L. , enl. 4qo
Longue de dix pouces : bec jaunâtre $ pieds bruns $ couleur d'un cendré bleuâtre , quelquefois variée de noir sur la tête , le cou et le croupion ; le haut
du dos et les couvertures des ailes sont châtains ; la gorge et la poitrine sont d'un roux clair , avec des taches noires sur le milieu de chaque plume ; le ventre est blanc. La femelle est plus obscure.
La litorne apparaît en novembre par troupes nombreuses , oui recherchent les bois entoures de prairies humides. Les soies qui bordent son bec , étant plus longues qu'aux autres grives , lui ont valu le nom de pilaris.
Grive draine, turdus viscivorus , L., enl. ^Sg.
La grande grive , brune-olivâtre en dessus ; les ailes brunes; chaque plume bordée de roux ou de blanchâtre; tout le dessous du corps d'un blanc sale, varié de brunâtre , et parsemé uniformément de taches noires triangulaires ; queue assez longue; pieds jaunes ; bec brunâtre.
La draine niche dans les forêts de sapins du Nord, et arrive en France dans l'automne , pour s'en retourner au printemps. Ses migrations ne sont pas toutefois très complètes. Les femelles pondent de trois à cinq œufs d un vert blanchâtre, marqués de taches violettes et de points roussâtres. Sa nourriture consiste en limaçons, vers , chenilles et autres petits insectes. Elle recherche aussi les fruits, et notamment les semences de gui , dont elle ne digère que la pulpe extérieure , et dont elle sème, diton , les pepms. La draine vit en troupe , a l'humeur ucrcllcuse, et ne manque pas de courage pour se éfendre des serres des oiseaux de proie."
§. III. Les TCRDoïnts , ixos , Temm.
Toutes les espèces de turdoïdes sont étrangères , et appartiennent à l'ancien continent. On les distingue des merles par un seul caractère, qui est d'avoir le bec plus court que la tête, et les tarses aussi plus courts : cette division , purement arbitraire, comprend les
d'ornithologie . 229
Turdoïde AZURiPf , turdus azureus , Temra. , pl. 374
( mâle adulte ).
Bleu clair sur la tête , bleu pur sur le corp9 ; la gorge , le devant du cou d'un brun bistré*. Longueur , huit pouces et demi. La femelle a des teintes moins vives.
Habite Java , Banda , Banca et Sumatra.
Turdoïde cap nègre , turdus atriceps , Temm. , pl. 147 (mâle); lanius melanocephalus , Gm.
Tête en entier de couleur d'acier bruni ; plumage olivâtre; queue arrondie, jaune, cerclée de noir , et terminée par un bord jaune vif ; bec et pieds noirs.
Habite Java et Sumatra.
Turdoïde verdir , ixos virescens , Temm. ,
pl. 38a, f. 1.
Calotte grisé ; corps olivâtre en dessus , vert clair grivelé de blanc en dessous ; un petit bandeau blanc ; pieds et bec plombés ; queue un peu arrondie.
Habite l'île de Java.
Parmi les espèces de turdus décrites dans ces derniers temps , nous choisirons de préférence les espèces mentionnées par M. Horsfield , et que l'on ne trouve point dans les articles de dictionnaires des sciences naturelles qui s'impriment en ce moment. Ce sont :
Turdus Juemorrf tous , Horsf. , Birds from Java ; le ketilan des Javanais ; muscicapa hœmorrhousa , fi , Gm.
Longueur, six pouces; gris fauve; tête noire; joues, cou, ventre, croupion blanchâtres.
Turdus amœnus , Horsf.
Bleu noir; épaules, les trois rectrices les plus externes blancs. Longueur , huit pouces. C'est le hekacher des Javanais. Possède un chant très agréable.
23o MANUEL
Turdus analis , Horsf.
Gris fauve $ vertex , rémiges et rectrices plus foncés , blancs en dessous. C'est le chuchak des Javanais. Longueur, sept pouces.
Turdus bimaculatus , Horsf.
Fauve olivâtre ; gorge et front fauves $ une tache latérale orangée; joues jaunâtres $ ventre blanchâtre. (Test le chuchak-gunung des Javanais. Longueur , sept pouces.
Turdus strigatus > Horsf.
D'un noirâtre vineux en dessus ; rayé d'un noir vineux blanchâtre en dessous ; rémiges, rectrices plus foncées , bordées de plus pâle. Longueur , six pouces.
Turdus viridis , Horsf.
D'un vert d'émeraude uni foncé ; rémiges et rectrices fauves pâles en dessous; gorge jaunâtre. C'est Yijodn des Javanais. Longueur , huit pouces.
Turdus javanicus , Horsf.
Fauve; une raie à la gorce et des taches abdominales d'un ferrugineux obscur. Longueur 9 huit pouces. Est le bochrit des Javanais.
Turdus varius , Horsf.
D'un châtain clair ; à plumes fauves à la pointe ; re'migcs d'un châtain marron à leur bord externe ; abdomen blanchâtre ; côtés variés de marron et de noir; rectrices en dessus fauves ; bas-ventre légèrement sinuolé de blanc et de noir. Longueur, onze pouces; gorge blanchâtre finement rayée de fauve. C'est Yayam-ayamàn des Javanais.
Cette espèce se trouve aussi à la Nouvelle-Hollande.
DORNITHOLOGIE. a3 ï
Turdus cyaneus , Horsf. ; pilta cjranea, Temminck. ,
pl. 194.
D'un bleu pur; tête, rémiges, rectrices à leur partie externe, et abdomen, noirs. Longueur, neuf pouces. C'est Yarreng-arrengan des Javanais. Fait le passage des merulidëes aux myophones. M. Temm. le range dans ce dérnier genre.
Turdus flavirostris , Horsf.
Noir; tête, un collier, gorge, poitrine, d'un ferru&ineux brillant et par raies ondulëes; plumes dorsales blanches à la base ; bec jaunâtre. Longueur, douze pouces. C'est le chiung des Javanais.
Turdus gularis . Horsf.
Olivâtre fauve; ailes, queue, ferrugineuses; gorge blanche; abdomen jaune. Longueur, sept pouces. C'est le bres des Javanais.
Turdus dispar, Horsf.; turdoide ensanglanté,
Temm*, pl. 137.
Rémiges, rectrices fauves; le dos d'un olivâtre orangé; tête du mâle noire; gorge écarlate. La femelle unicolore. Est le clticfùng-goleng des Javanais. Longueur , six pouces.
Parmi les vrais turdus , M. Temminck place d'une manière positive les espèces suivantes :
Muscicapa psidii , La th. , sp. 27.
Turdus cafer , La th. , sp. 99, enl. 563 , f 1.
Le merle cul-rouge , Levaill. , Af. , pl. 107, f. 1.
Turdus chrysorhoeûs , Temm. ; le culdor, Levail., pl. 107, f. 2.
Turdus Levaillantii , Temm., enl. 817; le brunoir, Levaill. , pl. 106, f. 1.
Turdus Cochinchinensis , La th. , sp. n3, e^l. 643 , f. 3 , et autres.
Nous ajouterons la
Grive des Malouiwes , turdus Falchlandiœ , Quoy et Gaimard, Zool. Uranie , pag. 104.
A poitrine et à ventre roussâtres ; la gorge mar-
Suée de points noirs. Elle est voisine du suwrou du résil.
Merle a pieds rouges, turdus rubripes , Temm. ,
pl. 409 ( mâle adulte).
Bec noir ; pieds rouges ; corps d'un cendré gris agréable; gorge blanche; deux traits de même couleur se prolongeant sur le devant du cou ; celui-ci noir en devant ; bas-ventre couleur de tan ; queue étagée, arrondie, à pennes noires au milieu , et terminées de gris.
Habite File de Cuba et les Antilles.
Merle ochrocbphale , turdus ochrocepkalus , Gm.,
Temm. , pl. i36 (mâle).
Tête couleur d'ocre; ailes et queue vertes en dessus , cette dernière étagée. Cou grivelé ; basventre fauve; bec et pieds noirs; un trait de celte couleur à l'angle du bec.
Habite Java et Sumatra. A le port et le faciès des philédons ou mellisugues. Son chant est mélodieux.
LXXXTV* Genre. Oncle, cinclus, Bechst., Cuv., Temm. ; aguassierb , hydrobata, Vieill. ; sturnus, L. , Gm.
Bée emplumé et arrondi à la base , grêle, droit, caréné en dessus, un peu comprimé vers le bout, finement dentelé sur les bords , incliné à la pointe de sa partie supérieure ; genoux nus ; ailes et queue courtes ; troisième et quatrième rémiges les plus longues ; tarses plus longs que le doigt du milieu. ( Vieill.)
d'ornithologie. a33
Le genre cincle ne se compose que de deux espèces, dont une est encore très peu connue : ce sont les
Cincle plongeur, cinclus aquaticus , Bechst. , Tem. p. 177 j sturnus cinclus, Gm. Le merle d'eau, feufî'. , enl. 940; turdus^ cinclus , Latham; hjrdrobata albicollis, Vieill.
D'un brun fonce teint de cendré en dessus: la gorge et le devant du cou, ainsi que la poitrine, d'un blanc pur ; le ventre roux ; le Dec noirâtre ; l'iris gris de perle; pieds jaunâtres. Longueur, sept pouces. La femelle est d un cendré brun en dessus , d'un roux jaunâtre sur le ventre. Les jeunes ont du gris sur la tête et sur la nuque.
