‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 420 sur 499 · ROUTE 86] SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE · texte numérisé non relu

ROUTE 86] SAINT-SAUVEUR-LE-VICOMTE

tectural, le bois d’Ëtanclin (131 met.

au-dessus de la mer), et à g. (1500 mèt.). Doville (631 hab.), dont l’ancienne église (chœur transformé en chapelle; nombreuses inscriptions) occupe une situation pittoresque sur le haut d’une colline, d’où l’œil découvre un vaste panorama. La nouvelle église, bâtie dans un vallon, n’a aucune valeur architecturale. — Sur la g., se trouvent Saint - Nicolas -de- Pierrepont (752 hab. ; 3 kil. 1/2 de la route, tour carrée de l’église semblable à une forteresse ; à l’intérieur beau groupe du xvi* s., représentant l’Ensevelissemcnt du Christ; retable à coonnes ; pierre tombale du xvi* s.) et (5 kil.) Saint-Sauveur-de-Fierrepont (524 hab. ; chœur de l’église du xi* s., tympan sculpté et autres bas-reliefs au portail). — La route traverse d’anciens marais peu étendus du N.

au S., mais occupant de l’E. à l’O.

un espace considérable, et se rapproche insensiblement de la vallce de la Douve qu’elle franchit près de 44 kil. Saint-Sauveur-le Vicomte, ch.-l. de c. de 2722 hab., agréablement bâti sur la rive dr. de la Douve, qui coule au milieu des marais. Ce bourg est dominé par les ruines pittoresques d’un château démantelé et d’une antique abbaye situées sur le penchant d’une petite colline et peu éloignées les unes des autres. « C’est dans la première moitié du x* s., dit le savant archéologue anglais Gally-Knight, que l’un des chefs normands à qui Rollon avait donné, comme récompense de leurs services, le pays que nous visitions alors, jeta les fondements du château de Saint-Sauveur. Ce château demeura dans la famille du fondateur jusqu'au xn° s., où il devint, par suite d’un mariage, la propriété des Tesson. Vers la fin du même siècle, l’héritière de cette dernière famille accorda sa main et son château à un d’Harcourt. En 1328, Geffroy d’Harcourt fit du manoir seigneurial une forteresse importante. Après lui ,

Édouard III, roi d’Angleterre, en apanagea Chandos. — En définitive, à la suite de bien d’autres vicissitudes, le château a été transformé en hôpital.

« On retrouve des murailles, des portes et des tours. Ce qui nous frappa le plus, c’est une grande tour carrée, bâtie par Chandos, à qui est due aussi la construction d’une des portes de la forteresse. »

L'ancienne abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte, fondée par Noël, en 1080, a subsiste jusqu’à la Révolution. De l’ancien monastère, il ne reste que Y abbatiale, occupée aujourd'hui par la maison Mère des sœurs hospitalières de la Miséricorde, qui ont reconstruit l’église des Bénédictins.

En sortant de Saint-Sauveur on aperçoit à dr. Rauville-la-Place , v.

de 909 hab. (église romane) et plus loin, à g., Sainte-Colombe (337 hab.), le château de la Bretonnière, et Gol leville (412 hab.). Sur la dr. se montrent Hauteville (206 hab.) et Biniville (192 hab.).

53 kil. Colomby, v. de 800 hab., possède une belle église (xin* s.) dont les fenêtres à lancettes sont d’une hauteur extraordinaire.

55 kil. Lieusaint, v. de 300 hab.

La route croise le chemin de fer de Caen à Cherbourg (R. 51) près de la ferme de Beaulieu.

59 kil. Valognes (R. 51).

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