Hirondelle, hirundv, L
d'ornithologie. 4° 7
III e Tribu. Les Latirostres ; les Fissirostres ,
Cuv.
Leur bec est très court , légèrement crochu à la pointe , sans échancrure , large à la base , très aplati horizontalement , à bouche énormément fendue ; trois doigts devant , u» derrière , souvent réversible ; ongles très crochus.
Les latirostres forment une famille très naturelle d'oiseaux que tous les auteurs s'accordent à* réunir. Ce sont les chélidons de-la^xvno famille de ta Méthode de M. Vieillot, et que cet ornithologiste caractérise ainsi : bec petit , très fendu , déprimé à la base , échancré à la pointe ; ailes très longues., et pieds courts. Il admet quatre genres qui sont : hirundo , cfpselus, caprimulgus et nyetibius. M. Teinminck réunit les latirostres sous le nom de Chelidons , chelidones , dans son vm c Ordre. Il n'admet que trois genre, qui sont : hirundo , cypselus et caprimulgus.
Les latirostres ne forment qu'une famille , celle des Hirondinées , qui se subdivise en deux sections , les diurnes et les crépusculaires. Ce sont des oiseaux qui vivent exclusivement d'insectes , et qui émigrent dans les zones tempérées. Leur vol est le plus étendu de tous les oiseaux terrestres ; ils ont de grands rapports avec les proenias, d'une part, et même les roi les , de l'autre.
On les trouve dans toutes les parties du globe.
CLXIc Genre. Steatorne , steatornis , de Humboldt ; Podarge , podargus, Cuv. , Temm.
Bec dur, corné, beaucoup plus large que haut , à partir du front , égal en longueur à peu près la moitié de la tête -, mandibule, supérieure re-
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courbée fortemeht en dessous en crochet assez aigu , et armée à peu près vers son milieu de deux petites dents; narines linéaires longitudinales , presque fermées par une plaque placée a moitié de la mandibule ; l'inférieure droite assez grêle , dilatée à sa base ; creusée en gouttière pour recevoir le crochet de la supérieure ; ouverture du bec considérable , et s étendant jusqu'à la partie postérieure de l'œil $ poils roides , dirigés en avant , à }a base du bec ; pâtes courtes, faibles, à quatre doigts séparés jusqu'à leur base ; ongles arqués et'faibles , non dentelés ; quatrième rémice la plus longue. M. Temminck remarque que les podarges ont le bec comme les eurylaimes. { ffumboldt. )
Steatorne de Campe, steatornis Caripensis , Humboldt (Acad. desScien., 3 mars 1817, noue. Bult., 1817, p. 5i ); podarge , Cuv., pl. 4 » f* *•
De la taille d'un coq ; plumage sombre , gris-brunâtre, mélançé de petites stries et de points noirs $ de grandes taches blanches bordées de noir , en forme de cœur , sur les plumes de la tête , sur les pennes de la queue et des ailes $ celles du dos n'ont point de taches • la queue est cunéiforme.
Cet oiseau a été la première espèce connue du genre, Leshabitans le nomment guacharo de caripe. ÏÏ se nourrit de fruits durs et à péricarpes osseux , et ne sort que le soir. Il habite les cavernes les plus désertes ; il fait le passage des engoulevents , dont il a tous les caractères essentiels, avec les corbeaux. Le steatorne niche dans les cavernes à plus de soixante pieds d'élévation. Le nombre des individus est considérable. Les habitans recherchent les jeunes par rapport à la graisse qu'ils fournissent, graisse délicate , presque fluide , et qui se conserve très longtemps sans se rancir.
Le genre de vie du steatorne de M. Humboldt diffère d'une manière bien remarquable du régime
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purement insectivore des engoulevents et des podarges ; tout porte à croiçe que cet oiseau , lorsqu'il sera mieux connu , formera probablement un genre distinct des vrais podarges , qui ont aujourd'hui les . «espèces suivantes.
