‹ IV, 421 pChapitre 48 sur 57 · Enicure, enicurus , Temm. , Cuv · texte numérisé non relu

Enicure, enicurus , Temm. , Cuv

d'ornithologie. 169

Ilh Famille. Les Mdscicapidkes. — Les Gobemouches, Cuv ; muscicapa, L. ; les Myiothères, myiotheres, Vieillot.

Le bec est dilaté à Ja base et déprimé horizontalement, à pointe plus ou moins crochue; il est garni de soies à son origine , et droit dans sa longueur ; les ailes et les pieds sont médiocres.

Les oiseaux qui composent cette nombreuse famille habitent dans toutes les parties du monde ; leur plumage est tantôt sombre , tantôt orne* des couleurs les plus vives et les plus éclatantes; ils recherchent , en général , les petits bois taillis ; ils vivent habituellement d'insectes qu'ils saisissent dans l'air, bien qu'ils tuent parfois de petits oiseaux. Les mœurs de plusieurs espèces sont belliqueuses et hardies; celles d'un plus grand nombre sont encore inconnues.

LIX> Genre. Tyran, tyrannus, Briss. , Vieill. , Cuv. , Swains. ; muscicapa, lanius , L. , Gm. , Lath.

Bec fort , déprimé , droit , allongé , à arête droite et mousse , terminée par une pointe subitement crochue -, des poils à sa base.

Les tyrans appartiennent tous à l'Amérique ; ils vivent de petits oiseaux ou d'insectes, sont très belliqueux , défendent leurs petits avec courage des attaques des oiseaux de proie. Nous adopterons pour ce genre le travail que M. William Swainson a inséré dans le n° %o du Journal des Sciences et des Arts de Vinstitution de la Grande-Bretagne , p. 267.

Les tyrans doivent être placés à la tête des gobemouches par leur taille et par leurs mœurs , et se rapprochent singulièrement des pies-griècbes , avec lesquelles quelques auteurs les avaient confondus. Ce sont les représentans , en Amérique, des drongos d'Afrique et d'Asie : leur humeur est querelleuse ;

leurs habitudes sont solitaires et peu sociables; leur 4 nourriture consiste en insectes qu'ils saisissent au vol ; et les plus grandes espèces ne dédaignent point les petits oiseaux ni les petits lézards.

M. Swainson divise les tyrans en quatre sections: dans la première, caractérisée par un bec grand, des ailes médiocres , une queue égale , il place les grandes espèces du genre , qui sont :

Bentevé, tyrannus sulphuratus , Vieill. , enL 296

et 3^9*

D'un fauve roux, jaune en dessous ; l'occiput noir, avec des plumes orangées; bordure blanche entourant la tete ; bec comprimé.

Habite le Brésil , Mexico et Cayenne.

Tyraw pepoaza , tyrannus cynereus , Vieill.

Tête rayée sur les côtés de blanc et de noir; gorge, abdomen , base des rémiges blancs ; queue , bec et pieds noirs. Longueur, 9 pouces.

Habite l'Amérique méridionale.

Pitangua , tyrannus pitangua , §w. ; platyrhynchus ,

Temm. , enl. 212.

Fauve roux, jaune en dessous; occiput noir, avec des plumes orangées; une bordure blanche autour de la tête ; le bec très large et déprimé.

Habite toute l'Amérique méridionale.

Tyrannus audax, Swains. , enl. 453 , f. a; yellowcrowned fly-catcher> Lath.

Fauve varié de brun ; ventre blanc, rayé de brun ; huppe jaune; queue égale bordée de fauve.

Habite les provinces du nord du Brésil.

Tyrannus crinitus, Sw. ; muscicapa crinita , L. ; tyrannus ludo vicia nus , Vieill.

D'un gris cendré ; ventre d'un jaune de soufre ; la poitrine cendrée ; bords des rémiges et de la queue ferrugineux.

Habite l'Amérique septentrionale.

d'ornithologie. 1 7 1

Tyrannus calcaratus , Sw:

Espèce nouvelle d'un brun olivâtre, à abdomen fauve ; genoux armés de petites épines aiguës.

Habite la province de fiahia au Brésil.

La deuxième section renferme les* tyrans à bec médiocre , à ailes longues, à queue moyenne presque égale, à tarses courts, à rémiges échancrées à leur bord interne.

Tyrannus crassirostris , Sw.

Espèce nouvelle , d'un brun grisâtre , d'un jaune pâle en dessous; le menton et la gorge blancs ; la première rémige acuminée; bec robuste.

Habite Mexico.

Tyrannus vocifsrans , Sw.

Espèce nouvelle , d'un gris olivâtre, jaune en dessous; une huppe rouge; tete et gorge cendrées; menton blanc; queue noire, égale; premières rémiges acu minées.

Habite près de Temascaltepec , près Mexico , où elle est très commune, et pousse des cris perçans quand on l'inquiète.

Tyrannus intrepidus , Vieillot; lanius tyrannus ,

. L, , Gm.

D'un cendré brun, blanc en dessous: occiput et queue noirs; huppe orangée ; extrémité des rectrices blanche; premières rémiges acu minées.

Habite le nord de l'Amérique.

Tyrannus grbeus, Sw. , Vieill. ?

Cendré, blanc en dessous; régions auriculaires noires; premières rémiges brusquement acuminées à leur sommet; queue fourchue.

Habite Mexico.

Tyrannus crudelis, Sw.

Nouvelle espèce ? oKvâtre , jaune en dessous; tête,

I n 2 MANUEL

occiput cendrés ; huppe orangée ; menton et cou d un cendré blanchâtre'; premières rémiges acuminées; queue fourchue.

Habite les provinces septentrionales du Brésil.

Tyrannus leucotis, Sw.

Espèce nouvelle ? rare dans le nord du Brésil , sa patrie; d'un fauve gris; blanc en dessous; occiput noir ; huppe jaune ; joues blanches ; un trait sur l'œil blanc; rémiges acuminées; queue égale.

M. Swainson suppose que ce pourrait bien être le barbichon de Cayenne , figuré enl. 83o , f. a.

Tyran nus Jerox , Sw. , eril. 571, f. i ?

D'un gris brun ; d'un jaune pâle en dessous ; la gorge et la poitrine blancnâtres ; une huppe; les rémiges presque obtuses; queue égale.

Habite l'Amérique méridionale.

La troisième section comprend des tyrans à ailes médiocres , à tarses allongés , à queue égale.

Tyrannus cinereus t Sw.; muscicapa cincrea, Gm.

Ferrugineux; tête, cou et gorge cendrés ; croupion et queue roux.

Habite le Brésil.

Tyrannus rufescens , Sw.

Espèce nouvelle? ferrugineux, plus pâle en dessous; abdomen blanchâtre; croupion fauve.

Patrie inconnue.

Tyrannus ambulans , Sw.

Espèce nouvelle, d'un fauve olivâtre; jaune en dessous ; la gorge et l'extrémité des rectrices plus pâles; huppe orangée; premières rémiges aiguës; tarses robustes.

Habite les environs de Fernambouc.

Tyrannus nengeta % Sw. ; cotinga gris, Briss. ? Gris, blanchâtre en dessous; ailes et queue noires;

naissance des premières rëmiges , et sommet des secondes et des rectrices blancs.

Habite le Brésil.

La quatrième section unit les tyrans aux petites espèces de moucberolles : elle renferme ceux qui ont des ailes longues, à rémiges échangées au bord interne , à queue très longue , fourchue.

Tyrannus savanna^ Vieill. ; muscle ap a tyrannus , L.

Cendré , blanc en dessous ; vertex et joues noires ; ailes fauves; queue très longue, très fourchue et noire.

Habite le Brésil.

Tyrannus longipennis , Sw.

Espèce nouvelle , cendrée, à menton blanchâtre , à queue fauve , longue.

Habite le Brésil.

LX« Genre. Monarcha , monarcha, Vig. et Horsf. (Trans. Soc. Linn. Lond. ,t xv, p. 254.)

