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DE CAEN

Les archives de l’Orne, qui se composent de 375 000 pièces environ, sont importantes pour l’histoire locale et principalement pour l’histoire ecclésiastique.

Mentionnons encore : l’hôtel de la Préfecture (l’ancienne Intendance, xvu* s. ) , construction en briques d’un aspect imposant, mais froid ; — le palais de Justice, inauguré en 1827, et dont la construction laisse beaucoup à désirer; — l’asile des aliénés, considérablement agrandi en 1841 ; — la halle aux grains, construite en 1808 en forme de rotonde et rebâtie en partie en 1836, à la suite d’un incendie; — la halle aux toiles, dont la première pierre fut posée en 1827 par Mme la Dauphine ; — le tribunal de commerce, renfermant des boiseries du xvu' s.; — le théâtre; — l'école normale, bâtie dans une situation pittoresque près de la Sarthe; — un petit pavillon du style Henri II, jadis fort élégant et maintenant presque englobé dans des constructions modernes, etc.

Les tulles et les dentelles dites point d'Alençon sont justement renommés.

« Primitivement, dit Odolant-Desnos, un des historiens du pays, cette dentelle se fabriquait à Venise ; mais Colbert, voulant enlever cette industrie à l’étranger, dont le luxe français se trouvait tributaire pour cet objet, fit venir de cette ville une dame nommée Gilbert, native d’Alençon et habile à fabriquer cette dentelle ; il lui fit une avance de 150000 fr. Dès lors cette dame forma des ouvrières, monta la manufacture des Points de France à Alençon, la fit constituer par lettres patentes du 5 août 1673, et obtint un privilège exclusif jusqu’en 1685. Malgré ces mesures, Louis XIV, pour assurer une garantie de durée et de propriété à cette fabrique, prohiba en outre l'entrée des dentelles de Venise, de Gênes, de Flandre et d’Angleterre, par une ordonnance de 1684.

Depuis cette époque jusqu’en 1812, la labrication du point d’Alençon ne fit

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