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Jaseur, bombicilla, Briss

d'ornithologie. 2 o 5

IV e Famille. Les Ampelidéhs.

Cette famille n'est point naturelle. Les oiseaux qui la composent se ressemblent principalement par le caractère du bec, qui chez tous est très Fendu , dilaté ou élargi à la base , caréné en dessus, toujours robuste et un peu arqué, échancré le plus souvent à la pointe de la mandibule supérieure, bien que les deux petites dentelures qui font ranger ces oiseaux dans Tordre des dentirostres manquent quelquefois, et même dans les oiseaux du même genre. Les femelles sont presque toujours plus petites que les mâles.

LXXIH° Genre. Gymnockphalk, gymnocephalus, GeoffV-St.-Hilaire, Cuvier; coracina, Vieill. , Temm.

MM. Vieillot et Temminck placent le cymnocéphale parmi les coracines , et M. Cuvier se Borne à dire que le corvus calvus, type de ce nouveau genre, a le bec des tyrans , avec une arête un peu plus arquée et une grande partie de la face dénuée de plumes. Levaillant a regardé cette dénudation de la peau en devant de la tête comme le résultat d'une habitude particulière , et il a même imprimé ( Hist. des Oiseaux de Paradis , t. i, p. 109) une note dans laquelle il affirme avoir reçu de Cayenne un oiseau ayant cette partie très garnie de plumes. J'ai vu à Rochefort plus de vingt peaux de gymnocéphàles ; toutes avaient la face sans plumes. Quoi qu'il en soit, ce genre est entièrement à revoir. On n'en connaît qu'une seule espèce , qui est le tyran chauve , corpus calvus, Gm. , ou le

Choucas chauvk de Cayenne, Buff., enl. 5a 1$ LevailL

{Oiseaux d'Amérique et des Indes , pl. 49*)

De la taille d'une corneille , et en entier de couleur capucin : aussi les créoles de Cayenne lui donnent-ils 1. 18

2o6 MANUEL

le nom A' oiseau mon père. Les rémiges et les Tectrices sont noires 5 son grand bec , son large front prive* de plumes > donnent une physionomie singulière â cet oiseau , très commun à la Guiane.

LXXTV e Genre. Coracine, coracina, Temm. ; lespiauhaus, Cuv. ; Piauhau, querula, Vieill.

Bec déprimé, glabre, cilié à la base, épais, rétréci à la pointe , anguleux en dessus , un peu courbé vers le bout, à mandibule légèrement deutée à la pointe ; la mandibule inférieure un peu aplatie en dessous ; la tête et le cou sont emplumés , sans aucun ornement de plumes , ni sans surfaces de la peau nues.

Le genre coracine est loin d'être fixé. C'est ainsi que M. Vieillot y place le cëphaloptère de M. Geoffroy -Saint -Hilaire, le choucari, et le col-nu ou gymnodère (gracula calva). M. Temminck y ajoute plusieurs des cotingas de Le vaillant; quant à nous, nous adoptons le nom de coracine , pour grouper les oiseaux que M* Cuvier avait réunis sous le nom de piauhaus.

Coracine piauhau , muscicapa ruhricollis , Gmelin , enl. 38i ; Levaill., pl. 47 et 48-

Entièrement noire \ à gorge et devant du cou d'un rose pourpré.

Coracine ignitb, coracina scutata, Temm., pl. 4°î

coracias scutata , La th.

Diffère peu de l'espèce précédente quant aux couleurs du plumage ; cependant les ailes sont beaucoup moins longues , et le rouge qui revêt la gorge et la poitrine descend jusqu'au haut du ventre $ le bec n'est pas noir comme dans l'espèce précédente ; toutes les deux sont du Brésil.

A ce genre appartient encore :

d'ohnithologie. 207 Le grand cotihgà, Levaill., pl. a5 et 26.

De la taille de notre corbeau commun ; (l'un rouge de feu; à rectrices et à rémiges noires, La femelle est grisâtre, à ventre blanchâtre; vit de fruits : est très rare.