Bec fort, assez allongé, élargi à sa base, presque déprimé ; arête carénée , recourbée au sommet ; mandibule supérieure échancréc ; narines basales, arrondies, recouvertes par les plumes et les soies ; Louche garnie de soies roides ; ailes médiocres , presque arrondies ; première rémige courte, la deuxième du double plus longue , les troisième et cinquième égales, la quatrième, qui est la plus longue, un peu plus longue que les précédentes , les autres diminuant graduellement de longueur; queue égale, médiocre; pieds médiocres ; tarses à scutelles en avant et lisses en arrière.

Ce genre paraît représenter les tyrans a la Nouvelle-Hollande , et il est fondé sur le muscipeta carinata de Swainson, pl. ifa des illust. zool. , apporté en 1 803 àt la baie des îles par le célèbre Brown.

1 74 manuel

Monarcha carinata , Vig. et Horsf. ; muscipeta

carinata, Sw.

Couleur de plomb ; joues , côtés du cou plus pâles ; front, gorge noirs; abdomen, tectrices, croupion ferrugineux.

LXI C Genre. Eurylaime, eurylaimus, Horsf.

( Traits. Soc. Linn. Lond. , t. xm, p. 170. )

Bec plus court que la tête , robuste, déprimé , élargi à la base , à bords rentrant en dedans dilaté et élargi à son origine ; bouche très ouverte ; mandibule supérieure carénée, tronquée brusquement au sommet, échancrée ; mandibule inférieure droite à sa base , recourbée à sa pointe ; narines basales , presque arrondies, ouvertes-, entièrement nues; pieds forts, à doigts comprimés , celui du milieu presque de la longueur du tarse; ongle robuste; aile plus courte que la queue ; douze rectrices. (Horsfield. )

Ce genre , ignoré il y a quelques années , compte déjà plusieurs espèces remarquables , et qui toutes appartiennent aux îles de la Polynésie. 11 remplace aux Indes les platyrhynques d'Amérique. M. Temminck les place entre les procnias et les rupicoles , et trouve qui ils ont de l'analogie en quelques points avec les podarges. Ils habitent les marécages, les bords des lacs et des rivières , et toujours les lieux les plus sauvages et les plus déserts. M. Raflles rapporte qu'ils suspendent leurs nids aux branches des arbres dont les rameaux ombragent les eaux. Leur nourriture consiste en insectes et en vers qu'ils ramassent à terre.

M. Horsfîeld n'a décrit qu'une espèce qu'ilnomme ;

uigitizeo uy

EtJRTLAiME db java, eurylaimus javanicus, Horsf. , res. in Java (Trans. Linn., t. xiu, p. 170); eurylaimus Horsfieldii) Temm. , pl. i3o et i3i (mâle femelle ou jeune ).

Bec colore'; pieds rouges; dessus de la tête, du cou, du dos, ailes d'un bleu ardoisé ; les moignons, les moyennes couvertures et une large bande en travers des rémiges d'un jaune d'or; poitrine verdâtre rosée ; ventre d'un rouge passant à l'orangé et au jaunâtre; queue arrondie, rayée en dessous. La femelle , ou peut-être le jeune , a de nombreuses taches anguleuses jaunes sur le bleu-brunâtre de dessus le corps. La poitrine est jaunâtre; un trait de cette couleur traverse la joue et descend sur les côtés du cou.

Cette espèce vit à Java , où l'a découverte M. Horsûeld en 1806. Elle habite les lieux sauvages et les plus inaccessibles de cette île et de Sumatra. Longueur, onze pouces.

Eurtlaimb a capuchon , eurylaimus cucullatus ,

Temm. , pl. 261.

Cette espèce est remarquable par un bec noir, strié de jaune, et à mandibules bordées de blanc ; les plumes de la tête sont lâches , et forment une sorte de huppe : elles sont d'un brun bleuâtre ; un collier blanc entoure le cou; le ventre et la poitrine sont d'un rose vineux agréable; le bas- ventre est jaune; les plumes des cuisses sont noires ; les rectrices sont brunes et marquées â leur terminaison d'un œil gris ; le dos, les ailes sont d'un noir bleuâtre, avec du jaune d'or aux rémiges secondaires; les moignons, le croupion et les couvertures sont jaunes.

Habite Sumatra.

Eurylaime nasique , eurylaimus nasutus, Temm., pl. i54; todus nasutus f Latham , ind. tab. 3o ; platjrhynchus ornatus, Desm.(/fût. nal. des platyrhynques).

' Cet oiseau est tics remarquable, même V ar "? l ; espèces de son genre. Son bec est noir» »>or © ue

176 2&ÀNUEL

jaune; la tête, le cou, le dos et les petites couvertures des ailes sont d'un bleu d'acier verdâtre métallique foncé ; les rémiges et les rectrices sont brunes ; des plumes épaisses , courtes, forment au-devant du cou un hausse-col d'un pourpre vif, et cette dernière couleur est celle du ventre et du croupion. Il est de la taille d'un merle.

Habite les îles de l'Est.

Eurilaime nE Blainvillb, eurylaimus Blainvillii , Less. et Garnot [Zoologie de la Coquille, pl. 19,

fier oV

L'eurylaime de Rlainville a le bec allongé, aplati , convexe supérieurement, à arête simple, terminé par une pointe recourbée crochue. La mandibule inférieure est très aplatie , large à la base , pointue et droite au sommet; les narine? sont latérales, très distantes , arrondies et ouvertes, et garnies de soies simples et droites ; les pieds sont grêles , à tarses courts; les doigts sont très peu prononcés, celui du milieu et l'externe sont réunis fortement à la base; les ongles sont très petits. La longueur totale de l'oiseau est de six pouces, y compris la queue, qui offre deux pouces quatre lignes, et le bec, qui a dix lignes. La queue est un peu échancrée au milieu , composée de dix pennes; les ailes vont jusqu'à la moitié de la queue; elles sont pointues , a première penne plus courte , â deuxième , troisième et quatrième rémiges d'égale longueur.

Le plumage de cet oiseau est remarquable par les trois couleurs distinctes qui le revêtent. Le corps entier est noir, passant au brun sur les ailes et la aueue ; deux larges taches d'un blanc vif, partant de 1 œil , se dirigent sur les côtés du cou ; une troisième tache blanche, placée sur la nuque , va se rendre sur le dos ; le croupion et les plumes du dessus de la aueue , celles de l'anus et des couvertures inférieures de la queue sont d'un rouge de sang extrêmement vif.

J'ai découvert cet eurylaime , sur les mœurs duquel je n'ai pu me procurer aucun renseignement , à la nouvelle Guinée, aux alentours de Doréry.

ed by C

Aux espèces précédentes , M. Temminck ajoute , sous le nom d'BURY/.AiME cortdon , eurylaimus corydon f Temm. , pl. 297, une espèce qui nous parait devoir former le type d'uu sous-genre , que nous nommerons cortdon , et qui se distinguerait des eu- &TLAIMES par un bec extraordinairement large et fort, dont les bords sont très dilates et renflés posté* rieurement , de manière que la mandibule inférieure est entièrement mince à sa base; par son arête et l'uniformité de sa convexité ; par des narines rondes , peu distinctes et en partie cachées par les plu* mes et les petits poils du front ; par le pourtour des yeux nu , etc. La seule espèce connue , le corydon lemtninckii, N. , habite Sumatra. C'est un oiseau à formes massives, à bec d'un rouge cerise , ainsi que la peau nue qui entoure l'orbite; la tête est surmontée d'une huppe de plumes noires assez fournies ; la couleur du plumage est le noir, sur lequel franche une tache rouge de feu sur le centre du dos; un miroir bl une. occupe le milieu des rémiges, et une raie blanche traverse en partie la queue: la gorge et la poitrine sont d'une couleur buffle claire. Longueur totale , neuf pouces six lignes. Ce genre serait peutêtre mieux placé près des rolles.

LXII e Genre. Platyrhynque , platyrhyncos , Desm. , Vieil!., Temra. ; todus, Gm. , Latham ; muscipeta, Cuv.

