‹ Itinéraire instructif de Rome ancienne et moderne, ou, Description générale des monumens anciens et modernes, et des ouvrages les plus remarquables en peinture, sculpture, et architecture de cette ville célèbre et de ses environsChapitre 57 sur 94 · FORTE ST. JEAN O · texte numérisé non relu

FORTE ST. JEAN O

Cette porte anciennement nommée Cflimontana. , du mont Calius , sur la pente duquel elle est placée , s’apj'ède aujoerd’ hui cle.St.Jean , à cause de la proximité de la B-.siliq ie de ce iioni. üregeire Xill là fit restaurer et orner sur Icstiessins de Jacques de la Forte 0 •

Seconds Journée

Hors de cette porte 5 à environ deux inillts et demi on trouve des restes de l’ancienne voie Latine consistant en plusieurs i ombeaux , tiofit l’uu «issez bien conservé, et en terre cuite - A quelque dis» tance de celui'-ci se trouve une ancienne aedicula en terre cuite aussi et tres^bien bâtie 3 qu’on croit être l’ancien leinple érigé par le Sénat et le beuple Romain à. la 1 ortune IVtul iebre après la retraite de Coriolan qui s’était avancé jusque là. C.e Temple fut refait ensuite par b’austine, femme dt M Aurèle , et celui qui existe peut bien être de cette époque •

tn continuant lè chemin , on trouve à.

droite 5 les bains de la farrieuse eau - autrefois dite Salutaire et'à-présent Sainte par sa, bonne qualité et sa vertu- pour gucrir plasieurs maladies . Cette route conduit à Frascati 3 Riarino , Aibano 3- Vclletri 3 et Naples •,

A droite de a tte porte en- sortant 3 un voit les restes de l’ancienne porte /hi~ «aria , savoir des ânes , ainsi appelée du,; grand nombre de ces betes qui y. passaient 3 chargés de légumes et . autres produits des- jardins . C’est par cette porte que 'i otila entra dans Rome par là trahison des soldats Isaurieus*

En rentrant dans la Ville 3 prenant la grande allée à droite de la porte St- Jean et suivant les murs de la Villa , ou îrou» y s U.

Ithiralre de Romel

BASIL ïQUE DE STE. CROIX DE JÉRUSALEM.

^ Cette Eglise qui est une des sept Basiliques de Rome , 2 été érigée par Constantin le Grand , près d’un grand édifice nommé Senortum , qui lui donna d’abord le titre de tîaùlique Stuorhnne^ mais depuis que Ste. Hélène y déposa la troisième partie de la Ste, Croix qu’elle trouva à Jérusalem s elle changea sa dénomination en celle de Ste. Croix en Jérusalem . Le Râpe St. Silvestre la consacra i dit fut ensuite rtstaurée par plusieurs Pontifes . Benoît XiV la rétablit enfin 5 telle qu’cllc est à-présent ^ et y fit faircj Sur les dessins de Dominique Gregorinij la façade et U portique , qui est soutenu par ües pilastres et par des colonnes , dont quatre sont de granit..

L’Eglise renferme trois nefs 3 divisées 'par des pilastres et par huit grosses co- • 'lonnes de granit d’Egypte. Le grand Autel is<.lé est décoré de quatre belles colonnes de brèche ccralÜne qui soutiennent le balüaquin . Sous cet A.utd est une 'Urne Antique üe basalthcsornéede quatre técos de Lioit;on y cci. Serve les corps Je St>C-ésarée et de i?t. Aaiastase , martyrs . la voûte de la tribune est ornée de Ibel- IcS fresques 3 ouvrages du Finturicchio .

J es deux tableaux de la partie inférieure .de Ja tribuaej et les peintures de la grau-

Seconde Journée .

de voûte de l’Eglise 3 soin, de C onrad Giaquiüto . La porte que l’ou trouve ensuite , conduit à la chapelle souterraine de Ste. Hélène , qui est ornée de peintures de Nieolas Poinaraocio t l’entrée de cette chapelle présente une anciciine inscription en 1 honneur de Ste. Heicne On voit dans la vigne située -à droite de cette Eglise , les restes du

AL

S BSSORIVM , VUL G A 1 REMEN T EPELE LE TEMPLE DE VÉNUS ET CÜPiüON .