On le dit de Surinam.

Le coTiRGA cEii dré, ampelis cinerea , Levaill., pl. 44«

D'un gris de cendre foncé en dessus ; d'un gris clair en dessous ; les ailes n'atteignant que l'origine de la queue, qui est longue.*

LXXV° Genre. Céphaloptèrb , cephalopterus , Geoff.-St.-Hilaire , Cuv. ; coracina, Yieill. , Temra.

Bec fort, robuste, à mandibules presque, égales ; la supérieure convexe , à peine recourbée aii sommet , nullement échancrée à la pointe ; la mandibule inférieure aplatie en dessous ; les narines longitudinales ouvertes, creusées dans un enfoncement ovalaire ; des soies au rebord du bec , qui entame un peu les plumes du front ; deux touffes de plumes prenant naissance au front et s'élevant en panache sur la tête; les plumes du cou formant un large fanon pendant au-devant du cou, qui est nu.

Cê genre prouve l'arbitraire que les auteurs divers mettent à faire des genres. M. Vieillot ne balance point à placer cet oiseau à côté des piauhaus, tandis qu'il sépare des gobe-mouches le gallite ?

On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, qui est remarquable par les ornemens singuliers que lui forment ses plumes. Cet oiseau provient des collections de Lisbonne , d'où l'a rapporté M. Geoffroy- Saint -Hilaire.

On le croit du Brésil ; mais un Portugais fort instruit m'a assuré qu'il était de Goa. C'est le

Cbphaloptère orné , cepïialopterus ornatuSy Geoff.- Saint-Hil. (A nu. du Mus. } t. xm, p. a35, pl. i5); coracinb céphiloptrre , coràcina cephalopiera , Vieill., Temm., pl. a55.

Le céphaloptère est en entier d'un bleu noir uniforme; ta lôte et la base du bec sont ornées d'un panache formant parasol , composé de plumes droites très hautes , à tige blanche et roide , et terminée par un épi de barbe noire qui se renverse en devant. Les côtés du cou sont nus ; mais de longues plumes formant un fanon lâche , et tombant plus bas que la poitrine, partent de dessous la gorge et des côtés du.cou ; la queue est longue et légèrement arrondie; le plumage est d'un noir très foncé, tandis que la huppe et les plumes du fanon sont à reflets métalliques.

LXXVI e Genre. GYMNODERB^gym/iorfera^GeofF.- St.-Hilaire , Cuv. ; coràcina^ Vieill. , Temm. ; cotinga, Levaill.

Les principaux caractères des gymnodères sont d'avoir, avec le bec des coracines et des céphaloptères , le cou en partie nu , et la tête couverte de plumes veloutées.

Un seul oiseau du Brésil et de la Guiane appartient à ce genre ; c'est le col-nu de Buffon et de Levaillant, enlum. 609, et pl. 45 des oiseaux d'Amérique et des Indes. ♦

Col-nu , Builbn ; gracula nudicollis , Shaw ; corvus

nudus et c. — fœlida , Gm.

Un peu plus gros que le choucas de France 5 a le corps très massif et très fourni en chair, suivant Levaillant; les côtés du cou sont entièrement nus, et lie présentent que quelques traces de duvet. La fîg. de BufTon représente au contraire cette partie comme

d'ornithologie. aorcy

étant fournie d'un duvet court assez épais ; le dessus de la tête , le derrière du cou et la gorge sont couverts de petites plumes serrées cuii imitent un beau velours noir; les bordures extérieures des pennes du milieu des ailes, les dernières pennes de celles-ci et toutes leurs couvertures sont d'un gris bleuâtre ; les grandes pennes alaires et celles de la queue sont d'un noir à reflet bleuâtre; le reste du plumage , le bec et les pieds sont noirs , et les yeux d'un rouge brun ; sous ces derniers on remarque une peau jaune.

La femelle , pl. Ifi de Levaillant, est plus petite, et est, en général, d'un noir brun.