Bec plus large que le front, dilaté sur les côtés, deux fois plus large qu'épais , très déprimé«jusqu'a la pointe, qui est courbée et échancrée; arête déprimée , peu distincte ; base du bec garnie de longues soies ; narines vers le milieu et à la surface du bec, rondes, ouvertes, fermées eù dessus par une petite membrane couverte de plumes , ainsi que la base du bec ; pieds à tarse plus long que le doigt du milieu; les latéraux inégaux ; l'externe et cejui du milieu réunis jusqu'à la première articulation ; ongle du

pouce le plus fort , courbé ; première et deuxième rémiges plus courtes que la troisième et la quatrième, celles-ci longues. {Temm.)

La plupart des auteurs placent les platyrhynques parmi les todiers, bien que ce soient des moucherolles par toutes leurs habitudes. M. Temminck leur adjoint le bentaveo , ou le tyran du Brésil, de Linn. , enl. 212.

L'espèce qui a servi de type à ce genre est le plaît yrhynque brun , todus platyrhyneos , Gm. , Desm. , pl. — , de la taille d'un rossignol, à plumage brun jaunâtre ; le sommet de la tête d'un gris plombé* , avec une ligne longitudinale blanche ; le ventre jaunâtre : la gorge blanchâtre ; les ailes et la queue brunes. Fallas a figuré* le bec de cet oiseau , qui est probablement du Brésil.

M. Temminck fait connaître les deux espèces suivantes :

Pla.tyrhynqub olivâtre , platyrhyncos ôlivaceus ,

Temm. , pl. 1 2 , fig. t . *

Cet oiseau a le corps verdâtre , plus foncé* sur le dos, plus clair sur la gorge et les côtés; les ailes sont mélangées de jaune , de vert et de brun ; le bec est plombé , ainsi que les pieds.

Habite le Brésil.

Platyrhynqub cancrohb , platyrhyncos cancromus, Tem. , pl. 12 , fig. 2 5 muscicapa cancroma, Illig.

dette jolie espèce a la queue très courte, une huppe jaune, mélangée de brun et de blanc ; un trait blanc en avant de l'œil ; une tache jaune .sur l'oreille ; le corps fauve en dessus; la gorge jaunâtre , puis blanche; le ventre et la poitrine roussâtre très clair; les ailes d'un fauve clair et bordées de blanc.

Habite le Brésil.

LXin> Genre. Todier, todus, L. , Cuv. , Temm.

Bec long , formé de deux lames minces , obtuses, plus large que haut ; arête distincte ; pointe.

d'ornithologie. 179

tie Ja mandibule supérieure droite , se divisant au bout ; inférieure obtuse, tronquée. Narines à la surface du bec , distantes de la base , ouvertes, arrondies ; base des mandibules garnie de longs

foils ; pieds médiocres $ doigts latéraux inégaux, externe uni jusqu'à la troisième articulation , et l'interne jusqu'à la seconde ; ailes courtes , les deux premières rémiges plus courtes que la troisième, la quatrième plus longue (Temm<). Todus y mot latin qui veut dire petit.

Ce genre , que nous plaçons ici avec doute, et plutôt par analogie de la forme générale du bec et du genre de vie , n'appartient point à cet ordre, à cause du manque de dents à la mandibule supérieure et de la soudure qui existe entre les doigts. Les oiseaux oui le composent ont les plus grands rapports avec les martins-pécheurs ; et c est aussi à côte d'eux, et dans la tribu des syndactyles , que M. Cuvier les range. Les todiers s'unissent aux martins-pécheurs par notre genre todiramphe. M. Temminck n'admet qu'un todier ( le vert ) , et le place à côté des platyrnynques , en avant des moucherolles. Cette opinion nous paraît fondée.

Lies todiers sont de très petits oiseaux d'Amérique, vivant d'insectes qu'ils attrapent dans le limon ou sur l'eau. Ce sont vraiment des moucherolles aquatiques $ leur bec large et aplati , garni d'aspérités ou de dents, leur permet d'éparpiller la boue et de retenir leur proie : ils cherchent aussi les petits insectes sous la mousse ou sur les bords des petits ruisseaux.

Todier vert, todus viridis , Gm. , Buff. , enl. 585,

f. 1 et 2 ; Desra. , pl. — .

Vert; devant du cou et gorge rouges ; poitrine d'un blanc cendré j ventre d'un jaune pale ; queue e'gale. Longueur, quatre pouces.

Habite les Antilles, et surtout Saint-Domingue,

ï8o MANUEL

où on le nomme petit perroquet de terre , petite spatule.

La femelle fait son nid dans la terre sèche , ou dans du tuf tendre, où elle creuse un trou rond , qu'elle remplit de paille au fond ; elle pond quatre a cinq œufs gris tachés de jaune très foncé.

Le todier tic-tic, todus cinèiens, Gm.; le todier gris, todus griseus, Desm. ; le todier tacheté , todus maculatus , Desm.; le todier Sylvain , todus sylvia, Desm. , sont des moucherolles.

LXIV e Genre. Myiagraire , myiagra, Vigors et Horsfield ( Trans. Soc. Linn. Lond. , t. xv, p. 25o).

De yut/iA, mouche, et &yçîvoù , chasser.

Bec droit, assez court, déprimé, élargi a la hase , beaucoup plus large que haut ; mandibule supérieure échancrée ; narines basales, ovalaires,

Eresque cachées par les plumes et les barbules ; ase hérissée de soies fortes; ailes médiocres, arrondies ; première rémige courte, deuxième plus longue du double , troisième , quatrième et cinquième égales , très longues ; queue médiocre, large', égale, presque fourchue; pieds grêles, médiocres ; tarses scutellés , mais la suture qui isole chaque scutelle ne paraissant presque pas. ( Vigors et Horsfield. )

Ce genre est fondé sur trois espèces d'oiseaux nouveaux de la Nouvelle-Hollande. MM, Vigors et Horsfield pensent qu'on doit y rapporter quelques gobemoucnes américains , et entre autres les muscicapa querula et rapax de Wilson.

Myiagra rubeculoïdes , Vigors, Horsfield.

D'un gris plombé ; la gorge et la poitrine rousses ; abdomen blanchâtre ; moignons , rémiges et rectrices fauvet, Longueur, cinq pouces.

d'ornithologie. * 181

Myiagin plumbea, Vig* et Horsfc

D'un fauve plombe* en dessus ; la tête , l'occiput , la gorge , d'un bleu de plomb brillant ; abdomen blanc. Longueur, quatre pouces.

Myiagra macroptëra , Vig.. et Horsf.

D'un fauve olivâtre en dessus -, blanchâtre en dessous ; rëmiges et rectrices fauves ; le bord externe de celles-ci, ainsi que la gorge, blancs. Longueur, cinq pouces.

Les enfants des colons de la INouvelle-Galles du sud s'amusent à prendre ces oiseaux pendant l'hiver, avec des pièges , et les nomment rouge-gorge.

LXV e Genre. Gobehmouche, muscicapa, Linn., Temm. ; muscicapa* et muscipeta, Cuv., VieilL; muscwora, Lacép.

Bec médiocre, robuste, angulaire, déprimé à la base , plus ou moins large , comprimé vers la pointe, qui est forte, dure, courbée et très échancrée ; base garnie de poils longs et roides ; narines basâtes , latérales , ovoïdes , couvertes en partie et à claire-voie par des poils dirigés en avant ; pieds a tarse de la longueur ou un peu plus long que le doigt du milieu, les latéraux

Sresque toujours égaux ; trois doigts devant et un errière, le t dcngt; extérieur soudé à la base au doigt du milieu; ongle postérieur très arqué; ailes :1a première rémige très courte, la deuxième moins longue que les troisième et quatrième , qui sont les plus longues (Temm.).

Les espèces de gobe-mouches sont extrêmement nombreuses, et sont éparpillées sur tonte la surface du globe, sans distinction de climats; mais elles sont principalement plus répandues sons l'équéteur,

l82 - MANUEL

là où «ne grande chaleur et une grande humidité font sans cesse éclore les insectes dont elles se nourrissent. Ce genre a besoin d'une révision générale.