De cette'édifice, qui devait être considérable y nous n’avons plus 3 qu’une grande niche et deu.K pans de murs latéraux ^ le reste a été démcli pour fournir des matériaux à la faoade de la susdite Basilique . On a cru d’abord que c’était un Ternplvj et qu’il avait été dédié à ceS deux Divinités > pareequ’ou y a trouvé la statue de Vé.iüs avec Gupidon j que l’on voit aujourd’hui sous le portique de la cour du Musée du V^aticauj^avec l’inscription ; V eneri pelici Sacrum Saïustia Hel~ pidius D»D, y Imais on a reconnu depuis> que cette statue représentait Sallustia Barbia Orbianay femnie d’Alexandre Sé- •^vère î sous la figure de Vénus . Cda n’est donc d’aucune preuve peur croire ce reste J Je leinpJe de Vénus et Gupidon .

D’ailleurs ces ruines ne paraissent point avoir appartenu A un Temple : elles pourraient bien être un reste du Sessorium .

S Itinéraire de Rome •

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Près de ces ruines est l’Aqueduc de Claude qui va se joindre à' la porte Majeure . Sixte V s’en servit en qnelqii’endroit pour conduire l’eau Félix à la fontaine de Termini . Néron commença son Aqueduc en cét endroit pour porter une partie de l’eau Claudienne sur le mont Cœlius •

Dans 1 autre vigne, a' gauche de la susdite Basilique de Stè. Croix , on vdit' les ruines de

L’AMPHITHÉÂTRE CASTRENSE .

On reconnait aux restes de cet Amphitheâtre, qu’il était environné à 1 exté» rieur , d’un double ordre de colonnes et de pilastres Corinthiens , et construit en' briques . 11 se trouvait hors des mors f mais Bélisaire en remplit les arches , et Se servit de cet édifice lorsqu’il rebâtit les' murs de la Ville , ruinés par Totila . Pour voir la partie extérieure , il faut sortir par la porte St. Jean. On remarque,que l’édifice était de bon goût et à deux ordres j- le premier de colonnes , et le second de pilastres : de celui-ci' il ne resté qu’un pilastre avec la partie d’une arche. Cet Amphithéâtre s’appela CmtrefJ.

se 5 parce qu’il était destiné aux combats des Soldats contre les bétes feroces ,• ce aux célébrations des létes militaires. On y a fait plusieurs fouilles et l’on a trouvédes grottes pleines d’ossemens de gros

Seconde Journée. 159,

aritmaus , une statue Egyptienne , en albâtre 5 avec des hiéroglyphes et d’autres marbres .

Près de cet Amphithéâtre 3 hors de la Ville , était un Cirque construit par Héliogabale et orné par ^lurélien d’un Obélisque de granit qui est aujourd’hui cassé et couché par terre dans le jardin dir Vatican .

C’est du côté de la susdite Basilique de Ste. Croix, que commence le mont Ésquilin qui est le plus étendu des sept monts de Rome: il s’étend jusqu’à la descente de Ste. Marie Majeure , vers l’ancien Vicus Patriùus , qui le sépare du mont Viminala lequel commence à l’Eglise de Ste. Marie des Monts j et finit aux Thermes de Dioclétien : ces deux monts furent renfermés dans Rome par Servius

rr\ » 1 •

lUlllUS.

En suivant le che min dé la Basilique de Ste. Croix , on trouve j tout près'dc là, sur la gauche , la >vUla Conti , où l’on voit les restes du Tepidarium ou du réservoir d’eau des Thermes de Ste. Hélè-

. ne . Ces restes consistent en quelques chambres ,■ où l’on gardait l’eau pour, l’usage des bains . tes vestiges d’aqueduc que. l’on voit dans cette villa , sont de^ Celui de Néron , dont nous- avons déjà fait mention plusieurs fois

En continuant le même chemin , on arrive à la

14® h'wérahe de ^ome ,

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