LXXVII 0 Genre. Ampélis, ampelis , L. , Cuv. , Temm. ; les cotingas, Levaill.

Bec court, un peu déprimé, plus haut que large , dur, solide, trigone à la base, comprimé et échancré à la pointe , un peu convexe en dessus , subitement fléchi à la pointe ; narines basales , latérales , arrondies , à moitié fermées par une membrane, et couvertes à claire voie par tes poils de la face ; pieds médiocres ; tarses de la longueur ou plus courts que le doigt intermédiaire , les latéraux unis jusqu'à la secondé articulation; ailes médiocres; la première rémige moins longue que la deuxième , qui est la plus longue. ( Temm.)

Les cotingas sont ornés des plus vives couleurs ; mais leur parure si brillante ne dure que quelque temps : à peine la saison des amours est finie qu un plumage terne et sombre remplace l'éclatante vestiture des noces ; aussi ce changement si brusque a-t-ii fait naître beaucoup d'incertitude parmi les nomenclateurs , en portant à considérer comme espèces des variétés d'âge , de plumage ou dé sexe.

Tous les ampélis appartiennent à l'Amérique méridionale, où ils vivent d'insectes et de petits fruitspulpeux.

2 l O MANUEL

Le cotinga guereïva, Levaill. , pl. 27 (mâle), a8 et î9 ( jeune et moyen âge), 3o (femelle); ampelis cayanày L. , enl. 6a4«

De la taille d'an merle ; d'un vert lustré d'aiguëmarine, à reflets bleus; la gorge, les côtés du cou d'un pourpre vif ; les rémiges et les rectrices noires. Le jeune âge, enl. 5 1 5, est d'un brun clair uniforme; le moyen âge est varie d'un gris brun et de bleuâtre; et la femelle est grise et rousse.

Habite les deux Guianes.

Le cotinga pacapaca, ampelis Pompadora, L., enl. 379; Levaillant, pl. 3i (mâle), pl. 32 (femelle), pl. 33 (premier âge).

Un des plu9 beaux oiseaux de l'Amérique ; en entier d'un rouge carmin très vif 5 à pennes alaires blanches; â couvertures moyennes lâches et composées de plumes retroussées, roides, placées en recouvrement. Le jeune âge est figuré enl. 699. La femelle a la moitié des rémiges noires, et ses rectrices sont en entier de cette couleur; le plumage est d'un rouge terne , varié de rose et de blanc en dessous.

Habite la Guiane.

Cotinga bleu , Levaillant , pl. 34 ( mâle ) , 35 ( fem.) t

36 (premier âge).

Très voisin du guereïva: d'un bleu d'outre-mer très éclatant ; le rouge de la gorge s'étendant sur la poitrine jusqu'au haut du ventre; les ailes noires. La femelle est variée de brun , de blanc et de gris sur chaque plume.

Habite la Guiane ; est commun à Cayenne.

Cotinga ouette, ampelis carnifex , L., enlum. 3^8; Levaill. , pl. 3 7 (mâle ) , 38 (femelle ) ; ampelis coccinea, Edwards, pl. 39.

Magnifique oiseau , à plumage d'un rouge de feu, à calotte ignée , à dos d un rouge brun , a poitrine d'un rouge de sang , à rectrices pourpres , terminées

d'ornithologie. 211

d« rouge-noir. Les Caraïbes nomment cet oiseau arara et apira. La femelle est roussâtre ; le bas-ventre est ocracé ; le front rougeâtre.

Habite le Brésil et la Guiane.

Cotinga cordon bleu, ampelis cotinga , L. , enl. 186 et 188 ; Levaill. , pl. 4* et 4^.

Voisin du cotinga bleu , et ne formant , avec lui et le guereïva, probablement qu'une espèce; d'un bleu d'azur en dessus, pourpre sur la gorge, la poitrine et le haut du ventre ; un cordon bleu séparant cette dernière partie de la poitrine.

Habite la Guiane.