L'Europe n'a que quatre espèces de gobe-mouches, qui sont :

Le Gobe-mouche gris, muscicapa griseola, L. , enl.

Longueur de cinq pouces environ; brun cendré en dessus; front blanchâtre ; une raie longitudinale brun foncé sur la tête ^ gorge et ventre blancs.

Habite les forêts, ou il niche sur les arbres, vit de mouches ; la femelle pond cinq œufs d'un blanc bleuâtre taché de roux.

Le Gobe-mouche a collier , muscicapa albicollis 7 Temra. , Man.; BufT. , enl. 565 , f. i (mâle ).

D'un noir plus ou moins foncé en dessus ; le front, un collier et le dessous du corps blancs; croupion noir et blauc; un miroir de ces dernières couleurs sur les remises. Longueur, cinq pouces. La vieille femelle diffère beaucoup du mâle ; elle est gris cendré; une petite tache cendrée blanchâtre occupe le front.

Habite l'intérieur des forêts les plus épaisses du midi de l'Europe.

Le Gobe -mouche bec-figue , muscicapa luctuosa , Temm., Man* % enl. 668 , f. 1.

D'un noir profond en dessus , le front et les parties inférieures du corps d'un blanc pur ; ailes noires , à couvertures blancnes. Longueur totale, cinq pouces. La femelle est d'un cendré brun très uniforme.

Habite les provinces méridionales : très commun en Provence et en Italie.

Le Gobe-mouche rougeàtre , muscicapa paiva ,

Bcchst. , Temm. , Man.

Cendré rougeâtre, passant au bleuâtre au-dessus

d'ornithologie. i83

des oreilles } rémiges d'un cendré brun ; rectrices extérieures d'un blanc pur; poitrine d'un roux vif; bas-ventre blanc. Longueur , quatre pouces.

Habite les forêts de l'Allemagne , où il est très rare.

Parmi les nombreuses espèces que les auteurs signalent , nous en indiquerons trois que décrivent ATM. Vigors et Horsfield , dans leur travail sur les oiseaux de la Nouvelle- Hollande.

GORE -MOUCHE MULTICOLORB , THUSClCapa multicolor ,

Gm.? Horsfield , Vig. ; muscicapa erythrogastra , Lath.

Noir ; front , une tache sur les tectrices , une bande sur les rémiges , blancs ; la poitrine et l'abdomen rouges.

Habite la Nouvelle-Galles du sud , où il change, d'habitation suivant les saisons.

GoBE-noucHE m Latiiam , muscicapa Lathami , Vigors et Horsfield, ZooL Journ., t. I, p. 4 ,G > pL i3.

Noir ; le ventre et la poitrine d'un rose pourpré; une tache ronde et blanche au front. Une variété

E résente les trois rectrices externes bordées de blanc, longueur , quatre pouces.

Habite le port Jackson.

Gobe-mouche de Goodenougii , muscicapa Goode-

novii, Vig. et Horsf.

Noir ; abdomen , une raie en long sur les ailes , et les bords des deux reclrices latérales, blancs ; le front , la poitrine d'un rouge vif. Lougueur , trois pouces.

Habite la côte du sud de la Nouvelle-Hollande.

M. Horsfield, dans son Catalogue méthodique des Oiseaux de Java , décrit comme nouvelles es trois espèces suivantes :

Muscicapa obscura , Horsf.

D'un noir d'acier vert ; le croupion et le dessous du corps blancs. Longueur, cinq pouces.

Muscicapa indigo , Horsf.

D'un bleu foncé; rémiges, rectrices noires ; ces dernières à leur base, au ventre, blanchâtres. C est le nil-nilan des Javanais. Longueur, quatre pouces.

Muscicapa Banyumas , Horsf.

D'un noir bleu foncé en dessus , couleur fauve en dessous ; le ventre le plus pâle ; les rectrices et les rémiges noires en dessous. Longueur, cinq pouces. C'est le chiching-goleng des Javans de la province de Banyumas.

Muscicapa javanica , Sparm. , Mus. Cari. , 3* fasc, pl. 75 ( sikaltan des Javanais ).

Corps noirâtre ; les plumes teintes de fauve à leur sommet; une raie entre la gorge et la poitrine noire, ainsi que le front; ventre et joues orangées; rectrices blanches à leur sommet et du côlé externe. Longueur , six pouces.

Gobe-mouche plombe, muscicapa cœsia, Max.

Neuwied, Terara. , pl. 17, fig. 1 et 2.

Celui-ci est uniformément d'une couleur bleuâtre terne ; la aueue est assez longue et arrondie.

La femelle, au contraire, est d'un olive brunâtre , excepté l'extrémité de3 ailes, qui est ocracée, les plumes anales qui sont fauves ; la queue est cannelle en dessous : bec et pieds cendrés.

Habite le Brésil.

Gobe-xouchb double-oeil , muscicapa diops , Tem. ,

pl. col. 144 > f» 1.

D'un vert olivâtre en dessus , d'un gris cendré en dessous ; deux taches blanches en avant,des yeux.

Habite le Brésil.

d'ornithologie. i85

Gobe-mouche distingué, muscicapa eximia , Tem. ,

pl. x44> & a (mâlé).

Calotte ardoisée ; un trait blanc sur l'œil et sur le front ; le dessus olivâtre , et jaunâtre en dessous. Habite le Brésil.

Gobe-mouche flahbotart , muscicapa flammiceps j Temm. , pl. col. i44 > £ 3 (mâle ).

Brun roux en dessus, blanchâtre en dessous; ailes et queue noires ; une huppe couleur de feu sur la tête.

Habite le Brésil.

Gobe «mouche voci*éraht, muscicapa vociferans ,

Wied , it. i , p. 38o.

Longueur, dix pouces : toutes les parties supérieures d'un gris cendré, tachetées de brunâtre ou de jaunâtre; le dessous du corps est gris cendré plus pâle poitrine et dessous du cou très foncés.

Habite le Brésil.

Gobe mouche rivulaire, muscicapa rivularis, Wied,

it. 2 , p. 367.

Longueur, cinq pouces trois lignes; front et joues cris cendré ; une ligne blanche jaunâtre au-dessus des yeux $ gorge jaunâtre-blanche; poitrine grisejaunâtre ; dessus Au corps vert olive passant au vert clair : habitudes des fauvettes; chant agréable*

Habite Je Brésil.

Moxjchkrolle mastâc ale , muscicapa mastacalis ,

Wied, it. 3 , p. 5o.

Longueur, quatre pouces neuf lignes; olive verdâtre sur le corps 5 le croupion jaune citron pâle ; plumes de l'occiput jaunes à leur racine , et grisesjaunâtres à leur sommet ; ailes et queue d'un brun noirâtre.

Habite le Brésil.

Gobe - mouche dbs rochers , muscicapa rupestns ,

Wied, it. a, p. i5i.

Longueur , six pouces onze lignes 5 dessus du corps ris fonce' brun; le dessous roux clair: plumes, de a queue rousses à larges pointes d'un brun noir; plumes du dessus de l'aile brun noir, avec deux raies transversales irrégulières rousses. Nommé gibab de couro (jaquette de cuir).

Habite Bania, dans le Brésil.

GOBE-MOUCHE A. GORGE BLEUE , THUSCicapU Jlfacin-

thina , Temm. , pl. 3o , fig. 1 et 2.

Le mâle de cette espèce, qui est de la grosseur d'un moineau, a toutle dessus du corps, de la tête, la poitrine , la queue et les ailes , d'un bleu azuré uniforme 5 le bas de la poitrine et le ventre sont d'un fauve fort vif. La femelle en diflcre par la teinte ardoisée et sale de son plumage ; par un peu de fauve sur les ailes ; par la gorge et la poitrine fauves.

Habite l'île de Timor.

Gobe-mouchb vermillon, muscicapa miniata y

Temm. , pl. col. i56.

Cet oiseau est remarquable par le rouge de feu et le noir profond qui forment toute sa livrée. La femelle diffère du mâle parce que sa gorge et son manteau ne sont pas noirs.