Le cincle aime se baigner et parcourir les petits ruisseaux , et c'est de cette habitude que lui vient le nom de merle d'eau. Il cherche les petits insectes aquatiques, notamment les libellules et les éphémères. La mue n'a lieu qu'une fois dans l'année. La femelle fait son nid avec de l'herbe et de la mousse , et lui donne une forme ronde : elle y pond de quatre à six œufs d'un blanc pur
Le cincle est sédentaire dans une partie de l'Europe.
M. Temminck décrit le
Oncle 'de Pallas , cinclus Pallasii , Temminck,
Man. I, p. 177.
De même forme et de même taille que le précédent. Tout le plumage, sans exception , d'une seule nuance brune , couleur de chocolat. Envoyé de Crimée par le célèbre Pallas,
LXXXV C Genre. Cinglosome , cinclosoma , Vig. et Horsf. ( Trans. Soc. Linn. Lond. , tom. xv, p. 219.)
Bec grêle , presque droit; arrondi à la base , et légèrement et graduellement arqué au sommet ^
Sl34 MANUEL
mandibule supérieure échancrée à sou extrémité; narines basilaires et linéaires en partie recouvertes par une membrane et par des soies; bouche peu garnie de soies; ailes courtes, arrondies; première rémige courte ; les .troisième , quatrième et cinquième presque égales , très longues ; les deuxième et sixième les plus courtes; les troisième , quatrième et cinquième externes du poignet échancrées vers leur milieu ; pieds allongés et robustes ; tarses scutellés en avant seulement ; doigts médiocres ; pouce assez fort , à ongle allongé , assez robuste ; queue longue , étagée.
Le nomde cinclosoma vient des mots grecs"§riVe et corps , comme qui dirait corps grivelé.
Le type de ce nouveau genre est le lurdus* punctatus de Latbam , ind. , Supp. , sp. a3 ; oiseau très commun dans les bois des alentours du port Jackson , et qui aime à courir sur le sol. Ce genre est voisin de celui nommé timalia par?; M. Horsfield. La seule espèce qui le compose est le
. Cinclosoma punctatum, Horsf. r et Vigors ; Lurdus
punctatus, La th.
Cendré brunâtre fauve en dessus , rayé de noir fauve ; une ligne au-dessus du sourcil , une tache de chaque côté de la gorge ; des points sur les 1ec-. trices et sur le sommet des rectrices et le milieude l'abdomen , blancs; la gorge , le milieu du cou ,, des taches sur les côtés de la poitrine , d'un noir éclatant; poitrine grise. La femelle a la gorge tachetée de gouttelettes d'un jaune ferrugineux. Le mâle pèse , dit-on , quatre onces. J'ai souvent vu cet oiseau dans les forets de la Nouvelle-Hollande ; il se tient presque constamment à terre et sous les arbres tombés , et court avec beaucoup de prestesse sur le sol. Son vol est bas.
d'ornithologie.
LXXXVI e Genre. Esclave , dulus, Vieili. j tana-
gra, L. , Latham.
M. Vieillot a formé sous ce nom un genre qui a pour type le tangara esclave de Buflbn, et qu'il caractérise ainsi :
Bec nu à la base , un peu robuste , convexe en dessus, comprimé latéralement j mandibule supérieure un peu fléchie en arc , échancrée vers le bout; l'inférieure droite; narines arrondies, nues; langue cartilagineuse , bifide à la pointe ; ailes à penne bâtarde , courte ; deuxième et troisième rémiges les plus longues.
L'unique espèce de ce genre est :
L'esclave des palmistes, dulus paltuarum , Vieill.,
enl. i56 , f. 2.
Sous le nom de tangara de Saint-Domingue. Longueur , six pouces ; brunâtre en dessus , avec quelques reflets vert olive plus sensibles sur le croupion ; les couvertures et les pennes des ailes brunes et bordées de vert olive ; celles de la queue pareilles ; le dessous du corps d'un blanc sale , varié de taches brunes longitudinales ; rectrices brunes en dessous; queue un peu fourchue. La femelle a les mêmes couleurs , mais sans reflet.
L'esclave habite Saint-Domingue , et se tient de préférence sur les palmiers-choux ou arecs; il y construit son nid avec de petites branches en dehors , et des herbes soyeuses en dedans; son cri est assez analogue à celui du moineau , et ses habitudes sont belliqueuses.
LXXXVH* Genre. Stourne, sturnella, Vieill. 5 lamprotornis et pastor, Temminck ? pasfor, ou merles-étourneaux , Daudin ?
Qu'est-ce que le genre stourne ? Voici comment le caractérise M. Vieillot, sous le nom de stocrnelle ( sturnella ), et lui donnant pour type le merle fer à cheval de Bufîbn.
Bec droit, entier, convexe en dessus, obtus et dilaté à la pointe ; mandibule supérieure à base prolongée et arrondie dans les plumes du front; pouce plus fort et plus long que les doigts latéraux.
Quant aux stournes de Daudin , quelques uns appartiennent à d'autres genres. Voici comment Daudin les caractérisait :
Bec allongé , aminci , ayant à sa base des plumes veloutées jusqu'aux narines ; une petite échancrure à chaque côté de la mandibule supérieure près du bout.
Il y rangeait le Jaunoir de Bufîbn, enl. 199; le nabouroup de Levaill. , pl. 91 , Afriq.j Y éclatant f Levaill. , pl. 85; le choucador , Levaill. , ni. 86 ; le merle vert doré , enl. 220 ; lespreo , Levaill. , pl. 88; le nabirop , Levaill. , pl. 89 ; le conignop , enl. 56 1 ; le merle violet , Sonnerat, pl. 108; le merle a cravatte frisée , Levaill. , pl. 9a, qui est un philédon.
M. Temminck enfin le caractérise ainsi :
Stournb, lamprotornis y Temm.
Bec médiocre , convexe en dessus , comprimé à la pointe, qui est échancrée; base déprimée, arête s'avançant entre les plumes du front 5 narines basales latérales, ovoïdes , à moitié fermées par une membrane voûtée, souvent couverte de plumes ou cachée par les plumes du front $ pas
D ORNITHOLOG IE. 1 3 7
de poils au bec 5 pieds longs ; tarse plus long que le doigt intermédiaire , l'interne soudé à sa base , l'externe divisé $ ailes médiocres ; la première rémige très courte , les deuxième et troisième moins longues que la quatrième et la cinquième , qui sont les plus longues.
Les stourncs , dit M. Temminck , sont des oiseaux de l'ancien continent, et surtout de l'Afrique, dont le plumage est éclatant , et qui vivent comme les étourneaux et les martins , mais qui resssemblent plus ou moins aux merles , par le bec et par les pieds. Cet* auteur y range les paradisœa gularis^ lurdus œneus , les turdus auratus , nitens , columbinus , leucogaster ; tanagi % a alrata , le& espèces de Levailîant , et figure celles-ci :
Stoukiœ a sourcils rouges, lamprolornis erythrophris, Temm. , pl. 267 (mâle).
Nommé hatupi chez les Malais. Cet oiseau est remarquable par deux larges bandes d'un rouge igné qui prennent naissance aux narines , couvrent l'œil , et s'étendent sur les côtés de la tête $ les joues sont noires ; le corps est d'un cendré foncé et ardoisé , les ailes olivâtres , les rémiges, brunes , le bas-ventre et le croupion d'un jaune doré ; la queue étagée , olivâtre ; les deux rectrices du milieu terminées de blanchâtre; bec noir et pieds jaunes.
Habite les environs de Menado aux Célèbes.
Stourhe bbonzé , lamprotornis metallicus , Temm. ,
pl. 266 ( mâle adulte ).
En entier d'un noir bronzé passant par teintes au cuivre de rosette. Les plumes de la té te sont très étroites ; la queue étagée ; bec et pieds noirs. Ce stourne habite Célèbes , Timor , la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Irlande, où nous l'avons souvent rencontré. Il a huit pouces de longueur totale.
Stourne chanteur , lamprotornis cantor\ ï emin. ,
£1. 149 ( mâle et femelle ) ; turdus cantor , Gm. , iatli., pl. 74 5 le petit merle de 111e de Panay , Sonn., pl. 73$ turdus chalybœus , Horsf.; est le sling des Javanais.
D'un vert métallique bronzé ; les ailes passant au bleu métallique et la gorge à reflets violets; bec et pieds noirs. La femelle est d'un vert plus clair , varié de vert, de brun et de blanchâtre en dessous; queue brune peu étagée et arrondie. Longueur , sept pouces quatre à cinq ligues. Son chant est, dit-on , mélodieux.
Aux stournes doit s'adjoindre le
Lamprotornis morioj rV igors et Horsf. , Birds from
Australia.
Tout noir et brillant d'un éclat métallique , à bec et pieds noirs. Longueur , neuf pouces. Supposé être de la Nouvelle-Hollande intertropicale.
M. Horsfield place parmi les pastor de M. Teniminck trois espèces de Java que nous ne mettons ici qu'avec les plus grands doutes , et qui sont :
Pastor griseus , Horsf. ( Birds from Java ) ; gracula cristatelia , L. ; merle huppé de la Chine , enl. 5of ; le jallak sungu des Javanais.
Gris brun; rémiges, rectrices noires; ces dernières blanches au sommet ; bec et pieds jaunes.
Pastor jalla , Horsf. ; sturnus Capensis , L., étourneau pie du Cap , enl. 280.
