ROUTE 1] ROUEN. — PLACES. — FONTAINES
armes de la ville et entouré de bran- 1 ches de chêne et d’olivier :
Le premier Consul Visite les manufactures Du faubourg Saint - Sever •
F.t récompense le plus ancien ouvrier De l’industrie rouennaise.
2 novembre 1802.
La place de la Basse-Vieille-Tour , succursale du marché aux poissons, a été depuis quelques années considérablement modifiée.
A l’O. de la place de la Basse- Vieille-Tour, s’étend la pfcce de la Haute- Vieille-Tour, où se vendent de vieux linges de toute espèce, de la faïence , de la poterie et de la verrerie. A côté sont les halles qui occupent en partie l’emplacement d’un ancien palais et d’un fort que l’on désignait sous le nom de Vieille- Tour.
La place de la Calende portail autrefois le nom de port Morant et de port Notre-Dame, parce que, diton, les eaux de la Seine venaient jusque-là, avant que les ducs normands eussent resserré le lit du fleuve. Farin prétend que de son temps on découvrit, dans les caves de quelques maisons voisines, les anneaux de fer auxquels s’amarraient les bâtiments.
La place Notre-Dame, sur laquelle s’élève la façade principale de la cathédrale , a été débarrassée du marché qui l’obstruait.
La place des Carmes, qui occupe en partie l’emplacement de l’ancien couvent de ce nom, a été destinée aux marchés aux fleurs et aux graines (dimanches et vendredis).
La place de la llougemare , où se tient le marché au beurre, est ainsi nommée, parce qu’elle occupe en partie le lieu où Richard I", duc de Normandie, fit éprouver, en 949, une sanglante défaite à Othon, empereur d’Allemagne , à Louis fv , roi de France, et à Arnould , comte de Flandre, coalisés contre lui.
Signalons encore : la place Sainte- Marie, comprise entre l’angle que forment à leur point de jonction les rues Impériale et Sainte-Marie; la place Napoléon III; la place du Clos- Saint-Marc, qui occupe une partie de l’emplacement de l’ancien jardin des plantes ; le Boulingrin , situé à l’E. du boulevard Beauvoisine.
vaste carré entouré de marronniers (le marché aux bestiaux y a été transféré), et la place Saint-Hilaire.
formant un carrefour circulaire que traverse le boulevard du même nom.
Rouen compte 36 fontaines alimentées par les sources de Gaalor.
de Saint-Filleul, de Notre-Dame, de Saint-Nicaise, de Darnétal, ou de Carville. Les plus remarquables sont celles de la Croii-de-Pierre , de la Crosse, de la Grosse-Horloge, du Marché-Neuf (F. p. 68), de la Pu celle (F. p. 67), de Saint-Maclou et de Lisieux.
La fontaine de la Croix-de-Pierre (carrefour Saint-Vivien) est un gracieux monument à trois étages, en forme de pyramide, dont les eaux jaillirent pour la première fois en 1815.
On admire encore la délicatesse do son architecture, malgré les mutilations ou restaurations maladroites dont elle a été l’objet.
La fontaine de la Crosse (à l’angh de la rue des Carmes et de l’hôpital), petit monument dans le style gothique de la fin du xvc siècle, est ornée de sculptures assez délicates. Elle est ainsi nommée parce qu’elle est voisine d’une maison où pendait autrefois, en guise d’enseigne, la crosse appartenant aux religieux de Notre- Dame de l’Ile-Dieu.
La fontaine de la Grosse-Horloge (à l’angle de là rue des Vergetiers et de la Grande-Rue) représente les figures d’Alphée et de la nymphe Aré-thuse, accompagnées d’enfants, de rocailles et de roseaux.
La fontaine Saint-Maclou (à l’angle N. de l’église de ce nom) a subi ; de notables dégradations , mais elle
est encore ornée de deux magnifiques enfants attribués à Jean Goujon.
La fontaine de Lisieux (me de la Savonnerie), adossée à une maison qui appartenait autrefois aux évêques lie Lisieux, représente un Mont-Parnasse. Le massif en pierre, de forme pyramidale, est surmonté de la statue d Apollon jouant de la harpe. Audessous du dieu est le cheval Pégase.
On y voit les neuf Muses placées çà et là au-dessus d’un monstre à trois têtes, des moutons , des rochers, etc.
Le Conseil général de la Seine-Inférieure, dans sa session de 1864, a adopté un projet tendant à faire à la ville de Rouen une distribution d’eau plus abondante.
Outre les fontaines dont nous venons de parler, trois petites rivières arrosent la ville, ce sont : Robee, qui prend sa source à 8 kil. de Rouen, à Vontaine-sous-Préaux, entre dans Rouen au faubourg Saint-Hilaire, coule d’abord de l’E. à l’O., puis du N. au S., et alimente un grand nombre de teintureries ; l 'Aubetle, dont les eaux se jettent en partie dans Robec et qui, entrant dans Rouen par le faubourg Martainville , va se perdre dans la Seine, près de la porté Guillaume-Lion; la Renetie, qui alimente plusieurs tanneries.
La statue, en bronze, de Pierre Corneille, qui s’élève, comme nous l’avons dit plus haut, sur le terreplein du pont de pierre, a été fondue à Paris par M. Honoré Gonon , d'après le modèle exécuté par David d’Angers.
Cette statue, posée sur un piédestal en marbre de Carrare que supporte un premier socle en granit, mesure 3 mèt.
98 cent, de hauteur, en y comprenant la plinthe, et pèse 4540 icilog. Le monument (8 mèt. 66 cent, d’élévation) a été inauguré solennellement le 19 octobre 1834. On lit sur la face inférieure du piédestal :