Habite Java. ✓

Gobe-mouche flammé a. , muscicapa flamme a, Forstcr, Temm., pl. a63 , f. 1 et 2.

Le mâle : tête , dos , moitié des ailes et rectrices moyennes noirs 5 poitrine , ventre , moitié des rémiges et rectrices externes rouge orangé.

femelle: cendrée en dessus, jaune en dessous.

Habite les îles des Indes orientales, et notamment Java et Banda.

d'ornithologie. 1 87

Gobe -mouche eu àiiteur , muscicapa cantatrix , Tcram. , pl. 226, f. 1 et 2.

Mâle : bleu en dessus , roux vif en dessous , un masque noir s'étendant sur les Joues. La femelle n'en diffère que par du jaune au heu de noir autour des yeux , par sa tête cendrée , ses ailes et son dos olivâtres , et la région anale blanche. Cette espèce chante très bien et habite Java.

Gobe-mouche véloce , muscicapa hirundinacea i Rein., Temm. , pl. 1 19, f. 1 et 2.

Le mâle est bleu en dessus, blanc en dessous , sur le croupion et sur le bord des rectrices extérieures. Le dessus du corps de la femelle est brunâtre.

Habite l'île de Java.

Les espèces que décrit et figure M. Temminck sont les suivantes: Gobe -mouche gobgbret (muscicapa gularis, Natt); paille, (muscicapa s traminea, Natt.), et Gobe-mouche a queue grêle (muscicapa stenura , Temm. ). Toutes trois du Brésil , et représentées sur' la planche 167. Dans la planche 275 se trouvent : Le Gobe-moucheron passe-gris (muscicapa obsoleta, Natt. ) , du Brésil ; le Gobe-moucheron ventru (muscicapa ventralis , Natt. ) , aussi du Brésil , de même que le Gobe-moucheron verdin ( muscicapa virescens , Natt. ) , qui forment un petit groupe de gobe-mouches très voisin des becs-fins.

Aux espèces de gobe-mouchofcjque nous venons de citer, nous en décrirons sept espèces nouvelles, qui sont :

Gobe-mouche a tbtb d'acier , muscicapa chalybeocephala , Less. et Garn. (Zoo/, de ta Coq, 9 pl. 16, f. fc x.)

Le gobe-mouche à tête d'acier , voisin du gobemouche huppé (muscicapa borbonica) t est paré des trois couleurs bleu d'acier , brun marron et blanc. La première occupe la totalité de la tête , la seconde le dos, la queue et les ailes ; quelques unes cependant

f88 MANUEL.

des rectrices et des rémiges sont bordées de brun j la troisième, enfin, est départie au col, à-la poitrine et à l'abdomen. Sur la poitrine, il y a une légère teinte fauve, l'iris blanchâtre ressort avec éclat, au milieu d'un encadrement noir à reflet bleu d'acier ; le bec et les pieds sont de couleur plombée. Les narines arrondies sont recouvertes par des plumes veloutées; les faisceaux de soies roi des qui naissent de la base du bec prennent diverses directions , les uns se portent en arrière , tandis que d'autres se dirigent en avant. La longueur du bec est de onze lignes , celle des tarses de sept lignes ; l'ongle postérieur est le plus long et le plus fort. L'oiseau a six pouces, de l'extrémité du bec au bout de la queue.

Ce çobe-mouche habite les forêts de la Nouvelle- Irlande.

Le Gobe-mouche a téle <F acier , plumage en mue.

La tête est gris de fer mélangé de fauve, le dos d'un brun marron uniforme, le cou est fauve, la poitrine plus jaune, le ventre blanc, les sous-caudales sont également blanches 5 les ailes sont marron j les grandes pennes présentent du brun ; sur le croupion on voit quelques plumes brunes ; la queue est également marron parsemé de brun : les soies du bec sont longues], semi-noir. La première penne de l'aile est très courte; la quatrième, la plus longue, a dix-huit youce^Garnot.) ,

Gobe-mouche toïtoï, muscicapa toïtoï , Less. et Garn. (Z00L , pl. 16, f. 3.)

Ce petit gobe-mouche de la grosseur de la mésange bleue , n'offre que deux teintes, le noir et le blanc , dans l'ensemble de son plumage, mais leur distribution ne laisse pas encore crue de donner à cet oiseau de la gentillesse. Au-devant du front s'aperçoit une petite bande blanche. Cette couleur se reproduit encore à la terminaison de la poitrine , à l'abdomen , sur les ailes , où elle présente un pe-

d'ornithologie. 189

tit miroir* , et enfin dans quelques points des pennes extérieures de la queue. Cette dernière est très légèremeut étagée; le reste de l'oiseau est noir , mais il est à remarquer que cette couleur est moins foncée sur les ailes qui sont plutôt d'une teinte brun noir: le bec est très court , eifilé vers sa pointe comme celui des becs-fins , garni de quelques soies à sa base qui est un peu aplatie, perce'e de deux narines arrondies. Les tarses sont grêles, allongés, et, ainsi que le bec, ils sont noirs. Les doigts sont très grands , comparés â la petitesse de l'oiseau ; le doigt postérieur est le plus fort , l'ongle dont il est armé est aussi le plus grand 5 le dessous des pieds est d'un rouge de cinabre ; c'est à cette dernière considération que cet oiseau doit le nom de rubisole que M. Garnot lui avait donné. L'iris de ce gobe - mouche est de couleur brune. La longueur totale du toïtoï est de quatre

Îtouces et quelques lignes ; le bec a six ligues de ongueur, il est court comme celui de la linotte; les tarses, dix lignes ; la queue, un pouce six lignes. (Garnot.)

Cet oiseau habite la Nouvelle-Zélande.

Gobe-mouche or noir , muscicapa chrysomela , Less. etGarn. (Zool. de la Coq., pl. 18, f. 2.)

La première penne de l'aile est très courte , la quatrième la plus longue ; dix-neuf pennes. Ce charmant gobe -mouche est orné des plus vives couleurs ; l'or le plus pur prend un nouvel éclat du noir foncé, autre couleur dominante de l'oiseau. Les teintes de jaune doré et de noir ne sont pas les mêmes dans les diverses parties; c'est ainsi que le jaune de la tête et du croupion tire un peu sur l'orangé, tandis qu'à la poitrine , à l'abdomen , sur les

Îtennes secondaires, les couvertures des primaires, a couleur jaune a du rapport avec celle qu'on obtient de la gomme-gutte. Une demi-couronne, qui prend son origine a la moitié antérieure de l'œil , au-dessus de la paupière supérieure , se rendant, en s élargissant, à la base des mandibules , est d'un

igo MANUEL

beau noir velouté ; le noir qui occupe le col et la naissance de la poitrine est remarquable par sa teinte moirée; les plumes qui composent cette large plaque sont écaillcuses, d'où résulte cette couleur cnato jante qui lui donne l'aspect soyeux j on voit audessous et au-devant des yeux un petit espace d'un blanc d'acier. Le noir que l'on aperçoit au manteau, aux pennes, à la nueue et au tarse*, tire un peu sur le brun ; le bec et les pieds sont d'une couleur plombée ; des soies noires , grêles et longues , sortent des côtés du bec et s'avancent au-devant des narines, qui sont percées très près de la base du bec. Celles-ci sont arrondies. (Garnot.)

Ce gobe-mouche habite les bois épais de la Nouvelle-Irlande.