COTINGA A PLUMES SOYEUSES OU DES M.ÀYNA3 , ampelis

Maynana , enl. 32g , Levaill. , pl. 43.

D'un tiers plus petit que le auertïva , auquel il ressemble beaucoup; d'un vert a aigue-marine ; une cravatte pourprée ; le dos azuré ; les rémiges extérieures et les rectrices noires.

Habite les Maynas.

Cotinga pourpre, ampelis atro-purpurea , Wied,

it. 2 , p. 16.

( Vieil âge ) : d'un pourpre noirâtre , passant au rouge vif sur le sommet delà tête; plumes rectrices blanches. ( Jeune âge) : d'un gris cendre ; les rectrices également blanches. Long., sept pouces neuf lignes.

Habite le Brésil.

Cotinga coqueluchon, ampelis cucullata , Temm., pi. 363 ; proenias ( Sw., Z00L ill. , n° 7, pl. 37).

Tête, cou et poitrine noirs ; dos et dessous du corps d'un jaune d'or ; manteau marron ; ailes verdâtres , nuancées de jaune et de brun. Femelle d'un vert terne , en place du noir profond du mâle.

Apporté du Brésil par Quoy et Gaimard.

lia

LXXVflI e Genre. Cotinga, cotinga, Thunb.

(Me'rn. de la Soc. imp. des naturalistes de Moscou, t. vi , p. 1^5 )

Ce n'est que par respect pour le nom de Thunberg que nous conservons à ce genre, récemment proposé par ce savant disciple de Linné, le nom de cotinga qui est appliqué en France aux ampelis, et qui par conséquent a 1 inconvénient défaire naître des erreurs de synonymie. Ce genre est-il bien nouveau d'ailleurs ? et ne fait-il pas double emploi avec les genres p roc nia s d'Hoffmansegg et araponga du prince de vVied , ou casmarhynchos de M. Temminck ? D'après la courte analyse insérée au Bull, des Sciences, t. vu , p. 'iMb , le cotinga alba de M. Thunberg nous paraît être l'araponga, et le cotinga virescens ne pas diftërer du nrocoé tersine femelle de M. Temminck.

Quoi qu'il en soit, M. Thunberg caractérise ainsi ce genre , que nous ne plaçons ici que pour mémoire.

Bec déprimé, un peu trigone, caréné, très dilaté à sa base et très large ; mandibule supérieure un peu plus longue , légèrement courbée à la pointe , munie de chaque côté d'une échancrure assez forte ; mandibule inférieure aplatie ; narines arrondies , placées à la partie antérieure d'un sillon , un deuxième sillon s'étendant jusqu'au-delà du milieu du bec ; soies nombreuses à la base du bec , fléchies , bouche très grande.

Les caractères qui distinguent les cotingas des ampelis sont que le bec des premiers est plus déprimé et beaucoup plus large à sa base, et que le sillon des narines n'est presque pas allongé dans les ampelis. L'ouverture est plus ample que chez les engoulevents.

^ M. Thunberg mentionne quatre espèces, toutes de l'Amérique méridionale.

d'ornitholocie. * l 3

Le colinga alba , Thunb.

D'un blanc de neige en entier ; le bec , la gorge et les pieds noirs. De la taille du jaseur.

Le cotinga speciosa , Thunb.

Verdâtrc; tête noire; ventre jaune, tacheté' de noir. De la taille d'une grive.

Le cotinga virescens, Thunb.

Vert; ventre jaune; ailes fauves; pennes bordées de jaune. De la taille du moineau commun.

Le cotinga regulus , Thunb.

D'un brun £auve en dessus; d'un jaune sale en destous ; une calotte jaune. De la taille du troglodyte.

Les quatre cotingas que nous venons de citer feraient le passage des ampelis aux muscicapu, suivant M. Thunterg.

LXXIX* Genre. Arapong a , arapunga , Wied , II, , casmarhynchos , Temm.

