ROUTE 105] CARROUGES
Multonne qui recouvre le Mont-Souprat (385 mèt.).
[A dr. (18 kil. d’Alençon) se détache une route conduisant à (11 kil.) Carrouges, ch.-l. dec. de 1812 hab., où se voient les restes d’un château considérable du xiv' s., entouré de larges fossés. Le pavillon d’entrée, complètement isolé du château, et flanqué aux angles de quatre tourelles aux toits aigus, offre un ensemble original et gracieux; en face s’ouvre une belle grille en fer ouvragé qui donne sur les jardins.
Le château proprement dit présente un massif de constructions irrégulières qui se développent sur quatre façades, dont la principale se trouve à l’O. ; de ce côté, à dr. de la porte d’entrée, sont des communs fortifiés; à g. se montre le doqjon, tour carrée et crénelée de 15 mèt.
d’élévation (à côté du donjon, un élégant chartrier, plus 'moderne, se dresse dans la cour), à laquelle s’appuie la façade N., terminée à l’autre bout par une gracieuse tourelle. On remarque, à l’intérieur de cette partie du château : une belle salle des gardes avec des solives soigneusement sculptées; la vaste cuisine et ses dépendances; un magnifique escalier, dont les rampes sont disposées en carré.
Les façades de l’E. et du S. (bel escalier au re/.-de-chaussée) , moins anciennes, mais plus régulières, renferment un grand nombre d’appartements dont nous indiquerons seulement les principaux : une vaste salle à manger, ornée d’une haute cheminée en marbre et granit bleu ; une salle de spectacle où furent jouées, avant la Révolution, une partie des piècesde l’ancien répertoire ; unsalon d'été, peint sur toile au xviue s. ; la chambre qu’occupa Louis XI, au mois d'août 1413, ornée d’une vaste cheminée et de boiseries dorées ; la chambre n° 7 du second étage, la plus curieuse de toutes; elle est décorée de lambris sculptés au xvuc s. , teu-
- COUPTRAIN.
due de tapisseries en laine, ornée de portraits et de magnifiques tableaux.
On remarque, à côté, un délicieux petit oratoire, à plafond peint et pavé en carreaux de faïence, parfaitement conservé ; les dorures, les peintures et les sculptures ont été prodiguées pour sa décoration. Signalons encore : la galerie des portraits de famille des Leveneur; la bibliothèque ; enfin, une chasuble piquée de fleurs de lis, donnée à la chapelle de Carrouges par Louis XI ; l’armure de Jean Leveneur, tué à Azincourt en 1415, etc. — De vastes jardins, de longues avenues de hêtres et de chênes, d’épaisses et hautes charmilles entourent le château.
Sur le territoire de la commune de Carrouges se voit, en outre, une chapelle ogivale (xvc s.), où l’on remarque des fragments de fresques, dont les sujets sont empruntés à l’Ancien et au Nouveau Testament.]
19 kil. La Lacclle, v. de 767 hab.
(château), au delà duquel la route passe du départ, de l’Orne dans celui de la Mayenne.
23 kil. Pré-en-Pail, ch.-l. de c. de 3300 hab., est traversé dans toute sa longueur par la route qui se bifurque à la sortie du bourg; l’embranchement de g. va desservir Mayenne.
On aperçoit à dr. , sur la rive g. de la Mayenne , Saint- Calais- du - Désert (1443 hab.), dont l’importante papeterie emploie environ 45 000 kilogr.
de drilles par an.
32 kil. Couptrain, ch.-l. de c. de 442 hab., possède 27 moulins à blé, à huile ou à tan. — La route franchit la Mayenne dont elle descend la rive dr. pendant environ 12 kil.
36 kil. Neuilly-le-Vendin (1427) hab.). A g. la Mayenne se grossit de l’Aisne. L’attention est attirée du même côté par le clocher de Madré (1581 hab.), qui se dresse au milieu des bois. On rentre dans le départ, de l’Orne un peu avant d’atteindre
40 kil. Méhoudin, v. de 292 hab.,