Fauve noirâtre ; rectrices et rémiges plus foncées ; bec et pieds jaunes ; joues nues. C'est le Jaltak-uring des Javanais.
Pastor tricolor 9 Horsf.
Blanc ; rémiges et rectrices noires ; ces dernières blanches ; une raie gris noirâtre sur le dos ; bec et pieds jaunes. Longueur, huit pouces. C'est le jallakuwu des Javanais.
d'ornithologie. a 39
LXXX VIII e Genre. Timalie, timalia, Horsf. ; Birds from Java (Trans. Soc. Linn. London, t. xiii, i5o).
Bec médiocre , comprimé ; mandibule également recourbée de la base au sommet , et à peine échancrée à la pointe; arête arrondie, très saillante entre les narines; celles-ci sont latérales, et placées dans une fossette ovalaire ; ailes courtes ; troisième à sixième rémiges écl^ancrées à leur bord externe ; les sixième et septième les plus longues; queue allongée , arrondie 5 pieds médiocres, très robustes; acrotarses scutellés; ongle postérieur du double plus grand que les antérieurs. (Horsf.)
Ce çenre a les plus grands rapports avec les merles; mais il en diffère par le bec et par les jambes. La seule espèce que M. Horsfleld fait connaître est le
Tjmàlie a calotte, timalia pileata , Horsf., Trarts.,
D'un fauve olivâtre ; une calotte marron recouvre la tête; la gorge et le cou blancs linéolés de noir; le ventre d'un blanc sale ; les rémiges fauves , et châtain en dehors ; les rectrices fauves /rayées d'une couleur plus foncée ; tiges des plumes jugulaires noires. Longueur, six pouces.
C'est le dawit ou gogo-stite des Javanais.
Il faut lui ajouter la
Brève thoraciqce , pitla thoracina , Temm., pl. 76
( adulte ).
Cette espèce est marron , excepté sur la gorge, qui est occupée par un plastron noir, et par ira autre plastron blanc qui couvre la poitrine ; la queue est arrondie et inégaie.
Cet oiseau , de Java , fait le passage des brèves au genre timalia d'Horsûeld.
LXXXIX* Genre. Dasyorne, dasyornis , Vigors ctHorsf. {Trans. Soc. Linn. Lond. } torn. xv, p. i5i.)
De IcLousi hirsulus , et opviç, «m/5.
Bec foit, un peu arqué; arête carénée; mandibule supérieure à peine échancrée ; narines basales , ovales , longitudinales , en partie recouvertes par une membrane ; ailes courtes, arrondies ; première rémige assez courte ; deuxième, troisième et quatrième progressivement plus longues ; cinquième , sixième et septième très longues et presque égales ; les autres graduellement plus courtes ; queue allongée , étagée ; pieds assez robustes , médiocres ; pouce fort , a ongle allongé, arqué ; tarses scuteUés en avant , lisses en arrière; bouche garnie de soies prononcées et retombantes.
Ce genre a les plus grands rapports avec celui que M. Horsfield a nomme limalia dans sa Zoologie javanaise. Le motacilla ajricana de Graelin (\ejluleurde Levaillant) doit v être placé, suivant MM. Vigors et Horsfield. L'espèce qui a servi à l'établissement de ce genre est le dasyornis australîs , Horsf. , Vigors, qui habite les environs de Paramatta , à la Nouvelle- Galles du sud.
C'est un oiseau d'un brun fauve en dessus, plus paie en dessous ; la gorge et le ventre au milieu blancs; rémiges et rectrices d'un brun roux; les tectrices inférieures d'un brun fauve ; bec et pieds pâles. Longueur, onze pouces environ.
XC e Genre. Jora , jora, Horsf., Birds from Java ( Trans. Soc. Linn. Lond. } t. xiu , p. i5i ).
Bec médiocre , droit , robuste , élargi à la base, comprimé et atténué vers la pointe ; arête arrondie, légèrement recourbée, à pointe peu sensible,
d'ornithologie. 241
échancrée; bords aigus et transparens; narines ovalaires , petites , placées dans une fosse allongée et atténuée en avant ; ailes courtes ; première rémige fausse ; quatrième à septième légèrement courbées à leur bord externe; les troisième à huitième très longues , égales ; la neuvième et les suivantes graduellement plus courtes ; queue allongée , tronquée ; pieds médiocres , robustes ; tarses plus longs du double que le doigt du milieu ; acropodes scutellés; doigts antérieurs débiles , celui du milieu uni à l'externe par la base; pouce robuste , égal au doigt du milieu ; ongles comprimés ; les antérieurs débiles , le postérieur fort. (Hors/.)
Ce genre , dit M. Horsfield, est facile à distinguer des sy lvia et des motacilla par la force du bec et par sa forme conique. Les narines sont d'ailleurs comparativement petites; mais le principal caractère du genre jora est la transparence et la disposition aiguë du bord tranchant des mandibules.
Une seule espèce, de Java, appartient à ce nouveau genre ; c'est le
Jora scapularis , Horsf. , Trans. , p. i5a.
D'un olivâtre vert-jaunâtre; rémiges noires , bordées de jaune extérieurement et de blanc intérieurement^ le ventre et la poitrine jaunes ; les rectrices extérieures plus pâles en dehors. Long., cinq pouces.
C'est le chilo des Javanais.
XCI e Genre. Brève, Vieil!., Temm., myiothera, Illig. ; corvus, L. , Gm. , La th.
Bec médiocre, fort , dur, comprimé dans toute sa longueur, légèrement incliné depuis la base , fléchi a la pointe ; arête élevée à la base ; pointe faiblement échancrée ; bords des mandibules un peu comprimés en dedans , celles-ci à peu près égales 5 rosses nasales grandes; narines basales
Digitiz
latérales, à moitié fermées par une grande membrane nue ; pieds lones, grêles ; tarse souvent du double plus long que le doigt intermédiaire; Tinterne réuni jusqu'à la première articulation ; l'externe soudé ; ailes courtes , arrondies ; les trois premières rémiges également étagées ; la quatrième et la cinquième plus longues ; queue courte, égale ou arrondie. ( Temm. )
Sous le nom de fourmilier , myiothera , Illiger et M. Cuvier réunissaient les brèves de BufFon et les fourmiliers proprement dits. Les brèves se font remarquer par les couleurs vives de leur plumage, par leurs jambes hautes et leur queue très courte. Ce sont des oiseaux qu'on ne trouve que dàns les îles de la Malaisie, tandis que les fourmiliers appartiennent à l'Ancien-Monde aussi-bien qu'au nouveau continent. Les types de ce genre sont la brève des enl. t x5 r ) et a58 , et l'azuriu , enl. 355.
M. Vieillot caractérise ainsi le genre pilla :
Bec robuste, un peu épais à la base, droit , convexe en dessus, comprimé, pointu; mandibule supérieure échancrée vers le bout; l'inférieure entière, égale; ailes longues; queue courte.
Les espèces que M. Temminck figure sont les suivantes :
Brève cyànoptere , pilla cjranoplcra , Temminck,
pl. a 18 (adulte). .
Plumes de la tête lâches et formant une calotte rousse; les joues et le derrière du cou noirs; un demi-collier jaune derrière le cou , le devant de celui-ci blanc ; le dos et les moyennes couvertures des ailes vertes , et le croupion bleu d'azur ; re'miges noires, blanches au milieu ; rcctrices noires, terminées de bleu ; poitrine et côtés d'un roiix fauve ; milieu du ventre et région anale d'un rouge vif; bec noir, pieds jaunes. Longueur, sept pouces.
Habite Java.
d'ornithologie. 243
Brève geakt , pitla gigas , Temminck , pl. 217
( adulte).
Cette espèce , dëcouverle à Sumatra par MM. Diard et Duvaucel, est de la taille de la pie de France; sa queue est courte et carrée , et est recouverte par les ailes ; un bleu d'azur très brillant couvre le dos , les scapulaires , le croupion et la queue ; une teinte moins vive est répandue sur les ailes , dont les rémiges sont noires , colorées d'azur vers le bout ; sommet de la tête, nuque et demi - collier du bas du cou noirs ; plumes du front et sourcils d'un cendré brun ; gorêe blanchâtre ; une teinte brune cendrée est répandue sur toutes les autres parties inférieures 5 les pieds sont très longs , d'un cendré couleur de corne. Longutur totale , neuf pouces.
Brève a ventre rouge , pitta erythrog aster , Cuv. ,
Temm. , pl. 213 (aàulte).
Tête d'un brun marron ; un collier entier d'un bleu d'azur; dos et écharpe sur la poitrine, verts; ailes , croupion et queue azurées ; dessous du corps d'un rouge de feu: deux miroirs blancs sur les ailes; bec plombé et pieds jaunâtres. Longueur, six pouces deux lignes.
Habite les îles Philippines.
Brève réveilleur, pilla strepitans , pl. 333 (adulte).
Cette espèce a , dit-on , une voix forte et sonore ; la tête est recouverte de plumes lâches formant une calotte d'un marron vif ; le milieu de la tête , les joues, le devant du cou , la nuque et le milieu du ventre , sont d'un noir profond ; les ailes , le manteau , le dos et le bout de la queue sont d'un vert foncé très luisant; le ventre et la région anale sont d'un beau rouge; les côtés du cou, la poitrine et les flancs sont d'un jaunâtre sale; une peinte d'outremer revêt le poignet de l'aile et le croupion ; les rectrices sont noires, terminées de vert d'aigue- marine ; les rémiges sont noires, avec un miroir blanc : bec noir et pieds jaunâtres.
