THERMES DE TITUS
Les bains chauds étaient en usage dans
la Grèce dès les tems les nhis anciens l
mais ils ne furent introduits à Rome que du tems d’Auguste ) par Mécènes. Ce fut alors qu’o!) doena le nom àc Thsrmae à rédifice des bains , mot qui en Grec signifie cbsad . Bientôt le luxe rassambla dans les édihccs des bains ) tous les exercices du corps et les amusemens de i’ esprit . Us devinrent de vastes bâtimens à plusieurs étages et environnés de portiques et dejardins. Le premier étage servait précisément pour les bains 3 chaudss tîèdes 3 et froids , et pour tout ce qui y avait rapport 3 tel que les chambres pour se d'éshabilier 3 pour s’oindre , pour les frictions 3 pour sqer etc.
^ rohtème Jeuraie 7
Le second étage était consacré aux aaiuspmens de l’esprit,: il y avait des bi« bliotliéques j des exèdraeoü bémïcicles'yox.x les Philosophes discutaiçntj et oii les, Orateurs déclainaient 5 des galleries de su. tues et de tableaux etc.
Les jardins servaient pour les promenades et pour les jeux athlétiques •> et il y avait une.cspèce de Théâtre pour en jouir. Agrippa Lut le premier à construire ua de ces Mtiinens j et à le reiidre public . Son exemple fut suivi par Néron ; et enfin a i. tus eu très-peu de teins bâtit ses I hermes .. L’endroit qn’ ij choisit était très commode par sa situation centrale > tan. dis que ceux d’Agrippa et de Néron étaieiitdans le champ de Mars. 11 se servit de la maison de Mécènes que Néroa avait renfermé dans son palais gigantesque; mais il y ajouta de grands badmens de manière qu ils furencappellés les Thermes de Titus , Doini.tien y fit d’autres accroissemeus , de même que Trajan et Adrien , et chaque partie eut le nom de l’Empereur qui l’ajouta . Ainsi à proprement parler , les Thermes dits de Titus, de Domitien , de Trajan , et d’Adrien ne sont qu’antant de parties d’un suil édifice . Par tous ces accrcisscmcns , elles s’étendirent depuis le Colisée j.^on’ â l’Eglise de St. Martin que nous yûi n'sde décrire. Malgré cette vaste étendu b-s ïberrnes de Utus étaien.t grande
îtittèrahe de K orne »
que" ceux qu’ensuice bâtirent Cara.alla et Dioclétien 5 mais elles les surpassaient en bon goût Près de ces 1 hermes se trouvait le palais de Titus oii était le célèbre groupe du Laocoon 5 qu’on retrouva du teins de Jules li dans une vigne près des Sept Salles .
l’étage supérieur de cet édifice est presqu’entièrement détruit ; il n’y a que quelques restes qui peuvent seulement donner une idée de sa magnificence. Le premier étage est parfaitement conservé $ mais une grande partie est encore remplis de terre . On a cependant deterré une trentaine de chambres et plusi ’urs corridors présentant encore des peintures en arabesque qui font l’admiration des artistes , à cause de la vivacité des couleurs et de l’exactitude du dessin . On prétend n.éine que Raphaël ayant connu ces fresqueSj en profita pour peindre les loges du Vatican, et qu’iS fit ensuite remplir les chambres de terre ; mais >1 y a des monumens peu an éri-urs à Raphaël et d’assez bon goiit qui purent lu> donner des idées pour peinure des arabesques , sans avoir connu ces baiiisq et d’ailleurs -son génie pour les antiquités 3 qui lui fit présenter un projet au grand fontife Léon X pour déterrer l’ancieoiie Rome , et pour en rétablir l’ancien lustrcj ne nous permet pas (de croire une telle baroarie .
Quoiqu’il eu soit 3 ces chambres se
Trohteme ]ouYftèe •
remplirent de nouveau 5 et restèrent enr fouies jusqu’en <776, époque à laquelle elles ont été déterrées : mais ce n’était qu* avec beaucoup de diijiculté que l’on pouvait y péi étrtr avec des torches . Dernièrement elles ont été déblayées de manière que les amateurs des beaux arts pourront parcourir sans peine une partie des nombreuses chambres qui fesaient les délices d’un des milleurs Grinces } et qui depuis tant d’années étaient encombrées • l à ils pourront admirer ces belles peintures qui ont souffert plus de la main des hommes ^ que des injures du tems •
Dans les dernières fouilles on a trouvé une ancienne chapelle Chrétienne cé.-iée à Ste. félicité , qui avait été bâtie dans une chambre des bains vers le VI Siè-.le • On a découvert encore une partie de la maison de Mécènes , dont on admire la construction , et un corridor peint qui était entièrement inconnu , avec une inscription fort curieuse sur le mur . Dans 1 un des corri Jors extérieurs on a rassemblé tous les fragmeus trouvés dans les fouilles .
Suivant ce que nous svonç djr ci-dessus ) le^ Késervoir d tan que l’on uopèle
aujourd hui les Sept- Salues ^ a^jparr. .uuit
a ces î henru’s .
fiorr
fres de là étaient les maisous ce , de Virgi! et de Frop.,rce , -.,i s: que la tameuse Tour d’où Le cruti. iN.'roii,ea,
'Itlnérahe de îteme l
voyant brûler Rome, chantait j au son de Sa lyre , l’incendie dt 1 roie .
