les assemblées tenues dans les Gaules sous la domination romaine, et surmonté actuellement d’un buste de M. Leverrier, par Pradier, vis-àvis d’un buste de M. Vieillard. Ce monument archéologique, d’un grand intérêt, a été conservé par M. Clément, ancien maire de Saint-LÔ.
Le tribunal civil, la préfecture et le théâtre ne méritent même pas une mention.
Le musée renferme, outre une collection intéressante des principales parties des trois règnes de la nature : quelques bons tableaux; des miniatures de Daniel Saint, peintre né à Saint-Lô ; une belle statue provenant de l'abbaye de Blanche-Lande; plusieurs objets d’un grand intérêt archéologique , notamment un sarcophage gallo-romain découvert à Lieusaint en 1859. C’est un sarcophage en pierre « couvert, dit M. de Caumont, d’une dalle en deux morceaux, offrant une arête prismatique, et à la tête duquel on avaitplacé la moitié d’une base «le colonne retournée. » Sur le bord de ce demi cylindreonlit : Sunnovira.
La bibliothèque compte près de 9000 volumes et quelques manuscrits.
Les bâtiments de l’ancienne abbaye de Sainte-Croix, affectés aujourd’hui au dépôt d’étalons de Saint- Lô, l’un des plus considérables de toute la Normandie (environ 100 étalons), offrent deux belles fenêtres en ogive, surmontées d’une tourelle que l’on regarde comme un fanal et
qui paraissent remonter au xiv* s.
Plusieurs salles voûtées, avec maçonnerie en arête de poisson, datent vraisemblablement de l’époque de la première reconstruction de l’église.
Signalons encore ; quelques tnoisons anciennes; les halles (très-mal tenues) , qui occupent l’emplacement de l’ancienne église Saint-Thomas de Cantorbéry, reconstruite en 1630, et la belle place du Champ de Mars, à la suite de laquelle s’étend la longue file des bâtiments du haras.
Des substructions et des médailles gallo-romaines ont été découvertes, jà plusieurs reprises en divers endroits du territoire de Saint-Lô.
Saint-Lô, qui a perdu la haute renommée de ses serges et de ses droguets, possède encore : des fabriques de draps, de finettes, de basins, de calicots, de rubans de fil, des blanchisseries, des filatures de laine et de coton, des fabriques de coutellerie fine, etc. On y achète des chevaux de remonte pour la cavalerie.
[Voit, de corresp. pour : — (23 kil.) Tessy, par (13 kil.) Torigny et (21 kil.) Campeaux (R. 84) ; — (24 kil.) Percy (R. 85) ; — (61 kil.) Granville, par (13 kil.) Marigny (31 kil.), Coutances (41 kil.), Quettreville et (51 kil.) Bréhal (R. 86); — (27 kil.) Périers (R. 87); — (85 kil.) la Haye-du-Puits, par (35 kil.) Lessay (R. 88}].
De Saint-Lo à Vire, R. 84; — àAvranches par Villedieu , R. 85 ; — à Granville par Coutances, R. 86.