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Iz ukransko stariny

JT^^ersonne ne s'aviserait à notre époque, de nier la grande importance de l'archéologie ou la science de l'antiquité. Bien au contraire, les savants spéci.ilistes et même les lettrés contemporains professent la ferme conviction que l'étude de l'antiquité est une étude indispensable et utile sous tous les rapports. En clïct, l'archéologie non seulement nous fournit des matériaux précieux, mais elle établit encore des liens immédiats entre nous et nos aieux, nous renseigne sur les détails extérieurs et intérieurs de leur existence, sur les rapports qu'ils entretenaient avec les autres peuples, développe en nous le sentiment du beau, élève nos coeurs, nous inspire l'amuur de !a patrie, élargit notre horizon intellectuel et nous enseigne enfin la sagesse de la vie, nous avertit des cho- ,ses futures et fait de nous des fils véritables de notre patrie, de vrais patriotes. Aussi à l'heure qu'il est les Augustes Personnages ainsi que les institutions de l'Iitat et même nombre de particuliers se préoccupent-ils beaucoup de l'antiquité; on ne recule pas devant des sacrifices pécuniaires pour ra.ssembler toutes sortes de souvenirs anciens du pavs natal et l'on renjplit non seulement les musées des capitales, mais encore ceux de la province d'objets rares, précieux et variés. Ceci posé, toute tentative de publication d'un ouvrage traitant des questions de notre antiquité, ne saurait être considérée comme superflue, mais au contraire comme hautement utile et bienvenue, car une pareille publication est une res.source pour les archéologues et une lecture instructive pour tout lettré. Les institutions de l'F.tat et quelques particuliers ont déjà publié d'assez nombreux albums de l'antiquité qui ont rendu des services considérables à l'archéologie de notre patrie. Citons les ouvrages les plus connus: «Les antiquités de l'empire russe», «La description des costumes et des armes des troupes russes», «L'inventaire de l'Arsenal de Moscou», «Les monuments de l'ancienne architecture russe» de Richtcr, «Le dictionnaire détaillé des portraits grives russes» de Rovinsky, «Les matériaux pour l'histoire des costumes et de tous les détails de la vie russe» de Prokhoroiï, «L'ornementation nationale rus.se» de Stassolf

I et quantité d'autres.

Mais dans tous les ouvrages susdits, ainsi que dans d'autres ouvrages du même genre on ne trouve que peu de chose ou même rien du tout sur l'antiquité du midi de la Russie et particulièrement sur celle de la période

T cosaque de l'histoire de la Petite-Russie. On ne connaît

АльбОИЪ УКРЗИИСКОЙ CrJDttHU.

iicfiKUa iiciopiii Мл. loii Pocviii. До спхъ iiopi, iiiulc!- ИО Т0Л1.К0 ЛПЛ iiiuaiiiii кчкиикои старины; одно сл1'.- .laiio Kl, .Moci;i:i. «Oôiiu'CinoMu iiciopiii и дрспносгсй». пзлаг.пшмъ iil.cKo.ii.i.o портрстоиъ козликшо, mLiiuuiскаго и крсст1.чпс1;а1<> colmoium loi о-западпоГ! Pocciii, да II го .1111111. р.ъ liii.Ti. iipn.invKciiisi къ «ЛГ.тонпспому iii4;+>cri!oi:aiiiio о Ma.iini F<K-ciip> Ригсльмапа; друюс iipL '.шрпняго было i;i. l\ici:i., часшы.мь .пто.мь, 15. 1Î. 'Гар110КСК11.м1>, п;: laiiiiiiiMi, ил соостг.спиыя срсдстиа iiUKo.ibKo iiopipcKii;!. Ma.iopocciiiCKii.vb гст.маиоиъ, г.ъ гмлЬ iM.nocipauiii ki. co'iiiiioiiiio Антоновича ii l>ciia .ilIcTopii'iccKic д1;ятс.111 к^ю-западпои Pocciii».

Л .ми'/кду т1..\г1. m. прош.юп испзпн Малом Pocciii ÔIJ.II) cKi.ii.KO орт iiiia. н.паго, сюлмсо спосооразиаго, С10Л1.КО 11оуч||тсл1.11аи1 и и.мЬсгЬ ст. г1,.\гь столько iio-)TiriccKTi-iipiii:.icicaTc. ibiiaro, 'iio г.сс эк) y,i;c дапио са.мо coôoii простои на ci;i.i т. По/Kui и даг.но уже |;лсчс1 I. UT. ccôi, НС I нпиы.хт. лк.оцтслсн н и1,нтслсй || ■■.Kiio-pyccuoii с гарнни.

II \:ъ са.мо.мт. лиг!., историческая жизнь Ма.юн Pocciii Cl. ся козанкнмт. 11асолс1мс.\1Ь г.ъ юрода.чь и на 1111;;о|а.я.\ 1. ДнГ.ира. мь liailopo/Ki.l., но ра:п> ылдр.нга.м такн.чь юросьь, н.мсна когоры.чъ .могуть быть с.чкю lïimcaiiu на страпнш,! liccMipiioii iicTopiii. II 1К)Я11101|1с такн.\1. гсросвъ на нсторнчсскон сцен!. Ma.ioii l'occiii н Запоро-,к1.я не с.пчаГшое. Занимай nocr.oii ностт. между пурко-гагарамн ci. о.июн сюрони н Г10лякамн сь .ipyroii, козакн представ.»!. m н.!Ъ себя iiacTOMiuiii •,Ы1Пон oii.iori, i.ni Bccii русском народности н на скон.хь илсча.чь ni.iiiocii.Mi ncl. удары какъ со стороны мусуль.манскаго 1лр|.1мл м Typuiii, тлкъ н со стороны католическом Польмш. Борясь за политическую свободу, за православную в1.ру, за русскую народность, козакм ка;кдую ня.и. родном земли поливали св.оею кровью н зас1;ва.М1 своими костьми II тутт. ;кс создаваш чакп.чь богаты pcïi-reроевт., коюрые вызыва.ш > совре.меннмковъ м р.ыи.!ваютт. у потомковь смравсд.швое yiiiB-ieiiie.

Й1. ocoôeUHociii BO.IIIKII были подвиги т1..\ь зл- IUIITHIIK41BT. огчпзны II в1.ры, которые 113 ь юро. (ОВЬ уходм.ш ВТ. дн1л1ровск1я IIII30BI.V1 II огкрытыя сгемм.

^ хо.тя ВТ. степи, козакн огрека.шсь отъ семьи, on. BcliXT. рад<х.теГ| зе.чны.хь. огь че. юг. Г.чсскаги Ж11.1ья II /КМ. III монача.чу, въ холо.тъ м стужу, пъ зноГ| м смеку, прямо нодт. (пкрытымъ небомт., пото.мт. вь зпГ.рнныхт. норахь м /кчмкнхъ зем.втка.чъ, мнта.шсь, по слог.амь дрег.нн.м. .г1.тон11Спев'ь, ит. счасглмвыхь с.пчаяхт. рыбон млн птмиен, въ песчасгныхъ случа- ЯХЪ— OIBnpOMT. НЗЪ поды II p<jrOBb днкн.чь козловь,

1!а.1ЯВШ11.\ся 1гь сгепп, или же ржаны.чь толокно.мъ, замлЬснспГоымн сухаря.чп, вывозимыми пзъ юродовь, угГ.тая себя вт. мослЪдне.мъ случа!; тЬмъ, что от-ь такоГ| IIIIIIUI "челонЬкъ дклаепся .1егче м пото.чу сг.обол|И.с переплывлетъ всЬ рЬкм на своемъ мут|р>. «Ког'.акм, якъ .ма.ш дпгы: дам боглго — все зьпдягь, дан .чало — дог.олыш будуть».

/Келая подом III внезапно къ |1емр1ятелю п внезапно напасть на него, козакн чрезъ то п сами неpt.дкo терп1.лп краГмпя лмшен1я п модверпимсь 1яжкпмь 11С11ытл1ням ы они не мог. m развести огинны.

ju.squ л présent que (Jeux ouvrages c\u\ s'occupent de l'histoire des cos.iques: l'un л été publié .1 Moscou, рлг l.i «Société liistorique et лгс11ео1<>1;|^ие'1. qui a publié plusieurs portraits des représentants des clisses .:osлql.les, bourgeoises et pл\■sanlles du sud-ouest de la Russie, et encore sous t'orme de supplément aux i'.\niiales de 1л iVtiîe Russie» de Riegelniann: l'autre ouvrage a été entrepris л Kicw par un particulier, Tarnovsky, qui lit paraître .i ses frais quelques portraits d'hetnians petit-russiens. coninx illustrations л l'tiuvragc d'Antonovitcli et de Betz. ■■Les personnalités historiques du sud-ouest de la Russie." 1л cependant dans le pas,sé de 1л Petite-Russie il v л eu tant de choses originales, typiques, instructives, et en ménie temps si poétiquement attaclKintes que depuis longtemps déjà tout cela réclame la grande publicité et séduit depuis longtemps les vrais amateurs et admirateurs de la Russie méridionale.

1д en ellet, la vie historique de la Petite-Russie. a\ec sa l'Hipul.ition cosaque des villes et des régions du bas- Dniéper, le Zaïxirojié, a produit maintes l'ois des lier .s dont les noms peuvent être hardiment inscrits sur les pages de l'histoire universelle. L'apparition de ces héros sur la scène historique de la Petite-Russie et du Zaponijié n'a nullement un caractère accidentel. Placés à un pnste de combat, entre les turcs et les tatares d'un coté et les polonais de l'autre, les cosaques formaient un véritable rempart vivant л toute la nation russe et (ilJMient leuis épaules à tous les coups, tant du côté de 1л Oimée et de la Turquie nuisulmailes que de celui de la Pologne cathnlique. lin luttant pour la liberté politique, роит h religinii orthodoxe, pour la nationalité russe, les C!lsлques .irrusaient de leur sang chaque pouce du s<il n.ital et le semaient de leurs ossements; il \' eut parmi eux des preux et des héros qui provoquèrent elle/ leurs contemporains et provoquent chez leurs descendants une admiration bien justifiée.

Les plus grands exploits des défenseurs de la patrie et do la loi furent accomplis par ceux d'entre eux qui l^ihitaient le bas-Dniéper et dans l'immensité des steppes.

Ln se retirant dans les stepivs, les cosaques leiioncaieii; à la famille, à toutes les joies terrestres, .'i une demeure humaine, et vécurent au début, qu'il lit froid et qu'il gelât ou qu'il fit une chaleur ardente et un soleil brriiam tnul simplement л la belle étoile; plus tard ils se terrèrent dans des repaires de bëtes ou en de misérables huttes, se nourrissant, d'après les anciens historiens, de poisson .lU de gibier en c.is de chance favorable, et en cas de malechaïke d'un bouillon tait avec de l'eau et des cornes de cIkvreuils dont la steppe était .semée, de farine de blé noir séchéo ou de biscuits moisis, apportés des villes, se consolant, lorsqu'ils en étaient réduits la. par 1л pensée qu'une semblable nourriture «rend Пютше plus léger et lui |vrmet de tr.-iver.ser plus facilement ;i la nage toutes les ri\ lères qu'il rencontre en chemin." "Les cosaques .sont comme de petits enfants: si on leur donne beaucoup л manger ils dévoreront tout, mais qu'on leur en donne |ЧЧ1 ils s'en contenteront tout de même».

Voulant s'approcher de l'ennemi .\ l'imiioviste et le surprendre, les cosaques s'imposaient souvent les plus grandes privations et s'exposaient л des épreuves pénibles: ils

'iioûM cm pl.ii, m, зммпсс 1:рсмя ci;oii liaKO'ii-irbBiiiic отъ холода члены; ne CMi,.iii тлкрссап. ccôi, oiiin ия .110.11, Kir, K'oropoio oôLiKHoncHiio iiojLT.cp>Km;a.iii ccôH iri, ô(),4pcTi;enHO.Mi, состояши, iic позволяли ржап. CNoiiMi. .юшаля.мъ, замязипая имь морды тряпками; НС MOI.II1 лаяхс шонотомъ 11срсго1!ар111-.ат1.ся между coûoii II С|1л1-,Л11 па одном!. м1хт1; по пЬcico.ii.uy часош. точно окамсн Ivimc, Псзь pi,4ii и бсзт, 1;сякпго д|;пжсн1Я.

ИзоГ.гая пстрГ.чп съ чсрсзчурт, многочисленными npaïaMii, 1созакн нср|-.дко пряга.шсь m. пысокон, покр1.п;автсн no.ia ст. рогами и.1И псадник'а ст. конс.чт,, степной ipaiîl.-Tiipct. и ô."iyi;a.iH вт. йен но uLti.imt.

ne pouvaient аНчпкг un Inicher pour réchauller en Imer leur.s membres eni;oiirdis par le t'roid; ils n'<isaient pas battre le briquet pour allumer leur pipe qui les empêchait i;énéralement de s'endormir; ils ne permettaient p.is .i leur chevau.x le moindre heiinissement. et, pour les en empêcher, leur entortillaient le mutle avec des lambeaux d'étoile: ils ne pouvaient même pas s'entretenir à voi.x b;isse et restaient des heures entières sans bouger de leur place, comme pétriliés, muets et immobiles.

Four éviter des rencontres avec des ennemis trop nombreu.x, les cos;iques se blottissaient souvent dans les hautes herbes des steppes, si hautes qu'elles dérob.iicnt й la vue un taureau avec ses cornes ou un cavalier a\ec

.П1ЯМТ. H no U1..11.I.MT. пелЬ liiMT., iipii чемт>, желая i sa monture; ils y erraient des jours et des semaines encôMTi. Cl. To.ii;y скоп.чт. iipec.ii. U)r.aie.ien, неподра- j tières, et, pour dépister ceux qui les poursuivaient, ils

жаемо HI.1.IH по.нсамн, .law.iii .шсипамп, крича.ш путчами, точно iicii.ie полки, iici i.ni .iiiciiiii.i, iiciwe iiv-

imitaient merveilleusement les hurlements des loups, les aboiements des ren.irds et les hululements des hiboux; —

|ачп. Onoro-io H сложи loci, laïaie iionhpi.e, оудю | on aurait dit de \rais luups, de \ rais renards, de vrais ксякмй 3anopo>i;cKiii i;o.:aKi, .\ion. прекращаться ко чт , hibou.x. De l.i la légende que tout cosaque zapuro^ue

peut se métamorphoser л volonté et prendre la l'orme qui lui convient le mieux, que ce soit celle du chien ou du matou: "Le voil.'i qui se change en matou et se met a miauler: on s'imagine que c'est un vrai matou, mais il se trouve que c'est un zaporogue.,. ■> «Attendez. cam.iraJes. attendez, ne bougez pas!.. Le chef Sirko descendit de che- \al. le passa ,i un cos.ique. lit une culbute! et en un clin d'oeil il se métamorphosa en chien de chasse."