Cette espèce habite la portion iiitertropicale de la Nouvelle-Hollande.
On doit ajouter aux brèves le
Myiotliera ajffînis^ Horsf. (Birds from Java.)
D'un fauve roux ; ventre fauve rayé de violet foncé ; gorge pâle ; joues noires ; croupion et rectrices externes azurés ; tectrices ayant une bande blanche ; tête noire ; une ligne orangée sur les côtés et partant de la base du bec. Longueur, sept pouces.
C'est le punglor des Javanais : il diffère du turdus cyanurus, enl. 355, par la taille et par Técharpe sur la poitrine.
Habite Java.
M. Swainson décrit, sous, le nom depitta versico- /or, une espèce des îles Indes* orientales et du nord de la Nouvelle - Hollande , verte , fauve en dessous ; croupion et tectrices bleus ; région anale rouge , vertcx roux 5 nuque, menton et une tache abdominale, noirs.
Voisine du pitta cyanoptera de Temminck , de Java.
XCII° Genre. Fourmilier, myiothera, Illiger,
Temminck.
Bec longicône , droit , un peu fort , convexe en dessus ; arête un peu voûtée ; pointe subitement fléchie , échancrée, plus longue que la mandibule inférieure , qui est droite , conique et un peu relevée à la pointe ; narines basales, latérales, à moitié fermées par une petite membrane ; pieds longs ou médiocres, grêles; doigts latéraux à peu près égaux ; l'interne uni jusqu à la première articulation , l'externe soudé à sa base ; ailes courtes , très arrondies ; les trois premières rémiges également étagées ; les quatrième et cinquième les plus longues ; queue courte , égale , ou longue et étagée. ( Te mm. )
d'ornithologie- 145
Le genre fourmilier, ainsi restreint, comprend les oiseaux de l'Ancien-Monde et du Nouveau , qui ont la queue courte et les jambes hautes, et que Ton
5 eut diviser en trois tribus caractérisées par la force u bec , et qui se confondent insensiblement ou avec les merles ou avec les pies-grièches , et aussi avec les becs-fins. M. Vieillot a formé trois genres aux dépens des fourmiliers proprement dits , et il les nomme :
Grallarie , grallaria, VieilL
Bec droit , un peu fort, épais , convexe en dessus , à dos caréné , comprimé par les côtés ; mandibule supérieure échancrée et courbée k la pointe ; jambes demi-nues ; queue courte»
Type. Roi des fourmiliers, Buff.
Myrmotherb, ou Fourmilier, myrmothera,
Vieillot.
Bec plus haut que large à la base, presque rond, un peu fort , convexe en dessus ; mandibule supérieure échancrée et crochue veVs le bout ; l'inférieure entaillée , aiguë et retroussée à la pointe; queue courte.
Type- Béfroi, et quelques autres fourmiliers de Bunon.
Conopophage, conopophaga, Vieill. ; pipra, tur-
dus, Gm., Lath.
Bec nu h la base , droit , tendu , déprimé sur toute sa longueur , un peu caréné en dessus , échancré et courbé vers le bout; mandibule inférieure plate en dessous.
Ty pe. Fourmilier à ailes blanches , tacheté , Bufl .
Ce sont des oiseaux qui vivent d'insectes , et prin-
2 /f6 MANUEL
cipalement de fourmis , d'où leur vient leur nom. M. Temminck figure les espèces suivantes :
Fourmilier Andromède , myiothera andromedœ ,
Temra. , pl. 392.
Cette espèce est à peu près de la taille de la grive de vignes européenne; elle est d'un brun bleuâtre uniforme en dessus , offrant quelques croissans noirs à l'extrémité des plumes; les ailes sont d'un brun olivâtre ; la queue est égale ; le tour des yeux est nu; la région auriculaire est tachée de noir et de blanc; la poitrine est crise; le milieu du ventre est d'un blanc pur ; les plumes des flancs sont grises, bordées d'un noir profond; bec noir et pieds bruns. Longueur totale, nuit pouces six lignes.
Habite Java et Sumatra.
Fourmilier capistrate , myiothera capistraîa,
Temm. , pl. i85, f. b.
Une calotte noire, un trait orangé au-dessus de l'œil , un trait bleu sur la gorge ; les joues brunâtres ; la poitrine d'un fauve assez vif; le reste du corps d'un brun fauve. Longueur totale, cinq pouces et demi.
Habite l'île de Java.
Fourmilier uausse-col , myiothera melanothorax y
Temm,, pl. i85, f. 1.
Brun fauve en dessus ; ailes rousses , avec une tache blanche; joues et gorge d'un blanc pur; une tache sur les côtés du cou, un demi-collier au haut delà poitrine noir; bas-v entre fauve. Longueur, cinq pouces-
Habite Java.
Fourmilier malure, myiothera malura , Natt. , Temm. , pl. 353 ( mâle et fem. ).
Queue longue et étagée; bec grêle, d'un brunâtre uniforme couvert de mèches noires; trois raies blanches sur le haut de» ailes ; ventre d'un cendré oli-
vâtre. Longueur , cinq pouces six lignes : la femelle est brune olivâtre et roussâtre, striée de noir sur le haut du corps.
Habite le Brésil.
Fourmilibr tacheté , myiothera striclolhorax , Tem., pl. 79 (mâle et femelle) , f. 1 et 2.
D'un noir ardoisé en dessus -> les joues , la gorge , la poitrine , couvertes de petites taches noires trian-
fulaîres, sur un fond jaunâtre clair 5 pennes liserées e blanc. La femelle a une calotte rousse. Longueur, quatre pouces six lignes.
Habite le Brésil. #
Fourmilibr gorgbret, mjriothera mentalis , Temm.,
pl. 179, f. 3.
La tête ardoisée , dessus brun vcrdâtre ; dessous jaune. Longueur quatre pouces.
Habite le Brésil.
Fourmilier a ailes rousses, mjriothera rufimarg inaLa, Temm. , pl. i3a, f. 1 et 2~(mâle et femelle ).
Calotte cendrée brunâtre , un trait au-dessus de l'œil ; joues et gorge gris clair; dos olivâtre , dessous jaunâtre ; ailes brunes à couvertures termûiées de blanc; rémiges d'un marron vif 5 queue étagée , à rectrices brunes bordées en dehors , et toutes terminées de blanc. La femelle, au lieu d'une calotte noire, en a une rousse.
Habite le Brésil.
Fourmilier châtain, myiotliera ferruginea, Tem.,
pl. i3a, f. 3.
Dessus de la tête, noir vif, traversé par un trait blanc ; front et dessous des yeux blanchâtres ; dos rouge-brun , tout le corps d'un rouge plus ou moins ocreux ; ailes brunes, à plumes terminées de blanc; queue étagée , à rectrices noires terminées de blanc. Longueur, cinq pouces.
Habite le Brésil.
A ces espèces nous ajouterons celle que M. Gar-
uigitiz
not a nommée , dans la Zoologie de la Coquille f pl. 19, fig. 1 :
Ce fourmilier a une livrée triste et sombre , et nulle couleur agréable n'en relève les teintes brunes mêlées de gris cendré qui teignent tout le corps , excepté sous le ventre, qui est blanchâtre à son milieu. Chaque plume, en effet, est brune en son bord et grise cendrée au centre $ celles du dos sont plus foncées en brun ; celles de la gorge et de la poitrine , au contraire , sont plus grises. La queue est courte, longue de deux pouces, à pennes régulières brunes , plus foncées en dessus ; les ailes sont également noirâtres, la quatrième penne plus longue, et s'étendant aux deux tiers de la queue. Le Dec est noir, moins comprimé que dans plusieurs espèces, garnies de soies assez longues ; les tarses sont très longs , ayant une scutelle antérieure de presque toute la longueur du tarse. Les doigts sont courts à proportion, et celui du milieu est plus long que l'externe; l'interne est le plus court ; l'ongle du doigt postérieur est le plus fort. La couleur des tarses, des doigts et des ongles est fauve.
Cet oiseau a de longueur totale cinq pouces six lignes ; le bec a huit lignes , les tarses dix-huit lignes ; le doigt postérieur, l'ongle compris, neuf lignes; celui de devant et du milieu a dix lignes.
Ce fourmilier vit dans les broussailles qui entourent l'immense baie des îles, à l'extrémité du nord de la Nouvelle-Zélande. Nous l'observâmes près de PHippah de Kaouera, dont Toui était le chef.
XCIIIe Genre. Brachyptèrb , brachypteryx , Horsf. ( Trans. Soc. Linn. Lond. , tom. xin ) ; mjriothera, Temm.
Bec médiocre , à bords aigus , élargi à la base, conique au-delà de sa moitié ; arête carénée entre
c'est le myiothera JSovce-Zelanf iœ, Less. ).
d'ornithologie. a4g
les narines, puis arrondie, un peu recourbée vers la pointe ; mandibules inclinées au sommet , narines grandes, placées dans un sillon arrondi, fermé en dessus et en arrière par une membrane; ailes très courtes ; rémiges entières ; première , fausse ; deuxième à cinquième augmentant graduellement j cinquième à dixième presque égales, très longues ; les autres graduellement plus courtes ; queue arrondie ; pied ; allongés ; le doigt du milieu le plus long; ongles très comprimés : celui du pouce plus grand et Irès recourbé. {Horsf. )
M. Horsûeld place ce nouveau genre parmi les motacilles ; mais il se rapproche bien plus des brèves. On n'en connaît que deux espèces , qui sont :
Brachyptciyx montana, Horsf. (Birds/romJa^a.)