En descendant du mont Esquilin , du côté de l’Eglise de St. Pierre in l/incolt j on va dans 'la rue de la Suburra moderne> oû est l’ Eglise de Ste. Marie des Monts • tJne partie de cette rue a remplacé l’ancieaoe rue Scclerata j oîi Tullia passa avec son char sur le cadavre de Servius ^Tullius son père . Ensuite on trouve à gauche la rue Urbana s anciennement ap»
péiée t*atrhius . Dans cette rue est
l'EGIlSE DE Ste. .PUDENTIENNE .
Dans eet endroit était la maison de St- Pudent s Sénateur Romain 5 où logea Jong teuTS HApôtre St.Pierre., et qui fut •îe premier converti à la Foi Catholique •par cet Apôtre .s avec ses fils EJovatus et Ihiniothéc , et scs filles Pudentienne et Fraxède. t ’est pourquoi ie Pape St. Pie 1, changea Celte maison en une Eglise , qui après avoir été réparée plusieurs foisj fut enfin rcnouvclécseoTbellie et réduite dans •&o» état actuelle par ie Cardinal André Gaetani en 1598 . Elle est divisée en trois iiefs par des pilastres^ entre lesquels sont J 4 Cûloniies antiques de marbre .
I e.tableau.du maître Autel 5 représentant Ste. Pudenticitne , est de Bernardin ^^occhi . Les peintures de la coupole, sont de Nicolas de Pomarancio. Dans la chapelle à droite du grand Autel j est lo
Trohlème Jcurr^êe
même Autel , oix St. Wiecrc ctle trait la Ste. Messe., on .y voit N. fionnanc ks clefs il St. Pierr.es sculpture en marbra de Jean Baptiste de la Borte . Suit la^ magni'nque chapelle Gaetani; elle est très riche en marbres, btllts colonnes et sculptures . Dans le puits qui est au devant a-5 cette chapelle , la Sainte titulaiie conserva le sang de plus de trois rniik Martyrs, qui sont enterrés sous cette fcglise^.
Vis-à-vis est rSgiise de Btidant Jésus , érigée par Clément .Xîi , sur iC dessins du chev. .Füga . bile est attenante au monastère des Religieuses i^qoi reç.uivent en éducation les jeunes tilles, particulièrement pour la première Communion . ■ . 1
On entre après dans la grande juace
postérien.rc de la Basilique de Ste. Marie Majeure, d’oh commence la rue Fciice qui conduit tout droit -jusqu à la 'Iriuité du Mont . On trouve dans estte rue
■JL’EGUSE DE SAINT PAUL 'PREMIER HERMITB'.
Cette Eglise fut bâtie • vers Pan i7^5> •sur les dessins tle Célérnent Orlandi • Elle est en forme de Crois Grecque , soutenue par des colonnes et des piLstres . Le tabh au de j’Autd.à droite , représent-aat St. Etienne, Roi de Eior.gric ,est du chev. Antoine Concioli . La statue de St. l’aul sur le maître A.utel , est d’An,jc ikr*
Itwérake de Rome *
gondi: leSt. Ange Gardien est du K euisinou . nat..- 1 du Courte Eglise est nu attenante à cet-
Pie VI , eu Par
phelines . or-
Après cette Eglise on trouve
te bordée de jardins potagers et de vi*
gnesqui mène dans un vallon , qui an" A s appelait | ‘
du célèbre Temple dédié à r\
sous le nom de Uuirim , ^ Ro.rmius ,
était situé sur le rench"! du^ °
pr,t eusuite Je „o,„ de Û-»W«; On mou! tu.t au 1 emple , de ce côté , par
f aSrd’r'-'d • *' “’y
a aujuord hui dans ce vallon , que '
Ê EGLISE DE ST. ViT^AL .
?*' «''= Eglist ost très *'•' ,';'i"Oute jusqu’au tems dl ., o«Ml,, eai’au4.6. Ou la dédia t. Vital C't à ses hls Gervase et Pro-
‘■'^stau.
te pLss urs fois , mais sans aucune dét coration .
,£n revenant à la rue Felice , ou trouve peu loin de là
l’eguse et IE MCX^ASTERE DE ST. DtKiS.
A ainsi qne le Monastère fut
édifice en 1619 , par les Religieux Fran-
çais nmtaires du Kachac 3 et entière^
Trohshfie Journée • lyi
nient restaurée en-iSiJ. Le Monastère est actuellement occupé par des Religieuses -Françaises , appelées les Apostolines de St.Rasilc J dont elles suivent la règle: elles donnent l’éducation aux Demoiselles*. Quoique simple l’Eglise ^Royale est digne de-remarque par l’élégance de son architecture et les belles peintures dont élis est ornée • Le tableau du premier . Autel à droite est de Mr.üasi; celui de la -très Sainte Conception sur le maître Autel J et ceux des C'^tés sont peints par ‘Charles Cesi . Sur l’Autel à gauche est une image miraculeuse de la Vierge j vénérée sous le titre Uel Buon Rimedio et •qui appartenait à St. Crégoire'le Grand • -Le tableau de St. Denis et de St. 1 ouis est l’ouvrage de Mr. -Je Brun ^ et BEcée Homo est de Luc Giordano.
En continuant la rue Fclice 3 on arrive à la place des Quatre Fontaines 3 qui est formée par l’inteisection de la rue Felice ■et par celle qui de la place de Monte~Cava aboutir à la porte Fie . On l’ap.
pèle des Quatre Fontaines , à cause des fontaines qui sont *à scs cjuatre angles . On y jouit.de la vue des Obélisques Egy. ptieus 3 de Ste.Marie Majeures de A'ioute'- Ca'vallo ^ et de la Trinité du Mont .
Dans l’un des coins -de cette place, est le palais Albani , et dans Tautre ,
Ulfiérahe de Rome i