Surpris isolément dans la steppe dénudée, bri'ik^ par le soleil, les cos;iques gagnaient vivement les bord-- des tleuves, des Lies et des lim.ins: l,i. ils se cichaient d.ins les épais roseaux ou, plongeant dans

уго.чпо H Kor.ta угодно, ii in, xopia и m. кота: «Вник опе перект.тетпя у Koia laii пякчГп к: n.l думаешь, iiio то и спраклп кикь, лжь ю ;iaiiopoa,eiib»... «Поciiiiie, ôpaiiiii, ппю.клтк, не iiier.e.ii.i гпя!.. N'craiii. Cl. коня (к'отекоп Снрко'). oi кшк ею яко.м\с1, (какому-то) i;o:!ai;oKll. а сади, клпырп,! laii .;jior,i,ii;cb xoproMT. (охогннчьен сооакоп)". .

Заст11гн\ rbie иь олнночкл ы. kj.ioii, кижл.еппой соднпемт, Н.1П ciKi.ieniioii (инемь cieiiii. ко.;акн .мгиок.енно ôpoca.iiicK кт. ôepeiaMi, рЬкь, о. ■.ерь и .тма- ||о|;т.; lyii. II III СП ля кк lyeiKixi, п пепроккяи.кх к к.кмкииах к, 1I.IH же прямо оросаясь ы, ко.|\, они осгака.пкт. По пЬско.н.ку часоы, на дпЬ рЬкк, ,ibilii;i поcpe.iciKo.Mi. ка.мкпнппы, одппт. К'онепк Koropoi'i дер- dont ils prenaient l'une des extémités dans la bouche, •л;алн i;o pi y, a другоГ| падт, поперхпосгыо mo.ti.i. Путк ^ tandis que l'autre émergeait л la surface de l'eau. Le soleil CMoii ко:'.акн днемт. «прамн.Ш" по солнцу да но kkico- : et quelques tertres élevés permettaient aux cosaques de khmt. курганамк, a ночкю по ;:к1.:(,К1М к, по 1ечен1|о ; s'orienter le jour; la nuit ils se guidaient sur les étoiles.

heures entières, ne respirant qu'.i l'aide d'une tige d

I e.iu. ils V rest.iieiit des

e roseau

pbici. да HO Haiipai;.ieiiiio iil.ipa, i;oiopi.iii y инх'ь, смотря по roMv, oiKy.Ki ду.гк. HocH.ii, iKKii'.aiiin то .мос1;а.1я, lo донпа. lo .nixa, lo ôyc\p.\ieiia.

Чере;'.т> i;ce :iro K-o;iaKH iKunepi a.iiici, такнмк cipa- .га1пямъ. о коюрыхк мирик1е /кнтели юродокт, не ИМ1..111 и прио.1н:!Игел|,наго предстап.кчпя. Скркшаяск кт, разных!, трунюоа.хк, терпахт., чагарннкахт, да G\eраках!., Koiiai;!! царапали ceôl, ко.иочками руки, коlo.iii осгрккмп «'сппчакамп» нот, c.tiip.i.iii к1,гкамп с к сеоя кожу. ?>аГ)праяс1. т. зкГ.рннкт порк! uni къ есгесгг.епныя iiciiiepi.i, кк rycii.ie камкпнп, ншккоо- .loiHciKie ii.KiKHH, они Kcipivia.mci, чамъ ст, я юг.шымп з.\г1',ями, черными пауками, lapamy.iaMH пли «.марму- 1;амИ)>, неиеч11с.1им1,1М1| мир1алами мошки, комарош,, с.гГ.иисп, окодопъ. Вк oiKpKiToii, cyxoii, сожженмоГ! co.iHiieMi. П.И1 иожаромт. степи козаки пспкггыпалп сграншыя .\пчешя отъ го.юда и жажды, и гуть часго С'Ь предсмертнккмп егонами их к слипа. 1ся пой дпк'пхъ no.iKoni., коюрые, растерзан к ri,, ю челопЬкм п не насыгикшись имк, пнопк «кы.к'т.ш -ирокви- .1ЯЛП, — 10ЖТ. noiiKi noxopoHKi по козаиккому rn.iy cnpaïUH.u,!»... Въ непролазныхт. камкииахк и тоикихъ илапияхт, козаки пидксрга.тск, осооспно кь iie|ikub

la ligne des courants d'eau et la direction du vent, :iuquel ils avaient donné dillérents surnoms, selon la région d'où il souillait: c'était tantôt le moscovite, tanti'it l'habitant du Don. tanti'it le polonais ou bien le mécréant.

Il résultait de tout cela que les cos;tques enduraient des souffrances, dont les paisibles cit.idins ne pouvaient mê-me pas avoir une idée approximative. .Se с ichant sans cesse dans toutes sortes de trous, de ronces et de ra\ ins. les cos;iques se déciiiraient les mains aux ronces, se piquaient les pieds aux chardons, se blessaient jusqu'au sang dans les épaisses broussailles. Lorsqu'ils se glissaient dans les repaires des bétes ou dans les cavernes, d.ins les roseaux toullus ou dans les iles basses marécageuses, ils y rencontraient des serpents venimeux, de noires araignées, des tarentules, d'innombrables myri;ides de thrips, de moustiques, de taons, d'oestres. l:n pleine steppe rase, stérile, brililéc par le soleil ou l'incendie, les cosaques soullraiein horriblement de la faim et de la soif, et souvent leur râle d'agonie .s'unissait aux hurlements des loups sauvages qui. après avoir déchiqueté les cadavres humains sans avoir iis.souvi leur faim, les «tournaient et les retournaient, -comme célébrant Л leur faccMi les obsèques des déhints cosaques»... Dans les roscau.4 inextricables et dans les ilôts Л1г1ле|йя icaMKiuia, изнхрителкикпп. лихораткамк и жe-,-marécllgeux, surtout Л l'époque de la lloraison des roseaux.

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сгокп.мъ горя'ИчЛмь II VMiipa.lii от'ь нихъ трагическою^" les cosaques contractaient des fièvres nialii;nes et putrides, смертью, вдали отъ родины, вдали отъ друзей, беиъ I et succombaient tragiquement, loin des parents, des amis.

послЪдняго утЬшсн1я. НабЬгая на Кримь или па i урсцк1я области, козакп нередко заносили оттуда такь называемую «черную хворобу», или чуму, и подвергались «наглой смерти»; тогда, «гуляючись ио балкамъ, по лн'Ьпровымъ островамъ, по темнымъ iieiueрамъ», они иодъ коненъ погибали въ совершенно безызвЬстныхъ и глухихъ мЬстахъ, валялись въ степи вовсе непогребенными, подобно павшей ckotiihI;, оставаясь нетронутыми даже со стороны хищныхъ зв'Ьрсй и хищной птицы, всегда избегающей зачумлсннаго т'Ьла челов!'.ка. II лелсало въ открытой степи «козапкое тило, чумацькос било», обмываемое дождемъ, обвЬваемое вЬтромъ, lULiiiMOe солнцемъ, ,ie/i;a.io до тЬхъ поръ, пок'а вмЬсто тЪла получался голый скелетъ п пока промежъ костей того сксле1а не прорастала зеленая трава, а чсрезъ oтвepcтiя глазь не пробивался высок!й бурьянъ, — ю и служило иокровомъ, BMliCTO савана, для погибшаго въ борьбЬ за родину козака...

II вся эта жизнь, полная отречен1я, полная мукъ, полная всевозможныхъ лишен1п, предпринималась козакамп ради того, чтобы заииггить свою родину, матку

sans un mot de consolation suprême. Lorsqu'ils envahissaient la Crimée ou les provinces turques, les cosaques en rapportaient fréquemment ce qu'on appelait le mnal noir» on la peste, s'exposant ainsi ù la «mort abominable»; alors, «se cacliant dans les ravins, les ilôts du Dnieper et les noires cavernes», ils expir.iient a la lin dans des endroits inconnus et perdus, et leurs c.idavres gisaient dans la steppe sans sépulture, telles des charognes de bétail crevé, intacts, car ni les fauves même, ni les oiseaux de proie ne touchent jamais aux cadavres des pestiférés. Ht le «cadavre cos.ique, la charogne tchoumaque», gisait en pleine steppe, fouettée par la pluie et le vent, brûlée par le soleil, jusqu'au moment où la charogne devenait un squelette dénudé et jusqu';\ ce que l'herbe verte .se mit .^ pousser entre les ossements du squelette et que de hautes herbes surgissent des orbites vides. — c'était la couverture, remplaçant le suaire du cosaque, trépassé en combattant pnur la patrie...

Et si les cosaques s'imposaient volontairement cette vie pleine de soulTrances et de privations de toutes .sortes, c'était pour défendre leur patrie, leur mère — L'icraine. et en même temps la Russie tout entière, tout le monde

i'kpai'iHy, a вмЬсг'Ь съ ней занипить всю Русь, весь chrétien contre ces turcs ellrayants qui semaient, â une xplIc■liaнcкiй мфъ отъ страшныхъ турокъ, наводив- 1 certaine époque, l'épouvante dans l'Europe entière, et c<inпшхъ въ свое вре.мя ужасъ на всю Европу, и хиш- ^ tre ces féroces latares dont les hordes inondaient l'Ukraine ныхъ татаръ, бсзпрсстанно врывавшихся тысячами, ' de milliers, de dizaines et de centaines de milliers d'enдесятками и нередко даже сотнями тысячъ на Украину nemis, signalant toujours leur invasion par des incendies Il всегда ознамсновавшихъ свои набЬги пожарами. | et des pillages et capturant toujours une quantité innombrable de malheureux chrétiens.

\on moins pénible, terrible et douloureuse était l.i

I раоежамп ii уводами неисчислимаго числа несчас!иы.хъ христ1анъ въ плЬнъ.

lutte des cosaques avec leurs autres voisins, les polonais.

Ici il s'agissait de liberté politique, de nationalité russe, de

сЬдямп, поляками. Tvn. дЬло ш.ю о политической i biens territoriaux, de droits civils, de croyance nationale.

surtout de la loi orthodoxe ancestrale. La question de la religion jouait I,i dedans l'un des premiers, des principaux

въ особснностп о святой предковской npauoc.iaBHoii rôles. L'histoire de la population du midi de

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Bt.pl:. Bbpa тутъ играла одну пзъ первыхъ и важнЬйшпхъ ролей. Во всю свою исгорическлю жизнь 1ож110-русск1й народъ не зналъ ни раскола, ни ересей и тщательно оберсгалъ чистоту своей православной в1;ры отъ «жидовск'аго зловЬр1я» и отъ «хитнаго» католичества. Въ одной народыо-козацкой лу.ч1. I causes de la guerre dés cosaques avec les polonais врс.ченъ гет.мана Богдана Хмсльницкаго о причииахь воины козаковъ съ поляками говорится:

n'est entachée d'aucun schisme, ni liérésie, et la pureté de la foi oithodo.xe fut soigneusement préservée du «mécréantismc judaïque» et du «rapace» catholicisme. Dans une ballade cosaque populaire de l'époque de l'hetman Bogdane Khmelnitsky on trouve ce qui suit au sujet des

Одь сна вставайте, Святый Отче-нашь читайте, На славу ^'кpaиuы прыбува11те,

"Et voici que le Jour saint

«Du mardi divin «L'hetman Khmelnitsky, rassemblant les cosaques à l'aube pour aller en campagne

«Leur parla en vers comme il suit:

«Hé, les cosaques, mes lils, mes amis, «Debout, je vous prie,

«Réveillez- vous, levez-vous, "Priez notre Père qui est dans les cieux, «Ne pensez qu'à la gloire de l'Ukraine,

«As.somez, hachez sans merci «Tous les fermiers juifs,

«Polonais et seigneurs maudits, «Mêlez leur sang au sable jaune des steppes.

«Ne laissez par insulter notre foi chrétienne!»

Кровъ пхъу ПОЛИ зъ жовтымъ ппскомъ мпшайтс,* Mais 1а raison des guerres perpétuelles des cosaques Biipu cnocii xpccTiniibCKOii y nopyry не дайте!* avec les polonais se manifeste encore plus clairement dans

IIo

l'allocution belliqueuse quil's adressaient avant la guerre à toute la population orthodoxe de l'Ukraine! «Que celui qui veut être empalé pour la foi orthodoxe, que celui qui veut être écartelé, roué, que celui qui est prêt л subir хочстъ за Bi.py хр11ст1анскую быть посаженнымъ на ' tous les supplices au nom de la croix sainte, que celui

eme sicnUe выражается прпчпиа постояниыхъ воГшъ козакопъ съ поляками пъ томъ воепномъ кл11К"Ь, съ которымъ они обращались передъ войной t;o всему православному населен!ю Украины: «Кто

колъ, кто хочетъ оыть четвертованъ, колесованъ, кто готовъ прстерпЬть BCiudn муки за святой крестт., кто НС боится смерти — приставай къ намъ. Не надо бояться смерти: отъ нея не убережешься. Такова козаикая жизнь».

qui ne redoute pas la mort, — se joigne à nous. On ne doit pas craindre la mort, car nul ne saurait l'éviter. Tel est le lot des cosaques.»

