Il s agit de VEducalioii senli mentale
3. y^umee, probablement, roman traduit par le prince Galitzine et publié à Paris en mars 1868.
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P. P. S. — Trouvez un autre titre : « Education sentimentale » est mauvais.
Carisruhe, Hôtel Prince Max.
Lundi, 25 janvier 60.
Il laut pourtant que j'aie de vos nouvelles, mon cher ami. Voyons, en deux mots : où êtes-vous, et que fait le roman? Je vous écris à Croisset et peutêtre ôtes-vous à Paris humant Pair du temps. Dans tous les cas, je ne crois pas que vous y resterez longtemps.
Je ne vous ai pas encore remercié pour la photographie qui a l'air bien militaire et bien peigné, — mais c'est vous, — et c'est toujours bon à voir. Pourquoi ne faites-vous pas laire quelque chose de bien?
J'ai souvent pensé à Croisset, et je me dis que c'est lin bon nid pour y faire éclore des oiseaux chanteurs. Quant à moi, je n'ai presque rien fait. Je me suis embarqué dans un travail qui me répugne et j'y patauge tristement. Je ne puis reculer; mais quand cela sera fini, je pousserai un bon ouf!
A part des espèces de fragments, de mémoires littéraires que j'ai promis à mon éditeur, je n'ai jamais travaillé dans cet article-là, et ce n'est pas amusant. Oh! deux heures de Sainte-Beuve! Je voudrais savoir si cela l'amuse beaucoup, lui.
Mes meilleures amitiés à votre respectable mère
d'aphès sa correspondance 53
qui me fait Teffet de la meilleure maman qu'on puisse rêver, et une bonne et vigoureuse poignée
de main à vous.
Votre
Iv. TOURGUÉNEFF.
Carlsruhe, Hôtel prince Max.
Dimanche, 21 mars 1869.
Mon cher ami.
Votre lettre adressée ii Stuttgart ou ii Bade ne me parvient ici qu'à l'instant. Je me hâte de vous faire savoir que je pars d'ici pour Paris mercredi, et que j'y arrive jeudi, à 5 heures du matin. Je descends à l'hôtel Byron, rue Laffite. Je reste une semaine à Paris. Il est superflu de dire combien je serai content de vous voir. En attendant, je vous embrasse de toute mon amitié.
Iv, ToURGUÉNEFF.
P. S. — Rappellez-moi au souvenir de Madame votre mère.
Bade, Thiergartenstrasse. 3.
Dimanche, 30 janvier.
Mon cher ami, Dans le premier numéro d'une revue russe qui
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païaît à Saint-Pétersbourg et qui se nomme le Messager Russe ' (c'est comme qui dirait la Rei'ue des Deux Mondes de la Russie), il y a un énorme article sur votre livre* (ce n'est que la première partie . On l'analyse par le menu, et l'on raconte tout le sujet. On loue beaucoup et l'auteur et son omvrc. Cet article a pour titre (( La nouvelle Sociélé française. « .le vous dis tout cela parce ([ue cela peut vous intéresser, quoicpie vous avez un autr<' inaitel en tête à présent.
.le ([uitte Bade dans 4 ou 5 jours. Je vais passer deux mois à Weimar. Mon adresse est Grand- Duché de Saxe-Weimar, Hôtel de Russie. Et je passciai par Paris avant de rentrer en Russie au mois d avril.
Donnez-moi de vos nouvelles. Travaillez-vous ferme ? Votre Antoine me revient souvent à l'esprit. Hier soir, en me couchant, j'ai relu la scène du <( Club de l'intelligence » et l'Espagnol m'a fait rire tout haut ^.
Dites mille choses de ma part ii Mme Sand, à Du Camp et tutti quanti.
.le vous serre la main de toute la force de mon a mi lié.
Iv. ToinOL'ÉNEFF.
1. Le vi-ritable titre de cetti' publication est le Messager de l'Europe.