D'un gris bleu , plus pâle en dessous; ventre blanchâtre ; rémiges et rectrices fauves , bordées extérieurement, de gris bleu. Longueur, cinq pouces six lignes.
C'est le ketek des Javanais.
Brachypteryx sepiaria , Horsf. ( ibid. )
Olivâtre, jaunâtre, plus clair en dessus; gorge et ventre , au milieu , blancs ; rémiges et rectrices fauves ; les deux rectrices du milieu d'une seule couleur. Longueur cinq pouces.
C'est le chichohan des Javans.
XCIV e Genre. Grallinb, grallina. Vieillot,
Vigors et Horstield.
Bec grêle, droit, un peu arrondi, allongé, convexe en dessus j mandibule supérieure courbée et écbancrée à la pointe; tarses allongés; queue médiocre ; ailes longues , arrondies ; ongles antérieurs très petits , le postérieur très fort, très crochu.
25o MANU£L
L'espèce que M. Vieillot indique est la
Grallinb noire et blanche, grallina melanoleuca , VieUlot ( Anal. tfOrnith. ).
Sourcils , dessus du cou , poitrine et parties postérieures, bandes longitudinales sur les ailes, bas du dos , croupion et toutes les pennes latérales de la queue , blancs $ reste du plumage et pieds noirs; bec blanchâtre , noir en dessus du milieu à la pointe; taille du Stourne : la femelle a la gorge blanche.
Habite la Nouvelle-Hollande.
MM. Vigors et Horsfield ont décrit , dans leur travail sur les oiseaux de la Nouvelle-Hollande , l'espèce précédente , à laquelle ils ajoutent la suivante :
Gballinb bicolore , grallina bicolor^ Vig. et Horsf.
Noire, dos varié de blanc; scapulaires, une raie sur l'épaule, une bande sur le milieu des ailes, ventre , et naissance de la queue , blancs. Le noir intense de la tête et du cou forme une pointe en descendant sur le milieu de la poitrine. Longueur, environ neuf pouces.
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente par ses couleurs ; elle en diffère par la taille , et, comme elle, elle habite aussi le port Jackson.
XCV c Genre. Martin, acridotheres , Vieillot ; graeula, Cuvier; pastor, ïemra. ; gracula et paradisea, L. , Gm,
Bec droit , convexe , comprimé, très peu arqué, légèrement échaiicré; commissure formant un angle comme dans les étourneaux $ plumes de la tête étroites , et pourtour des yeux nu. ( Cuv. )
Nous prenons pour type de ce genre un oiseau voisin des merles par ses habitudes, et qui, originaire de Tlnde , a été transporté à l'Ile de France où il est naturalisé : c'est le
d'ornithologie. 25 !
Martin destructeur de sauterelles , acridolheres tristis , paradisœa tristis , Gm.j gracula gryllivora } Daudin, p. s85, enl. aig.
Brun, à tête et cou noirâtres; le tour de l'œil nu et rouge; une tache blanche oblongue au moignon de l aile ; le dos et la poitrine brunâtres , le bas-ventre blanc , la queue brune , les rectrices externes noires terminées de blanc.
« Le martin, dit M. Bory-de-Saint-Vinccnt (Voy. aux quatre îles d'Afrique], est un oiseau précieux à l'Ile de France: il préserve le pays de la multi-
Iriication prodigieuse , entre les tropiques , de tous es insectes dévastateurs. Avant qu'il l'habitât, les chenilles, les sauterelles, les réduves et les blattes infestaient la campagne et dévoraient ses productions. On imagina ae faire venir des martins des Philippines: on les lâcha; en peu de temps ils se multiplièrent au point d'inquiéter les habitans , qui les détruisirent, mais qui par la suite furent obligés de les rappeler à leur secours. Ils ont maintenant ruiné l'entomologie de l'île. »
Un autre oiseau remarquable , du genre martin , est le* brame , turdus pasodarum de Linné ; Levaillant, Af. , pl. 95; mais le Goulin , gracula calva , enl. 200, appartient évidemment à notre nouveau genre miko.
Le genre martin a subi plusieurs modifications importantes , et c'est ainsi que M; Temminck l'a nommé pastor et lui adjoignait le merle rose, dont au contraire M- Vieillot formait son genre psaraïde. A bien dire les martins ont besoin de révision.
Les mœurs de ces oiseaux ont beaucoup d'analogie avec celles des étourneaux. Ils volent en troupes, et recherchent avec avidité tous les insectes , et surtout les grillons et les sauterelles ( d'où leur vient le nom a acridolheres ) ; leurs habitudes sont familières , et leur docilité en captivité est assez remarquable. Ils apprennent très bien les airs qu'on leur siffle , et même à dire quelques mots : pressés par la
faim, les martins mangent des fruits, des bourgeoos d'arbre et aussi de petits mammifères.
XCVI e Genre. Psaroïdk , psaroïdes, Vieillot ; sturnusy Linn., Cuv.; pastor, Temm., Man. ; acridotheres , Ranzani.
Bec entier, droit , un peu grêle , comprimé par les côtés , fléchi vers le bout , pointu ; mandibules égales ; la supérieure formant un angle pointu entre les plumes du front 5 la première rémige la plus longue.
Du grec psaros , étourneau , et eidos , forme.
M. Vieillot a créé ce genre pour recevoir l'oiseau nommé
Meule rose, turdus roseus , Gm. , enl. a5i ; Levaill. Af . , pl. 96; acridoilieres roseus, Ranz. , Savi, pl. 198.
Longueur , huit pouces. A huppe d'un noir à reflets violets , à tête et cou noirs 5 le dos et le ventre d'un beau rose j les ailes et la queue d'un brun violet; les plumes des cuisses et de la région anale rayées de blanchâtre; la mandibule supérieure du bec est jaunâtre. Les jeunes sont bruns.
Le merle rose ne se présente en Europe que passagèrement. Il habite les contrées chaudes de l'Asie et de l'Afrique , où il rend de grands services en mangeant les sauterelles qui infestent fréquemment quelques pays de ces contrées ; il s'avance toutefois dans le Nord et jusqu'en Sibérie. Les Italiens lui donnent le nom d' étourneau de mer.
Cet oiseau niche , dit-on , dans les fentes des masures , des rochers , et aussi dans les trous d'arbre. On ignore quelles sont ses habitudes.
d'ornithologie. a 53
XCVIÏ* Genre. Mimktb, Mimetes , Parker King (Survey of the intertropical coasts of Australia> tom. il, p. 4i9); mirneta, Vig. et Horsf. ( Australian oirds. )
Nous ne donnerons point les caractères de ce nouveau genre , parce que nous n'avons pas en ce moment Je V oyage du capitaine King sous les yeux. Cet habile marin a exploré les côtes de la Nouvelle- Hollande , pendant prés de six années , et en a rapporté un grand nombre d'oiseaux curieux. Ce genre se composerait , suivant MM. Vigors et Eforsfield , de trois espèces qui sont :
Mimetes viridis , King : gracula viridis , Latham ,
Suppl., p. 28.
D'un vert olivâtre , blanchâtre en dessous , strié de noir; ailes et queue d'un brun fauve; les premières bordées de blanc , et cette dernière terminée de blanc à son sommet.
Mimetes flavo-cinclus , King.
D'un vert jaunâtre, plus pâle en dessous; tête et dos linéolés de fauve ; ailes et queue noires , variées de jaune et de vert. Assez semblable à l'espèce précédente.
Mimetes meruloides , Vig. et Horsf.
D'un brun olivâtre en dessus, strié de fauve; blanc en dessous, et ponctué par lignes de fauve; tectrices et secondes rémiges bordées de fauve pâle ; rectrices blanches au sommet. Longueur totale, environ quinze pouces.
Bien que MM. Vigors et Horsf. rangent ces oiseaux dans la famille des philédonées, us paraissent être mieux placés dans la famille des merles. Nous ne mentionnons ce genre que çour mémoire, car nous avons négligé d'en prendre les caractères, lorsque nous avions le Voyage du capitaine King
entre les mains» et maintenant , malgré nos démarches , nous n'avons pu nous en procurer un exemplaire à Paris.
XC VIII e Genre. Loriot, oriolus, L. etauct.
Bec en cône allongé , comprimé horizontalement à la base , tranchant; mandibule supérieure relevée en arête , à pointe échancrée ; narines latérales , nues, percées horizontalement dans une membrane ; tarse plus court que le doigt du milieu ; ailes médiocres ; première rémige très courte ; troisième plus longue.
Linné plaçait les loriots parmi les cassiques. Us ont les plus grands rapports avec les merles , dont ils se distinguent presque uniquement par leur bec plus fort et par leurs tarses plus courts : ce sont des oiseaux de l'ancien continent , remarquables par leur plumage, le plus habituellement jaune et noir. Ils vivent dans les bois par couples solitaires , et ne s'assemblent par troupes qu'à l'époque de la migration. Telles sont du moins les mœurs de la seule espèce d'Europe , qui fait son nid avec de la paille, et qui le suspend aux branches des rameaux. Sa nourriture consiste en vers, en petits insectes , mais surtout en baies , et notamment en cerises. Les femelles n'ont qu'une livrée terne et sans éclat , et les jeunes prennent d'abord la livrée des mères.
Parmi les espèces décrites par les auteurs , nous citerons les
Loriot d'Europb , oriolus galbula , L. , enl. : a6.