Et souvent les cosaques mouraient justement de cette mort-là, mouraient comme de vrais héros sans se plaindre

II козаки не разъ такою, именно такою смертью ni se lamenter au sujet de leur cruelle destinée. Condam-

умирали, H опять-таки умирали какъ истые герои, не «скыгличе», т. е. не воя, и не «скаржычись», т. е. НС жалуясь на свою жестокую судьбу. Приговоренные къ .мучительной казни — сднран1ю съ живого человека кожи, KosauKic герои, презирая своихъ безчслов'Ьчиыхъ мучителей, громко, во всеуслышан1е, заяр-ляли и.мъ, что такая казнь козаку не казнь, а чистый см^хъ, что отъ сдиран1я съ тела кожи они не ис1н.1тываютъ ни мал1,йшеи боли, а только чувствуютъ, будто по тЬлу у нихъ ползаютъ мурашки: «отъ казалы, що воно боляче, а'жъ воно мовъ комашня кусас»... Присужденный врага.ми-католнками къ «шнбсницЬ», т. е. къ вис1;лиц-Ь, козакъ нер-йдко просилъ себЬ, какт> милости, не вЬи1ать его, а посадить на колъ или на cmo.itji съ острымъ жел'Ьзнымъ спииомъ на всрхнемъ KOHut, чтобгл умереть потомственною cmoAtjonoio смертью: «Такъ у.миравъ м1й Л1гдусь -царство е.му нсбесне! такъ умеръ м1и батько — нехай винъ царствуе на тимъ свити! такъ и я хочу у.мерты», т. е. пото.мственною столбовою смертью.

nés à être écorchés vifs, les héros cosaques, pleins de mépris pour leurs bourreaux inhumains, déclaraient à liaute et intelligible voix, afin que tout le monde les entendît, que ce n'était pas un supplice pour un cosaque, mais une pure dérision, que cela ne leur faisait aucun mal et que c'était comme si des fourmis leur parcouraient le corps : «on prétendait que c'est douloureux, mais ça ne fait pas plus mal que des piqûres de moustiques ■'... Condamnés par leurs ennemis catholiques à la potence, ils imploraient souvent comme une grâce, qu'on les empalât sur un poteau garni d'une pointe tranchante en fer à son extrémité, afin de mourir de la mort traditionnelle de leurs ancêtres: «Mon grand-pére, que le Seigneur ait son âme, est mort ainsi! mon père a obtenu le royaume des cieux en mourant de cette même mort! je veux mourir comme eux", c'est à dire empalé comme eux. Et les cosaques mouraient sur la pointe aiguë du pal. Et il fallait voir comment! L'empalé semblait se moquer de la mort elle même et de son bourreau, demandait une pipe pour se délecter une dernière fois à fumer sa bonne bouffarde et pour fermer les yeux joyeusement. Sa pipe une fois fumée, le cosaque

II какъ умиралъ? Точно пот-Ьшаясь и надъ самою ' promenait un regard terrible sur ses bourreaux, leur crachait

du haut de son pal en «pleine figure», lançait une malédiction suprême sur eux-mêmes et sur toutes leurs contumes et exhalait son dernier soupir sur le pal même... Une légende s'était formée chez les polonais, qui prétendait que ce n'était pas après la première, ni après la seconde, ni après la troisième blessure que les cosaques mouraient pour de bon, mais après la quatrième seulement... Ce n'était pas seulement parce que les catholiques polonais persécutaient la religion orthodoxe, que les cosaques petit-russicns et zaporogues prenaient les armes: les cosaques et la population rurale s'insurgeaient encore contre les polonais parce que ceux-ci ruinaient leurs familles, violaient leurs femmes, déshonoraient leurs filles, leur arrachaient jusqu',^ leur derniers vêtements, leur enlevaient jusqu'à leur dernière bouchée de pain. «File, polonais, car tout ce qui est sur toi est Л nous», disaient les chefs de l'insurrection nationale contre les seigneurs polonais oppresseurs, et, donnant libre cours à leur fureur, ils vengeaient

смертью, и надъ своими палачами, от. просилъ дать ему люльку, чтобы въ посл'1;ди1й разъ повеселить тютюнцо.мъ душу свою и съ веселье.мъ закрыть очи свои. Покуривши люльки, козакъ обводилъ страшными очами своп.хъ мучителей, плевзлъ имъ съ пали «у сами очи» и, проклиная какъ н.хъ сами.хъ, такт, и Bct. порядки ихъ, тутъ же, сидя на палЬ, исиускалъ иослЬдн1й вздо.хъ свой... У поляковъ относительно козакопъ создалась даже такая легенда, будто они умирали настоящею подлинною смертью НС иослЬ первой, не послЬ второй, да и не посл^ ipcTbeû, а лишь посл-Ь четвертой смертельной раны... И не только гонен1е со стороны поляковъ-католиковъ 11раЕос.1авной в'Ьры заставляло малоросс1йскч1хъ п запорожскихъ козаковъ браться за оруж1е: козаки, а съ ними и простои «посполитьи"!» или креcTbHHCKin людъ, поднимались противъ поляковъ н за то, что они губили ихъ семьи, насиловали ихъ женъ.

бсзчестили и.хъ дочерей, снимали съ нихъ посл-Ьднюю \ sur les riches leur misère et leurs privations. La haine prenait parfois des proportions telles que les opprimés, selon une chanson cosaque, ne se contentaient pas d'exercer des représailles contre les oppresseurs pendant la vie, mais les menaçaient encore d'une vengeance posthume. Lorsque leurs têtes, détachées du tronc, roulaient sur l'échafaud, elles clamaient:

озлоблен1с НПО) да простиралось такъ далеко, ню j обиженные, по словамъ козацкои ntcHii, мстили сво- I пмъ пр11Т±С11Птеля.\1Ъ не только при самой жизни, ио | и грозили имъ местью посл-t смерти, когда уже отрубленнып отъ туловища головы козаковъ валились на плаху:

i<A я того, вра-,ки ляхы, повикъ не забуду, II якъ била ляшкивъ-панкивъ, такъ и биты буду». Так-ь, не щадя ни средствъ, ни силъ, ни самои жизни, козаки, на сушЬ и на мор1ч конные и ntluie, цЬлыми массами и отд-Ьльными «купами», безъ устали и безъ перерыва воевали со своими BliKOBiiwнымп врага.чи, то татарами и турками, то ляхамп-катол1и<ами, и это д^кю считали самымъ высокимъ и са.мымъ святымъ для себя д-Ьломъ. Держа высоко свое знамя и свято выполняя свою задачу, они ни передъ к±.мъ и ни передъ чЬмъ не уступали: ие страшились они ни огня, ни морски.чъ п^-чииъ, ни страшнаго голода, ни мучительной жажны въ степи, ни са.мыхъ жестокихъ, самы.чъ варварскихъ казней въ плЬну у своихъ враговъ:

Гд-Ь же черпали козаки силы для такой борьбы съ окружаюнигми ихъ многочисленными непр1ятелями? Черпали и въ сами.чъ себЬ, въ глубииЬ своей души, и въ жив'Ьйше.мъ содкйстви! своего православнаго духовеиства, которое въ свое время было и псредовымъ, и боевы.мъ, и образованны.мъ. Связь между духовиымъ и козацкимъ сослов1емъ была въ то время самая живая и самая тЬсная, и строгаго оазграничен1я меясду т-Ьмъ и другимъ cocjiOBie.Mi, вовсе не существовало. Огтого сегодняшн1Й козакъ-воннъ д-Ьлался священнико.мъ, и сегодняшн1Й iepefl или чсрнеиъ подавалъ руку воину и становился въ ряды козаковъ. Вспомни.чъ знаменитаго въ истор1и просгЬщен1я южной Руси Петра Могилу, который мужественно сражался въ 162 1 году противъ турокъ подъ крепостью Хотино.мъ, а пото.мъ сдЪлался kIcbски.мъ митрополито.мъ и боронилъ русскую B'tpy on, католиковъ не мечо.мъ, а крсстомъ и живою пропор.кдью. Вспомнимъ сына гетмана Богдана Хмельницкаго, lOpiH Х.мельниченка, сперва также гетмана, а пото.мъ архи.мандрита Гедеона и снова вторично гетмана. Вспомии.мъ Михаила Вуяхевпча, который былъ войсковы.мъ судьей, и пото.мъ избранъ былъ брат1ей KieBo-Печерской лавры архи.\1андрнто.\1ъ, подъ именемъ Мелет1я. Вспомнимъ, наконецъ, въ XVIII в-ЬкЬ полкового лубенскаго писаря Семена Петрнковскаго, бывшаго пото.мъ, подъ именемъ Силуана, брянскимъ архимандрито.мъ. А сколько было такпхъ козаковъ, которые, оставивъ свое зван1е, уходили въ иноки Са.марско-Николаевскаго, въ пред'Ьлахъ Запорожья, или Юево-Межигорскаго монастыря, или даже сами основывали гдЬ-нибудь въ глухой бхткЬ или oBpart уединенный скитокъ и тамъ, находясь между небо.мь и землей, вели молитвенныя бесЬды съ Бо-

« Sachez, polonais maudits, que je ne l'oublierai jamais, «Et que je tuerai vos seigneurs comme je les ai dijv

tuOs».

Et, n'épargnant ni leurs biens, ni leurs forces, ni mémo leur vie, les cosaques, sur terre et sur mer, à pied ou à cheval, en masses nombreuses ou par «groupes» séparés, sans trêve ni repos, guerroyaient avec leurs éternels ennemis, les tatares et les turcs ou les polonais, considérant cette guerre comme leur plus grand et leur plus sacré devoir. Drapeau haut, ils remplissaient saintement leur tache ne pliant jamais devant rien, ni personne, ne redoutant, ni le feu, ni les gouffres marins, ni la faim dévorante, ni l.i

I vie solitaire dans le désert, ni les plus cruels, les plus

I barbares supplices que leurs ennemis infligeaient aux prisonniers:

"Ohé, par les champs, par les champs infinis. «Par les routes familières aux tatares,

«Ohé, le cosaque Holota va et vient, «Il n'a peur ni du feu, ni du fer. ni du diabolique

marais...»

' Où puisaient donc les cosaques la force de combattre tous ces nombreux ennemis qui les environnaient? Ils l.i

I puisaient en eux-mêmes, dans leur propre âme, ainsi que dans le concours le plus actif du clergé orthodoxe qui était à cette époque éclairé, militant et érudit. Le lien le plus vivace et le plus étroit unissait les ecclésiastiques et les cosaques et aucune démarcation sévère n'existait entre ces deux corps si divers. Aussi voyait on le soldat cosaque d'aujourd'hui devenir prêtre le lendemain, tandis que le prêtre ou le moine se joignait aux rangs des cosaques. Citons Pierre Moghila, célèbre dans l'histoire de la civilisation de la Russie méridionale, qui se battit bravement en 1621 contre les turcs au fort Khotine et qui devint ensuite métropolite de Kicw et continua Л défendre la croyance orthodoxe, non plus par le glaive, mais par la croix santé et par ses discours. Citons le fils de l'hetni-in Bogdanc Khmclnitsky, Jouri Khmclnitchcnico, qui fut hetman d'abord, l'archimandrite Gédéon ensuite et qui redevint hetman. N'oublions pas Michel \'ouialdiévitcli qui, fut d'abord grand prévôt, puis se vit élire archimandrite par la confrérie de la laure Kiévo-Pctchersky, sous le nom de Mélétius. Mentionnons enfin au XVIII siècle le clerc du régiment de Loubensk, Siméon Petrikovsky, qui fut ensuite archimandrite de Briansk sous le nom de Sylvain. Et combien de cosaques abandonnaient leur régiment pour sefaiie moines au couvent de Samara — Nicolaîevsk sur le territoire zaporogue ou au couvent Kiévo — Méjigorsky, ou qui fondaient eux-mêmes dans un ravin isolé quelconque un ermitage, et là, entre ciel et terre, adressaient à Dieu des prières recueillies! Et bien qu'une pareille transformation présente en elle-même un phénomène remarquable, elle s'explique par ce fait qu'à cette époque le moine comme le cosaque «étaient également soldats et citoyens de leur patrie», c'est à dire qu'ils servaient la civilisation, créaient des écoles, fondaient des confréries chargées de lutter contre les dissidents, étudiaient l'histoire de leur patrie, s'occupaient de poésie tout en se battant bravement et .sans cesse pour la foi orthodoxe des ancêtres, en même temps que pour la nationalité russe. Toute la différence résidait en ce

^quc l'un brandissait la croix sainte et l'autre le sabre ou

гомъ? 11 та1;оГ| псрсходъ хош и составлястъ залгЬча-^ 1а lance, et encore les combattants échangeaient souvent тельное само по ceGb niucuic, но оиъ объясняется l leurs armes, — le moine s'emparait de la lance et le cosaque гЬмъ, что въ то прс.мя монахъ и козакъ «одинаково \ de la croix. Et lorsque ce changement de rôles avait lieu, были воинами и одинаково были граячданами своей I le combat contre les enneinis de l'orthodoxie reprenait родины», T. c. служили npocBLuieniio, заводили школы, j avec encore plus de force et d'acharnement. Ce lien étroit учреждали для борьбы съ unoBtpieMb братства, из- entre le clergé et les cosaques faisait dire dans les siècles учали отечественную ncTopiio, занимались поэз1еи и 1 passés que ces deux corps si divers ne «formaient qu'un сражались, неустанно и мужественно сра>1чались за ! seul corps animé d'un seul esprit». прсдкопс1;у10 православную вЬру и B.MbcTt съ ней за ' русскую народность. Разница состояла только въ то.мъ, что одинъ дЬйствовалъ кресто.чь, а другой саблей или копьсмъ, но и тутъ часто ратоборцы менялись своид1ъ оруж1емъ— монахъ бралъ копье, а ко-

«Et si la force cosaque

«A épouvanté le monde entier, "C'est parce que nous n'avions, mes braves,

«Qu'une seule volonté, qu'une seule âme...>' Toujours guerroyant avec les ennemis, tantôt les at-

закъ бралъ крестъ, отъ чего борьба, съ псрем'Ьной ! laquant et tantôt les repoussant, ce qui entretenait leurs ролей, иродолжа.мсь прошвъ врагов ь иpaвocлaвiя | forces physiques et morales dans une tension perpétuelle, eme съ большей силой и еше съ большимъ одуше- accomplissant des prodi^^es de bravoure, les cosaques cxилен1емъ. Такая тЬсная связь между ду.ховнымъ со- ■ citaient par leurs exploits un sentiment d'étonnement inслоп1е.\1Ъ и сослов1емъ козаковъ давала поводъ уже 1 volontaire chez leurs contemporains, et forçaient sans le

vouloir les autres Л chanter les louanges de la bravoure

des cosaques. Il s'ensuivit qu'à la plus belle époque de la

gloire des cosaques du midi de la Russie, aux hurlements

du vent des steppes, aux mugissements de la mer Noire,

au choc des armes, ou vit naître une foule de ballades

et de chants cosaques réellement artistiques, qui nous fr.ip-

ВЬчно воюя съ иепр1ятелямп, вЬчно то нападая peut par leurs incomparables beautés, par leurs harmonicu-

иа нихъ, то отра'/|;ая ихъ, напрягая чсрезъ эю всЬ ses mélodies, et par leur complète conformité avec la vérité

свои и с|)изичес1ая, и умственныя, и иравственныя historique, et par le sentiment de chaleur extraordinaire

въ прошлые bLku назвать то и другое сослов1е «од нимъ т1;ломъ единаго духа».