Podarge cornu , podarens Javensis , Horsf. ( Res. in Java^ Trans. Soc. Linn. Lond. , t. un, p. i^O? pod, cornutus, Ternm. , pl. i5g; le chaba-wonno des Javanais.
Une touffe de plumes longues, à barbes un peu décomposées , et terminées par des fils ou soies , se trouve placée de chaque côté de la tête , un peu audessus et derrière les yeux. Ces espèces de cornes ou d'aigrettes se détachent du reste du plumage de la tête; elles forment avec les nombreuses soies dont le bec est entouré , et qui ombragent et cachent presque entièrement les yeux, une coiffure avec laquelle la tête de l'oiseau paraît d'une grosseur disproportionnée aux autres parties du corps. La couleur des plumes de la tête , du dos et des ailes, est d]un roux clair parsemé de zigzags noirs ; un demi-collier blanc couvre la nuque, et l'on voit de grandes taches blanches distribuées sur les scapulaîres; toutes les plumes blanches qui forment ce collier, de même que celles des scapulaires, sont terminées par un cercle noir; les pennes de la queue sont étagees , d'un roux clair; toutes sont marquées de sept ou huit bandes d'un roux foncé, encadré par des bordures noires, et peints de zigzags noirâtres ; on .voit du blanchâtre au front et derrière les yeux ; le milieu de la gorge et le devant du cou sont blancs , mais les côtés du cou ont les mêmes teintes que le dos; la poitrine et le ventre sont peints de grandes taches blanches encadrées de noir et disposées sur le milieu des plumes; celles-ci ont les bords roussâtres; l'abdomen est blanchâtre ; les pieds ont une teinte roussâtre, et le bec est d'un jaune lustré. Longueur totale , huit pouces et demi. Telle est la description textuelle de M. Temminck-
Ce podarge vit dans les grandes forêts de Java. Tl
se tient caché dans le jour. MM. Diard etDuvaucel en ont envoyé un bel individu au Muséum > qu'ils ont découvert à Sumatra.
Podargus Stanleyanus , La th., M s. ; Vig., Horsf.
( Trans. , t. xv, p. 197. )
Rayé de fauve et de cendré en dessus : des taches rhomboïdes noires sûr la tête ; le cou , le dos et les tectrices rayés de noir ; dessous du corps ponctué de cendré et de fauve sale rayé de noir ; bouche très ample; queue cunéiforme; moustaches allongées, déjetées en dehors ; tarses jaunâtres. Longueur totale, trente-trois pouces.
Habite les environs du port Jackson.
Podargus humeralis, Vig. et Horsf. ( Trans.\ t. xv, p. 198); cold river goatsucker? Latham , sp. 39.
Varié en dessus de cendré jaunâtre et de fauve terne : la tête , les côtés du dos, fortement rayés de noir; le front rayé et ponctué de blanc; deux larges raies sur les épaulés, ponctuées de fauve et de blanc; le dessous du corps est marqué de stries noires et de raies de couleur fauve sale; tarses couleur de chair; iris jaune. Longueur totale, vingt-huit pouces et demi.
Habite les environs du port Jackson.
Podargus Cianeri, Horsf. et Vig. {Trans. Soc. Linn.,
t. xv, p. 300.)
Varié en dessus de cendré brun , de blanchâtre et de jaunâtre, agréablement rayé de noir; Je dos, les scapulaires et les épaules de teintes plus foncées; ces dernières terminées de blanchâtre et de fauve; rémiges brun fauve , ayant des taches blanches quadriJatère's ; le dessous du corps plus pâle , rayé de lignes fauves jaunâtres et de traits noirs; bouche moins ouverte qu'aux deux espèces précédentes ; iris brun. Longueur totale , dix-huit pouces. Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente dont elle diflère par la patrie . puisqu'elle est de la terre de
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Van-Diemcn , par son iris noir, car celui du podargus humeralis est jaune, et par quelques dispositions dans les teintes du plumage.