D'un jaune d'or ; une tache entre l'œil et le bec ; ailes efc queue noires , cette dernière terminée de jaune j bec d'un niarron rougeatre ; iris d'un rouge vif; pieds d'un gris bleuâtre. Longueur totale, dix pouces. La femelle est d'un vert olivâtre sur la partie supérieure du corps, et d'un gris blanc, teint de jaunâtre en dessous, avec des raies gris -bru-
d'ormthologie. a55
nâtre longitudinales ; ailes brunes bordées de grisolivâtre ; queue d'un olivâtre teint de noirâtre. Les jeunes ressemblent assez à la femelle.
Le loriot fréquente toutes les années , pendant la belle saison , les bois de la France. La femelle pond de quatre à cinq œufs blancs tachës de brun ou de noir. Aldrovaodi nommait cet oiseau picus nidum suspendens. Les Italiens du peuple pensent aue le loriot Y par son chant , leur indique que les figues mûrissent , et qu'il prononce ces mots : Contadino è inaluto lo Jico ?
Loriot de la Chine , orioius Chinensis , L. Le tiong alou ou punting alou, à Sumatra , sir Raffles ; le kepodang des Javanais, culiawan, enl. 5^0.
Jaune d'or ; une calotte , les ailes et le bord des rectrices noirs.
Habite les îles des Indes orientales.
.Loriot xanthouotb , orioius xanthonotus , Horsf. , Kesear. in Java, t. xm, p. i52; Temra. , pl. ai^ , f. i et a. .
Noir ; ventre blanchâtre, strié de noir : scapulaires, croupion et rectrices , en dessous , jaunes ; bec rouge; pieds noirs. Longueur , six pouces six lignes. La femelle est olivâtre où le mâle a du noir.
Habite Java.
XGEX e Genre. Sériculk , sericulus , Sw. , Vig. et Horsf. , Lesson ; orioius , Quoy et Gaimard, Temm. $ meliphaga, Lewin.
Bec semblable , par la forme générale , à celui des loriots ; deux écbancrures au bout de la mandibule inférieure ; les tavses robustes et forts \ la queue presque égale ; la langue terminée par un pinceau de fibres nerveuses.
Ce genre ne renferme encore qu'une espèce authentique qui est
Digitiz
Le Sb&icule prince- régent , série ulus regens , Less. ; sericutus chrysocephalus , Swains. ( ZooL Jour n. y t. i , p. 4?8)î oriolus regens , Quoy et Gaimard , Uranie , pl. 22 , et Teram. , pl. 3ao.
Ses plumes ont Féclat et la douceur du Velours , et n'ont que deux couleurs, le jaune d'or et le noir profond.
Le séricule prince-régent, dont le plumage satiné est formé de deux couleurs rives el tranchées, le jaune et le noir, appartient à la Nouvelle-Hollande , où , sans être rare , il est difficile de se le procurer , parce qu'il n'habite que les points rapprochés du tropique, et que les Anglais le recherchent avec le plus grand empressement , par sa beauté et parce qu'il porte le nom de leur souverain actuel , alors régent du royaume. Le célèbre navigateur King , fils de Fan ci en gouverneur de la Nouvelle-Galles, a toutefois réclamé, pour son père , l'honneur d'avoir donné son nom à cet oiseau magnifique : quoi qu'il en soit , la première figure qui en a été faite est celle de M. Lewin , alors à Sydney, qui le nomma meliphaga chrysocephala , ou hing's noney sucker , pl. i re . MM. Quoy et Gaimard décrivirent et donnèrent une figure de l'individu mâle, dans leur Zoologie , et M. TemmincL , dans ses planches enluminées. M. William Swainson le sépara des loriots ^ d'après l'indication de Lewin , que la langue était terminée par un pinceau , et en forma le genre sericutus , qu'il caractérisa ainsi : Roslrum orioli rostro simile : Tarsi elongati, validi : Caudd subfurcatây et dans lequel il proposa également depl acer le paradisœa aurea de Latnam.
Le séricule prince-régent mâle a été parfaitement décrit dans la Zoologie de V Uranie , et dans le texte de M. Temminck (pl. 3ao, liv. liv). Le Muséum ne le possédait point , et nous avons été assez heureux pour lui en offrir un superbe individu. L'oiseau que nous décrivons comme la femelle a été tué à rort-Macquarie, et M. Fenton, chirurgien anglais de la garnison, s'est assuré du sexe, et
d'ornithologi E . 2 5 7
a tué les femelles avec des mâles; il nous a affirmé cette circonstance, que l'analogie la plus grande dans les formes confirme complètement. La langue, comme celle des philédons , m'assura-t-il également, est terminée par un pinceau de fibres cartilagineuses, que M. de Blain ville regarde comme des papilles très développées.
Le séricuie prince-régent femelle, que nous figurons (ZooL de la Coquille , pl. 20), est loin de présenter le plumage éclatant du mâle; sa livrée, au contraire, est triste et sans coloris ; autre rapprochement de cette espèce avec les loriots. Sa longueur totale , du bout du bec^ à l'extrémité de la queue , est de dix pouces; les pieds et le bec sont bruns; l'iris est rougeâtre ; la mandibule inférieure , à sa pointe , présente de chaque côté une petite échancrure , comme la mandibule supérieure. ,
L'occiput est recouvert d'une plaque noire $ le front est grisâtre. et granulé de brun; un demi-collier noir occupe le dessous de la gorge , et se dessine légèrement sur la nuque ; le dos est entièrement d'un gris brunâtre , plus foncé sur le bord des plumes , dont le centre est blanc , ce qui forme des gouttes ou des taches ovalaires nombreuses et émaillées; au-dessous de la calotte noire , on remarque une ou deux plumes jaunes à la base de l'occiput ; la poitrine , le ventre , les couvertures des cuisses , sont d'un blanc grisâtre , et chaque plume se termine par un rebord brun ; la queue est composée de douze pennes presque égales ; les ailes sont d'un fauve tlond uniforme, plus foncé sur la partie interne des pennes ; le dessus de la queue est d'un blanc légèrement gris.
Cette espèce habite les forêts encore vierges des alentours de New-Castle et de Port-Macquarie , à la Nouvelle-Galles du sud.
VI e Famille. Les Menur^bs, ouïes Lyres, Cuv.j les Porte - lyres , tyriferi , Vieillot ( An. d'Ornith.).
Bec médiocre, conico-convexe , garni à la base de plumes sétacées dirigées en avant, pointu -, les tarses annelés 5 les ongles longs et obtus. (Vieill.)
Un seul genre.
O Genre. Lyre, mcenura, Shaw., Lath., Cuv.,
Temm., Vieill.
Bec à sa base plus large que haut, droit, incliné à la pointe, qui est échancréê; arête distincte; fosse nasale prolongée et grande ; narines au milieu du bec , ovales , grandes , couvertes d une membrane ; pieds grêles ; tarse du double plus long que le doigt intermédiaire, celui-ci et les latéraux à peu près égaux; l'externe uni jusqu'à la première articulation ; l'interne divisé ; ongles aussi longs, que les doigts , larges convexes en dessus , obtus ; ailes courtes , concaves; les cinq premières rémiges étagées ; les sixième , septième , huitième et neuvième égales , les plus longues ; queue à pennes très longues, de diverses formes. ( Temm. )
La place du ménure est loin d'être irrévocablement fixée : en le plaçant parmi les passereaux nous suivons l'opinion de J M. Cuvier ; mais quelques auteurs pensent qu'il serait mieux à côté des mégapodes, dans l'ordre des gallinacées. Voici ce que dit M. Cuvier : « La taille du ménure l'a fait rapporter « aux gallinacées ; mais il appartient évidemment a « l'ordre des passereaux, par ses pieds à doigts ^sé- « parés ( excepté la première articulation, de 1 ex- « terne et du moyen ) , par son bec triangulaire a « sa baste , allonge , un peu comprimé et échancré « vers la pointe ; les narines membraneuses y sont
d'ornithologie 25g
m grandes, et en partie recouvertes déplumes, comme « dans les geais. On les distingue à la grande queue « du mâle , très remarquable par les trois sortes de « plumes qui la composent ; savoir , les douze ora dînai r es très longues , à barbes effilées et très écar- « tées$ deux de plus au milieu , garnies d'un côté « seulement de barbes serrées, et de deux extérieures « courbées en S , ou comme les branches d'une lyre , « dont les barbes internes , grandes et serrées , re- « présentent un large ruban , et les externes , très « courtes, ne s'élargissent qug vers le bout. La fe- « melle n'a que douze pennes de structure ordi- « naire. »
Le ménure lyre a donc été rangé tantôt parmi les gallinaoées sous le nom de faisan lyre ou de faisan des bois , et tantôt à la suite des calaos et en avant des hoazins , ainsi que l'a fait M. Vieillot. Bien que scientifiquement parlant ce soit près des merles que le ménure doit prendre place , toujours est-il que, par les formes au corps, il s'en éloigne beaucoup.
Ménure lyre, mœnura lyrata y mœnura Novœ Hol? landice, Latham ; le parhinson , Vieill. , t. n*, ois. dorés, pl. i4 et ia.
