FORTE PIE
Cette porte s’ appelait anciennemen-t :
Isjomcnîcna ^ parce qu’elle conduisait à.„ Nüi/fÈfif'nm , Ville des Sabinss à 12 udllesde Rome 5 qui est détruite à. présent 3 et ne fait plus qn’ûn village,uomn;é.
tma . Le nom qu’cllg, porte aujourd’hui-: vient de Fie IV 3 qui îa,fit oraer- dans lapartie intérieure 3 sur -lés dessins .du Bo?.narroti .
Aussitôt qu’on est sorti de cette porte^ Qiurouve , à droite 3 la mlia Patrizi , dC.
iSii
lf:nê"'aire de Pùme .
Uci' iist^ à Caiis^ desa belle sicuatioiuVicnt ensuite la vtUa Laiicellotti) celle de Bologuetti et l’ùutre de 'i orlonia
A envitun un mille de. la. porte Piej est
L’HGLISE, DE, Ste. AGKÉS.
C'onst.Mitin le Grand fit oàtir cette E-
glise à la prière de Gonstance sa fille^ snT le cimetière de Ste. Agnès, dans le mt'me endn it où le corps ck cette Sainte fut troir. é • On descend dans l’Eglise par un largs. csc.jlier de 45 degrés , sur les murs du 1 ue! on voit plusieurs inscriptions sépulcrales des premiers tems du Christianisme , l ’Eglise est à trois nefSjSoiU: nues par ! 6 colonnes antiqtres d mu dix sont de granit , quatre de. portasanta et deux de marbre violet; chacune de ces dernières colonnes a 14» cannelures ; ce qui les rend très rares, comme étant les seules qu« l’on connaisse ... y a aussi dans le haut 16 colonnes de moindre grandeurs qui soutiennent le portique supérieur .
le mattre Autel est décoré d’un baldaquin soutenu par quatre colonnes de porphyre y le pluS'lin et lé plus beau que l’on connaisse . Suus le même Autel , qui est composé dé marbres précieux , est le corps de la Sainte j dont on voit la statue au-dessus , tormee clu torse d’une statue antique , d’albâtre Oriental • La tribune est ornée d’une ancienne ntosaïque da tern5 d’Honorius i y sur laquelle .est écrit
y rohUme Tournée 1
Je nom de Ste» Agnès. Sur l’Autel delà Vierge > est une tête du-Sauveurj deBoiiarroti ; on admire dans cette même chapelle un beau candélabre ancien . Cette Eglise est celle qui approche le plus des anciennes Basiliques Romaines .
Quelque pas plus loin j on trouve
l’EGLlSE DE Ste. CONSTANCE.-
Quelques Antiquaires prétendent que eet édifice était auparavant un Temple de Bacchus , parce qu’èn voit sur la voû- -te de la nef circulaire 5 en mosaïque d-éi mail , des-enfans avec de grappes de rassin . Mais comme on sait que ces ornemens convenaient encore au Christianisme il faut plutôt suivre le sentiment >d’Anastase Bibliothécaire qui dit ,, que Constantin le Grand , après avoir bâti* l’Eglise de Ste. Agnès ^^fit ériger ,.à côtcj un Baptistère de forme sphérique , pour y baptiser lés-deux Constances , sa Sœur et sa Fille . Ce qui prouve que cet édifice a^ servi, ensuite de Sépulcre aux- mômes Constances 5 c’est le sarcophage de porphyre } découvert dans cet endroit , sur. leqael’sont sculptés en bas-reliefs les mêmes symboles qu’on voit sur la voûte. Ce sarcophage ressemble beaucoup pour lé style, et pour la forme, à celui troijvé’dans lé Tombeau de Stc.Hélène à Tor.fig„ana^ rarï un et l’autre ont été’transportés.par
ordre de Fie VI , dans le musée tiu Vatican »
hlnèraire de Rome .
, J2j6^', convertit cet
edihce ea-r.ne Eglise qu’il dédia en Phon. ncur de Ste- Constance : il fit enlever le coi ps du Susdit sarcophage et le renferma sous 1 Autel'..
Cette belle Eglise, dê figure sphériquea a 69 pieds dé diamètre intérieur. L’Autel est plHCc.au milieu,' et là coupole est sou* tenue.par 24 colônnes'dé granit', d’ordre Corinthien qui sont accouplées ; exemple unique dans l’antiquiîé ; L’espace qui est
*-^5-colônnes^ et le mur circulaire de 1 édifice , forme un^grand bas-c6té , dont la voiitC', comme nous l'avo’is dit ci-des- SOUS-, est ornée dé.compartimeus où sont des enfans'jdés pampres et des raisins .
