DE LA FRANCE
136 kil. au faubourg de Saint-Sever ou rive g. de la Seine. 140 kil. à 1 embarcadère de la rue Verte ou rive dr. de la Seine. — Chemin de fer. — Trajet en 2 h. 2o min. ou 2 h. 40 min. par les trains express, et 4 h. ou 4 h. 20 min. par les trains omnibus. — 1" cl. 15 fr. 25 c.; 2* cl. 11 fr. 40 c ; 3e cl. 8 fr. 40 c.
N. B ■ Les prix sont les mêmes pour les deux gares.
L'embarcadère du chemin de fer de Paris à Rouen est situé rue Saint- Lazare, n° 124, et rue d’Amsterdam, n° 9. Au départ, on entre par les rues Saint-Lazare ou d’Amsterdam ; mais on sort, à l’arrivée, par la rue d’Amsterdam. En face du péristyle sont les bureaux de distribution de billets pour Saint-Germain; dans la galerie latérale, à droite, se trouvent ceux des grandes lignes de Rouen, du Havre, de Dieppe, de Caen et de Cherbourg; enfin, il gauche, dans une galerie récemment construite, ceux de Versailles (rive dr.), d’Auteuil et du bois de Boulogne.
En quittant l'embarcadère on passe
FR. NORMANDIE
dans un tunnel pratiqué sous les Batignolles. Un peu au delà du pont de la rue d’Orléans, à g., se détachait, avant l’agrandissement de la gare, l’embranchement du bois de Boulogne, qui a maintenant sa ligne spéciale. On longe ensuite, du même côté , les ateliers de la compagnie de l’Ouest. Sur la dr. se montre la belle gare des marchandises, ou des Batignolles, d’où part le chemin de fer de ceinture. Après avoir dépassé les fortifications et traversé le chemin de la Révolte, on se dirige en ligne dr. sur la Seine, entre Courcelles à g. et Clichy-la-Garenne à dr.
Clichy, c. de 17473 hab., en partie réunie à Paris, est située dans une vaste plaine, sur la rive dr. de la Seine. On aperçoit d’assez loin une tour carrée à trois étages, surmontée d’un immense paratonnerre, et construite il va environ trente ans. L’église, dédiée à saint Médard, fut rebâtie en 1630 par les religieuses de Saint-Vincent-de- Paul dont elle possède quelques reliques. Sur la Seine a été établi un vaste lavoir qui fait de Clichy une sorte de colonie de blanehisseuses.
Le village de Levallois (4000 hab.), dépendant de Clichy, et fondé en 1853
par M. Levallois , négociant en vins, attire l’attention sur la g. On peut même en apercevoir la petite église dédiée à saint Julien.
Le chemin de fer franchit la Seine ^ur un pont digne d’une mention spéciale. Construit d’abord en bois, ce pont avait été brûléen 1 848. 11 fut alors remplacé à la hâte par un pont provisoire également en bois , auquel on avait dès lors le projet de substituer un jour un pont en métal. Cette substitution donna lieu à un travail des plus remarquables et unique dâns soii genre. En effet, le nouveau pont en métal fut construit dans l’intérieur du pont provisoire, établi à 1 mèt. 25.audessus du niveau définitif. C’est au milieu du labyrinthe formé par les charpentes innombrables du pont provisoire, que l’habile ingénieur en chef, M. Eugène Flachat, sut faire exécuter ce travail sans arrêter un seul instant la circulation la plus active qui existe sur les chemins de fer. Pendant plusieurs semaines, quand le pont fut achevé, on descendit graduellement les voies. Enfin, une nuit du mois de mai 1854, 400 hommes, composant le personnel de la compagnie, enlevèrent en trois heures les voies provisoires et leur substituèrent les voies définitives. Le pont actuel d’Asnières est en fer et porte quatre voies.
4 kil. Asnières (hôt. : Cassegrain ou de la Marine, sur le quai, près du pont; — Café de la Terrasse, nombreux établissements publics , nombreuses maisons è louer), v. de 3213 hab., est situé sur la rive g.
de la Seine, à dr. de la station. La large rue, ouverte à l’extrémité du couloir auquel aboutit l’escalier du débarcadère, conduit à une avenue menant, à dr., sur le quai et au pont qui relie Clichy-la-Garenne à Asnières.
Ce pont (droit de péage, 5 c.) , peu éloigné de celui du chemin de fer, se compose de 7 arches, dont deux en fonte et les autres en bois. Du milieu , on jouit d’une belle vue en amont sur le Mont-Valérien , le bois
A R0UEN. * [ROUTE 1]
de Boulogne, l’Arc de Triomphe de l’Étoile, une partie de Paris, et les rives de la Seine. On peut voir aussi, amarrés au rivage, une multitude de petits canots qui, les dimanches et les jours de fête surtout, sillonnent le fleuve dans tous les sens. Asnières est en effet le principal port du canotage parisien. En aval du pont se montrent : l’école de natation (entrée, 50 c.) ; les lies Vaillard et Robinson; et, dans le lointain, le pont deSaint- Ouen (3294 hab.) .
En suivant le qùai, bordé de nombreuses maisons de campagne, on arrivait bientôt en face du Casino qui, pendant la belle saison, attirait chaque dimanche à Asnières un grand nombre de danseurs ou de curieux. Cet établissement a été fermé en 1865. Un peu plus loin se trouve le parc d’Asnières, qui a deux entrées principales, l’une sur le quai, l’autre sur la place Napoléon. Le château, bâti au milieu du parc, a été, selon des traditions locales, la résidence de Mlle de Fontanges. et de Mme de Parabère. Le passage suivant de l’Histoire du diocèse de Paris semble plus digne de foi : ® M. Voyer d’Argenson, dit l’abbé Lebœuf, a fait couper une saulsaye en 1751 , vis-à-vis de la belle maison qu’il a bâtie à Asnières, à côté de l’église. » Or, le château d’Asnières està côté de l’église, et, quels qu’aient été ses fondateurs, c’est une des plus charmantes constructions que le xviii“ siècle ait élevées aux environs de Paris. L’intérieur contient un beau salon en boiseries sculptées et dorées, et une chambre à coucher du temps de Louis XV.
Le château d’Asnières, transformé pendant plusieurs années en un restaurant par un entrepreneur de fêtes et de bals publics, avait été abandonné et mis en vente. Des fêtes de jour et de nuit y ont été données en 1866.
La porte du parc qui fait face à celle du quai s’ouvre sur la place Napoléon, plantée de beaux arbres et située tout à côté de l’église, qui, dédiée à