De la taille d'un faisan , et en entier d'un brun grisâtre enfumé. Malgré ces couleurs ternes, le ménure est un des oiseaux les plus remarquables ; sa queue , en effet, est par sa forme d'une rare magnificence , et imite parfaitement une lyre ; les deux larges plumes contournées sont agréablement nuancées; la queue de la femelle, au contraire , est simplement brune et composée de longues rectrices uniformes, droites etétagees : c'est dansles forêts d'Eucalyptus et de Casuarina, qui couvrent la surface entière des montagnes Bleues à la Nouvelle-Hollande , et les ravins qui les divisent , qu'habite principalement le ménure , dont la queue est l'image fidèle , dans les solitudes australes , de la lyre harmonieuse des Grecs» Cet oiseau, nommé faisan des bois par les Anglais de Port~ Jaekcon , aime les cantons rocailleux
2ÔO MANUEL
et retirés. Il sort le soir et le matin , et reste tranquille pendant le jour -sur les arbres , où il est perché. H devient de plus en plus rare , et nous n'en avons vu que deux peaux pendant toute la durée de notre séjour à la Nouvelle-Galles du Sud.
VU* Famille. Les Pipradées^ Vigors; les rnanakins, Cuv.; les Antriàdes, antriàdes, Vieill.
Ont un bec court , comprimé , un peu voûté , crochu à la pointe ; doigts extérieurs réunis jusqu'au-delà du milieu : voisin sous ce rapport des syn dactyles, mais distincts sous plusieurs autres.
On y joint les genres mana&ih , pardalote et
PACHTCEPHALS.
CI* Genre. Rupicole, rupicola, Brisson, Cuv. > Temm. , Vieill. ; coq de roche , vulgair.
Bec médiocre, robuste, un peu voûté et courbé à la pointe ; à mandibule supérieure aussi large que haute , comprimée à la base , échancrée à la pointe ; mandibule inférieure plus courte, droite, aiguë y narines ovoïdes , latérales , couvertes et cachées par les plumes de la huppe 5 tarses en partie couverts de plumes 5 pieds robustes ; doigt interne soudé à la base avec l'intermédiaire et l'externe jusqu'à la seconde articulation; pouce très fort et armé d'un ongle crochu ; ailes à première rémige filiforme , presque imberbe à rextrémité ; quatrième et cinquième rémiges plus longues.
Les deux seules espèces connues de ce genre appartiennent aux contrées les plus chaudes de l'Amérique méridionale. Ce sont :
Rupicole de la. Guiàne, rupicola aurantia, Vieill.; pipra rupicola , L. , enl. 39 et 747-
De la taille d'un pigeon ramier; d'un jaune orangé excessivement vif j une huppe que forment deux plans inclinés couvrant la tête d'une sorte de casque 5 le sommet de cette huppe est liseré de brun et de jaune clair ; du blanc au pli et sur le milieu de J'aile ; rectrices courtes , d'un rouge noir , bordées
26a MANUEL
de jaune ; bec et pieds d'un blanchâtre rose'. La femelle, enl. 747 > a une taille plus petite , une huppe moius élevée ; elle est en entier a'un brun terre de bistre sale.
Le coq de roche est un des plus beaux oiseaux que nous connaissions ; il se tient dans les rochers qui bordent la petite rivière d'Oyapock à la Guiane, et devient de plus en plus rare. Les colons vendent sa peau seize piastres. Il vole d'une manière rapide : il est très méfiant. La femelle compose son nidavec des brins de bois et des herbes sèches ; elle y pond deux œufs blancs , gros comme ceux des pigeons. Sa nourriture consiste en petits fruits sauvages.
Rupicole du Pérou , vupicola peruviana , Dumont , DicU scie ne, nat. , t. xlvi , p. 453 , enl. 745.
Cette espèce a long-temps été regardée comme une variété de la précédente : mais elle en diffère et par la taille , qui est plus forte , et par les couleurs ; sa queue d'ailleurs est beaucoup plus longue , et les ailes ne sont pas frangées.
Le coq de roche du Pérou , dont nous avons vu plusieurs individus apportés dans ces derniers temps de Lima, est d'un orangé fort vif, comme le précédent $ mai3 ses rectrices et ses rémiges sont d'un noir profond , et les moyennes couvertures sont d'un gris cendré clair ; la huppe est d'une couleur uniforme et sans cercle. Gemelli Carreri rapporte que cet oiseau était nommé par les Mexicains chiaenia lace a, La femelle n'est pas connue.
Ce coq de roche habite probablement l'intérieur du Pérou et du Mexique.
Cil' Genre. Calyptomkne, catyptomena y sir Raffles, CataL of Zool. coll. made in Sumatra ( Traits. Soc. Lirai. London, t. xm, p. 295), Horsf. ; rupicola, Tenara.
(De xaxc/Vt» , veto.)
Bec déprimé êt large à la base , recourbé ou crochu au sommet , et presque caché par les plu-
d'ornithologie. 263
mes de la tête; narines rondes; langue courte; pieds grimpeurs* ( Sir Raffles. )
Ce genre n'est point très distinct des rupicoles. M. Temminck ne l'admet point, et se contente d'en former une coupe géographique. Une seule espèce très remarquable , et dont la découverte est due à MM. Diard et Duvaucel , compose ce genre non encore admis. C'est le
Calyptomene vert , talyptomena viridis , sir Raffles, Cat, ; Horsf. , Zool. research^ n° 4 *; ' e burong tampo pinang des habitans de Sumatra ; rupicola viridis, Temm. , pl. a 16.
Ce magnifique oiseau , dit sir Raffles , a environ six pouces et demi de longueur totale ; sa couleur est d'un vert brillant semblable à celui des perroquets; sa tête est large, et ses plumes se dirigent en avant de chaque côté d'une manière telle qu'elles cachent presque le bec et donnent à la figure une forme particulière ; un peu au-dessus et en avant des yeux les plumes sont d'un noir velouté à leur base et marauées de vert à l'extrémité ; une tache noire semblable se trouve immédiatement au-dessus des oreille* ; les ailes ne sont guère plus longues que le corps, vertes, mais traversées sur les couvertures par trois raies d'un noir velouté ; les primaires , et ainsi que le dessous des ailes , sont d'un brun noirâtre , à l'exception du bord de quelques unes qui est vert ; la queue est courte , arrondie, composée de dix plumes qui sont vertes en dessus et noir-bleuâtre en dessous; le dessous du corps est vert : cette couleur est plus claire autour du cou et des yeux ; le bec est court , large, très déprimé à sa base et crochu à sa pointe ; les narines ovales à la base du bec , et cachées par les plumes sétacées oui s'avancent au-dessus ; les yeux sont grands ; l'iris bleuâtre ; les jambes noir-bleuâtre : quelques
{ dûmes couvrent la partie supérieure des tarses; es pieds grimpeurs 5 le doigt extérieur à peu près
!l64 MANUEL
de la même longueur que celui du milieu , auquel il se re'unit jusqu'à la dernière articulation.
L'estomac de cet oiseau ne contenait que des substances végétales , principalement des graines sauvages. On le trouve dans les parties écartées des forêts de Singapore et de l'intérieur de Sumatra; et comme il est de la couleur des feuilles, et qu'il se perche sur les plus hautes branches des arbres, on ne peut se le procurer facilement. La femelle diffère du mâle par le manque de la petite huppe dont le bec de celui-ci est ombragé ; les plumes du lorum s'avancent seules pour couvrir les narines 5 la couleur verte est plus mélangée et beaucoup moins pure que chez le mâle ; la tache noire au méat auditif et les trois bandes sur les ailes manquent totalement ; toutes les parties supérieures sont d'une seule nuance vert pré ; un cercle autour des yeux est d'un beau vert céladon j les parties inférieures ont une teinte verte très claire, mélangée de cendré; l'extrémité des remues et leurs barbes intérieures sont brunes, tandis que ces parties dans le mâle sont d'un noir plein ; le bec et les pieds sont d'une couleur de corne d'un cendré noirâtre , plus claire que chez le mâle.
CIII C Genre. Manakin , pipra, L., Cuv., Vieill.,
Temm.
Bec trigone, court, un peu élargi à la base, comprimé dans le reste , convexe en dessus , très comprimé à la pointe ; mandibule supérieure courbée et échancrée au sommet; l'inférieure pointue ; narines basales , latérales , ouvertes , à moitié fermées par une membrane couverte de plumes; pieds médiocres, plus longs que le doigt intermédiaire; latéraux inégaux; l'externe uni jusqu'à la seconde articulation, l'interne soudé à Ja base ; ailes et queue courtes ; les deux premières rémiges plus courtes que la troisième ou la quatrième , qui sont plus longues. {Temm.)
D*0RNITH0L0CÎE. !*65
Les manakins sont de fort jolis petits oiseaux de l'Amérique méridionale , remarquables par les vives couleurs qui décorent le plumage de la plupart des espèces. Ils se tiennent dans les forêts où règne une chaleur humide, et vivent d'insectes et de petits fruits. Ils sont extrêmement communs à la Guiane.
Parmi les r espèces les mieux figurées et les plus nouvellement découvertes , nous citerons :
Mawarin chaperonne, pipra pileata , Natt. , Temm.,
pl. 172, f. 1 (mâle).
Une calotte d'un noir vif sur le sommet de la tête ; un trait blanc jaunâtre derrière l'œil ; les joues , le derrière du cou , le dos , le croupion , le haut des ailes et l'extrémité delà queue d'un roux cannelle fort vif ; le dessous du corps jaunâtre ; les deux rectrices moyennes noires $ les ailes et les rémiges verdâtres, mélangées de noir $ bec et pieds jaunes.
Cet oiseau habite le Brésil , où il est rare.