On voit , près de cette Eglise , les ruines d’un ancien édifice de forme O'/ale que 1 on croit avoir été un Llippodrôme , crigéJpar.le màme Constantin . il ccMisistaif en une grande cour entourée de portiques, . ou l’on excrç ’it lés chevaux à là course , et où l’on faisait d’autres exercices équestres . .
Un. peu plus d’un mille au-de là de ces ruines , on trouve sur le T everone, autrefois V /Jfua , ,1’ancién pont Lar/ntitano , appelé -jadis /Vomentarius ■) parte qu’on y passait pour: aller à’./Vo»îf«/«r/; , Ville de la Sabine ♦ Ce pont fut détruit par les Goth’s , refait par Narsès et restauré par- Martin V : .il s’appèle aujourd’hui L.amen.'^ ■ tmo c
Trohièine Journée .
On voit, en.face du même pont', le fameux iVl ont' Sacré» dont la forme est presque ronde. Les Plébéiens Romains oppri»
més par. les Noble.s et par, les riches, 4 raison. des dettes qu’ils avaient contractées 5 se retirèrent sur, ce. mcnf et s’y fortifièrent-, l’ân de Rome 261 .. Le Sénat et les Patriciens J voysDt le danger» qui leS menaçait , furent obligés de leur envoyer' des Députés, des-Prètres et des Vestales ; mais sans effet . Menenius Agrippa fut le seul qui, par, le fameux apolôgue du-Corps humain, rapporté par. Tits Live ,■ réussit.
àleur persuader de retourner à' Rome. Gn •>
acquitta, toutes leurs dettes*, et. le Sénat leur accorda, lès. Tribuns*, qui. furent alors, créés pour la première fois . Ces Magis-^ trats furenc abolis par la suite et rétablis lbrs.de la seconde retraite des Plébciens-dans le même lieu , à cause de la mort de Virginie, l’àn 305 . Le Peuple fit*à cette occasion , une loi - par laquelle il prêtait serment ,.de ne jamais se révolter contre, ses. Tribuns : cette. loi ayant été.regardée comme sacrée , à cause' du serment, qui l’accompagnait, ce Mont ,. auparavant appe’é.T'^e/la prit le nom de MontrSacré.
En retournant à la Porte Pie et prenant le chemin à droite ,. le, long des murs de, la Ville , on airive à la<
PORTE SALARA.
Lorsqu’Aurélien agrandit l’enceinte de
ItinircAift'de Rome .
Rome > il substitua la porte Salaria à l’ancienne porte Collfta de Servius. Cette nouvelle porte tira son nom de l’ancienne voie Salaria qui commençait h\ • Détruite ensuite par l’invasion d’Alarie Roi des Goths j qui cntra de ce côté dans la Vaille î cils fut rebâtie telle qu’on la voit actuellement . 11 paraît que la Ville était moins forte de ce côté , puisque non seulement Alaric s’en empara par là»mais les Gaulois eux mêmes entrèrent par la porte Colline dans la Ville , et Annibal 8C disposait à l’attaquer de ce côté , lorsque des orages réitérés l’eu détournèrent» jlllc conserve encore aujourd’hui le. nom de Salerirt qu’Aurélisn lui' donna .
Près de la porte Coltina était ic Champ- Scélérat oîi l’on cntcrr,dt eu vie les-Ves*taies qui avaient:per Ju leur v-irginité.
A. un quart de mille ded-àj on trouve la
r/ZZ:.2' AlBANl.
