SEPT SALLES
Ces salles n’étaient qu’un réservoir d’eau 5 anciennement appelé et qui
servait pour l’usage.des 1 hernies de Titus . Cet édifice était à deux étages» dont le premier est actuellement soiis-terre î. Tétage supérieur est divisé par des murs qui forment neuf salles ^ mais comme on n’en trouva d’abord que sept » c’est de-là que cet édifice prit le nom de sept salles» On voit dans les murs de l’une des salles» les canaux par où l’eau descendait dans le réservoir , La construction de cet édifice est d’une grande solidité ; les pavés Sont travaillés en forme de mosaïque ; les
Inî litfiératre de Reme i
murs sont épais et couverts d’un double enduit ^ le premier est artificiel et d’ une composition asicv. dure pour résister à J’action de l’eaui l’autre qui ferme la surface extérieure s’est formé par la déposition calcaire de l’eau : il est aussi dur que la pierre même ; c est à cet enduit naturel qu’on do-t la parfaite conservation des murs de cct édifice. La situation des portes est sii>guHère ; elles ont été faites expressérne t alternatives dans les endroits ob elles ne dirrûnuaiens point î par leurs vides et survUdes, la force des murs • Leur disposition est telle que l’on passe par quatre portes d’une salle à l’autre , et que de chacune d’elles on voit les huit autres. Chaque salle a iz pieds de largeur j 57 dé longueur et 8 de hauteur . On trouve , à quelque distance de là , sur le sommet du mont Esquilin
L’ EGLISE DE St. PlExHRE IN V'IKCOLl.
Elle fut érigée en 442 » du tems du Pape St. Léon le Grand , par Eudoxîc, femme de Valentinien III , Empereur d’Occidenî , pour y conserver la Chaîne avec laquelle Hérode avait fait attacher l’Apôtre St-Pierre dans la prison de Jérusalem. Le Pape Adrien I fit rebâtir cette Eglise^ et ensuite Jules II la restaura en 1505 3 sous la direction de Baccio Piatelli ; enfin 3 en 1705 3 elle fut réduite dans l’état
7’rohrè>fje Journée .
un Iini.r Ilili»
tl’aujourd’hùi, sur les dessins de François Fontana .
les trois nefs de cette belle Eglise sont soutenues par 20 colonnes antiques can»
neléesj de marbre Grec d’ordre boriques de 7 pieds de circonférence : deux colonnes de granit soutiennent la grande arcade du milieu . Sur le premier Autel y à droite, est un tableau de St. Augustin j peint par le Guerchin .. Le tombeau suivant^ du Cardinal Margotti , et celai du Cardinal Agucci , ont été faits sur les dessins du célèbre Dominiquin qui y peignit leurs portraits . le St. Pierre qui est sur l’autre Autel 1 est une copie du tableau du Dominiquin que l’pn conserve dans la Sacristie .. i
On admire dans la croisée j à droite^ le Fameux tombeau du Pape Jules 11 , érigé sur les dessins de Michel*Ange Bonarro.
ti . C’est lui qui a sculpté la statue de Moysc que l’on voit au milieu de ce tombeau , et qui est regardée comme un des chefs -d’auvre de la sculpture moderne » tant par l’expression naturelle , que par la vérité des details : il est représenté de grandeur colossale y assis 3 ayant les Tables de la Loi sous le bras droit 3 et regardant fierement le Peuple, dont la résignation lui paraît fort chancelante et douteuse . Les quatre autres statuesy placées dans les niches de ce même tombeau,,
sont de Raphaël de ^ontclupo 3 élève de Michcl-Ang-
Ith.^ratre de
^ la Ste. Marguerite que l’on voir sur 1 Antrl de la chapelle suivante j esc du Cjnerchtn . Au fond de la tribune qui est ornée de peintures de Jadques Coppij Florentin 3 est un siège antique de marbre blanc. On voit dans l’autre petite nef, un St. Sébastien) en mosa-.que du Vil . Siècle 5 et sur le dernier Ante! est une Piété avec les trois Mariesjque l’on croit du Pomarancio . l a peinture du plafond de l’Eglise y est de jean Baptiste Perodi, Génois .
En' sortant de cette Eglise 3 la rue k gauche conduit aux