Manakin verdin, pipra chloris, Natt., Temm. ,
pl. 172, f. 2.
Ce manakin est d'un vert pré en dessus , jaune en dessous ; les joues sont grises , le milieu des ailes noir , traverse par deux raies blanches. Longueur , cinq pouces ; bec et pieds plombés.
Habite le Brésil.
Manakin a tête rouge , pipra rùbro - capillata , Brisson, Temm., pl. 54, f. 3.
Cette espèce était regardée par Quelques auteurs comme une variété du pipra erytnrocephala : un rouge orange très vif couvre la tête, les joues et l'occiput y tout le reste du plumage est d un noir lustre ; les plumes des cuisses sont blanches , teintes de rouge: bec et pieds d'un brun jaunâtre.
Habite le Brésil.
IVIanakin rubis, pipra strigilata^Wicd, It. f t i,p. 291*
Temm., pl. 54, f« i et a.
Mâle. Est de la grosseur du roitelet; une calotte 1. * 3
de couleur de feu recouvre la tête ; tout le dessus du corps est d'un vert pré uniforme ; tout le dessous est fauve strié de brun ; le bec est brunâtre $ les pieds sont jaunâtres : la femelle ne diffère du mâle que parce qu'elle n'a pas du tout de rouge sur la tête.
Habite le Brésil.
Parmi les espèces plus anciennement connues nous mentionnerons :
Le manakin goîtreux f pipra gutlurosa , Desm.
Noir en dessus, blanc en dessous, et qui a la gorge garnie de plumes assez longues et formant une sorte de jabot. * ,
Le manakin a Gorge blanche , pipra gulturalis ,
enl. 3^4, f. 1.
D'un bleu noir, à gorge blanche.
Habite la Guiane.
Le HANAKiN vert huppe , pipra pareola , enl. 3o3, f. 2.
D'un beau vert, et à tête surmontée d'une huppe couleur de feu.
Habite Cayenne.
Le manakin a tête d'or , pipra eryihrocephala ,
enl. 34, f. î*
A plumage noir, à tête rouge ou jaune. ■ Très commun à la Guiane.
Le. manakin a tête blanche , pïpra leucocapiUa ,
enl. 3|4, f- a*
Noir, à tête blanche.
Et le manakin rouge, pipra auréola , enl. 34» f- 3. Rouge ; dos , ailes et queue noirs . et gorge jaune.
d'ornithologie. 367
CIV* Genre. Pàrdalotk, pardalotus , Vieillot,
Te mm. ; pipra, Lath.
Bec très court, gros, dilaté à sa base; arête distincte ; les deux mandibules presque également fortes , de la même longueur ; toutes deux convexes et un peu obtuses ; la supérieure fortement échancrée ; narines basales, latérales , pe- N tites , nues , couvertes d'une membrane ; pieds grêles ; tarse plus long que le doigt du milieu ; iexterne réuni , l'interne soudé à la base ; première rémige à peu près aussi longue que la seconde ou la plus longue de toutes.
Les pardalotes sont de fort jolis petits oiseaux , qui tiennent des manakins et des todiers , et qui habitent l'Australie et la Polynésie. On en connaît cinq espèces, qui sont :
PiEDALOTB parb , pardalotus ornatus ; Temm. , s
pl. 394, f. i.
Sommet de la tête, ailes et queue noirs; premières rémiges variées de stries d'un blanc pur; les secondes sont traversées d'une raie rouge et de bordures mordorées : un trait blanc pur passe au-dessus des yeux. Le lorum est d'un jaune vif ; joues variées de blanc et de noir ; dos cendré-verdâtre ) croupion couleur de feuille morte ; gorge , poitrine et flancs d'un jaune vif; milieu du ventre blanc, et le reste cendré ; bec et pieds noirs.
Habite la NoHvelle-Hollande.
Pardalqte poignards, pardalotus percussus, Tem.,
pl. 3g4, f. 2. ,
Bleu plombé très foncé en dessus; une bande d'un rouge très foncé sur le sommet de la tête ; le dessous du corps d'un jaune pur, une tache couleur de sang sur la poitrine; gorge et deux moustaches blanches; bec et pieds noirs»
Habite , dit-on , Java.
Pardalotus punctatus, Tem. , pl. 78, f. 1 et a ; Vieill. , GaL , pl. 73 ; Vig. et Horsf. ; pipra punctata , Latham, SuppL
Gris en dessus, ondulé de fauve; la tête et les ailes noires , ponctuées de blanc ; une ligne blanche au-dessus de l'œil ; le croupion rouée de feu ; bas- Tentre blanchâtre ; la gorge jaune : la femelle a la tête ponctuée de points fauves. C'est l'oiseau diamant des habitans du port Jackson.
Il habite les forêts et les broussailles.
Pardalotus striatus, Vig. et Horsf.; pipra striata,
Latham, Ind. , i3.
Dos d'un brun grisâtre ; croupion fauve ; tête , ailes, queue, noires, cette dernière rayée de blanc : une raie d'un jaune pâle , s'étendant du front au-dessus de l'œil ; les plumes des petites couvertures des ailes rouges à leur sommet; gorge jaunâtre; poitrine et ventre blancs , légèrement tachés de jaune.
Pipra §ularis y Lath. , Lewin ( Birds of New-Holl.>
pl. 7).
Qui est encore sylvia hirundinacea , Latham.
GV e Genre. Pachycéphale , pachycephala , Sw.; Vigors et Horsf. ( Trans. Soc. Linn. Lond. , t. xv, p. 238.)
Bec robuste, légèrement élargi à sa base ; arête arrondie , arquée ; mandibule supérieure échancrée ; narines basales, ovalaires, en partie recouvertes par une membrane , et garnies par les plumes et les soies ; commissure hérissée légèrement de quelques soies faibles; queue médiocre,presque égale , à peine fourchue ; pieds médiocres , assez forts,à tarses garnis de scutelles en devant, et lisses en arrière ; ailes médiocres , arrondies ; première rémige courte ; deuxième , troisième , graduelle-
d'ornithologie. 26g
ment plus longues ; quatrième et cinquième presque égales , très longues ; la sixième un peu plus courte et les autres décroissant graduellement ; troisième, quatrième et cinquième dû poignet, externes , un peu élargies à leur milieu, [rig* et Hors/. )
Les pachycéphales ont , suivant MM. Horsfield et Vigors , Ja plus grande analogie avec les manakins. JLe bec est taillé sur le même modèle : il est court , fort , presque élargi à la base , et à arête arquée et arrondie. Far les formes générales ils ressemblent un peu aux procnias d'Dliger , et par quelques caractères aux mésanges et aux gobe-mouches.
Les espèces qu'on place dans ce nouveau genre sont de 1 Australie.
P. — gutturalis , Vig. , Horsf . , sp. 1 ; turdus gultu-
raUs, Lath.
D'un jaune olivâtre ; tête et hausse-col sur la poitrine, noirs; gorge blanche ; un collier, la poitrine, le ventre, jaunes.
C'est le thunder-bird des colons de Sydney. Commun aux alentours de Paramatta.
P. — pectoralis , Vig. , Horsf. , sp. 2 ; muscicapa pectoralis, Lath. (oiippl. , n g 11); orange-bwasled thrushy Lewin (Êiids, pl. 6).
Grisâtre; une raie large sur les yeux, et un croissant sur la poitrine , noirs ; gorge blanche ; ventre roux ; moignons des ailes , rémiges et rectrices d'un fauve noir ; plumes de la tête striées de fauve longitndinalement ; bec noir; pieds fauves. Longueur, six pouces.
P. — striata, Vig. , Horsf. , sp. 3.
Gris olivâtre en dessus , généralement strié de fauve; blanchâtre en dessous; marqué de stries fauves plus larges ; rémiges et rectrices fauves ; bec et
pieds jaunâtres ; feux noirs : pèse une once. Longueur, six pouces.
P. —fusca* Vig., Horsf., sp. 4-
Fauve olivâtre , plus pâle en dessous; gorge et ventre blanchâtres; rémiges et rectrices fauves , ces dernières borde'es de ferrugineux; pieds fauves; bec jaunâtre; yeux noirs : pèse quatorze drachmes. Longueur , six pouces.
P. — olivacea , Vig. , Horsf. ,' sp. 5.
D'un vert olivâtre en dessus , fauve en dessous ; téte grisâtre; gorge marquée de blanchâtre; les rémiges et les rectrices fauves , bordées extérieurement de vert olivâtre ; rectrices inférieures blanches ; bec fauve ; pieds noirs. Longueur , sept pouces.
P. — fuliginosa , Vig. , Horsf. , sp. 6.
D'un gris clair , plus pâle en dessous, et passant au fauve ; gorge blanchâtre; bec noir; pieds fauves. Longueur , six pouces.
Cette espèce a été découverte par M. Broivn , sur la côte de la Nouvelle-Hollande.
P. — australis , Vig. , Horsf. , sp. 7 ; muscicapa australis , Lath. (SuppL, n° 2); southern ntotacilla , White's, foy. pl. 339.
Cendré eh dessus ; le bas du dos jaunâtre , le dessous du corps d'uu beau jaune; rémiges et rectrices fauves.
Cet oiseau est nommé par les colons du port Jackson, robin jaune ; il vit dans les broussailles, et fait le passage des pachyccphales aux gobe-mouches.
II* Ordre. Les Passkrkaux.
8« Famille. Les SylviAdées.
G. 106. Traquet, saxlcola, Bechst.