Cette célèbre villa-, qui est une d?S'’> plus remarquables de Rome, fut construite vers le milieu du dernier ïsieele 5 parlé Cardinal Ale xandre Albaui. Il en donna lui même le pian, ..et en conha 1 exemtioii à Charles Marchionai^ Comme ce Cardinal -était grand connaisseur et amateur d’âutiqniié 5 il rassembla un nombre prodigieux de st;uue.i5 bustes , de hasreilcfs’., de sarcephaaes , de eclonuts , d’inscriptions et-U’auircs riiouumens -an*
Tïùhleme Journée* iSÿ
ciens j avec lesquels il orua cette .villas de manière qu'elle peut >:ôtre -regardée comme uii riche musée d, antiquité *
La • cassiue est composée ü’un grand appartement 5 sous lequel est , du côté des jardins ^ un superbe portique j soutenu par des colonnes de beaux marbres* Le vestibule par on l’on entre dans la cassine J est de figure ovale ; il est orné de bas-.reliefs en stucs 5 tirés de l’antique, et de quatre statues jepjrésentant un C. César (ils cl’ Agrippe .5 une Cérès , une Vénus ctuu'Erutus s ou plutôt Harmodius 9 qui tua Hipparque fils de Fisistrate : dans Je liant 5 sont trois masques de grandeur colossale s 1’ un représentant Méduse , l’autre Bacchus, et le troisième Hercule .
A droite , on trouve un corridor qui conduit à l’escalier du grand appartement . Ou y voit un beau bas-relief qui représente Kome triomphante: une peinture antique oi: l’on voit deux Dames qui font un sacrifice à Mars j et qu’on appèle Livic et Octavie : et une belle tête d’ua ancien Fhilosophe , en profil .
Sur 1 escalier on voie plusieurs bas-reliefs enchâssés dans le murs; celui qu’ou voit à droite sur le premier paiier de l’cs- Calier représente une partie des cnfi.ns de Niobée tués par Apollon ; c’e.<-;t Fort beau . II y a aussi différentes têtes and* ques • On entre ensuite cjf’iis une -salie
1J9 itinéraire de Romei
ov-àle'oîi sont deux l'ailles colonnes de jaune,antique.; dans le haut est un bas^re- Uief représe ntant les Carceres d’ un Cirque , et trois bigues .avec -de petits Amours ; entre les colonnes est un.Faune . Les peintures de la voûte sont d’Antoine Bicchierai.; des -clairs obscurs» de Micolas Lapiccola -3 et les paysages, de Paul Anesi . Suivent trois pièces ornées de difFcr.cns paysages.et de tapisseries sjet dont les peintures des voûtes sont du Bicchierai.
Vient après un riche cabinet , décoré d’un pavé de mosaïq'ue ; sa voûte est -peinte pas Nicolas Lapicola : ce cabinet renferme une -petite statue de Pallas en bronze 3 très estimée 5 une Diane, en .albâtre 3 avec -la tête -, les mains , et les pieds de bronze : l’Hercule Farnesien de Glycoii, eu bronze ; une petite statue de Diogène fort curieuse ; une Vestale: un Silène et deux petits Faunes assez beaux ; r Apollon Sauroctone en bronze , statue dts plus remarquable de cetit lUla: le célèbre bas-reliefs de l’Apothéose d’Hercule: une petite statue fort rare, de plasme d’éméraude , répresentaut Üsiris : et enfin le fameux Cauope avec des Divinités Egyptiennes , eu basalte vert ^ Il y a en» core d--. S-iperbeS bas reliefs , dix petits bustes d’albûtre 3 .cinq vases de la même pierre et un de porphyre .
Du trouve -ensuite trgis autres salles’
Troisième Jouvffie •
.doutBkchîerai peignit les voûtes. Sur la porte d’entrée dans la, troisième salle, on voit un discjue de marbre,, ;Sur lequel est , représenté le combat ,d’ Apollon avec Hercule, pour recouvrer le J repied sacre» Parmi les autres bas-reliçfs. de cette salle» on remarque sur la cheminée le célébré bas-relief eu marbre représentant Antinous en prohl, qui est le plus beau mor- ,ceau de cette villa,.
Suit une , magnifique galerie , .décoréo de huit pilastres , revêtus de. mosaïque , et de di;i autres iiK'rustés de >dilïcrens marbres . On voit sur ,1a porte , deux -baS7reliefs représentant des .trophées, d’un excellent travail ; d’autres bas-reliefs du meilleur style .représentent Hercule aux Hespérides 5 Dedale et Icare, Bcllorophou elle Pégase, et Marc-Aurèle assis , avec .Faustiue représentée sous le figure déjà paix,. Outre les au. très bas-reliefs , on trouve une belle statue de Pallas.» La voûte ,de cette galerie est décorée d’une superbe peinture du chev. Mengs qui y .a .représenté Apollon etMnemosynè , sur le Parnasse , au milieu des Muses. Les clairs-obscurs sout de l.apiccola .