Gobe-mouche a lijwettes , muscicapa telescophthalmus, Less. et Garn. (Z00L de la Coquille, pl. 18, fig. i.J

Ce gobe-mouche , de la grosseur de la mésange charbonnière, n'est point, comme la plupart des oiseaux des régions intertropicales , brillant des plus vives couleurs ; le noir et le blanc font sa parure. La tête, la gorge , l'encadrement qui entoure les yeux et le milieu au dos offrent une belle couleur noire moirée à reflets bleus foncés ; les plumes de la tête sont écailleuses ; les ailes , la queue et les plumes qui s'arrêtent à l'articulation tarsienne sont d'un noir tirant un peu sur le brun : les autres parties de l'oiseau sont blanches; vu par derrière , on distingue deux bandes blanches \ la première est composée de plumes fines gauffrées ; la seconde , qui se trouve au milieu du dos, ne recouvre qu'en partie les ailes. Lorsque celles-ci sont écartées du corps , il part de la partie moyenne de cette dernière , des plumes blanches qui recouvrent la naisssance de la queue. Il y a autour des yeux de ce gobe-mouche un cercle membraneux festonné, bleuâtre, caractère qu'il a de commun avec le clignot ou traquet à lunettes. Ce dernier est un véritable gobe -mouche. Le bec, de

d'ornithologie. I g 1

couleur plombée, est droit, légèrement aplati à la base , d'où sortent de nombreux poils roides et noirs 5 les narines sont grandes et rondes; la mandibule supérieure présente un petit crochet ; les ailes }>liées se portent à peu près à la moitié de la queue , qui est longue, coupée carrément; les pieds et les doigts sont grêles et noirs 5 le doigt postérieur est le plus gros, celui du milieu est le plus long. Longueur totale, six pouces; longueur de la queue, deux pouces et demi ; longueur du bec , neuf lignes ; longueur des tarses, sept lignes. {Gavnnt.)

Cet oiseau babite le navre Doréry à la Nouvelle- Guinée.

Gobe-mouche sihple , muscicapa inornata , Less. et Garn. (Z00L de la Coquille, pl. i5, f. 1.)

Cet oiseau , de là grosseur du verdier , n'est point paré d'un plumage éclatant ; la première penne des ailes très courte, la quatrième la plus longue ; dixhuit pennes. Il est voisin du moucherolle tchitrec , muscicapa cristata , dont il diffère par la couleur de la téte. Le brun marron de son abdomen, des plumes sous - caudales et de celles qui recouvrent la naissance des tarses, tranche vivement avec le bleu cendré clair du reste du corps ; les ailes et la queue sont d'un brun léger ; les pennes alaires secondaires sont bordées d'un liseret couleur de rouille; la queue, longue de deux pouces et demie , est coupée carrément. Le bec est assez fort , aplati de haut en bas à la base , qui est percée de deux grandes narines rondes, recouvertes de plumes écailfeuses , d'où sortent de longues barbes roides ; il est long de ,dix lignes ; sa couleur est plombée ainsi que celle des tarses; ceux-ci sont gris, longs de dix lignes, et les doigts courts, celui du milieu est le plus long; l'ongle postériêur est le plus fort. (Gamot.)

Cet oiseau habite la Nouvelle-Guinée.

GOBR-MOUCHB A GOUTTELETTES , muscicapa gUttula ,

Less. et Garn. (Zoo/, de la Coq. , pl. i5, f. a-) La première penne très courte , la quatrième la

plus longue; dix- neuf pennes. Le gobe -mouche à gouttelettes, de la grosseur du père noir , a le front et le col d'un beau noir velouté ; les plumes de la tête sont écailleuses; la tête, le cou, le dos et les ailes sont d'un gris cendré bleuâtre. Sur le moignon de l'épaule , de chaque côté , on distingue quatre gouttelettes blanches qui ressortent avec éclat sur le iond noir des couvertures. La queue se fait également remarquer par la blancheur du bout des pennes des trois rectrices extérieures; dans tes autres

f tardes elles sont noires ainsi que les autres pennes ; a poitrine , l'abdomen et les plumes sous -caudales, de même qu'un petit tissu autour du plastron noir du col, sont aussi blancs. Le bec, légèrement aplati à sa base, donne naissance à de longues soies noires qui se portent au-devant des narines; celles-ci, placées près de la base de la mandibule supérieure , sont rondes ; sa couleur est plombée comme celle des pieds , qui sont grêles , entourés de plumes noires à l'articulation de la cuisse avec le tarse. Les doigts sont faibles, longs; le postérieur est le plus fort. Habite la Nouvelle-Guinée. (Gurnot.)

Gobb-modche pomarb , muscicapa Pomaixa^ Less. et Garn. (Zool. de la Coq. , pl. 17. )

Bien que ce gobe-mouche ait été décrit par Sparrman , nous croyons devoir cependant en donner une nouvelle description , afin de faire connaître avec exactitude le mâle et la femelle de cette espèce. Celui-ci, comme nous nous en sommes souvent assuré par la dissection , est le mâle ; son plumage est généralement d'une couleur noire dans toutes ses parties ; cependant la tête, le dos, les couvertures des ailes, sont d'un noir plus foncé, reflétant une légère teinte de bleu de Prusse. Le bec et lès pieds présentent une couleur plombée; la queue, longue de trois pouces , est légèrement étagée. Le bec a dix lignes de longueur , les tarses un pouce, l'ongle postérieur est le plus fort; la longueur totale de cet oiseau est de six pouces et quelques lignes.

d'ornithologie. ïg3

.Ce gobe-mouche habite l'île de ïaïti , il est connu par les naturels sous le nom à'omamao; il ressemble parfaitement à un gobe-mouche rapporté du Brésil, Villa de Castro, capitainerie de Saint-Paul, par M. St.-Hilaire.Le nôtre a le plumage d'un plus beau noir brillant, il est aussi plus grand et le bec et les pâtes sont plus forts.

La fèmelle , dont on a fait une espèce distincte dans les ouvrages d'ornithologie, en la décrivant sous le nom de moucherolle jaune d'Otahiti , muscicapa lutea, Lath. , est, nous n'en pouvons douter, la femelle du gobe-mouche noir de la mer des Indes. Nous ajouterons fort peu de chose à la description qu'en a donnée Latham.

Muscicapa obscurh /lava, tectricibus alarum remigibusque nigricahte nebulosis, cauda ad apicem nigricantp... lutea. Lath., ( Syyst. Ornitlu gen., xl, sp. /j/6.)

De la grosseur du précédent, dont il ne diffère que par la couleur du plumage ; te gobe - mouche est remarquable par sa vestiture jaune d'ocre, répandue sur la presque totalité de son plumage. Les couvertures des ailes, quelques unes des pennes alaires et l'extrémité des rectrices, offrent une teinte noirâtre; le bec et les pieds sont plombés.

Cet oiseau volait toujours de concert avec le premier; les naturels nous ont fait entendre que c'était la femelle; nous -même nous avons constamment trouvé des ovaires dans notre inspection anatomique de plusieurs individus.

D *e tient généralement dans les arbres à pain et de Cy thère ou Évi (Spondias dulcis), où il châsse aux insectes.

Le vieux mâle diffère de la livrée précédente par les teintes de son plumage, qui ne se composent qn.ie de deux couleurs , le noir et le blanc. La première coupe la tête , le col cl la poitrine , et quelques unes des couvertures alaires 5 la seconde appartient aux autres parties , mais cependant plusieurs pennes alaires sont brunes. Le bec et les piçds sont plombés. 1. '7

ig4 MANUEL

Cet oiseau a été rapporté de l'île de Maupiti , par M. de Blosseville. (Garnot. )

LXVI C Genre. Gallite, aleclrurus , Vieille muscicapa des auteurs.

D'Azara décrit sous le nom de Queue -Rare un gobe-mouche qui , par ses mœurs et son genre de vie , ne diffère pas , suivant le prince de Vvied , des véritables gobe-mouches. M. Vieillot en a fait le genre gallite, nom qui est la traduction de celui de petit coq qu'il porte au Paraguay : ce genre gallite LAleclrurus, Vieill. ) n'a point été adopte par M. Temm. M. Vieillot le définit ainsi :

Bec glabre, déprimé à la base, conico-convexe , crochu k la pointe , mandibule inférieure droite $ queue comprimée , susceptible de rester relevée.

Les gallites volent avec légèreté et sans secousses ; ils ne sélèvent ni ne s'éloignent pas beaucoup $ ils n'entrent point dans les bois et se tiennent de préférence dans les campagnes voisines des eaux. Ils ne se perchent jamais sur les arbres et les buissons , mais bien sur les joncs et les plantes aquatiques. Le mâle s'élève perpendiculairement à une certaine distance de la terre et se laisse brusquement tomber sur quelque plante , en dressant sa queue d'une manière fort remarquable.