Le nom que les Tasmaniens donnent à cet oiseau est bénit.
CLXII c Genre. /Egothklk, JEgotheles , Vigors et Horsf. (Trans. Soc. Linn % Lond., tom. xv,
(De ùLÏyùèmxn ç , caprimu/gus 9 tette-chèvre , ancien nom de l'engoulevent dans Aristote.)
Bec court , épais , large , déprimé à sa base; bords entiers ; bouche très amplë ; arête carénée , arrondie , à pointe onguiculée , crochue ; mandibule inférieure canalictuée à son extrémité
Sour recevoir le crochet de la supérieure ; soies es moustaches simples au sommet , et pectinées à leur base \ celles de la tête nombreuses , très longues , droites , pectinées des deux côtés ; narines placées au milieu du bec , linéaires , obli- " quès , presque ouvertes , plus étroites postérieurement ; ailes courtes , arrondies ; première et sixième rémises presque égales , très courtes ; la seconde et la cinquième égales , plus longues ; la troisième et la quatrième égales, les plus longues de toutes ; pieds robustes , à tarses al- * longés , faibles , comprimés , nus ; doigts libres , faibles , presque égaux ; pouce lone , débile ; ongle très comprimé; tarses scutellés; queue médiocre et arrondie. {Vigors et Horsf. )
Le genre œgotlieles ne se compose encore que d'une seule espèce qui diffère assez notablement des engoulevents , et qui forme le passage de ceux-ci aux podarges, c'est :
4l* MANUEL
Caprimulgus Novœ-Hollandiœ , Latham , spec. 18; œgotheïes Novœ-Hollandiœ, Vig. et Horsf . ( Trans. , t. xv, p. 197); crested goat suckêr, Phillip, /£., pl. et p. 170 , nomme' teringing par les naturels du port Jackson.
Fauve noir et blanchâtre nébuleux; blanchâtre en dessous ; cou, poitrine obscurément rayés; une huppe sur la tête, droite, se lacée. {Lath.)
CLXHI C Genre. Ibijaju , nyctibius , Vieill. ; caprimulgus , Linn. , Cuv. , Temm.
Bec très dilaté et garni de soies à la base , rétréci et crochu à la pointe ; mandibule supérieure munie sur les côtés , vers son origine , d'une dent obtuse ; l'inférieure plus large , à bords recourbés en dehors ; doigts antérieurs unis à l'origine par une petite membrane ; latéraux inégaux ; pouce épaté.
M. Vieillot a séparé l'ibijau des engoulevents parce que son bec est dilaté en forme de dent sur chaque bord de la mandibule supérieure; parce que son bec inférieur est recourbé en dehors ; que son pouce est robuste , épaté, et parce que la première rémige est plus courte que la cinquième.
On n'en connaît qu'une espèce de la Guiane , qui est :
Le grand Ibijau, nyciibius grandis y Vieill. ; caprimulgus grandis , Lath. , ëtil. 32$.
Brun tacheté de noir , de fauve et de blanc. Longueur, douze pouces. Il niche dans les arbres creux. Vit solitaire.
CLXTV* Genre. Engoulevent , caprimulgus , L., Cuv., Temm., Vieill.
Bec très déprimé et garni à la base de soies divergentes , comprimé et crochu vers le bout ;
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mandibule inférieure retroussée à la pointe ; doigts antérieurs réunis à l'origine par une petite membrane ; latéraux égaux ; pouce grêle , versatile, ( Vieill. )
Les engoulevents forment une famille très naturelle d'oiseaux qui se ressemblent par le même plumage et les mêmes habitudes. Ils ne sortent que vers le soir , de manière qu'on peut les appeler des oiseaux crépusculaires , et la nature de leurs plumes soyeuses et les couleurs tendres leur donnent la plus grande analogie , quant à l'enveloppe extérieure , avec les phalènes ou papillons du soir.
L'Europe n'en a qu'une espèce qui est :
L'engoulevent ordinaire , caprimulgus Europœus ,