Bec large, très déprimé, mou et flexible à la base , comprimé et corné à la pointe ; fosse nasale très ample ; pointe de la mandibule supérieure cchancrée ; les bords de la mandibule inférieure minces, flexibles, seulement la pointe cornée ; narines grandes , situées vers l'èxtrémité du bec, ovoïdes, ouvertes; membrane qui recouvre la fosse nasale garnie de petites plumes rares ; tarse plus long que le doigt du milieu ; les autres doigts soudés à la base, les latéraux égaux, troisième et quatrième rémiges plus longues.

{Temm.)

On ne connaît que trois espèces de ce genre , qui sont propres aux forêts de l'intérieur du Brésil , et qui forment un petit groupe différent des proenias par la» mollesse du bec et par la position des narines.

L'araponga caroncule , ampelis caruncidaîa , Gm\,

enl. 793, 794.

D'un blano pur en plumage parfait, verdâtre ordinairement; la base du bec surmontée j>ar une caroncule charnue quelquefois garnie de petites plumes, et filiforme.

Habite le Brésil.

L'araponga averano , casmarhynchos nudicollis , Temra., pl. 368 (mâle), et 383 (fem.); arapunga, Wied.

Le mâle du blanc le plus pur ; mais la base du bec, le tour des yeux et le devant du cou sont nus , et la peau est d'une couleur verte, et est parsemée de quelques soies noires. Longueur, dix pouces.

La femelle est d'un vert cendré; les plumes de la te te sont noires ; le dessous du corps est teinté de verdâtre clair et marqué de larges mèches blanchâtres.

Habite le Brésil, où elle a reçu le nom d'araponga.

Ab a ponga guira-ponga , proenias melanocephalus , Wied , It. , t. 1 , p. 26 ; casmarhynclios variegala , Temm. , pl. 5i ; cotinga , nov. sp. , Cuv» , pl. 4 » fig. 4 (mâle adulte); Y averano deBuffon.

A la tête d'un roux clair , couleur de tabac d'Espagne; tout le reste du corps est d'un blanc nuancé de gris ardoisé très clair , hormis les ailes qui sont entièrement d'un noir foncé; la gorge et le devant du cou sont nus, garnis de nombreux appendices vermiformes et charnus, colorés en rouge noir; bec et pieds noirs. La femelle est verdâtre, et n'a point de caroncules.

Habite le Brésil.

LXXX 0 Genre. Procne, proenias, Hoffm. , Cuv., Temm.> Tersine, tersa, Vieill. {Anal. orn. )

Bec plus large que le front, dilaté sur les côtés, fort , dur, déprimé , comprimé à son extrémité

d'ornithologie.

qui est échancrée ; arête un peu élevée & la base ; narines basales, situées près du front, bordées par un cercle membraneux et un peu en tube ; tarse plus long que le doigt du milieu; doigts soudés à la base ; les latéraux égaux ; la première rémige presque aussi longue que la deuxième et la troisième qui sont les plus longues.

Ce genre est du Brésil. Nous n'en connaissons qu'une espèce , qui est

Proche tersine, procnias ventralis, Illiger, Temm., pl. 5 (mâle et fem.) ; procnias cyanotropus, Wied, lu y t. i, p. 291 • tersa cinerea, Vieill. (mâle).

Plumage bleu , taché de verdâtrc sur la tête et sur la poitrine ; le ventre et les couvertures de la queue d'un blanc pur; un masque noir ; les flancs bleus, raye's de noirs. De la taille d'un moineau.

Lia femelle est d'un vert agréable , passant au jaunâtre sous le ventre.

C'est Yhirundo viridis de Temminck, Catalogue.

LXXXIe Genre. Échenillkur, ceblepyris, Cuv., et par une faute typographique ceblephyris , Temm.; Échenillkur, Levaill. ; campephaga, Vieill. (Ceblepyris , nom grec d'un oiseau inconnu , Cuv.)