Страшенная козяцькая сьиа, 1Ц<) у илсъ, панове-молодци, Була воля и avma едина...»

qu'ils respirent et par leur remarquable caractère tragique provoquant chez l'auditeur des pleurs involontaires. 11 est indubitable que si toutes les ballades et tous les chants composés par le peuple de la Russie méridionale à l'époque cosaque, s'étaient conservés jusqu'à notre époque, aucun peuple slave n'aurait pu lutter de richesse poétique

ревъ Черпаго люря да подъ гро.мъ оруж1я, родилась . et nationale avec le peuple petit-russien. Il n'y a que les

serbcs qui puissent lutter sur ce terrain avec les habitants de rUl;rainc et encore parce que la Petite-Russie avec son régime politique cosaque n'a pas atteint l'époque où l'on a vu naître et se développer la science de l'cthno-

глас1е.мъ съ исторической правдой и необыкновенно , graphie, c'est Д dire la science qui poursuit la tàclie lourde

гсплы.чъ чувствомъ, въ нихъ в.'1ожеинымъ, и замкчатсльнымъ трагизмом ъ, вызываюшимъ невольныя слезы у слушателя. Н-Ьтъ со.\ш'Ьн1я, что если бы всЬ думы и вс1, иЬсни, сложенныя въ эпоху козачества южнорусскимъ нароломъ, дошли и сохранились до нашего времени, то ни одно славянское племя не могло бы 1К)Спори1ь богатствомъ въ отношен1п иародно-поэтическаго творчества съ южно-русски.мъ племенс.мъ Теперь въ этомь oTHOiuenin могутъ cnopirrb гъ украинцами только одни сербы, да и то только поюму, что Малая Русь съ ея по.нггически-козацкимъ строемъ не дожила до тЬ.хъ дней, когда зародилась и выросла наука этиограс])1п, т. е. та наука, которая поставила себ'Ь высокую и б.1аготворную зздачу пзучен1я духа цароднаго, поскольку оиь отразился въ об1Лчаяхъ,

et bienfaisante de l'étude de l'esprit national, se manifestant dans les usages, les moeurs, les contes, les traditions, les proverbes, les chants et les ballades créés par le génie national, formant la richesse intellectuelle de chaque peuple, transmis de génération en génération comme le legs le plus cher et le plus sacré. Mais si le génie créateur de la Russie méridionale ne .surpasse pas en quantité le génie créateur des serbes, en revanche les ballades et les chants du midi russe, par le caractère profondément draiTiatique de leur sujet, par l'harmonie et la variété des motifs, par la profusion de perles poétiques et de tours originaux, occupent bien justement la première place parmi les oeuvres du génie créateur slave. Les propagateurs et les gardiens de ces ballades et de ces chants furent pour la plupart des rap.sodes cosaques,

нравахъ, сказкахъ, предан1яхъ, пословпцахъ, пЬсняхъ d'aveugles joueurs de pandoure и дума.\ъ чисто-народнаго творчества, составляющихъ ! Les exploits des cosaques n'inspiraient pas seulement les духовное богатство всякаго народа, передаваемое какъ aveugles joueurs de pandoure: ces exploits étaint souvent самый дорогой и священный завЬтъ огь поколЬи1я décrits par des auteurs de mémoires, des chroniqueurs, къ пoкoлl,нiю. По если по количеству произведен1й I des historiens, tant ecclésiastiques que séculiers, d'origine южно-русское творчество и не превосхол1ггъ сербско-^поп seulement cosaque, mais mcine polonaise. C'est bien

илроднаго TBop'iL'CTD.i, то зато южио-русскш думы и" п1,с1И1, по глубокому драматизму содср/кан1я, по мелодичности п разиообраз1Ю мотпвоеъ, по пстпгшымъ псрламъ поэтпчсскпхъ красотъ и оригпыалыюстп обороювъ, справедливо запимаютъ первое mLcto среди пс1;хъ пропзведепп"! славяпскаго творчсскаго renin. Разносителями п храиптслямп такихъ думъ и пЬсеыъ били большею част1ю K03aincic рапсоды, слФ.пцы-кобзари, слЬпци-бапдуристы...

И пе однихъ слЬпцовъ-баидуристовъ пдохиоыяли своими подвигами Kosaïai: за onncauie козапкпхъ дtпniil брались II мемуаристы, п л Ьтописиы, и историки, и притомъ пе только духовпые, по и свЬтск1е, и не только пзъ среды самихъ козаковъ, по даже п пзъ среды поляковъ. Не кому иному, какъ именно козачсству, покол±н1е обязано появлен1емъ южпо-русскихъ козапкпхъ л-йтописсп и пеобыкиовеииымъ развит1смъ ихТ) въ течен1е трехъ столЬт1п, почти со времени зарождеи1я козачества и до самой политической смерти его. То монахи въ какомъ-нпбудь монастырЬ, то «зиачниея люди пзъ малоросс1йской гсасральиой CTapuniHU, то ученые питомцы главиаго разсадипка южно-русскаго просвЬщен1я, к1евскаго духоспаго 1соллег1ума — Bct. так1я лица, стоявшгя всегда болЬс пли мсн'Ье близко къ событ1ямъ своего врсмепп, изображали пли просто безъ всякпхъ "п1итичсскихъ хитростей», или же съ пр1емамп настояп1ей риторики, Д'1;яп1Я козаковъ п дЬлалп ихъ пзвЬстнымп не только для соотечествеынпковъ, но п для ц'Ьлаго Mipa всей 1-вропы. Такъ появились у насъ южнорусскМя летописи: Беркулабовская, Густынская, Самовидца, Грабянки, Вслпчка, Юзе(|)овпча, Рубана, [j-ктозерскаго; д1ар1уши или дневники: Зорьки, Хаиенка, Осв'Ьцнма и мнопя друг1я. Такого л'Ьтописнаго богатства, какое развилось въ южной Руси въ г)поху козачества, не знала Великая пли северная Русь: въ ней не было и самой почвы для создан1я коззцко-русскпхъ летописей.

Такимъ образомъ южно - pyccKic козакп, боровш1еся съ многочпслениымп врагами за православную в1,ру, за русскую народность, за свободу сов-Ьстп, за челов1;чсск1я права, не знавш1е у себя раскола, никакпхъ ересей, отличавппсся высокою релпгюзностью и въ то же время чуждые крайней нетерпимости; ixOзаки, создавш1е множество высоко-художественныхъ думъ п высоко-цравстЕСНныхъ п правдивыхъ псторпческпхъ п'Ьсенъ, составляющпхъ, въ соедпненп! съ нап1вомъ, цtлыя баллады, пЬлыя поэмы чувствъ; козакп, создавш1е богатую историческл'ю литературу; свято хранпвш1С всЬ лорог1е заветы своихъ предковъ; 1;ыступавш1с въ качеств'Ь носителей высшей гражданственности, поражавппс современгиИ'СОВЪ, поражаюш1с и потом ковъ своею замечательною дальновидностью, эти козаки, наконецъ, прек'расно поиимавгн1е и utnnBuiie к'расоты природы, по справедливости заслуживаютъ того, чтобы всЬ ихъ д%ян1Я представлены были пъ обстоятельной, живой и художественной ncTopin, п Илъ военный и домашн1Й бытъ, какъ и главн-Ьйш1с псторическ1с деятели ихъ, были изображены въ наглядныхъ образахъ и художественныхъ иллюстращяхъ. ПослЬдняя задача ir положена въ ocHOBanie настояшаго издан1я.

aux cosaques que la postérité est redevable de l'apparition des annales de la Russie méridionale et de leur développement extraordinaire dans le courant de trois siècles; elles commencent Д l'éclosion du régime cosaque et s'arrêtent presque u sa mort politique. C'étaient tantôt les moines de quelque couvent, tantôt les plus vieux «notables» petitrussiens, tantôt les élèves érudits de la principale pépinière de l'instruction publique de la Russie méridionale, le collège religieux de Kiew, — tous plus ou moins participant aux événements de leur époque, qui peignaient simplement, sans «aucune recherche poétique», ou bien avec de véritables procédés de rhétorique, les exploits des cosaques et qui les rendaient célèbres, non seulement aux yeux de leurs compatriotes, mais Л ceux de l'Europe entière. C'est ainsi que nous avons vu apparaître les chroniques de Berkoulabovsk, de Goustynslc, de Samovidets, de Grabianka. de Vélitchko, de louséfovitch, de Roubanc, de Bélozersky; les notes au jour le jour de Zorko, de Khanenko, d'Osvétsym et quantité d'autres. Cette grande richesse historique de la Russie méridionale à l'époque du règne des cosaques était inconnue Л la Grande Russie ou Russie du nord, dépour- \Tie du sol même qui eût pu produire de pareilles chroniques.

Il en résulte que les cosaques de la Russie méridionale qui combattaient de nombreux ennemis pour détendre la religion orthodoxe, la nationalité russe, la liberté de la conscience, les droits de l'homme, qui ne connaissaient ni schisme, ni hérésie, qui se montraient extrêmement religieux et en même temps étrangers à l'intolérance; ces cosaques qui ont créé une foule de légendes éminemment artistiques et de chants hùstoriques éminemment moraux et véridiques qui forment avec leur mélodie des ballades entières, de vrais poèmes de sentiments; ces cosaques qui ont créé toute une riche littérature historique, qui ont gardé saintement toutes les traditions des ancêtres, qui se dressaient comme les gardiens des droits de la citoyenneté, qui Irappaient d'étonnement leurs contemporains, qui étonnent la postérité par leur remarquable clairvovance; ces cosaques enlin, qui comprenaient et savaient apprécier les beautés de la nature, méritent en toute justice que tous leurs exploits soient décrits dans une histoire détaillée, artistique et vibrante et que leur existence militaire et domestique, ainsi que leurs principaux personnages historiques se trouvent représentés par des illustrations artistiques qui en donnent une juste idée. C'est ce dernier but que se propose la présente publication.

Пегръ Конашеппчъ Саглмлачный — одна нзъ са- \и,1хъ вылаюищхся лпчпост!.'!'! на вссмъ пространств+. времени, оти начала и до к^пна, псторическаго суlueciROBaniM K03a4L'CTr;a въ Малой Pocciii п въ Запорож1.Ь. При вссмъ томъ, хотя Сагандачнаго въ спои время зналп II Полыпа, и Typiiisi, и Poccin, и Запорожье, н Украина, и Галишя, о род-Ь его н юношеских:, годахь 113в1,стно весьма мало. По свнл1гсльстпу по.1ьскаго лЬтопнспа Яхима Прлпча и мзлорусскаго CaMoii.ia Вслнчка, СагаПлачный былъ уро- ЛчСНсиъ гал1т111ска1() 1()рода Самбора п прннадлсжалъ къ шляхетской, т. с. дворянскоГ! сс.чьЬ. Изъ церковнаго памятника, храняшагося въ кгепскомъ Злаюверхо-Мнханловскомъ монастырЬ, видно, что отца Сагамдачнаю звали Конономъ или, говоря по-малоросс1йск11, Ко11лн1ем'1>. Отсюда «KoHanjcHinn.» нужно считать отчссгвомъ, а ис двойной фам11л1ей къ (|)амил111 «Сагайлачнып», какъ смталп pyccKic историки, Соловьсвь и .'.а иимт. Miioric друг1е. Родившись пь Галици!, Сага1'1лачн1,1Й, однако, первоначальное ооучсн1с получилъ нь городЬ ОстрогЬ, на Вольшп, въ знамеиитпмт, училищ! князей Острскскихл>, которое |;ъ сг,(1с время считалось нснтромъ «паукъ уцтиг.ыхъ" для всей юго-западной Руси. Посл'Ь училища князей Острожскихъ Сагайдачний, какъ думаютъ, 11001.1валъ еще вь училиигЬ львовскаго братства и уже поел h того, достаточно «навыкши въ niiCiMt. словенском!.», посгупилъ домашин.чъ учптслсмъ кт. клевскому судь1; Аксаку. Оставивъ по нсизвЬстно1"| нричмнЬ семью Лксака и вм^ЬстЬ ст. тЬм'ь покинувь городт. 1-\1евь, Сагайдачний ушелъ [ 1!Ъ С1.чь къ запорожиа.чь. Тамъ не одинь «моло- ,1.еиьч иаходилъ ccû-b долю и счастье, не одинъ «.ibiuapi.» добывалт. ceôt имя и славу. Нашелт. все лто въ CLmh II Петръ Сагайдачний. Какъ долго (-агайдачный расправ, шлъ свои могуч1я крылья въ 3anopo;icbt — неизвестно. ПзвЬстно лишь то, что съ самаго начала Х\'11 вЬка онъ прсдпрпнимаетъ съ запорожцами рядъ морски.хт. походовъ кл> турепкпмь крЪпостямт. II сразу 11р1обретаетъ славу грознаго н нспобЬдимаго нрелводителя нмзовыхь козаковъ. Вт. i6o5 году онъ взялъ крКпость Варну, а въ i6i6 году l'Oiiponeprb до (1)унламснта» крымсклй городъ Ivac^y, ^

L'hetman Pierre Konaehévitch Sagaïdatehny.

