HARCOURT
de la Renaissance, offre cette particularité que les collatéraux se rejoignent en formant un angle derrière le maître-autel. On remarque, à l’intérieur, la chaire (style de la Renaissance) et le lutrin. — A4 kil., au N . O . , se trouve le château du Champde-BcUaille.
On laisse à dr. Épreville, v. de 580 hab., et à g. Éprerille-la-Campagne, puis on croise la route de poste de Caen à Évreux , près d ’Êcardenrille, v. de 342 hab.
24 kil. Bray, v. de 412 hab. Les armoiries des anciens seigneurs d’Harcourt ornent le haut du chœur de l’église.
30 kil. Beaumont-le-Roger (R. 50).
(Des routes relient le Neubourg à (16 kil.) Brionne (R. 59), à (17 kil.) Bourgtheroulde (R. 59) et à (20 kil.) Conches (R. 50) . — La route de Brionne traverse, dans la direction du N. O., les villages de Villez-sur-Neubourg (344 hab.), de Rouge-Périers (402 hab.) et (9 kil.) Harcourt, bourg de 1 068 hab. , berceau de la famille de ce nom, qui a produit tant de guerriers illustres.
L’un des comtes d’Harcourt fit bâtir, vers 1090 ou 1100, le château fort entouré de fossés profonds, qui existe encore en partie. « Le bâtiment central, dit M. Gadebled. qui tient lieu de donjon, paraît n’avoir été construit qu’à la fin du xiv' s. Le trésor que les comtes y possédaient à cette époque était renommé au loin par sa richesse. En 1418, la place fut rendue sans résistance au roi d’Angleterre.
En 1449, Talbot, qui s’était avancé au secours de Vemeuil, fut poursuivi si vivement jusque vers Harcourt, par le comte de Dunois, qu’il fut d’abord obligé de se retrancher dans les rues du bourg; puis il se retira dans le château. Quelque temps après, les çomtes de Dunois, d’Eu et Saint-Pol vinrent en faire le siège, qui dura quinze jours; la garnison anglaise, composée de 120 hommes environ, se rendit. En 1590, les ligueurs d’Ë-
FR. NORMANDIF.
vreux, au nombre de 5000, vinrent investir la place et l’emportèrent d’assaut. Henri IV y passa à la fin de la même année. Louis XVI y coucha en 1786, lors de son voyage à Cherbourg, et peu après le duc d’Harcourt fut nommé gouverneur du Dauphin. Harcourt avait été érigé en baronnie en 1333, puis en comté en 1342, enfin, en duché en 1700. » Les restes imposants de la forteresse se voient à côté du château moderne. — L’église paroissiale, dont le chœur date du xn* s., renferme de curieux fonts baptismaux. — Signalons, en outre, une chapelle romane du xi* s. (curieux détails) enclavée dans les dépendances de l’hospice (1695).
La route du Neubourg à Bourgtheroulde dessort, dans la direction du N. : (6 kil.) la Pyle (181 hab.; de remarquables culs-de-lampe de la Renaissance ornent la voûte de l’église) , (10 kil.) la Haye-du-Theil (341 hab.) , (13 kil.) Saint-Pierre-du-Bosguérard (389 hab., croix sculptée du cimetière, œuvre remarquable du xvi* s.) et (15 kil.) Boschervüle (152 hab.).
La route du Neubourg à Conches, se dirigeant vers le S., traverse (3 kil.) le hameau de Monvillc, croise la route de terre de Caen à Evreux et à Paris, puis laisse à g. : le Tilleul- Lambert (252 hab.), la Gonberge, ham.
de 34 hab., Portes (306 hab.; on remarque, près de l’église, la motte et les doubles fossés d’une ancienne forteresse, démolie à la suite du traité de 1200 entre Philippe Auguste et Jean sans Terre) et Bure y (102 hab.); à dr. se trouvent Combon (861 hab.), Sainte-Opportune-la-Campagne (225 hab.), Émanville (583 hab.), Bertille (262 hab.), Faverolles (194 hab.) et Louversei (R. 50).]