‹ Itinéraire instructif de Rome ancienne et moderne, ou, Description générale des monumens anciens et modernes, et des ouvrages les plus remarquables en peinture, sculpture, et architecture de cette ville célèbre et de ses environsChapitre 65 sur 94 · THERMES DE TITUS · texte numérisé non relu

THERMES DE TITUS

Les bains chauds étaient en usage dans

la Grèce dès les tems les nhis anciens l

mais ils ne furent introduits à Rome que du tems d’Auguste ) par Mécènes. Ce fut alors qu’o!) doena le nom àc Thsrmae à rédifice des bains , mot qui en Grec signifie cbsad . Bientôt le luxe rassambla dans les édihccs des bains ) tous les exercices du corps et les amusemens de i’ esprit . Us devinrent de vastes bâtimens à plusieurs étages et environnés de portiques et dejardins. Le premier étage servait précisément pour les bains 3 chaudss tîèdes 3 et froids , et pour tout ce qui y avait rapport 3 tel que les chambres pour se d'éshabilier 3 pour s’oindre , pour les frictions 3 pour sqer etc.

^ rohtème Jeuraie 7

Le second étage était consacré aux aaiuspmens de l’esprit,: il y avait des bi« bliotliéques j des exèdraeoü bémïcicles'yox.x les Philosophes discutaiçntj et oii les, Orateurs déclainaient 5 des galleries de su. tues et de tableaux etc.

Les jardins servaient pour les promenades et pour les jeux athlétiques •> et il y avait une.cspèce de Théâtre pour en jouir. Agrippa Lut le premier à construire ua de ces Mtiinens j et à le reiidre public . Son exemple fut suivi par Néron ; et enfin a i. tus eu très-peu de teins bâtit ses I hermes .. L’endroit qn’ ij choisit était très commode par sa situation centrale > tan. dis que ceux d’Agrippa et de Néron étaieiitdans le champ de Mars. 11 se servit de la maison de Mécènes que Néroa avait renfermé dans son palais gigantesque; mais il y ajouta de grands badmens de manière qu ils furencappellés les Thermes de Titus , Doini.tien y fit d’autres accroissemeus , de même que Trajan et Adrien , et chaque partie eut le nom de l’Empereur qui l’ajouta . Ainsi à proprement parler , les Thermes dits de Titus, de Domitien , de Trajan , et d’Adrien ne sont qu’antant de parties d’un suil édifice . Par tous ces accrcisscmcns , elles s’étendirent depuis le Colisée j.^on’ â l’Eglise de St. Martin que nous yûi n'sde décrire. Malgré cette vaste étendu b-s ïberrnes de Utus étaien.t grande

îtittèrahe de K orne »

que" ceux qu’ensuice bâtirent Cara.alla et Dioclétien 5 mais elles les surpassaient en bon goût Près de ces 1 hermes se trouvait le palais de Titus oii était le célèbre groupe du Laocoon 5 qu’on retrouva du teins de Jules li dans une vigne près des Sept Salles .

l’étage supérieur de cet édifice est presqu’entièrement détruit ; il n’y a que quelques restes qui peuvent seulement donner une idée de sa magnificence. Le premier étage est parfaitement conservé $ mais une grande partie est encore remplis de terre . On a cependant deterré une trentaine de chambres et plusi ’urs corridors présentant encore des peintures en arabesque qui font l’admiration des artistes , à cause de la vivacité des couleurs et de l’exactitude du dessin . On prétend n.éine que Raphaël ayant connu ces fresqueSj en profita pour peindre les loges du Vatican, et qu’iS fit ensuite remplir les chambres de terre ; mais >1 y a des monumens peu an éri-urs à Raphaël et d’assez bon goiit qui purent lu> donner des idées pour peinure des arabesques , sans avoir connu ces baiiisq et d’ailleurs -son génie pour les antiquités 3 qui lui fit présenter un projet au grand fontife Léon X pour déterrer l’ancieoiie Rome , et pour en rétablir l’ancien lustrcj ne nous permet pas (de croire une telle baroarie .

Quoiqu’il eu soit 3 ces chambres se

Trohteme ]ouYftèe •

remplirent de nouveau 5 et restèrent enr fouies jusqu’en <776, époque à laquelle elles ont été déterrées : mais ce n’était qu* avec beaucoup de diijiculté que l’on pouvait y péi étrtr avec des torches . Dernièrement elles ont été déblayées de manière que les amateurs des beaux arts pourront parcourir sans peine une partie des nombreuses chambres qui fesaient les délices d’un des milleurs Grinces } et qui depuis tant d’années étaient encombrées • l à ils pourront admirer ces belles peintures qui ont souffert plus de la main des hommes ^ que des injures du tems •

Dans les dernières fouilles on a trouvé une ancienne chapelle Chrétienne cé.-iée à Ste. félicité , qui avait été bâtie dans une chambre des bains vers le VI Siè-.le • On a découvert encore une partie de la maison de Mécènes , dont on admire la construction , et un corridor peint qui était entièrement inconnu , avec une inscription fort curieuse sur le mur . Dans 1 un des corri Jors extérieurs on a rassemblé tous les fragmeus trouvés dans les fouilles .

Suivant ce que nous svonç djr ci-dessus ) le^ Késervoir d tan que l’on uopèle

aujourd hui les Sept- Salues ^ a^jparr. .uuit

a ces î henru’s .

fiorr

fres de là étaient les maisous ce , de Virgi! et de Frop.,rce , -.,i s: que la tameuse Tour d’où Le cruti. iN.'roii,ea,

'Itlnérahe de îteme l

voyant brûler Rome, chantait j au son de Sa lyre , l’incendie dt 1 roie .