En retournant au rez de chaussée , et passaiit par le vestibule et le corridor de l’cscalier, on trouve , après la porte quatre petite urnes d’albâtre de Volt* rre, et divers bas-reliefs su marore et eu ccr-
Ithérairâ de Kome
re cuite . De-là ou passe dans le porche appel é .de la Caryatide j qui es.t pareillement revêtu de beaux maigres 5 et au milieu duquel est un très beau vase . Outre'la célèbre Caryatide 3 ou Canephore^ qui porte l’inscriptiou Grecque de Criton et de Nicolaus, sculpteurs d’Athènes 3 et deux autres Caryatides 3 on voit les bustes de L. Ver us , de Vespasien et de Titus y deux beaux vases antiques 3 et dans le hautj> un masque colossal de Silène .
■De ce porche^on passe dans une longue galerie où sont les hermès de ïhémistocle 3 ü’Epicurc3 d’Amilcar-s de Ltonidas, de Massiuissa , d’Anuibal3 de Scipion, d’Alexandre le Grand 3 et le célèbre Mer- .cure avcc.riascriptioii Grecque 3 ce 'Latine-: on y trouve aussi une belle statue de Faustine , deux Vénus , deux Muses, un Faune et une isis •
On passe de-ià au portique de -la cassiae 3 qui est ouvert en arcs 3 et -soutenu par des pilastres et par 28 colonnes de différais marbres.; on y voit les statues de J U non Luciue 3 de Tibère , de L. Verus , de Trajan 3 de M- Aurèle , d’Antonin le Pieux et d’Adrien. Sur les niches sont six fnses et six masques , et au bout du portique 3 un bassin de marbre violet »
De-l.à on arrive au porche de Junon 3 jQui est de la même lorme , et de la meme
Trohhh/je Journée .
• décoration que celui de la Caryatide , au milieu duquel est uu beau vase antique : outre la statue de Junon et celles de deux Caryatides J on y voit les bustes de L. Verus et de M- Aurèle ; Socrate et Pertinax en bas-reliefs j et la tête colossale d’un fleuve .
De ce porche on se rend à une .longue galerie 5 où l’on trouve 18 liermès , parmi lesquels on distingue ceux d’Euripidej d’ Anacréon, de Findare , de Persée , de Platon , de Numa , de Sapho , deCorinna , de Prasilla , d’Erinna -, de Miso j dePitheus et d’Apollonius deThyane:
on y voit aussi les statues d’une Prétresse Etrusque 5 d’un Faune qui tient Bacchus enfant , de deux autres Faunes , d’Apollon , de Diane et d’une Prêtresse Etrusque -
Après cette galerie on trouve une salle pavée d’une mosaïque antique etdécorée de deux colonnes , dont l’une d’dbâtre fleuri 5 et l’autre de jaspe de Sicile ; on y voit deux statues de Faune , un superbe sarcophage de marbre de Parcs avec les Boces de Pelée et de lhetis j six bas-reliefs mitiques et d’autres marbres .
Suivent quatre pièces ornées pareillement de sculptures antiques : on remarque dans la première 3 le buste de BéréuF ce en porphyre 3 avec la tête de basalthe vert , Celui de Caracalla 3 de Pertinax €t celui de Lucillacn rouge antique» Par^
IthiLYalre de ^ctne .
mi les bas-reliefs , on distingue celui qui représente Diogène dans son tonneau , parlant ave: Alexandre le Grand : et un autre de rouge antique représentant Dédale qui travaille aux ailes d’Icare: on y voit aussi une peinture antique j qui représente un paysage 5 un fameux buste de Sérapis en basalte , et plusieurs basrelicfs en terre cuite .
Dans la seconde pièce qui est ornée de buit colonnes 3 les marbres les plus singuliers sont ) un Ftolémée sculpté par ütiennej élève de Praxitèle : une Fallas, d’un travail Grec très ancien ; une VéimSj un autre Ptolémce 3 la petite statue d’un pécheurs placée sur une base triangulaire 3 oh sont représentés les trois saisons 3 dont les Anciens formaient la division de leur Année, et un bassin de marbre blanc de 22 pieds de circonférence , oh l’on voit , en bas-reliefs 3 les travaux d’Hercule .
