ÉTRETAT
Hôtels. — Blanquet (le plus fréquenté, mais le plus cher, le premier par l'apparence et par les prix seulement, sur la plage); — Hauville (hôtes complaisants; excellente table à S fr. par jour); — des llains , — Calentier du Louvre ; — des
Deux-Augustins ; — Maisons et apitarlements à louer. — Presque toutes les maisons d’Étretat contiennent des logements meublés, si elles ne se louent pas entièrement. Les écriteaux Indiqueront aux baigneurs les appartements et les villas disponibles. Les prix varient chaque mois selon l’époque de la saison et l’affluence des baigneurs. Pendant les mois de juillet et d’août il est souvent difficile de se procurer une chambre.
BUREAU de poste. — Route du Havre; le bureau est ouvert de 7 h. à 2 h. et de 4 à 7 h. du soir, les jours de la semaine; de 7 h. à lu h. du matin et de midi à 2 h., les dimanches et jours fériés.
[Route 4]
Télégraphe électrique. — Route de Fécamp; le bureau est ouvert tous les jours, du 15 juillet au 1°' octobre, de 7 h. du matin à 9 h. du soir.
Voitures pour : — Beuteville, départ à 4 h. du soir de l’hôtel du Louvre, 2 fr.
— le Havre, départ de l’hôtel Blanquet, le matin à 7 h. 15 min. et le soir à 4 h.; — les Ifs, de l’hôtel G. Hauville, à 9 h. 15 m du matin; — Fécamp, départ de l’hôtel Blanquet, à 10 h. du matin et à 7 h. du soir; h. du matin, et 10 h. du soir;
— Yport, départ de l’hôtel Blanquet, à lt h. du matin et 10 h. du soir.
Loueurs de voitures : — Blanquet;
— Tessier:— Louis'lHauville ; — Romain;
— Hauville frères.
Étretat est un bourg de 1655 hab. , situé sur la Manche, au N. E. du cap Antifer et au débouché de deux vallons, le Grand-Val et le Petit-Val, qui se réunissent et vont aboutir à la mer entre deux falaises calcaires hautes de 90 met. environ.
« A Etretat, dit M. Joachim Michel, tout a un caractère d’étrangeté qui frappe vivement l’imagination. IÀ, rien ne ressemble à ce que l’on voit partout. Le sol, plus bas que le niveau des hautes mers, est protégé par une digue de galets, que remuent sans cesse les vagues, qui ont rompu plus d’une fois cette faible barrière.
Quelque irruption soudaine des eaux de l’Océan a dû donner lieu à une coutume conservée avec un soin religieux ; le jour de la fête de l’Ascension, le clergé bénit la mer et lui ordonne de respecter ses limites. Mais ce n’est pas tout; lorsque la mer ne mord pas la plage, les vallons versent sur le village des eaux torrentielles qui ont maintes fois englouti des maisons , remplacées par des constructions nouvelles qui disparaîtront peut-être à leur tour. A diverses reprises, depuis le commencement de ce siècle, des inondations ont désolé ce pays : je citerai seulement l’inondation de 1842, qui a causé de grands désastres sur toute la côte. Le sol disparut sous un lac fangeux; quatre personnes furent noyées, et, lorsque