Gallite tricolore, gattita tricolor, Vieil!. (F.) Gobemouche petit coq, muscicapa alector, Wied, Tem., pi. i55.

Le mâle est d'un brun ardoisé sur la téte , le dos, les côtés de la poitrine et la queue. Il est en dessous, sur certaines parties des ailes , d'un gris cendré plus ou moins agréable ; le front et les joues sont marbrés de blanc et ae noir ; la queue est formée de deux plans verticaux ; les plumes latérales sont élargies à leur extrémité , et les barbes sont bien plus

d'ornithologie. 195

étroites d'un côté que de l'autre ; les deux rectrices du milieu sont beaucoup plus longues et garnies de barbes et de barbules décomposées dont la tige finit en pointe nue. La femelle ressemble très peu au mâle par ses couleurs comme par sa queue ; elle est en général d'un fauve brun, variant plus ou moins en teintes. Les tiges des rectrices se terminent en petites pointes aiguës.

Le petit coq a six pouces de longueur totale ; on le trouve au Brésil ou au Paraguay : c'est un oiseau qui semble faire le passage des gobe-mouches aux troglodytes, et bien qu'on ne doive pas admettre des genres ne reposant que sur des caractères caducs, toujours est-il vrai que le gallite, par son port , ses tarses grêles et surtout ses ongles longs , mérite bien de former une section à part.

Parmi les gobe-mouches dont la queue est très développée nous citerons le gobe- mouche tetafa , muscicapa psaluta , des planches 288 et 296 de M. Temm. que d'Azara rangeait aussi dans ce qu'il appelait queues rares. Le nom du yetapa chez les habitans du Paraguay se nomme guirayepeta , qui signifie oiseau en ciseau , par rapport a la forme de sa queue.

Le mâle , pl. 286, a le plumage agréablement varié de cris cendré , de brun et de roux glacé. La queue a douze pennes ; mais les deux plus extérieures sont falciformes , recourbées, formées de deux tiges garnies de barbes très rares d'un côté et très larges du côté oppose*. La femelle , pl. 296 , est rousse , fauve ou jaunâtre. La gorge , les joues , le ventre, 6ont blanchâtres. La queue n'a que deux tiges ro ides terminées par un léger élargissement.

Habite le Paraguay et le Brésil.

LXVIL» Genre. Drymophile, drymophila, Sw-, Zool. Journal, 1. 11 f n° 6.

Bec médiocre , cylindrique , à pointe droite $ ailes médiocres, arrondies; la cinquième rémige

la plus longue ; queue arrondie 5 tarses allongés, grêles ; les écailles latérales entières.

M. Swainson décrit dans ce genre les espèces nouvelles suivantes :

Drymophila leucopus , Sw.

D'un roux fauve j le corps blanc en dessous ; les joues, une raie sur l'œil, des taches sur les rectrices , d'un noir fauve. Un collier noir $ tarses blanchâtres. Le mâle a le menton noir , le cou , ainsi que des taches noires sur les scapul aires. La femelle a le menton et le cou fauves. Longueur , cinq pouces.

Habite les forêts aux environs de Bahia , au Brésil.

Drymophila longipes , Sw.

Fauve en dessus ; joues cendrées ; le cou et la poitrine noirs ; le corps blanc 5 tarses longs 9 pâles. Longueur, six pouces.

Habite le Brésil.

Drymoplùla trifasciata, Sw.

Noir ; les scapulaires et les in terscapul aires traversés de deux bandes d'un blanc pur (mâle ). Longueur, sept pouces.

Habite les provinces méridionales du Brésil.

Drymophila atra, Sw.

Noir 5 interscapulaires à la base et aux bords d'un blanc de neige. Longueur , sept pouces.

Habite les forêts des environs de Bahia.

M. Such ajoute à ces espèces la suivante :

Drymophilfi variegata, Such,

Le dos d'un brun olivâtre ; tête , ailes et rectrices noires variées de blanc ; poitrine , ventre et croupion roux. Longueur , quatre pouces.

Habite aussi le Brésil.

d\>bnitholocie. 197

A ce9 drymophiles que nous ne connaissons point, nous ajouterons :

Le Dktmophilb voilé , dnrmophila velata , Temm. ,

pl. 334 (mile adulte).

13 ne bande noire couvre le front, la gorge et les ioues et forme une sorte de masque. Un plastron d'un roux cannelle sur le devant du cou et de la poitrine ; tout le corps en entier d'un bleu ardoisé uniforme. Longueur, sept pouces.

Habite l'île de Timor et de Java.

Drymophilb alecto , Temm., pl. 43o, f. 1.

Entièrement d'un bleu noirâtre foncé : rémiges et rectrices brunes : celles-ci cunéiformes.

Drtmophilr cbhdrillàrd, Temm. , pl. 4^o> f- *•

Bec noir, bordé de jaune ; corps d'un gris cendre* agréable ; ventre ferrugineux. Queue égale ; rectrices et rémiges brunes.

Drtmophilb militaire, Temm. , pl. 4*8 > »• 1.

Un masque noir $ tête , cou , dos et ailes cendrées; ventre cannelle 5 queue brune.

Drtmophile tribamde, Temm., pl. 4 1 **» f- *■

Un masque noir ; côtés du cou , poitrine et flancs ferrugineux; tête , dos, ailes ardoisés ; ventre blanc ; queue égale brune , terminée de blanc.

Probablement que les drymophiles de M. Swainson n'ont aucune analogie avec les drymophiles de M. Temminck. Nous ne pouvons en ce moment décider la question.

LXVIII* Genre. Formicivorr ,formicivora, Swr, ZàoL Journ., t. n. n° 6.

Bec médiocre , cylindrique , à pointe droite ; ailes courtes , arrondies } quatrième et cinquième rémiges très longues ; queue étagée; tarses me-

diocres, grêles t recouverts d'écaillés sur leurs côtés.

Démembré des mviothéres d'Illiger , les formicivores paraissent différer beaucoup des fourmiliers des auteurs. Ils seraient peut-être mieux placés à côté des merles, dont ils ont la plupart des caractères.

owaipson en décrit trois espèces nouvelles t qu'il caractérise ainsi : H

Formicwora maculata, Sw.

Noir en dessus , avec des taches blanches ; d'un noir varie de cendré en dessous; les rémiges secondaires iauves a leur sommet ; queue étagée. Longueur, cinq pouces.

Habite le district des Mines au Brésil.

Formicwora nigricollis , Sw.

Formicivora brevicauda, Sw.

Cendré ; cou et poitrine noirs ; épaules ainsi que les tectrices ornées de taches d'un blanc pur; queue très courte. Longuéur, trois pouces.

Habite le Brésil.

L ? X> pem-e. Rhipidure , rhipidura, Vigors et • Horsf. (Fr. Soc. Linn. Lond., t. xv, p. 246.)

Bec court, déprimé, élargi h la base et comprime a sa pointe ; arête arquée ; mandibule supérieure echancrée ; narines basales , ovalaires , presque recouvertes par des soies et des plumes bouche garnie de soies très fournies et presque plus longues que les mandibules ; ailes médiocres, presque acuminées ; première rémige très courte,

d'ornithologie. i gg

la deuxième plus longue du double , les troisième et quatrième , qui sont les plus longues , progressivement plus allongées 5 queue allongée, ouverte , arrondie à son extrémité ; pieds médiocres , grêles, à tarses lisses. (Vigors et Horsfield.)

Ce genre a les plus grands rapports avec les muscicapa. Il est fonde' sur les muscicapa flabellifera de Graelin, sp. 67 , de la Nouvelle - Hollande , et les M. — ruftjvons, La th. , sp. 95, et motacilloides. Le nom de rhipidura vient du grec jSitf-Jç, éventail, et oùpÀ, queue.

