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D’AVRANCHES AU MONT-SAINT-MICHEL

A. Par le Gué de l’Épine.

17 kil. Route qui n’est praticable qu’à de certaines heures, pendant les grandes marées.

La route , se tenant à 1 kil. de la Sée, traverse, dans la direction du S. O., la presqu’île boisée sur laquelle se trouve le v. du Val-Saint- Pair (R. 113). A l’extrémité S. de cette espèce de cap qui s’avance entre les embouchures de la Sée et- de la Sélune, on atteint (5 kil.) le Gué-del'Épine, que l’on passe en voiture, à cheval ou en bac. A dr. se déroule une belle vue. Sun la rive g. de la Sélune, le chemin longe la grève jusqu’au canal du Couesnon en laissant à g. Céaux et Courtils (V. ci-dessous), à

dr. la point e de Hochetorin d’où part unç diçue en construction, qui rendra à l’agriculture, lorsqu’elle sera terminée, une grande étendue de terrains aujourd’hui couverts par la mer. —

De l’embouchure ducanalduCouesnon au Mont-Saint-Michel, on compte 30 min. de marche à travers les sables.

B. Par Courtils.

24 kil. — Route de voitures.

Après avoir suivi la route d’Avranches à Saint-Malo (R. 114), jusqu’au lieu dit les Quatre- Venti (7 kil. d’Avranches), on prend à dr. une route qui se dirige à l’O. en vue du Mont- Saint-Michel et traverse un plateau boisé. L’église de Céaux, v, de G58 hab., attire l’attention sur la droite; cet édifice appartient par sa tour à l’époque romane, par le chœur au xve s., et par la nef au xvui'. Céaux possède aussi les restes d’un prieuré

u* s.) et trente-cinq vastes salines dont quatre sont exploitées, C’est dans ces salines que fut complotée la célèbre révolte des Nus-Pieds que Richelieu eut tant de peine à comprimer.

— Sur le territoire de ce village se dresse la butte de Èlontvallon , d’où l’œil embrasse un immense panorama.

— On traverse ensuite (13 kil.) le v. de Courtils (647 hab.) séparé de Céaux par le ruisseau du Pont-Besnier.

L’église date du xu* s.; quelques parties plus récentes ne sont pas postérieures au xv* s. — « La ligne de )a côte, ou Barre des Courtils, dit M. le Héricher, dentelée et bordée de salines et de mondrt'iu, est beaucoup plug projetée dans la grève qu’autrefois, et cetempiétement forme un sol artificiel. Cette ligne était marquée par un mur ou môle, solidement cimenté, épais de plus d’un mètre, que l’on retrouve partout, derrière les mandrins, depuis le Pont-àl’Anguille jusqu’à Torin, On appelait cette digue maçonnée Chaîne du Port.

Ce nom de port désigne ici l’ausequi creuse légèrement les terres sous Bas-

Courtils , et dont Torin et la Butte- Hamon sont les pointes extrêmes et les caps principaux. Ce cap, en s’élançant vers le Orouin-du^Sud, ferme pour ainsi dire l’avant-port de la baie, et y forme la seconde barrière de l’Océan. Du côté des terres, s’arrondit un vaste bassin, immense amphithéâtre, d’une rotondité parfaite pour le spectateur placé sur les grèves.

« Ce cap de Torin a une certaine importance orograpbique; c’egt le dernier contre-fort, et pour ajnsi dire l'extrémité du rebord de laSélune qui, avec la Vire, embrasse tout le département de la Manche; au delà de ce rebord commence le bassin de Sélune et Arguenon qui se dirige vers Saint-Malo et Cancale. — Il mérite encore d'être signalé comme station botanique. »

* Toute cette grève offre de magnifiques spectacles, mobiles comme la lumière et capricieux comme les eaux et les vents. La réverbération des sables et la surface des eaux, les jeux du soleil, les brises et les tourbillons, les brumes et les brouillards modifient los objets et produisent même les illusions du mirage. La plus ordinaire, c’est l’apparence flottante des rivages, des caps et des lies. »

Au delà de Courtils oq longe la grève, tantôt sur la grève elle-môme, tantôt sur un très-mauvais chemin' protégé par une digue contre les empiétements de la mer, jusqu’au misérable hameau de la Rire ou mémo jusqu’auprès de l’embouchure du canal du Couesnon (22 kil. env.), en laissant à g. le hameau d7 luis nés. De là op gagne lq Mont-Sam t-Mjchel à travers les sables de la grève (K. çi-dessous).

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