La troisième pièce est décorée de six colonnes et de plusieurs marbres antiques parmi lesquels on distingue un lurmès d’albâtre fleuri , avec la tète d’un Faune en jaune antique 3 un htrmes de Priape, un buste de L. Ver us , une coupe de granit noir 3 une de marbre Africain 3 rapportée par deux petits Fselaves 3 et une mosaïque antique ou l’on voit une petite
barque Egyptienne . , • •
La dernière pièce est ernee de huit
Tyotsièifje Joarftèe •
colonnes cannelées et de sculptures antiques , parmi lesquelles on remarque une statue d’Apollon assis sur un trépieds et une Leda . Sur les murs extérieurs sont diverses inscriptions aatiq.jts et différens bas reliefs J dont le plus singulier est sur la porte J et représente le com* bat d’Achille et de Alemnon .
Près de la cassine on trouve un petit édifice appelé le billard : son portique est orné de 14 colonnes s de dilTérens hcrmès , d’un bas-relief et d’un candélabre . La belle salle 5 où est le billard > est décorée de huit colonnes j d’une coupe d’albàtre fieurî et des statues d’un Prêtre Etrusque , d’un Ptolémée 5 de Geta 3 de Maxime , de Bacchus et de Hyacinthe . Dans la chambre vis-à-vis est un beau bas-reliefs qui représente Bérénice , femme de Ptolémée Evergète , qui fait le sacrifice de S;S cheveux à l’heurtux •retour de son mari, l a pièce suivante est ornée de 14 belles colonnes 3 d’une statue de Diane Ephesieune et d’un Satyre femelle . Les peintures sont de Dominique et de Séraphin Eattor i .
La terasse qui est devant la cassinc » est terminée par une balustrade ornée de statues et d’une fontaine qui occupe le milieu . De là on descend -dans le jardin inférieur par un double escalier , oii l’on voit, sous la grande balustrades une belle fontaine formée d’une coupe dç
i9^ Itinéraire de Rome
granit et soutemie par deux Sphinx, et sur laquelle est la figure du Nil en marbre d’Egypte. Sous les escaliers sont deux autres fontaines avec les coupes de marbre gris ; ces fontaines sont ornées de ‘ colonnes et de deux figures de fleuves » Des deux bustes colossaux que l’on voit sur les parties latérales , l’une représente Titus et l’autre Trajan. Au milieu du jardin est une grande fontaine dont le bassin de granit blanc et noir 3341 pieds de circonférence .
Au bout du jardin , vis-à-vis la cassine ou voit un bel édifice décoré d’un portique circulaire , soutenu par des pilastres et par 26 colonnes de différens marbres ; sous ce portique sont les statues de Mercure 3 de Mars , d’Apollon , de Diane, ‘de Sapho 3 d’Hercule , de Bacchus dont la tête est surprenante , et deux Caryatide 3 ou plutôt Canephorcs : ce portique renferme aussi 20 petites statues placées sur autant de colonnes correspondantes à celles qui soutiennent les arcades du portique : on y voit aussi 20 bustes , la plupart d’Empereurs , et entr autres celui de Caligula qui est fort rare : 20 hennés de Philosophes ; et clans le haut y dix
masques antiques *
Au milieu du meme portique, au devant de l’entree du vestioule , est une grande coupe de breene d Egypte 3 pux cptés de l’entrée ^ on voit les star
Tïohihne ]ouYtî ’e .
tues d’un Guerrier et d’une Junon en forme de Livre . Le vestibule suivant est orné de deux statues de marbre noir d’Egypte , de deux Sphinx j de quatre petits hennés et de six petites statues . Sur la porte de la galerie est un bas-relief qui représente Arion j nè de Cérès et de Neptune .
Du portique on passe dans la galerie > qui est décorée d’un pavé de mosaïque antique , et de peintures sur la voûte faites pas Lapiccola qui y à transporté en grand , une Bacchanale de jules Romain : les paysage sont de Paul Anesi s et les petits tableaux du Biccbierai . On y voit aussi deux statues 3 l’une de }unon qui a dans sa base , une mosaïque antique oû est représenté une Ecole de Philosophes et l’autre d’une Nymphe qui a dans la base une^ mosaïque très fine j représentant ïlesione , exposée au monstre .
En allant vers le bas on trouve derrière cet édifice 3 un portique 3 au milieu duquel est placée une figure colossale de Rome assise 3 en marbre gris 3 avec la tête 3 les mains et 1-es pieds de marbre blanc ; elle a sur sa base 3 un bas-relief repr. sentant 1 hcsée qui lève la pierre 3 sons laquelle était cachée l’épée de son père , On voie sous le même portique 3 une statue de Claude 3 une d’Auguste , np Prêtre Etrusque et une Caryatide .
ainsi que plusieurs bas.reliefs et d’autres
Hiouumens antiques . 1?
hitiJrahe de Roms .