Pierre K'onachévitch SagaiJatclmy est l'une des per- .sonnalités les plus remarquables de l'histoire des cosaques de la Petite Russie et du Zaporojié. Cependant, mali^ré toute la popularité dont Sagaidatclinv jouit à son époque en Pologne, en Turquie, en Russie, au Zaporojié, en Ukraine et en Galicie, on ne sait que peu Je chose sur .sa famille et ses années de jeunesse. L'historien polonais Joachim 1-rlitch et l'historien petit-russien Samuel \'elitchko afiirment que .Sagaidatchiu' était origin.iire de la ville galicienne Sambor et qu'il appartenait à une famille de nobles. Au couvent St. Michel aux Coupoles d'or de Kiew s'est conservé un registre d'après lequel on \()it que le père de Sagaidatchny s'appelait Konone. ~ Konache en petit-ru.ssien. 11 s'ensuit qu'il lautconsidérer ce mot de «Konaehévitch» comme une dénomination patronvmiquc, et non comme un deuxième nom ajouté a «Sagaidatchnv», ainsi que l'a alllrmé l'historien russe .Solovieff et bien d'autres après lui. Né en Galicie, Sagaidatchny reçut cependant sa première éducation dans la ville d'Ostrog en X'olhvnie au fameux collège des princes Ostrojsl;y, renommé л cette époque comme le centre des «sciences civiles» de tout le sud-<niest de la Russie. On suppo.se qu "il passa ensuite par le collège de la confrérie de Lvow et que ce n'est qu'après ces études, dorénavant sufi'isaniment versé dans «l'écriture Slovène» qu'il entra en qualité de précepteur chez un juge de Kiew, .\ksalc. Plus tard, quittant pour des raisons ignorées la mai.son d'Ak.sal; et la ville, Sagaidatchny se retira dans la Siétcha, chez les /aporogues, où tant de «braves» avaient trouvé leur destinée et leur bonheur, ou tant de «chevaliers» avaient glorieusement illustré leur nom. H en fut de même pour lui. Combien de temps se prépara Sagaidatchny à déployer ses ailes puissantes dans le Zaporojié,—l'histoire l'ignore. On .sait seulement qu'à partir du commencement du W'Il siècle il entreprend avec les zaporogues une série de campagnes navales contre les foneresses turques et que dès les premiers pas la renommée le sacra chef redoutable et invincible des cosaques de l'emboucbure du Dnieper. I-n 1605 il prit la forteresse de \'arna et en 1616 «détruisit de fond en comble» la ville de Caffa en Crimée, — ou la Théodosie moderne; il y égorgea 14.000 musulmans, brûla et coula nombre de galères turques, délivra des milliers de chrétiens captils

T. с. теперешнюю Эсодос1ю, г.т1. исбплъ 14,ооо .My-*et terrorisa le padisch.ih lui-même. Rt chaque fois que суль.манъ, сжегъ п потопплъ множеетпо турсцкпхъ ' Sagaidatchny remportait des victoires sur les tatares il суловъ-каторгъ, освоболилъ изъ неволи тысячи пл Ьн- cherchait л rendre л 1а liberté le plus possible de malheuимхъ хрнст1анъ и навслъ страхъ на самого падишаха, reux chrétiens, russes ou polonais, orthodoxes ou catho- T. e. верховнаго властелина мусуль1манъ. liques — indiftéremment. Le magnanime hetman sécha

il BCWKiri разъ, когда Сагандачный гро.мнлъ 1атаръ, ainsi les larmes d'une foule d'enfants, de parents, d'épouses онъ старался о то.мъ, чтобы какъ можно больше , et d'époux, auxquels des êtres chers avaient été ravis par вызволить 431, мусульманской неволи несчастиыхъ les musulmans qui les gardaient prisonniers.

христ1анъ, булстъ ли то pyccKui пли полякь, православный или католикь. Не мало стезъ отеръ чрезъ это великодушный гстманъ у дЬтсй, у родителей, у жснъ и у мужей, лишившихся въ разное время дороги.къ имъ лииъ вс.т1;дств1е увода ихъ въ далекую и тяжкую мусульманскую неволю.

«Много тогды зъ неволн xpncTiaiib свободилъ. За што Богъ зъ воинство.мъ его благословнлъ, Бо за наибольшую не.\ъ (пусть) co6t) нагоролу Почнтаетъ рыиеръ, кгды кого на свободу Вызволнтъ: за што грЬховъ соб'Ь отпущене Одержитъ, а по счерти въ Hcôt вм^Ьщене».

«lît de nombreux chrétiens captils furent alors délivrés

par lui «Et le Seigneur le bénit, ainsi que ses soldats. «Car il ne saurait y avoir plus grande récompense pour

un preux.

«Que de rendre un captif à la liberté. «Tout libérateur obtiendra la rémission de ses péchés, «lit ira tout droit au ciel après sa mort.»

Le bruit des exploits de .Sagaidatchny contre les turcs et les tatares parvint bientôt jusqu'à la capitale de la Pologne, jusqu'aux creilles du roi lui-même. A ce nn)mem le roi de Pologne, Sigismond 111, faisait une guerre В'Ьсти о подвшахъ Сагайдачнаго противъ турокъ i obstinée à la Russie, voulant s'emparer de la ciuiroune If татаръ съ низовьевъ ДнЪпра скоро дошли и въ russe pour son fils Ladislas, et cela malgré que depuis столииу Пол1,ши, до сената и короля. Въ то время j ans déjà le jeune t.sar .Michel l-'éodorovitch Komanoft' польск1Й король Снгизмундъ III велъ упорную войну régnât en Russie. Ladislas était déjà sous les murs de .Mo.sсъ Москвой, желая добыть московск'ую корону для сои, lorsque tout à coup ses troupes, auxquelles le prince своего сьта Владислава, несмотря на то, что на Руси ! n'avait pas payé leur solde, l'abandonnèrent à .son son уже пятый годъ иарствовалъ молодой царь, Мпхаилъ ' et quittèrent la frontière russe. La position de Ladislas, 0еодоровпчъ Романовъ. Владис.1авъ уже сюялъ у n'ayant auprès de lui que 3.000 soldats polonais, devint сг1,нъ Москвы, какъ пдругъ войско, бывшее при alors vraiment critique. Quel secours pouvaient envover не.мъ, не получивъ отъ королевича обЬщанпаго жа- au prince le roi et le sénat? On s'arrêta sur Sagaïdatchuv лованья, оставило его на ироизволъ судьбы и уш. ю avec .ses invincibles guerriers, les cosaques zaporogues.

вонъ изъ прсдЬловъ Poccin. Пo.южcнie Владислава, nMtnmaro при себЬ всего лишь jooo польск1ь\ъ солдатъ, оказалось поистин'Ь К'р1ггическпмъ. Кою же могли послать к'ороль и сенагъ на выручку Kopo.ieппча? Петра Сагайдачнаго съ его неиобЬдп.чыми рь1царя.чи, запорожскими козакамп, на.ходивши.мпся въ то время въ подчинен!!! у 1!0льс!<а!0 !1рави!ельет!!а и с.!'Ьдовательно оояза!!ным1! ему сво!!.ч1) noBi!HOiie- !11е.мъ

Получ!!въ предло-/1;с111е отъ !]ольска10 ирапптел!.ства о!чазать содЪйств1е !<ор(Г1евичу Влад!1сла1!у, СагайдачН!,1Й. однако, не сразу далъ на то свое coi.iacie,

qui étaient soumis à cette époque à la Pologne et se voyaient par conséquent obligés d'obéir à son oguver- !iement.

Ai!X ouvertures qu'on lui ht à ce sujet .Sagaidatchnv. loin de consentir du premier coup à secourir le prince Ladislas, conuiiença par poser au roi et au sénat, deux conditions: i) on reco!inaitrait pour ci)rporation cosaque tous les habitants des vayvodies de Kiew, de Tchernigow et de Brac/.law; 2) on le reconnaîtrait oll'iciellement, lui. Sagaidatchny, pour l'hetman de toute l'armée cosaque. ce qL:e le gouver!ieme!n polonais avait toujours refuse jusque là aux co.saques, lorsqu'ils avaient élu un hetman

a иоставплъ корол!0 и сенату два услов1я: i) i!p!!- arbitraireiiient. Dès que le roi et le sénat eurent accordé знать коза!1кимъ сослов1емъ все населсн1с KicBCicaro, ' leur consentement, Sagaidatchny, à la tète de 20.000 coбрацлавскаго и черниговс1саго восводствъ i! 2) npii- saques, se mit en inarche au printemps de 1618, se diзнать ос|х1з1!и1ально самого Сагайдачнаго гстманомъ rigeant de l'Ukraine vers la frontière russe. Après avoir всего козаикаго войска, въ чемъ пол1>скч)е правитель- , pris en chemin les villes Livno, Eletz, Mikhailow, après CTBO до TiiXb порь все1'да отказывало !;о;ии;амъ, если avoir capturé l'ambassade ru.sse qui se rendait en Crimée, они «самовольно» выбирали ceôt гетмана. Когда и après avoir dispensé les troupes d'avant-garde des prinкороль. Il сенатъ изъявили на то свое соглас1е, тогда ces Pojarsky et \'olkonsky, après avt)ir battu près du Сагайдачный, съ козацкн.мъ войском ь въ 20,ооо чс- couvent Donskoi l'armée ru.sse qui venait de .sortir de ло1Лкъ, двинулся весной i6i8 года изъ Украины кт. .Moscou, Sagaidatchny s'approcha tranquillement de la caпрел'ктамъ .московскаго государства. Взявъ по пути pitale ru.sse, campa à la porte d'.Arbate et commença le города — Ливны, Елеиъ, Мнхайлош., захвативъ въ своп siège. L'a.ssaut était déjà fixé à la nuit de la fête de руки .московское посольство, ахавшее въ Кры.мъ, l'Intercession de la Sainte-Vierge, le 1-er octobre, la porte разс!.явъ отрядъ войскъ князей Иожарскаго и Вол- d'Ostrog avait déjà été démolie par des pétards, les coконсьаго, разбивъ y Донского монастыря русскую saques s'élançaient déjà à ras.saut, lorsque Sagaidatchnv рать. !!Ь1сту!1ившу1о-оыло изь Москвы, Сагайдачный^ donna brusquement l'ordre de suspendre les ho.stilitès

свободно 11(;лои1СЛ1, къ русской столпи!; и, распо-* contre la capitale russe et «transporta son camp à di- .южпвшпсь y ApôaiCKUXi) иоротъ, прпсчупп.гь кь I stance. Et le tsar, comme il en avait tait le voeu, érigea осадЬ. Уже паниачепо ôi.i.io время для приступа, une église de pierre en l'honneur de l'Intercession de la ночь ПОЛЬ праидмпкъ ci;. Пок-рова, i-го октября; уже Sainte-Vierge au sélo Rybtsovo.» Quel motif avait poussé выломапм были пегардою Острожныя ворота; уже Sagaïdatchny à battre en retraite, la postérité l'ignore, К'озаки бросплпсь-было въ атаку, какъ вдругь Са- mais on peut cependant affirmer en toute sécurité qu'il ■ амлачиып велЪ,п. прекрати! i. нaпaлeнie на русскую n'a été guidé ni par la lâcheté, ni par la cupidité. Quoiсголпцу, «и отыде прочь п ста ит. таборахъ. Госу- qu'il en fût, Sagaidatchny avait rempli son devoir envers дарь же поставплъ храмъ ка.меннып, по oôliTy своему, i le gouvernement polonais et lithuanien, Ladislas conclut во имя Покрова прссв. Богородицы, во дворцовомъ au village Déoulino un traité avantageux pour la Pologne, селЬ РыбцовЬ». Что побудило Са1аГ1дачнаго отсту- j valable pendant 14 ans et demi, et reprit le chemin de la пить отъ Москвы — д.ш пoкoл•bнiя осталось сопер- I Pologne en lais.sant Sagaidatchny retourner en Ukraine. nieiHio непзвЬстны.чъ; можно только съ полною увЬ- ' А partir de ce moment et jusqu'à la fin de sa vie Sagaiреиностыо сказать, что пь этомъ случаЬ Сагапдач- datchny ne se livra plus jamais à des hostilités contre le пымъ не руководили ни грусость, нп корыстолюб1с. I tsar russe.

Такъ плп иначе, по Carai\Ta4injn псполпилъ свою Une fois de retour en Ukraine, en qualité «d'hetman» ()бя;;анность по отношеп1ю к"ъ своему saix'omio.MV reconnu officiellement, Sagaidatchnv se mit à la "ouverпольско-лито1!СК()му правигельстьу, и Владиславъ, i ncur en souverain absolu, et bientôt il devint évident заключпвъ m. ce.it ДеулииГ., на 14' a л'Ьтъ, выгодный que cet homme, doué de vues larges, d'une calme obsti- Л1Я Польпт договор ь, oTciynil.n. ni. Польшу, a Са- nation et d'une ferme volonté, avait incontestableinent en гайлачиаго отпусгилТ) на ^'кpaпнy. Съ г1,хъ поръ I lui l'étoffe d'un grand administrateur. L'époque où il Сагапдачный уже до конца своихъ дней не hi.ictv- , vivait était l'époque d'une lutte acharnée entre les ortlmиалъ иротивнпкомь MocKOUCKaio паря. doxes et l'Eglise grecque unie que le gouverneinent polo-

Возьратившпсь па Украпнх' сь узаконенным!, Т!!- nais cherchait à iiiiposer en Ukraine, voulant en soinme туло.мъ «гетма11а>, Сшапдачпый сталъ рас!1оряжат1,ся avec son aide transforiner toute la population russe et въ пей, !са!<ь !!олио!иас1нь!Й 11рав1!тель, i! скоро обна- ; orthodoxe de l'Ukraine en catholique et polonaise. S.igaiр\'/К11лось, что :>!()!!, чс.!0и1;къ, об.!адат1!1й luiipoToif) ' datchny ,se déclara francheinent l'adversaire de l'Eglise grec- |;з1ляда, C!ioicohi!oio !1астойч11!юст!.!0 H т!!ердо10 волею, que unie et défenseur courageux de l'orthodoxie, et il sut 11ч1;лъ иссо.\1н1;1!!!!,!я ларо1;а!!1я i;e,!i!i;aio адм!!Н!!С'!ра- repousser la propagande polonaise non л l'aide des armes, тора. Время Са!айлач1!а!С) б!,!ЛО врсме!1емъ ожссто- mais uniquement par la persuasio!i et par une tactique

че1!!1ой борьб!.! !1ра!:ославн!>1хъ л!оде1! съ ун!еи, котоpvio проводи.!о 1!а ^'lч•paй!ll. !1ольское !1рав1пельство

!1 ЧереЗТ. !,'0!4>ру|0 оно ХОТ|;Л<) В!> KOH!lt. K0H!10IÎT.