Bec gros , court , fort , élargi à la base , un peu bombé , comprimé à la pointe ; mandibule supérieure convexe , courbée vers la pointe , qui est échancrée ; arête peu distincte ; mandibule inférieure droite , presque égale avec la supérieure ; narines basales , latérales , ovoïdes , ouvertes , cachées par les petites plumes serrées du front ; pieds faibles, courts; doigts latéraux inégaux, réunis ou soudés a leur base ; ailes médiocres , la première rémige courte, les deux qui suivent

étagées , la quatrième ou la cinquième la plus longue; queue large; croupion très garni de plumes à baguettes roides , souvent terminées de pointes aiguës. (Ternm.)

Les échenilleurs forment un genre très naturel d'oiseaux qui recherchent les larves d'insectes sur les arbres ou sur les feuilles. M. Temminck dit qu'ils sont sociables , qu'ils vivent en grandes troupes dans les bois touffus, qu'ils se cachent pendant le jour, et qu'ils ne se décèlent alors que par leur cri d'appel.

Les échenilleurs sont répandus en Afrique , dans l'Inde et dans les îles de la Malaisie. Ce qui caractérise les' espèces africaines, est d'avoir le croupion garni de plumes roides et épineuses au bout; caractère qui manque en partie aux espèces indiennes , bien qu'elles aient tous les caractères extérieurs des autres échenilleurs.

Les espèces de ceblepyris reconnues aujourd'hui ont long* temps été ballottées dans plusieurs genres. M. Temminck y range aussi le choucari de la JYouvelle- Guinée , enJ. 63o le rollier a masque noir , Le vaillant , pl. 3o (corvus melanops , Latn. ) , et le choucas de la JVowelle-Guinée , enl. 629 , qui sont placés dans le genre gràucàlus. Les autres échenilleurs de M. Temminck sont :

JEchehilleur kirkim anou , muscicapa cana , Lath. ; le grand gobe-mouche cendré de Madagascar, enl. 54<*

A tête et cou noirs ; à poitrine grise rosée ; à ventre cendré ; à ailes brunes.

Habite l'île de Madagascar.

Echekilledr gris, Levaill. , Afriq. , pl. ifoet i63; ceblephyris Levaillantii, Te m m.

Du cap de Bonne-Espérance.

ÉcHENILLEUR NOIR , Levaill. , Af. , pl. l65.

Du cap de Bonne-Espérance.

d'ornithologie. 217

Echejuxleur oranga \ ceblepyris aureus , Temm. , pl. 38a , f . 2 ( sous le nom de turdoïde oranga ).

Longueur, sept pouces. Bleu pourpré, noir métallique en dessus $ les cotés du cou , les petites et moyennes couvertures des ailes , les rémiges secondaires , terminées et bordées de blanc pur ; un trait au-dessus de l'œil, blanc; la poitrine, le ventre et les plumes anales , d'un rouge de brique foncé; queue un peu étagée , les deux externes œillées de blanchâtre en dessous; plumes des tarses noires, terminées de blanc.

L'oranga habite les bois des montagnes de la grande île de Timor ; la femelle est inconnue.

Ec he mil leur bicolore , ceblepyris bicolor , Temm. ,

pl. 278.

Longueur, onze pouces quatre lignes. La tête, les joues, les cotés du cou et les parties supérieures sont d'un noir pariait ; le dessous du corps et le croupion sont d'un blanc pur ; le bec est d'un bleu vif, et les pieds sont noirs.

Habite l'île de Sumatra.

Cet échenilleur a les plumes du croupion très entassées et touffues, et n'a point les baguettes roides et fortes des échenilîeurs indiens, ni les piquans qui terminent les plumes de ceux d'Afrique. M. Temminck hésite si l'on doit laisser cette espèce parmi les ceblepyris ; nous pensons que c'est avec le choucaris qu'on doit la ranger.

Échenilleur frangé, ceblepyris fimbrlatus y Temm., pl. 2^9 et 25o (mâle et femelle).