Près-de-là est une fontaine décorée de marbres antiques . Vis-à. vis du portique, on voit les statues de Caligula et d’Adrien,et deux têtes colossales de l’Océan. Dans le milieu , où commencent les sept cascades d’eau , estime statue colossale ti’Amphitrite , appuyée sur un Taureau .
Dans le jardin , à droite du portique circulaire, envoie , au bas de rescalier> entre deux colonnes le granit , un groupe représentant Fan et Apollon . On y trouve aussi les statues de Paris , de Ju* piter , de Julie Soémie , de Froserpine , d’une Naiade et de eieux Comédiens, ainsi qu'un Temple à moitié démoli , avec une statue mutilée ; le tout fait exprès pour Sîgurer un Temple ruiné . Dans les autres parties de cette c^/7/a , on trouve des statues , des Hermès , des coupes , des sarcophages, des inscriptions et d’autres précieux rnonumens de l’antiquité j qu’il serait très long de décrire.
Presque à deux milles de-h\, est le
1^'0:VTË S/Uv^KO .
Ce pont , qui est sur le Teverone , fut détruit par i'oiila 'et rel âti par Narsès , après la victoire qu’il remporta sur les Goths . C’est sur ce même pont que, 35a ans avant l’ère Chrétienne , Manlius tua un Soldat Gaulois , qui l’avait déhé au combat , pour décider laquelle des deux Nations était la plus puissante dans la
Troh'ièdse Journée .
guerre . Cette action fit donner à Manlius le surnom de Torquatus , du rnot Latin Torques qui signifiait le colîiér, dont se paraient les Gaulois ; parce qu’ayant pris celui du vaincu , il le mit à son cou .
En rentrant dans la Ville par la même porte Salaraj on trouve sur le chemin qui est à droite j la vigne Mandosi 3 oh 1’ on voit les restes des jardins de Salluste , parmi lesquels on remarque un ancien Temple octangulaire que l’on croit avoir été dédié à Vénus dite des jardius Sallus-' tiens . On y voit aussi les vestiges du Cirque de Salluste , au milieu duquel était placé \* Obélisque Egyptien ^ que Pie VI fit élever sur la nlace de la Trini-
té du Mont . Les jardins de Salluste occupaient une partie des monts Quirinal et Pinciiis 3 et s’étendaient jusqu’aux jardins de LuculIiiSj qui étaient placés dans l’endroitj appelé a capo le case . Ils étaient si vastes et si riches que plusieurs hmpereurs en préférèrent la demeure au Palais Impérial. Marie ks brûla en entrant dans Rome par la porte Salara. Tout près de-1 à on trouve la
VILLA LüDOViSl .
Le Cardinal Louis Ludovisi 3 Neveu do Grégoire XV 3 fie faire cette charmante ‘Villa ^ qui appartient aujourd’hui à la hkison Eoncompagni , des Princes de i loiiibino , Cette villa occupe une partie
lÙKéraire de Rome.
avec les murs de la Ville, faits uar l’Fm’
des jardins de Salluste 5
uste 5 et elle confine
on ae campagne , je me bornerai en conséquence à la description générale des monumens qu’on y trouve .
