‹ Itinéraire instructif de Rome a Naples, ou Description générale des monumens anciens et modernes, et des ouvrages les plus remarquables en peinture, sculpture et architecture de cette ville célèbre et de ses environs par le chev. M. Vasi antiquaire romainChapitre 60 sur 92 · TEMPLE DE SÉRAPIS · texte numérisé non relu

TEMPLE DE SÉRAPIS

L’inscription qu’on y a trouvée , nous apprend qu’il fut édifié dans le VI Siècle de Rome. Il ne fut découvert qu’en i^ôo:

il était alors en assez bon ordre , et pouvait aisément être conservé et restauré, au lieu de le dépouiller de tous ses ornemens, de ses colonnes , des statues , de ses vases etc. nous aurions eu ainsi un des plus anciens Temples dans son entier. Ce qui nous reste de cet édifice , suffit cependant pour nous donner une idée de la beauté de sa construction, du goût et de la magnificence que les Romains avaient introduits dans l’architecture du VI Siècle de leur Empire.

Cet édifice a extérieurement la forme d’un quadrilatère ; il a 1 34 pieds de long , sur 1 15 de large. Il était entouré autrefois de 4 » chambres carrées , dont quelques unes existent encore. Quatre escaliers de marbre conduisaient au Temple bâti en forme circulaire sur un diamètre de 65 pieds. Il ne nous reste plus aujourd’ hui que la base de ce Temple, qui était environnée de 16 colonnes de marbre rouge servant d’appui à la coupole. Les trois colonnes de marbre cipollino que. l’on voit d’un côté de la partie extérieure , sont les seules qui aient sur-

vécu à la destruction de cet édifice. Elles portent l’empreinte d’une ancienne irruption de la mer. Cet édifice renfermoit, d’u tems de ses fondateurs, des bains minéraux, que l’Evêque Rosini vient de faire arranger de nouveau pour l’usage du public.

On observe dans la Ville un beau piédestal de marbre blanc ayant y palmes de - longueur sur 4 et y onces de large trouvé à Pouzol en 1693 5 ses quatre côtés sont ornés de bas-reliefs : on y voit i4 figures représentant quatorze Villes de l’Asie mineure , dont les noms sont indiqués sous chaque figure.. Sur ce piédestal était placée la statue colossale que ces quatorze villes avaient érigée à Tibèi’e en reconnaissance de leur réparation après un terrible tremblement de terre, comme on lit dans l'inscription gravée sur le même marbre : on.

aurait fouillé les environs pour trouver la statue , si cela n’a voit exigé la démolition d’un grand nombre de maisons.

Une autre place offre une belle statue élevée sur un piédestal portant cette curieuse Inscription

Mavorliî

Q. Flavio Macsio Fgnatio Lolliano V. C.

Q. K. Fraetori Urbano Augun Publico Populi Romani Quirilium Cons. Jlbei Ti~ beris et Cloacarum Cons. Camp. Comiii Fia via H Comiii Orientis Comitis Primi Ordinis et Proconsuli Provinciae Africae Collegae V. S. Decatressium Palrono Dignissimo Postier uni.

Cette statue d’un Sénateur a été trouvée en 1704 derrière la maison que le Vice-Roi de Tolède avait à Pouzol , à présent la Malva.

Parmi les monumens antiques , on distingue encore le

Page 1