La tête, le devant du cou, sont à peu près noirs* le cou , le dos , les scapulaires et les parties inférieures d'une même teinte , couleur d ardoise ; les ailes et la queue d'un noir à reflets bronzés ; la penne extérieure, de chaque côté. de la queue, est terminée par une tache cendrée -, le bec et les pieds sont noirs. Longueur totale , sept pouces quatre ou cinq lignes.

La femelle adulte a le sommet de la tête, la nuque , le dos et les ailes d'un cendré foncé; la teinte qui couvre les ailes est un peu plus noirâtre , et les bords des plumes sont cendrés; les joues, et généralement toutes les parties inférieures sont rayées de zigzags blancs , noirâtres et cendrés 5 les couvertures inférieures de la queue sont d'un blanc très pur 5 la queue , à l'exception des deux pennes du milieu , est noire , et toutes ces pennes sont terminées de blanc; les deux pennes du milieu sont de la couleur des plûmes du dos. La planche ?5o représente une femelle un peu plus jeune.

Habite les fies de Java, de Banda et de Sumatra.

Échbnilleuh k barbillons , ceblepjrris lobatus y Temm., pl. 279 et 280 (mâle et fem.).

Cette espèce , très remarquable , a un large fanon ou plaque nue, qui couvre la commissure du bec; ce barbillon parait avoir été rouge dans le vivant. La tête, la nuque, les côtés et le devant du cou sont d'un beau vert très foncé, à reflets métalliques ; la poitrine , le ventre et le croupion , sont d'un roux très vif ou mordoré; le ventre et les couvertures de dessous la queue sont d'un beau vert

i'aunâtre ; les pennes des ailes noires et liserées de danc; les pennes latérales de la queue sont noires, et terminées par un grand espace d'un jaune vif ; le bec et les pieds noirs. Longueur, sept pouces deux lignes.

jLa femelle n'a point de barbillons ; le bord de la commissure du bec est couvert d'un rudiment de membrane , qui paraît aussi avoir été rouge ; la tête et une partie du devant du cou sont d'un noir mat ; toutes les parties inférieures sont jaunes. La nuque , le dos , le croupion , les flancs et les petites couvertures des ailes sont d'un vert terne ; les ailes sont noires, liserées de vert; le jaune de la queue est moins vif que dans le mâle.

Habite Sierra-Leone.

A ces espèces nous ajouterons les trois suivantes.

d'ornithologie. 219

Éc h en il leur LEucoMELE , ceblepyiis leucotnela , Vigorset Horsf. ( Trans. , t. xv, p. ai 5.)

Noir en dessus, blanc rayé de noir en dessous; gorge , moignons des épaules , sommet des rectrices et bord des rémiges externes blancs; joues fauves; corps ondulé , en dessus, de lignes brunes légères. Tectrices inférieures blanches ; bec et pieds noirs.

Découvert par sir Robert Brown, au Broad Sound, à la Nouvelle-Hollande.

ÉciiENiLLBUR de Jàvà , ceblepjrris Javanensis, Horsf.

( Birds from Java . )

D'un cendré grisâtre ; abdomen et une raie terminale sur les rectrices , blancs ; celles - ci et les rémiges d'un fauve noirâtre; poitrine finement jrayée de gris ; tête , en dessus et côtés , de teinte uniforme ; queue un peu fourchue.

C'est le kepodang-sungu des Javanais.

Échenilleur LEiuETTÀN , ceblepjrris striga , Horsf.

{Birds from Java.)

Longueur, «ix pouces. Le dessus gris, ainsi qu'une raie derrière l'œil 5 croupion plus pâle: tectrices externes et rémiges internes , bordées de blanc à leur base; rectrices extérieures blanches au sommet.

C'est le lenjettan des Javanais.

On doit ajouter aux échenilleurs , le

TURDOÏDB A EPÀULETTES ROUGES , turduS phœnico-

pterus, Temm. , pl. 71.

Son plumage est noir bronzé, à reflets violets et bleuâtres; les ailes et la queue sont d'un noir mat; les pennes sont Bordées de vert métallique 3 les petites couvertures des ailes sont d'un rouge vif ; le bec et les pieds sont noirs.