о!чато.1!!4!!ть I! о1!() 1яч!!Т!. всс iipaiîociaBHo-pvccKoe Hacc.ienie У!фаЙ!1!.!. Са! апдачп!.!!! вь!сту1!11.!ъ откры- ТЬ!МЪ !;ра!"ОМ1. \Hi!! I! мужеС1вен11!,1мъ за!Ц!!ти1!!-;о.\1Ъ

adroite avec le gouvernement de la république de Pologne. Et il .se trouva que s'il savait agir sur le champ de bataille, il savait tout aussi bien tenir la plu!iie entre quatre murs, car il écrivit sur l'Eglise grecque unie un ouvrage que même le chancelier de Pologne, Léon Sapiéga reconnaît d'une «valeur précieuse» dans une lettre à l'évé-

правослаыя и су.\г1х1ъ отраз1!ть 1;сГ. иа1!адеН!Я !!оль- ! que Josaphat Kunciewic;^; Afin que l'église !iiéridionale С1;ой !1ропага1!Д!.1 не ору,1^смъ. а ед1!пс!ве11но i!y- ! russe eut un délenseur iinmédiat et légal, Sagaidatchny темъ слова !i благоразум!1ой такг1!!С11 1;ъ oTHon!e!!ii! ' obtint du gouvernement polonais qu'on fit sacrer à Kiew iipa!;iire.iirt:T!;a Pb4!!-i!oc!!o.i!i 10Й. Тутъ о1;аза.!ось, что i un métropolite pour la Russie !iiéridionale. Depuis 25 ans iiaciv-o.!bKO Са!айдач!!!.1Й !!скусно д1;пствоиа.1Ъ па !ioлt déjà Kiew n'avait pas de !:iétropolite, parce que le gouбранп мечомт.. нас!ол!.!;о же 1!скуспо oi!t. д1;йс!1!овал ь i vernement polonais n'en voulait pas, inais sur les instances .тома, i:t. tii!!I!!, !!epoMi.: oiib !iaii!ica.! т. co4!i!ieHie объ j de Sagaidatchny le patriarche de Jériisalem Théophane \ iii!i, iv-oTopoe да>!;е !!о.11.С!;о-литоис!<1й ка!1!1!еръ Левъ , qui traversait le Midi de la Russie e!i revenant de .\los- Cai!i.i-a i;t. !тс!.м1. in. ennci;o!iy 1осаф;1ту Кунпевичу cou, .sacra un métropolite. Job Boretsky et 6 évéques

мазвалъ »предрагои1;ннь1мъ». Чтобь! дать !ОЖ1!о-русс1чОЙ церкви прямого п законпа1с) защитника, Сагайдачпый добился loio, нт польское правительство со1ласил(кч. на посияи1ен1е для южной Руси мптропо.тта въ К1евЬ. >'же 25 лЬтъ К1е1;ъ оставался безт. .митрополита, та!чЪ какъ иа ю не бь!ло поз1!ОЛСН1Я со стороны !1ольскаго ирав!!!е.!!.С!ва, и вотъ тспер!>, по настоян1Ю Са1апдачнаго. icpyca.iiiMCKift пaтpiapxъ Ософапъ, np()t>3V!;aBuiirt изъ Москв!Л чсрсзъ южную Русь, иосвятилъ въ митрополиты 1ова Борецкаго и кромЬ Toi'o 6 еппскоцовъ на разныя пpoвllHцiaлы!ыя !;аоелр!.1, и i:cl; семь святителей оказались впосл1,д-

pour différents diocèses, et tous ces 7 prélats furent plus tard de grands champions de l'église orthodoxe et de la nationalité russe. «Et le prélat (le patriarche Théophane) prêchait Л ses ouailles la piété, l'humilité et l'amour; il leur recommandait de supporter sans murmurer peines et persécutions; et sur la place de la ville il bénit toute l'armée fidèle, l'exhortant à voix haute et avec un grand zèle religieux.. Il dit ensuite aux soldats de ne plus jamais se battre contre la Russie, de ne jamais plus taire la guerre au peuple orthodoxe.»

Xon content encore de ce qu'il faisait pour l'orthodoxie et les intérêts de l'église, Sagaidatchny ineiiait de

Petite-Ru.ssie et

CTi:!!! великими занниитсамп ира1юсла1!Ной церкви и front l'adininistration des cosaques de la

pvccicon иаролиости. «Поучаше бо тогда святитель | dépensait une grande activité. Par exemple il élargit les

(1. e. 1!атр1архъ Geocliani.V свои.чъ чадъ со дср-дсатися, cadres de l'armée et les porta à 40,000 hommes; il ;igraii-

iicimmaro бллгочсспя, смпрсти ii лшПис; скорби же т II roHCHisi со исякою iioK'opoio переносит; глк'О/клс i II 1!сс благочссгппос поппсгио 6.inrociou.iiiujc, cr.iimic на rop>i;iiiui'. посрслЬ гралл, псЬ.мъ во с lyxi. глаго- \ лашс п.мъ съ зс.шымъ усерл1смъ iioyiciiic... По ссмп. 1 ynhincBasi пхъ, дабы отъ toio ирсмснп не х<и11лн ] иа Моск'ну, иародъ xpiicriaiiCKin, ôpaiiiio».

Не ловол1.с1пуяс1) обороною 11ра1;ослли1и и \crpoiiствомъ церковных'!) тЬль, СаглиллчниГ! uMl.crt. еъ :vm.Mb много трудился и много сдкмлт. lauviie вь д-кпахъ козаикаго у11равлен1я Ма,1оГ1 Руси. Тлкъ, онь увелнчнлъ число своего войска, которое ст. этого времени дохоли.ю до 4О-00о чсловЬкъ; рлсширмлт. козаикую TcppinopiKi, прнблр.пвь къ козлцкпдп. нол- \<л\\ъ СЬверскхю и 1\1евскую области; рлзлЪлилт. войско козацкое на иолки и удллнлъ и.п. козлцкихч. ' городовъ вскхъ нановъ. Не дово.м.сгвуяс!. и bcIj.m'i. :)тпмъ, (^агайдачный позобповлялъ на свой сче! i. iipoKiiiii братства, разорснныя врагами |1рлвосллв1Я, и учреждаль iioi;i,bi для борвбм лл нрлвосллв)с и м русскую народноств и х.югюгалт. о запеленай Hoin.ixi. \чилтиъ II инсолъ для обуче1пя въ пихт, д1,тей вс"Ьхъ классов!, южтю-русскаго 11лселе1пя. 15ездЬ от. д1'.йствовалъ опкрвгю, 1г.ердо и увГ.репно п. излава;! оп. себя унивсрсалм, подиисывалъ ихт. «власною» рукою. Черезъ все это Слгайдачный сд1..1ал1. го, что козац|;ое дЬло изь чнсго сословнаго, клкимт. оно ôi.Kio рлньшс того, счало всенароднвпгь: К'озак'и, до си.хъ поръ запнпнавипе толвко своп сослов111.1е нтсресы, теперв Bi.ierymriii злтт пиками i:cI,xt. к,1ЛССо|;|, нлсслс1пя, злшитннклмн всей укрлннско-русской сгранм, охрлн||те.1и\и1 ирлвосллвной iii.pi.i и прлвос.кнтмхт, церквей.

,11,йствуя \ Bi.peiiiioii рхкон на .\'i,paiiiib и c.mI..I(i отстаивая свои чнсго iiauioiiaibiii.ie ннтересп, (;л1лйдачт.н! въ то же время сум1.л1. держлгвся на мирной [ ногЬ и ВТ. oTHoiileiilii правите, н.сгва иолкской П'.чнпосполптоп. Мало гого, какт. 1;1;рний по.ътлинвй! полвскаго короля, онъ д1.йствовл. гь оруж1емъ иротивъ враговъ По.н.ти, то i;pi.iMCKTixb гатлрь, ю турокт..

Посл1;л11имъ дЬ.юмт. гетмана lleipa К'опатевнчл Сагайдачнаго вт. ио.и.зу ноляковч. бы.п. ею иоходч. протпвъ lypoKT., въ i62i году, нод'1. крЬносгь Хо- ! гинь. Въ го время Но.и.шЬ гро;!11ла счрлншая б1.да: против в нея подшпси войной самв i уренктй су.1тлнъ Осмлнъ, 11.\гЬя иотъ рукой боевого во|кка 500000 турокь и 100,000 I ai аръ. Польша .могла нрошвоставип. турецкому султану зТ.ооо войска, сгяштлго короннымъ гечманомъ Ходкевичем в, да 30,000 войска, привсдепиаго подв Хогинъ королевмче.мъ В.иадиславо.чъ. Въ виду такой грозы 11ол1.ск1й коро.н. Сигизмундъ 111 и обрагился съ просьбой къ гетману Сагайдачному объ оказан1|! помощи королевичу. Слгайдачный не застлвилъ долго viuaTb себя и съ огрядомъ вь 4о,ооо челов'акъ ма.1оросс1йск11хъ и запорожскнхт. козаковъ носп'кшнль на помощь къ Владиславу. Злнявь позишю II оконлвшись кругомъ глубокпмъ рвомъ, Слгайдачный расположп.чся со своими козлклмн въ челЪ польскаго войска и готовился

(.lit le territoire eo.saqiie en annexant aux régiments cosлqlles ceux des provinces de X'ov^orod-Siéversl; et de Kiew; il divisa l'armée en régiments et lit quitter .1 tous les seigneurs polonais les villes cosaques. Toujours insatisfait de ses efforts, Sag;iidatcliny réorganisa à .ses propres fraùs d'anciennes confréries religieuses ruinées par les eiBiemis de l'orthodoxie et en fonda d'autres, toujours pour soutenir l'église et la nationalité russes; il multipliait des démarches dans le but de fonder des collèges et des écoles, afin que les enlants de toutes les classes de la population méridionale ru.sse pussent recevoir l'instruction nécessaire. Kt toujours il agissait ouvertement, ferme et résoliK et lorsqu'il publiait des me.s.sages universels, il v apposait une signature de «souverain u. Gr.ice .1 .ses efforts les ..чsaques qui n'avaient eu jusqu'ici qu'une importance de corporation isolée, лcquirent une 1трог1лпсе publique: les cosAques, qui n'avaient détendu jusque là que les intérêts de leur caste, devinrent .'1 présent le soutien de toutes les classes de la population, de tout le pavs de l'Ukraine russe, les gardiens de la loi et des églises orthodoxes.

Tout en déployant en Ukraine sa ferme acti\'ité et en défendant hardiment ses intérêts nationaux, Sagaidatclinv .savait tort bien con.server la paix a\ec le gouvernemeiu polonais. Mil sa qualité de fidèle sujet du roi de Pologne, il guerroyait même avec les ennemis de la Pologne, tantôt avec les talares de la Crimée et tantôt a\ec les turcs.

La dernière campagne de l'hetnian .Sagaidatchnv au profit de la i^ologne l'ut son expédition contre les turcs en 1612 .\ la forteresse du Khotine. La Pologne se vovait menacée d'un grand désastre: le sultan turc Osman lui avait déclaré la guerre le premier et il possédait une armée de ;,oo.ooo turcs et de 100.000 latares. La Pologne ne pouvait guère lui opposer que ^7.000 soldats mobilisés par l'hetman Khodkievicz et îo.ooo soldats commandés par le prince Ladislas qui marchait sur le Khotine. .Sous le coup d'une pareille menace, le roi .Sigismond II! s'adressa .1 l'hetman Sagafdatchny en le priant de \eiiir .n\ secours du prince. Sagaidatchnv s'empiessa de prêter mainforte à Ladislas, et se mit .'1 la tête de (o.ooo cosaques petit -russiens et zaporogues. Choisissant sa position et se retranchant derrière un profond fo.ssé, .Sagaidatclinv se plaça avec ses cosaques a l'axant-garde de l'amiée polonaise, se préparant л repousser les attaques des turcs. noiiob.stant l'inégalité des forces armées, et sans faire attention aux vantardises du sultan qui prétendait qu'il «déjeunerait dans Глгшее zaporogue, dînerait avec les vivres polonais, attellerait nos prêtres aux charrues et transformeraiten écuries les temples du Seigneur.»

Sachant tort bien que les polonais со111р1л1ет surtout sur l'hetman Sлgaidлtchlly, les turcs dirigeлient .1 dessein leurs лttлques du coté des cosaques, voulant les battre coûte que coiite. Ceux-là cependant, conduits par leur valeureux hetnian, capitaine émérite, repous.sèrent toutes les attaques de l'ennemi et pénétrèrent même dans le train des bagages turc, dont il .se seraient emparés si les polonais leur avaient prêté main-forte. Le capitaine des cosaques fut grièvement blessé dans cette affaire, et, quoique .sa blessure fut tort douioureu.se. on .se battit tout de même pendant cinq .semaines; le redoutable Osiikui

огрл/кать net iiaiia.icHiii турок!., несмотря на всю ^ finit par proposer la paix aux polonais et aux cosaques. iiepaiuro.M tpnocTi. боеиыхъ сплъ ii на похвальбы сул- ' Et cette paix fut conclue à l'avantage de la Pologne et à тана, который «хотЬ-ГЬ въ запорожскомп. войск'Ь сн1.- I la gloire éternelle de l'hctman Sagaidatchnv. Dans sajoie датн, a въ пол.скомъ обозЪ 1мыслплъ обЬдатп, нашихъ le prince Ladislas donna dans son camp un grand festin С1;11П1СННпковъ хот'кть въ плугъ запрягатп и пъ до- et envoya des tonneaux d'cau-de-vic, de vin et d'iivdroмахъ бo•,l;iнxъ icoHen хот1,лъ ставлятн». i niel aux cosaques pour qu'ils se réjouissent aussi avec

Зная, что поляки возлагали глапнымъ образомъ ' leur hctman. Mais l'iietnian ne songeait pas à la joie; свои надежды на гетмана Сагайдачнаго, турки Bct ' sa blessure le retenait au lit. Lorsque le prince en fut удары сгаралпсь направить на козаковъ, желая, во intormé, il vint en personne voir le malade, le combla

de présents, lui donna un magnilique carrosse de vovagi. avec son attelage et plaça auprès de lui son propre mé-

дЪ-чЬ гет.маном'ь, не только огбпли всЬ Неир1ятельск1с ^ decin français pour le soigner pendant le trajet. приступы, a лаже сами ворпались въ тypcпкiй обозъ j I, 'hctman Sagaidatchny quitta le Kliotine et arri\a tout И, если бы встроили подмогу со стороны по.чякопъ, 1 malade à Kiew où l'attendait sa femme .Anastasie, née несоми'Ьнпо оа1ад1кИ1 бы пмъ. Во время эгого при- | Povtcbensky. Il fut comblé à Kiew de nouveaux présents. ступа KOSanKin вождь получилъ тяжк\ю рану, ко- cette fois par le roi Sigismond 111 lui-même qui lui donn.i торая причиняла ему жссток1я страдан{я. Т1>М1> не une bannière, une massue, une chaîne d'or, 400.000 меыЬс война продолжмлась пЬлььчъ пять нсдЪ.и., п thalers trappes pour .ses troupes, 4.000 ducats pour lui et иодъ к-онспъ грозньм"! Османъ запросилъ у поляковъ i pour les doyens des cosaques. Le tout était accompagné Il y к'О'.'.ак-овъ мира. Миръ былъ зак'люченъ къ пы- d'une lettre royale qui disait: «Satisfait de votre dévouгод'Ь Полыни и КД. nt>'mou cviaBf. гетмана Сагайдачнаго. ment et de votre zélé envers. Nous et notre couronne Ma радостяхъ коро.|евич1. Владпславъ устроил ь пмръ de Pologne, signalés par vos exploits valeureux sous le въ CBOCMT. .lareph, отправивъ въ тоже время нЬ- Khotine, nous vous exprimons à vous, ainsi qu'à toute ск'олько бочскъ горилки, впнъ и меду въ KOsauKiii votre armée zaporogue notre souveraine gratitude et nous обозъ для веселья гетману п козакамъ. Но гетману promettons volontiers de la manilester en toute occasion ИС до веселья было: онъ лсжалъ больной отъ по- où cela pourra être utile à l'armée».