Les oiseaux de ce nouveau genre appartiennent à l'Australie ; leurs ailes ont de l'analogie avec celles des gobe-mouches, dont elles diffèrent en ce qu'elles sont plus arrondies j ce qui doit faire supposer que les espèces qui le composent volent plus mal que ces derniers.

Rhipidurb flabelliforme , muscicapa flabellijera ,

Gmelin.

D'un fauve noirâtre 5 une tache au-dessus et en arrière de l'œil \ gorge , sommet des tectrices , extrémité et tiges des rectrices blanches ; abdomen ferrugineux.

Fréquente les arbustes et les buissons , d'où il s'élance sur les insectes qui forment sa proie. Commuu aux environs de Paramatta.

C'est le fan-lailed-flycatchev de Latham, pl. 99.

RuiriDURB motacille, rhipidura motacilloides,

Vigors et Horsf.

INi oir ; une tache blanche au - dessus de l'œil ; le milieu de la poitrine , l'abdomen , blancs ; rémiges d'un fauve brunâtre. Longueur, sept pouces.

Habite la rivière de Georges.

Rhipibu&b a froht roux, rhipidura rufifrons, Vig. et Horsf.; muscicapa rujij'rohs y Latham.

D'an brun fauve j le dos, le front , les sourcils , la

naissance de la queue, le bas de l'abdomen, toux; le cou noir; la gorge , la poitrine, blanches, tachées de noir; les rémiges et les rectrices fauves; celles-ci terminées de blanc. Cette espèce est rare.

Habite les environs de Paramatta.

LXX« Genre. Skïsure , seisura, Vigors etHorsf. (Trans. Soc. Linn. Lond.,t. xv, p. 249.)

Bec allongé , assez robuste , presque déprimé, élargi à la base et à son milieu ; mandibule supérieure un peu recourbée, à sa pointe et écbancrée $ narines basales , ovalaires , recouvertes par les plumes et par les soies ; bouche recouverte de soies courtes et peu nombreuses j langue laciniée au sommet et sur les côtés ; ailes assez allongées, séteûdant jusqu'au milieu de la queue ; première rémige très courte , deuxième et troisième graduellement plus longues} quatrième, cinquième et sixième très longues ; les troisième et septième un peu plus courtes ; les troisième , quatrième et cinquième externes du poignet un peu élargies dans leur milieu; queue allongée, ouverte, presque égale au sommet ; pieds médiocres , a tarses scutellés en avant et lisses en arrière. (Hors/, et

Fig.)

Ce genre a pour type le tard us yoUians de Lath., JW., sp. 10, de la Nouvelle-Hollande.

Seïsure voletant, seisura volilans, Vigors et Hors!.;

turdus volitans, Lath.

Noir en dessus ; blanc en dessous; téte noire à re-^ flets métalliques ; rémiges fauves.

Les colons de la M ouvelle-Galles du sud nomment cet oiseau dishwàslier ou laveur d 'assiette , par la singulière coutunaixjiju^il a de tournoyer dans tous les sen£ w en déployant sa qûeue , et faisant entendre un ^^n*ent<^ à celui d'une

d'ornithologie. 20 1

pierre à aiguiser sur laquelle on frotte un instrument. Il aime à se percher sur les troncs des arbres que les colonistes ont abattu dans les de'frichemens, ou sur les toits des maisons.

LXXI° Genre. Psophodb, psophodes , Vig. et HoTs{.(Trans. Soc. Lim. Lond., t. xv, p. 3a8.)

De 4°?°* > ckepitus.

Bec robuste , court y presque droit, comprimé; l'arête peu carénée , un peu arquée ; mandibules très entières $ narines basales , ovalaires , recouvertes de plumes et de soies ; bouche garnie de soies très fortes et couchées ; ailes très courtes , arrondies ; première rémige courte ; deuxième , troisième et quatrième graduellement plus longues ; la cinquième jusqu'à la neuyième inclusivement presque égales , très longues ; queue allongée , étagée ; pieds assez forts * assez allongés ; acrotarses scutellés, paratarses nus. [Vi^ors et Horsfield.)

On a créé ce genre pour placer le singulier oiseau de la Nouvelle -Galles du sud, nomme le fouet de postillon , et décrit par Latham sous le nom de muscicapa crepitans. Nous l'avons souvent entendu , sans le voir, le long des rives du Nepean, au pied des montagnes bleues , daos la Nouvelle-Galles du sud. MM. V igors et Horsfield le placent parmi les sucriers, parce que son bec n'est pas échancréà la pointe. Cependant, par son port et ses formes, cet oiseau ressemble beaucoup aux pies-grièches, et surtout aux gobe-mouches , parmi lesquels nous le laissons.

Muscicapa crepitans, Lath.

D'un brunjolivâtre , passant aux reflets ver dâ très ; une huppe sur la tête $ le cou et la poitrine noirs $ une bandelette large de chaque côté des yeux $ sommet des rectrices blanc; ventre varié de blanc; régions fémorales rousses.

Cette espèce se nomme aussi djouf elle imite/a faire illusion , le claquement d'un fouet , et souvent dans les vastes et solitaires forêts de la Nouvelle - Galles du sud, nous avons été' trompé' par la singulière habitude du psophode.

LXXII C Genre. Enicure, enicurus, Teram.

Bec long , fort dur, à peu près droit ; mandibule supérieure triangulaire , dilatée à sa base ; arête vive ; pointe fortement inclinée , munie d'une petite échancrure ; des poils roides et courts aux angles du bec ; mandibule inférieure droite , renflée et large vers le milieu , retroussée à la

{>ointe ; narines ovoïdes , latérales , éloignées de a base, ouvertes, garnies à leur partie supérieure d'un bord proéminent; fosse nasale, grande, couverte d'une peau à moitié garnie de plumes , mais nue vers les orifices ; pieds médiocres ; tarses plus longs que le doigt du milieu ; celui-ci et l'externe unis jusqu'à la première articulation, l'interne totalement libre ; ongle du doigt postérieur le plus fort et arqué; ailes courtes, très étagées ; la première rémige courte ; les deuxième, troisième et quatrième égales ; les cinquième et sixième plus longues ; queue longue , très fourchue , les deux pennes du milieu très courtes. (Temrn., pl. col.)

On ne connaît que deux espèces de ce genre, qui ont été décrites par M. Horsfield comme des motacilles, et que M. Temminck range entre les accentor et les motaciUa. M. Reinwardt les regardait comme appartenant au genre lanius : elles nous paraissent avoir tous les caractères des muscicapidées.

Les énicures habitent les îles des Indes orientales. Ils vivent solitaires aux bords des ruisseaux et des torrens, à la manière de nos bergeronnettes, et recherchent surtout les lits couverts de cailloux roulés

d'ornithologie. ao3

et de graviers , où ils poursuivent en courant aveo célérité les insectes et les vers.

Énicuiie couroicné , enicurus coronatus , Temminck, pl. n3; inotacilla speciosa , Horsf. , Res. in Java, t. i3 , page i55 (le chenginging et le kingking des Javans).

Cet oiseau n'a que deux couleurs , le blanc et le noir, dont la disposition est on ne peut plus agréable; une calotte blanche entourée de noir vif tranche sur le sommet de la tête ; le croupion et le ventre sont blancs , tandis que le haut du corps est noir ; le bout des rémiges secondaires, des rectrices , les scapulaires sont blancs; les tarses jaunes et le bec noir. Long., dix à onze pouces.

Habite Java et Sumatra.

Énicueb voilé, enicurus velatus , Temm., pl. 160

(mâle et femelle).

Cette espèce est plus petite que la précédente à laquelle elle ressemble : le front est blanc et le trait continue sur l'œil ; l'occiput est fauve ; les joues et la gorge, le dos , les ailes sont bleu ardoisé ; le ventre est blanc ; les rectrices sont blanches à leur extrémité et au bord des plus externes. La femelle a toute la tête rousse , la gorge blanche et la poitrine teintée de fauve.

II* Ordre. Les Passereaûx, Cuv.

4 e Famille. Les Ampélidées.

G. 73. Gymnocéphale , gymnocephalus , Cut.

74» Coracine, coracina, Yieill.

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