Habite le Sénégal.

D'après des recherches et des comparaisons soignées , de M. Isidore Geoflroy-Saint-Hilaire , il résulte que Yéchenilleur jaune de Levaillant , Af. ,

pl. 164, est la femelle du turdoïde à.épaulettes rouées , et qu'on a eu tort de placer ces deux oiseaux en deux genres différens,

M. Swainson décrit deux échenilleurs nouveaux qu'il nomme :

Ceblepy ris line atus , Sw.

Cendre' ; poitrine et corps blancs , raye de lignes nombreuses , transversales , noires ; rectrices noires. Habite la Nouvelle-Hollande.

Ceblepy ris tricolor, Sw.

un noir profond j blanc en dessous ; couvertures cendrées; rectrices blanches à la pointe.

Habite la Nouvelle -Hollande.

LXXXII* Genre. Jasbdr, bombycilla, Brisson, • Vieill. j bombycivora , Tenim. , Cuv.; ampelis, Linn.

Bec court, droit, élevé; mandibule supérieure faiblement courbée vers son extrémité , avec une dent très marquée ; narines basales , pvoïdes, ouvertes , cachées par des poils rudes dirigés en avant ; trois doigts en avant et un derrière ; le doigt extérieur soudé à celui du milieu , les ailes ' médiocres ; première et deuxième rémiges les plus longues. (Temm.)

^ On ne connaît que deux espèces de ce genre : Tune du nord de l'Europe, et l'autre, plus petite, est du nord de l'Amérique. Ce qui les distingue surtout , sont les extrémités des pennes secondaires, qui s'élargissent en disque ovale , lisse ét rouge.

Jaseur de Bohême, ampelis garrulus , L. ; bombycivora gajTula, Temm., Man. I, p. 12$; garrulus bohémiens , Aldrov. I , p. 796 ; Meyer et W ohT. , AIL, pl. 6, f. 1 et 2, enl. aoi.

Plumes de la téte allongées en huppe ; parties su-

DORNITHOLOGIE. 2 2 1

périeures et inférieures du corps d'un cendré rougeâtre plus foncé en dessus; plumes des narines , une hande au-dessus des yeux et la gorge d'un noir de velours ; rémiges noires , terminées par une tache angulaire jaune et blanche; les huit ou neuf pennes secondaires sont terminées de blanc, avec un prolongement cartilagineux d'un rouge vif; les couvertures inférieures de la queue sont marron , les pennes noires , terminées de jaune. Longueur, sept pouces six lignes.

La femelle a l'espace noir de la gorge moins grand , et seulement quatre à cinq des pennes secondaires terminées par le prolongement cartilagineux. Les jeunes, avant leur première mue, n'ont aucune espèce d'appendice aux pennes secondaires. ( Temminck. )

Le jaseur habite pendant l'été dans les régions du cercle arctique. Ce n'est jamais qu'accidentellement qu'il s'avance vers les contrées tempérées du centre de l'Europe, où il ne se montre que dans les mois de novembre à janvier. M. Savi dit qu'on ne l'observe en Toscane que dans les hivers très rigoureux , et que les années 1806 et 1807 furent remarquables par la quantité de jaseurs qui vinrent en Piémont , notamment dans les vallées de Lanzo et Suza.

Le jaseur vit d'insectes , et surtout de baies. On suppose qu'il niche dans des crevasses de rochers , dans l'Islande et le nord de la Russie. On ne sait presque rien de ses habitudes : M. Cuvier dit qu'il est stupide, qu'il se laisse facilement prendre et élever, qu'il mange beaucoup et de tout.

II e Ordre. Les Passereaux.

5* Famille. Les TurdusinÉes.

G. 83. Merle , turdus, L.

i*« tribu. Merle, me ru la.

2fi tribu. Grive , turdus.

3 e tribu. Turdoïde , iœos, Temm.

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