TiHit en répondant л cette lettre royale avec

вЬсгилъ .1ПМИ0 больного, осыпалт. его наградами, j gratitude proloiide, l'hetman Sagaidatchny n'oublia pas подарилъ ему для нерсЬзда ирек-расиую, вмЬстЬ съ , cependant de rappeler les besoins de sa «mère" l'Ukraine, лошадьми, великол1>иио отделанную лектичку п ' priant .sa royale majesté de modérer un peu les appétits опред1иплъ Kl, нему своего доктора-1|)ранпуза .чля | des «orgueilleux et illustres seigneurs polonais dont l'au- .■гкче1пя. torité s'étend ju.sque sur l'Ukraine, y app()rtant des soul-

Остаппш. Хотииъ, гстмань Сагамдачньи"! передъ [ flcs glacés et hostiles, imposant impudemment au peuple 1|эилииповскимп загопЬпами прпбылъ больной въ j orthodoxe une espèce de servage. 1д ce n'est pas tant 1иевъ П быль тамъ встрЬчен'ь своей женой Ана- ; des seigneius eux-mêmes que nous nous plaignons que стас1сй, урожденной Повчснской. Въ KicBl, Сагай- de leurs intendants, méchants et ivognes qui ne craignent дачтлй получилт. новые подарки, уже оть самого pas Dieu et qui n'obéissent pas aux mandats souverains de 1сородя Сшпзмунда 111 — хоругвь, булаву, золотую votre sérénissime majesté... J'embrasse humblement les п1шь, 400,000 битыхь талеровъ для войска, 4'°°*^ P^^•'^^s '^'^ votre royale inajesté et je \ous conjure les червонцевъ на гегманск1й пай и на пай войсковой 1 larmes aux yeux d'interdire de causer des préjudices aux старшины и KpoMt. того милостивую королевскую ' cosaques et d'apaiser leurs maux par un haut et puissant

mandat de votre gracieuse majesté. Et surtout que l'Eglise grecque unie que le saint Théophanc, patriarche

торыя вы по1;азали поенными подвигами вашими подъ j de Jérusalem, s'appuyant sur la magnanime autorisation

de votre rovale majesté, a pu expulser de la Russie, ne pui.sse plus v reparaître, v montrer de nouxeau son terrible fantôme».

Constamment plongé dans les affaires d'écoles, d'églises, d'hôpitaux, malgré sa blessure qui lui infligeait d'horribles souffrances, l'hetman Sagaidatchnv finit par succomber aux douleurs physiques et parvint .1 la fin de sa pénible carrière terrestre, ayant rempli tous les devoirs d'un

1тобы онъ иоудержалъ н'Ьсколько «высокодумныхъ j fidèle orthodoxe. «Le 10 avril de l'année 1622, le pieux Il ведьможиыхъ иановъ коронны.хъ, власть свою на .seigneur Pierre Konacliévitch Sagaïdatchny, capitaine de УкрайиЬ расиростираюшпхъ и холод1п.1МИ и нсир1яз- I l'armée zaporogue, ayant accompli nombre d'exploits dans непными вЬтрами повЬваютп.хъ, къ ярму работни- le cours de son service militaire, .s'étendit sur sa couche ческому безбожно людей православиыхъ наклоняю- pour le repos suprême et rejoignit ses pères; il fut touишхъ. 11 не laKi. намт. жалостно ecii. на иановъ jours fidèle à .sa foi et prodigue de belles et bonnes

actions. Décédé à Kiew, il fut inhumé à la paroi.sse de l'école de Slovensk du Podol, dans la maison de la sainte

A->*eoMV Укранмской Синими.

МП прсмошныхъ вашогс) напяснЬпшаго величества^ confrcric. Que 1с Seigneur ait en sa sainte garde les àmcs- MOHapiuiixb маидатовъ (прпказашй) (не) слухаютъ... , des dé funts: Pierre, Konone, Elysée, Jacques, Hermann.» Я, монарш1е пашою королевского величества Host Le recteur de la confrérie de l'Hpiplianie, Bassien Sako- CiMiipeiiHo обнявши, иокорнс и слсзио iipouiy, дабы vitch, fit des vers sur la mort de l'hetnian et ces vers, roe козака.мъ творимое GtacTBie и oзлoôлeиic, пре- publiés à Kiew en 1622 sont précédés du portrait de Saвысокп.мъ II грозными пашого напясн'Ьпшого вели- galdatchny. чества мандатомъ, было запрстено п ускро.млено. А особливо yiiiii, за .мплостпвимъ вашою наГшсн'Ьпшого

королевского величества пoзвoлcнieмъ, теперь зъ

Руси, чрезъ свяг1.йшого веофана, патр1арха icpycaлпмского, знссенная, обы (чтобы) впредь въ тон же Руси никогда не обноашлась и свопхъ роговт. не р.озпоспла».

Хлопоча бсзпрсрывно то о школахъ, то о братетвах1., то о церквахъ, то о пшпталяхъ, гетмань Сагапдачпый попрежисму страшно страда.1ъ отъ полученной на bohhI; рапы п, наконеиъ, не выдержат. фпзическпхъ страдан1Г1 н псполннвъ Bct обязанностп пстпшю-православнаго xpiiCTiamma, окончил!, свои трудные земные дни. «Року 1622, апр1ия ю-го, благочестивый муж~ъ, панъ Петръ Конашсвпчъ Сагайдачный, войска его королевской .милости запорожско1'о, но многпхъ знаменитыхъ воснныхъ послугахъ и звптязствахъ, на ложи своемъ простеръ нози своп, приложился къ отцемъ своимъ, съ добры.мъ исповЬданieмъ, пснолненъ благихъ д^Ьлъ и милостыни, В1> KicB"fc. Погребет, при церкви школы Словенское въ м1хте, па Подол'Ь, въ дому братси'л церковного. Помяни Господи души рабъ своихъ: Петра, Коиона. Плисея, Яком, Германа». Бывшin въ то время ректоръ Богояв-ченскаго братства, Васс!анъ Саковичъ. сочинилъ «BLpum» ii.in стихи па смерть гетмана, п IU этихъ «ВЬрша.чъ", напечатанпы.хъ вь KicBt cuie въ i622 году, изобра-,кеиъ Сагайдачний.

Гетманъ Богданъ Михайловичъ L'hetman Bogdane Mikhaïlo- Хмельницшй. viteh Khmelnitsky.

Во всей iicTopiii Малой Pocciii нЬтъ личиосги болЬс иоиулярной, какъ личность гет.чана Богдана Хмсльниикаго. Имя Богдана Хмельпипкаго неразрывно связано съ воиросо.мъ объ ocвoбoждeнiи въ 1654 году Малой Poccin пзп.-подъ ига польскаго и объ отдачЬ ея <чю.1ъ высокую руку» московскаго царя. Это обстоятельство, главнымъ образо.мъ, п создало вечное имя Хмсльииш<ому. Время Хмсльниикаго было самы.мъ тяжкимъ временс.мъ для .мх1оросс1йскаго народа, хотя начало бЬдстви"! для Украины положено было далеко раньше Хмсльниикаго. Отдавшись, еще за 8о лЪтъ до Х.чельницкаго, по такъ называемой люблинской ун!и, подъ верховную власть польскаго королевства съ Ycлoвicмъ безпрепятственно исповЬдывать православную Btpy и пользоваться одинаковыми съ поляками и литовцами гражданскими правами, южно-руссы ск-оро нашли себЬ закалснны.хъ враговъ въ Польшк, которые лишили и.хъ не только грлжданскп.гь, но всякпхъ человЬческп.чъ правь. Это

11 n'y а guère dans toute l'histoire de 1л Petite Russie, de personnalité plus populaire que l'hetnian Bogdane Khmelnitsky. Son nom est indissolublement lié à l'histoire de la Petite-Russie délivrée en 1654 du joug polonais et remise «sous la haute puissance» du tsar russe, et c'est cette dernière circonstance qui a particulièrement immortalisé le nom de Khmelnitskv. Ce fut l'époque la plus pénible pour le peuple petit-russien que l'époque de Khmelnitsky, bien que le commencement des maux de l'Ukraine lui fût bien antérieur. 80 ans avant Khmelnitsky, les méridionaux russes avaient par le traité de Lublin reconnu la puissance souveraine de la Pologne, mais à la condition de confesser librement la foi orthodoxe et de jouir des mêmes droits de citoyenneté que les polonais et les lithuaniens, mais bientôt ils rencontrèrent en Pologne des ennemis jurés, et se virent enlever non seulement leurs droits de citoyens, mais encore tous les droits humains. Les prêtres jésuites d'un coté, les nobles et les auto- .]. ritaires magnats polonais de l'autre qui piétinaient les

Пыли, съ oiHoii стороны, KCCHisij-icBymij; съ другой, •'■droits de toutes les classes inférieures et niettaieut leur Gyfim.ic шли.хтичп ii ciiocBo.ii.iibie no.ibCK'ic магнаты, autorité personnelle au-dessus de la volonté de la diète которые попирали погамп права всЪхъ лкисп нпзплаго de l'état et de la volonté royale, — tes étaient ces ennemis. unaHifl II сгапплп спою личную волю выше волп oGutc- ' Ralliés л la Pologne л la condition de jouir des mêmes госуларстнеппак) сейма п выше волп короля. Сое- : droits que les polonais, ayant traité jusqu'ici «d'égal à ЛПНПВШПС1. съ Польшей на правахъ, «яко ровные ! égal, d'homme libre à homme libre», les orthodoxes rus- ;to ровны.чъ 11 вольные до вольпыхъ», православно- \ ses apprirent bientôt à leurs dépens que leurs droits pyccKie люди скоро дознали, что эти права суще- , n'existaient que sur le papier: en peu de temps ils se viствуюгъ для нп.хъ только на бумагЬ, а не на са.чомъ j rent enlever la liberté religieuse, la protection des lois, l+nt: въ короткое время южно-руссы лишены были l'inviolabilité individuelle et les droits de propriété. свободы 11спов-1;да1мя вЬры, покровительства законовъ, Connaissant l'ascendant de la religion orthodoxe sur

неприкосновенности личности и имушественныхъ ' la population russe de l'Ukraine, les pères jésuites comиравъ. mcncérent leurs persécutions par la religion et les russes

Зная, какую силу дли русскаго iiaceMcnin Украины i curent à subir des maux et des violences innombrables, нм1;ла православная в1,ра, oriu.i-ie3yiiTbi нрежле всего | tels qu'on ne saurait même .se les imaginer Л notre époque. начали съ 11ра1>ославпой в1.ры, и тутъ pyccKie ripe- Htendant de plus en plus leur champ d'action au fur et

repirl..in огь нихъ неисчислимое число б|-.лъ и иаснл1и, о какихъ въ наше время нельзя и подумать. Постепенно npioGp•hтaя силу п постепенно расширяясь въ свопхъ д•Lйcтвiяxъ, пoльcкie ксендзы захватили ианл! церкви и моиас1ырп, и тогда часть изъ нихъ была отдана па oi к\пь еиреямъ, часть вовсе разорена и обращена ш, гостиницы и шинки; при зто.мъ церковныя 11.\г1.н1я были отняты п расхищены, цер-

а mesure que leur pouvoir augmentait, les prêtres polonais s'emparèrent de nos églises et de nos couvents, dont une partie fut afTermée aux juifs et l'autre complètement détruite et translormée en auberges et en cabarets; les biens de l'église lurent dilapidés, les vases sacrés, les ornements sucerdotaux et le trésor-pillés. La plus grande partie de ces richesses tomba également entre les mains des juifs et celles des cabaretiers; les prêtres, les moines

ковная утварь, священнпческчя облачсн1я n казна j et les hommes d'église furent égorgés ou mutilés et disбылн ограблены и больпыя часть этого добра также , perses. Par leurs intrigues auprès des personnages puisиопала въ руки епреевь и iiponnBa.'iacb въ шпнкахъ; sants, les prêtres polonais arrivèrent à faire interdire aux сг.ятенпикп, иноки и прис.п'жиикп церковные пли 1 orthodoxes de s'occuper du commerce, de s'inscrire dans noBCC перебиты, или же пзув-Ьчены и разогнаны, des corps de métiers, d'inhumer les morts et de se ma- ,1Ьйствуи на властныхь людей въ королевства, гЬ j rier selon les rites orthodoxes, et même de préparer à •,Kc ксендзы достигли того, что людя.мъ православной | domicile pour le Dimanche de Pâques le mets pascal, mais BLpiJ запрещено было вести торгов.ио, записываться вь цехи, хоронить по своему обряду умершихъ, вЬнчаться по православно.му, лаже изготовлять са.чоличио кь празднику СвЬтлаго Христова Воскресе1пя куличи,

de l'acheter aux juifs. Avait-on à célébrer un service religieux, à baptiser un nouveau-né, л marier des jeunes gens, à enterrer des morts, on se voyait toujours forcé de s'en aller dans un cabaret juil, de débattre les condi-

a непременно покупать ихь готовыми у евреевъ. Трс- tions avec le fermier juif de l'église et de lui payer un бовалось ли совершить богослуже111е вт. церкви, кре- : impôt plus ou moins considérable, afin qu'il permit d'ou- CTHTb новорожденнаго ребенка, в1.нчать молодыхъ vrir l'église et de .sonner des cloches pour le repos de люден, хоронить умершихъ — ради всего :^тoгo нужно Гате d'un mort, car c'était le fermier qui détenait les clés было идти въ еврейскую корч.му, торговаться та.чъ de l'église et les c-ordes des cloches, съ сврес.мъ-арендаторомъ церкви и платить ему по- S'il souffrait force maux de la part des persécuteurs

шлнну за то, чтобы онъ позволнлъ отпереть церковь de la foi orthodoxe, le peuple petit-russien n'en suppor- II позвонить BT> колокола no душ1; покойника, ибо tait pas moins de la part des tribunaux. Ainsi que le cerключи отъ церкви и веревки отъ колоколовъ нахо- tifient les polonais eux-mêmes, les paysans, même ceux Л11.1ИС1. y евреевъ-ареид.агоровт,. des domaines royaux, ignoraient toute protection des lois