En descendant du mont Esquilin , du côté de l’Eglise de St. Pierre in l/incolt j on va dans 'la rue de la Suburra moderne> oû est l’ Eglise de Ste. Marie des Monts • tJne partie de cette rue a remplacé l’ancieaoe rue Scclerata j oîi Tullia passa avec son char sur le cadavre de Servius ^Tullius son père . Ensuite on trouve à gauche la rue Urbana s anciennement ap»

péiée t*atrhius . Dans cette rue est

l'EGIlSE DE Ste. .PUDENTIENNE .

Dans eet endroit était la maison de St- Pudent s Sénateur Romain 5 où logea Jong teuTS HApôtre St.Pierre., et qui fut •îe premier converti à la Foi Catholique •par cet Apôtre .s avec ses fils EJovatus et Ihiniothéc , et scs filles Pudentienne et Fraxède. t ’est pourquoi ie Pape St. Pie 1, changea Celte maison en une Eglise , qui après avoir été réparée plusieurs foisj fut enfin rcnouvclécseoTbellie et réduite dans •&o» état actuelle par ie Cardinal André Gaetani en 1598 . Elle est divisée en trois iiefs par des pilastres^ entre lesquels sont J 4 Cûloniies antiques de marbre .

I e.tableau.du maître Autel 5 représentant Ste. Pudenticitne , est de Bernardin ^^occhi . Les peintures de la coupole, sont de Nicolas de Pomarancio. Dans la chapelle à droite du grand Autel j est lo

Trohlème Jcurr^êe

même Autel , oix St. Wiecrc ctle trait la Ste. Messe., on .y voit N. fionnanc ks clefs il St. Pierr.es sculpture en marbra de Jean Baptiste de la Borte . Suit la^ magni'nque chapelle Gaetani; elle est très riche en marbres, btllts colonnes et sculptures . Dans le puits qui est au devant a-5 cette chapelle , la Sainte titulaiie conserva le sang de plus de trois rniik Martyrs, qui sont enterrés sous cette fcglise^.

Vis-à-vis est rSgiise de Btidant Jésus , érigée par Clément .Xîi , sur iC dessins du chev. .Füga . bile est attenante au monastère des Religieuses i^qoi reç.uivent en éducation les jeunes tilles, particulièrement pour la première Communion . ■ . 1

On entre après dans la grande juace

postérien.rc de la Basilique de Ste. Marie Majeure, d’oh commence la rue Fciice qui conduit tout droit -jusqu à la 'Iriuité du Mont . On trouve dans estte rue

■JL’EGUSE DE SAINT PAUL 'PREMIER HERMITB'.

Cette Eglise fut bâtie • vers Pan i7^5> •sur les dessins tle Célérnent Orlandi • Elle est en forme de Crois Grecque , soutenue par des colonnes et des piLstres . Le tabh au de j’Autd.à droite , représent-aat St. Etienne, Roi de Eior.gric ,est du chev. Antoine Concioli . La statue de St. l’aul sur le maître A.utel , est d’An,jc ikr*

Itwérake de Rome *

gondi: leSt. Ange Gardien est du K euisinou . nat..- 1 du Courte Eglise est nu attenante à cet-

Pie VI , eu Par

phelines . or-

Après cette Eglise on trouve

te bordée de jardins potagers et de vi*

gnesqui mène dans un vallon , qui an" A s appelait | ‘

du célèbre Temple dédié à r\

sous le nom de Uuirim , ^ Ro.rmius ,

était situé sur le rench"! du^ °

pr,t eusuite Je „o,„ de Û-»W«; On mou! tu.t au 1 emple , de ce côté , par

f aSrd’r'-'d • *' “’y

a aujuord hui dans ce vallon , que '

Ê EGLISE DE ST. ViT^AL .

?*' «''= Eglist ost très *'•' ,';'i"Oute jusqu’au tems dl ., o«Ml,, eai’au4.6. Ou la dédia t. Vital C't à ses hls Gervase et Pro-

‘■'^stau.

te pLss urs fois , mais sans aucune dét coration .

,£n revenant à la rue Felice , ou trouve peu loin de là

l’eguse et IE MCX^ASTERE DE ST. DtKiS.

A ainsi qne le Monastère fut

édifice en 1619 , par les Religieux Fran-

çais nmtaires du Kachac 3 et entière^

Trohshfie Journée • lyi

nient restaurée en-iSiJ. Le Monastère est actuellement occupé par des Religieuses -Françaises , appelées les Apostolines de St.Rasilc J dont elles suivent la règle: elles donnent l’éducation aux Demoiselles*. Quoique simple l’Eglise ^Royale est digne de-remarque par l’élégance de son architecture et les belles peintures dont élis est ornée • Le tableau du premier . Autel à droite est de Mr.üasi; celui de la -très Sainte Conception sur le maître Autel J et ceux des C'^tés sont peints par ‘Charles Cesi . Sur l’Autel à gauche est une image miraculeuse de la Vierge j vénérée sous le titre Uel Buon Rimedio et •qui appartenait à St. Crégoire'le Grand • -Le tableau de St. Denis et de St. 1 ouis est l’ouvrage de Mr. -Je Brun ^ et BEcée Homo est de Luc Giordano.

En continuant la rue Fclice 3 on arrive à la place des Quatre Fontaines 3 qui est formée par l’inteisection de la rue Felice ■et par celle qui de la place de Monte~Cava aboutir à la porte Fie . On l’ap.

pèle des Quatre Fontaines , à cause des fontaines qui sont *à scs cjuatre angles . On y jouit.de la vue des Obélisques Egy. ptieus 3 de Ste.Marie Majeures de A'ioute'- Ca'vallo ^ et de la Trinité du Mont .

Dans l’un des coins -de cette place, est le palais Albani , et dans Tautre ,

Ulfiérahe de Rome i

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