Cette villa renferme trois cassines ; la principale , qui est à gauche près de 1 entree, fut bâtie sur le plan du Dominiquin . la façade est ornée de statues , de bustes^ et de bas-reliefs antiques . On voit dans l’autre cassine, qui est à droite en entrant dans lüvilla^ une superbe collection de sculptures antiques : les plus remarquables sont 5 une statue d’Esculape j une d Apollon : une de Vénus ; un buste de Claude , avec la tete de bronze ; uo buste de Jules César ; une statue d’An» tonin le^ Fieux ; une autre d’Apollon : un buste d’Antinous : une superbe statue de Mars y en repos , restaurée par Bcrnin ; un groupe d’Apollon et Diane ; un autre groupe du Dieu Pan avec Syrinxî une statue de Cléopâtre : un Jdladiateur assis ; une tête de Bacchus : une Vénus sortant du bain ; un Hercule ; un Bacchus : un Mci'cure : une statue que l’on croit d’Agrippine , très bien drappée : le célèbre groupe d’Oreste reconnu par sa sœur Electre 3 qui est un ouvrage Grec de iMénélaus , suivant l’inscription Grecque j que l’on y voit $ suit une autre groupe
TrchUtfis JouTtiis •
que l’on prétend représenter Pœtus soutenant Arria sa femme , qui tombe^ après le coup mortel qu’elle s’est donne ellemêmeîtandis qu’il s enfonce un poignard, dans la gorge . On trouve enfin un autre groupe qui représente Fluton ravissant Proserpinej ouvrage du chevalier Bernin*
L’autre cassine, placée vers le milieu de la villa 5 a sur la voûte y une superb» fresque dn Guerchin de Cento , représentant r Aurore assise sur son char 5 et chassant la nuit en répandant des fleurs. Tont le Monde regarde cette fresque comle chef-d’œuvre de ce célèbre peintre qui s’est vraiment surpassé lui même . On voit dans l’une des lunettes de la meme voûte 5 le point du jour représenté par un jeune hemme ailé, tenant un flambeau d’unc.niain, et des fleurs de l’autre. Dans la lunette qui est vis-à-vis •, on voit la Nuitjreprésentée par une femme qui s’est en dormie en lisant .
Dans la salle suivante 5 sont quatre paysages peints à- fresque , deux par le Guerchin et deux par le Donuniquin .
Dans une autre salle J dont la voûte fut peinte par Zuccari , est un grand buste de Marc-Aurèle , en porphyre, avec la tête de bronze . L’appartement supérieur a également sur la v''ûte 5 une fresque ui- Guerchin y qui n’est pas inférieure à l’autre : ce peintre y a représenté la Keuom- .sné'e sous la figure d’une femme sonnant
It'snvraîYà de Keme .
de iii trornpsîte J. et portant un rameau ti’oHvier . On trouve enfia'''dans le parc de cetie vWa , des statues ^ des bustes 5. des bas-reÜei's , des urnes et d’^ autres niarbres antiques -
£11 gagnant la rue qui .conduit à la pla^ ce varberiui j.on trouves à droite ,
L’EGLISE DE St. NICOIAS DE TOLENTIN. .
Cette Eglise fut bâtie en 16145. aux.
frais, du Prince Pamfili et sur les dessins, de jean Baratti « Le St. 3ean Baptiste, qui est dans, la chapelle de la croisée , esc duBacicciov Lemaître Autel a été fait Sur k s. dessins de l’Algarde qui fit aussi, les modèles des.statii.es 5 lesquelles furent sculptées, par deux de ses élè'ves 5 savoir 5 ^ Hercule Ferrata fit le Père Eternel et le St. Nicolas 5 et Dominique Gnidi. sculpta, la Vierge • Le tableau de Ste. Agnès que. i’oa voit dans, la chapelle de la croisée, est une copie d’un tableau du Guerchin. qui est au palais Doria . La cliapelle. de. la Maison Gavotti 5 est. décorée de mar« bres et d’autres ornemens. , sur les dessins, de Pierre de Cortone qui peignit lavcvite d’ une manière mervcilleu.se ,. et comme! ea la petite coupole qui , après sa morts fût achevée par Ciro Perri» Le^ bas., reüjf de l’ Autel, qui représente la Vierge lie Savone , est de Cosme Fancelli • F^t'S deu.x tableaux qui sont dans la chapelle
7roîstè,îte Jourféâ .
de la Vierge , celui à droite> est du P Raphaël 5 Capucin ; l’autre esc de Joseph Cadès « Les quatre colonnes qui soutien, nent rorgue, sont d’un marbre singulier*
En suivant la meme rue , ou trouve la
PLACE BAKBERINI.
Cette place prend son nom du palais Barherinij situé sur l’un de ses côtés . Le Cirque de Flore > où i’on célébrait les jeux Boréaux se trouvait anciennement en cct endroit - On voit dans cette place^ deux fontaines 5 faites sur les dessins du ehev» Bernin : celle qui est an milieu et qui forme en quelque B eon le ccnti'e de la place 5 est composée de quatre Daupliins soutenant une grande coquille ouverte 3 sur laquelle est placé un Triton qui jeta • de l’eau à une hauteur considérable.
L’autre fontaine* placée à l’on des angles de la place* est formée par une conque Oiiycrte , sur laquelle sont trois abeilles qui jetent l’eaa .
Sur cette meme place est