ПретерпЬвая вeлllкiя б■Lдcтвiя отъ гонителей пра- et se voyaient systématiquement dépouillés par les employés вославной вЬры, ма.1оросс!йск1й народъ претсри'Ьвалъ j des «hospodar», juges, asses.seurs, huissiers, baillis et autres. HC менЬе того ii огь несправедливы.хъ судовъ. По «Une corruption inouïe règne dans nos tribunaux, écrit le свидЬтельству самихь же поляковъ, крестьяне даже polonais Starovol.sky; nos baillis et nos huissiers sont tous въ королевскихъ имЪ1пихъ не пользовались покро- à vendre, sans parler des dénonciateurs qui par leurs внтсльствомъ законовъ и подвергались систсматичс- '. délations intéressées perdent nombre d'innocents. Ayant скнмъ ограбле1иямъ со стороны «господарски.чъ" чи- i réussi à prendre dans leurs filets un riche, ils l'impliновниковъ: судей, ассссоровъ, пкзскторопь, вонтовъ, | quent dans une fausse affaire quelconque, le jettent en бурмнстровъ и ЕсЬ.\ъ други.хь. «Въ сулахъ у нась, prison et lui extorquent force présents et pots de vin.» говорить полякъ Старовольск1й, завелись неслыхан- S'il en était ainsi dans les domaines royaux, c'était encore Hwe поборы II подкупы; наши войты, лавникп, бурми- pis dans les propriétés des seigneurs; d'après le décret de стри — licb подкупны, a о доносчикахъ, которые под- I5S7 ^^'s propriétaires polonais et leurs intendants avaient водятъ нсвнниыхъ людей на бЬду, и говорить не- le droit, en cas de nécessité, d'appliquer la peine de mort чего: тймаютъ богатаго, запутаютъ и засадятъ вт. j à leurs paysans et d'après le décret de 1572 toute plainte тюрьму, да и тянутъ ст, него подарки н взятки» Такъ^сопгге leurs seigneurs était interdite aux pay.sans. Ce qu.'il

было ЕЬ королсискпхъ зсмляхъ, въ зсмляхъ же пл-*у avait de pis, c'est que les seigneurs, гепоп^ат à aJmi- 1101!Ъ сто хуже того: no 110стаповлен1ю 1557 'ода nistrer personnellement leurs terres, abandonnaient cette польскому no.MtutiiKy II его упраиляюшс.му прел- administration à des juifs qui acquéraient ainsi droit de оставлено Пыло право, въ случаЬ иадобыостп, казипт!, ; vie et de mort sur la population orthodoxe. La situation свопхъ крестьянъ c.McpTiio; a no nocTaHoaienira 1572 ] déjà pénible des paysans s'en aggravait épouvantablement. юла запреталос!. крестьянам!, -лсалопаться на свопхт, паповь. 11 что горше всего, это то, что паны, отказываясь лично управлять своими пм1;н1ямп, предоставляли :)ТО право свреямъ, съ правами надъ жизнью и смертью ||равославна1"о насе,1Сн1я. Чрезъэто б-Ьдств1я крестьянъ удесятерялись, и самые см'Ьлые пзъ т1хъ падали духомъ и приходили въ отчаян1е.

Лшиенные зашиты въ судахъ, пра1Юславно-русс1<1с люди лишены были .шчиыхъ и имущественных!, иравъ: все принадлежало пану и ничего мужику, — какъ самая земля, на которой /Килъ крестьянин ь, такт> и псе то, что произрастала земля, было собственностью помЬишка. По такому иоложен1ю, крестьянпнъ, не считая ирямыхъ потлипъ, платплт, noMtиппчу безчислеипое множество косве1шыхъ — и хл'Ьбомъ, и скотомъ, и мясомъ, и птицей, и плодами, и деньгами. КромЪ этого, если панъ Ъхалъ на сеймъ, если онъ собирался на богомолье, если зат+.валъ cвaдьбv, на крестьянъ накладывались новые подати и поборы. А ec.iH панъ изъ одного своего им Luiя npilsжалт. въ дру10с, то тутъ его с.:уги портили у му- •уКика на по.|Яхъ хлЬбь, а въ домахь граби ге.1ьскп забирали ск'отъ, итипу, продукты, и жаловаться иаиу на такой иропзволъ отнюдь iuu>to не с.мЪлъ изъ кресгьинъ. Крсетьянпиъ, к-ромЬ обыкнове1шоп паншши.!, работал ь иа пана во г,сякое время и не только самъ лично, по и его жена и всЬ его дЬтп. Оттого недаромь с1)рапиузсьтй йнженерь Боп.ынь, жпв1и1й много л'Ьтъ на УкрайнЬ и niubisiuin тамъ бЬдств1я к-рсстьяиъ, сказалъ, что та.мъ крестьяне .чучатся какъ пъ аду, а господа б.1а',кенс1вуютт. какъ въ раю. Нсли панъ aiajLix .м1,стечко.мъ пли городомъ, то торговцы должны были нести е.му матер1ю, мясники— нести мясо, корчмари - напитки, ре.меслетину'И — свои издЬлiя, и всЬ безъ всякаго вознаграждсн1я, даже безъ всякой благодарности со стороны пана.

Такп.мъ образомъ и ьь религ1п, п въ судахъ, п въ личной свободЪ, и 1:ь пмутествениы.чъ иравахъ — всзд!. русскчй народь быль утшженъ, иодаапснъ и обездоленъ. Гд'1, же бьпо искать защиты нссчастно.чу народу въ таки.чъ бЬдахъ? Къ к'ому обратиться за помощью? Къ королю? Но |;ороль самъ былъ илЬнникомъ могущественныхъ и ьсевластныхъ магнатовъ! Кто ж"е взялъ на ссСм роль Моисея и выказалъ cjitлость спасти "избраиньи"! народъ»? Никто иной, какъ Богданъ Хмельницктй.

XMevniHHHKift выступилт, па историческое поприще имешю потому, что самъ жестоко потериклъ отъ произвола польскихъ панопъ. ДотолЬ оиъ бытъ счастливымь «господаремъ» п владЬлъ нсбольш11мт> хуторомъ Субботовь1мт., близъ города Чигирина; у него была жена и трое сьиювей. Но подстаростЬ ЧИ1 ириискому, папу Чаплинскому, ионранился .хуторъ Субботовъ, и онъ, въ OTcyTCTBin Хмельнииг<аго, насильно захватилъ его; вм^стЬ съ этимь засЬкъ до

хи point que les plus courageux, les plus v.iillants d'entre eux, perdaient tout courage et se livraient au désespoir.

Non défendus déj.'i par les tribunaux, les ortluidoxes russes étaient encore dépouillés des droits individuels el uiobiliers; tout appartenait au seigneur et rien au paysan, tout, — la terre même qii'liabitait le pavsau et tous ses produits. Sans parler de l'impôt direct, le paysan payait de cette façon au propriétaire une foule de redevances indirectes, — en blé, en bétail, en viande, en \ olaille, en fruits et en argent. Ce n'était pas encore tout: si le seigneui aevait .1 se rendre л la diète, ou entreprenait un pélerin.ige, ou préparait une noce, les paysans étaient frappés de nouveaux impôts et redevances, lit chaque fois que le seigneur avait Л se rendre dans une autre de ses terres, sa valetaille produisait des dég.its dans les champs de blé des paysans, leur prenait impudemment bestiaux, volaille et tous les divers produits de champs, et il était interdit aux pavsans de se plaindre au seigneur de ces abus. .Sans parler de la corvée ordinaire, chaqie pa\san devait travailler pour son seigneur ,'i s.i première réclamation, et non pas lui .seul, mais encore sa lemme et ses enlants. Au.ssi n'étaient — ce pas de \ains propos que les allirmations de l'ingénieur Irançais Beauplan, qui avait longtemps vécu en Ukraine et avait été témoin des mai x endurés par la population campagnarde, et qui di.sait que les pavsans de l'Ukraine soufiraient toutes les tortures de l'enfer, tandis que les seigneurs goûtaient des lélicilés paradisiaques. Si parmi les propriétés du seigneur se trouvait un bourg ou une ville, les marchands étaient obligés de lui fournir des pièces d'étoffes, les bouchers-de la viande, les cabaretiers — des boissons, les .utisans-- leurs produits, le tout sans rémunération aucune, sans même un mot de remercîment de la part du seigneur.

De cette manière, qu'il s'.igit de sa religion, de ses droits .'1 la justice, de sa liberté individuelle, ou de ses droits de propriété, — le peuple russe était toujours humilié, écrasé, deshérité. Où donc le pauvre peuple, accablé de tant de maux, aurait-il cherché aide et protection? .\ qui demander du secours? Au roi? .Mais le roi était lui-même le prisonnier des tout-puissants magnats. H se trouv.i un homme qui assuma le rôle iormidable de .Moise et eut l'audace de sauver le «peuple des élus». Cet homme lut Bogdane Khmelnitsky.

L'apparition de Khmelnitskv dans l'arène de l'histoire fut déterminée précisément par l'arbitraire des seigneurs polonais, dont il eut .'1 soufTrir cruellement lui-même. Il vivait tranquillement, heureux possesseur d'une petite métairie, Soubbotovo, aux environs de la ville de Tchiguirine. avec sa femme et ses trois fils. .\Liis Soubbotovo plut au seigneur Czaplinskv, sous-staroste de Tchiguirine et, profitant d'une àb.sence de Khmelnitsky, il s'en emp.ira, fit mourir .sous les verges le cadet des lils de Klimelnitsky et enleva sa femme. Dépouillé de son bien, prive de sa femme et de son fils cadet, Khmelnitsky demanda aide et protection au .sénat et au roi. .Mais au lieu de

смерти .M;i-io.rl.TiiMU) (.1.111,1 Хмслмпипсаго и yi!t;.ib c'i.ArcncoiUrcr l.i satisfaction qui lui était duc, il se \it en

собой VKCiiy его. 'l'oi.ia .Чмелыиипай, .тшеннип со- butte aux railleries, au persiflage et fut finalement, jeté

CTOsiiiiii, noTcpinuuiA >i;eii\ ii M.ia.tiiiaio cuiia, ста.1ъ en prison et condamné à mort. Cependant il fut sauvé

искать затпты \' ceiiara и короли. Но в.мЬсто удовле- par un heureux hasard; au commencement de décembre

Tiiopeiiisi на cisoii спрапеллир.мя -/калобы oin. услыхалъ 1647 il réussit à s'évader de la prison du bourg Boujino

To.ii.Ko iiacMiiUkii 11 пздЬплтельстиа. ii иодъ uoiicui. et à gagner le Zaporojié.

лаже попалъ пъ морь.му ii былъ иригонорспъ къ Arrivé à la Siétcha qui se trouvait alors au Xikitine-

с.мертп. Счастливый случай, однако, спасъ его отъ Rog (à présent le bourg Nicopol du district de lékaté-

о'Ьды, II онъ въ начала декабри 1647 года изъ тюрьмы rinoslaw), Khmelnitsl<y se présenta devant l'ataman, les

села Бужпна бЬ'/Калъ въ 3aiiopo>Ki.o. doyens et les cosaques et prononça un discours émouvant,

Япппшпсь пъ СЬчь, которая въ то прсмя находи- dans lequel il peignit éloqucmment les outrages dont les

-laci. на MiiKimmoMb-Porl, (теперь м1,стечко Никополь, jésuites accablaient l'église orthodoxe et les serviteurs du

1:катер1июславскаго y f.xia), Хме.1Ы!1111к1й, иъ прпсут- Seigneur, le mépris de la diète envers les droits des co-

CTBiii кошевого aia.Mana, спаршпнъ 11 козаковъ, сказалъ saques, les violences que les soldats polonais exerçaient

трогательную рЬчь, въ когорой краснорЬчипо опнсалъ sur la population des bourgs et des villes de l'Ukraine,

nopyraiiie со сгоропы ieayirroiîb ыадъ православною la vénalité et la tyrannie de «la maudite race des juifs».

церковью 11 служителями спятаго алтаря, глу.мле1пе «je me livre à vous corps et âme, cachez-moi, votre vieux

сей.ма надъ козаикпми права.чн, насп.пя со стороны camarade, et défendez-vous vous-mêmes, car les mêmes

иольскпхт, войскъ надъ населен1е.мь украннскпхъ maux vous menacent.» Emus par ce discours, les ctisaques

.мЬстечект. и гороловъ, вымогагсльства ii мучитель- répondirent: «Sois le bienvenu, seigneur Khmelnitskv, et

ства со сторотл «проклятлго жпдовскаго рода». «Къ accepte le pain et le .sel que nous t'offrons de tout notre

ва.чъ уношу душу и т1,ло, — укройте .меня, стараго coeur».

товарища, нанипиайге самнхъ себя, и памъ тоже .\yant ainsi préparé le terrain au Zaporojié, Khmel-

угрожастъ». Тронутые :>той рГ.чыо, козакн 0TBt.Tii.iii nitsky partit brusquement avec son fils Timothée pour

Хмсльнппко.му: «ГТрыймае.мо leôe, пане Хмслынть- la Crimée, demander secours au Khan contre les polonais,

b'iii, .х.нюомъ-снлыо и пн.фымъ сердце.мъ!» Il eut toutes les peines du monde à obtenir le concours

Подготопивъ почву m> Запорожье, Хмелыппили du Khan Islam-Ghiréi qui ne ajd.x л ses instances qu'après

г.иезаино оставплъ Скчь и уЬхалъ съ сыномь Ти.мо- qu'il lui eut laissé son fils pour otage; encore ne se mit-il

осе.мъ въ Крымъ просить помощи у хана иротпвь pas lui-même en campagne, se contentant d'autoriser

поляковъ. Велпкаго труда стоило Хмельницкому СКЛ0- Khmelnitskv de demander au mirza de Pérécop, Tougai-

шпъ на свою сторону хана Исла.чъ-Гнрея: Мсла.мъ- Ьеу, de se joindre л lui avec sa horde de 4.000 hommes.

1"|1рей ТОЛЬКО тогда ск'лони.юя на просьбы Хмелышц- .-Kyant conclu une alliance avec Tougai-bev Khmel-

каго, когда онъ остав11.1Ъ ему своего сына въ залож- nitsky revint à la Siétcha, se présenter au conseil des

HiiKii; HO II то ханъ лично не пошелъ, а позволплъ cosaques et exposa en détail ses plans à tout «le corps

Хмельницкому прнгласть кь себ1"> на по.моть пере- d'armée zaporogue». «Gloire et honneur .'i Khmelnitsky!

конскаго мурзу Т\гай-оея съ ордой вь 4-0оо чело- Nous sommes comme un troupeau sans pâtre; que

Khmelnitsky soit notre chef, et tous tant que nous sommes, nous nous déclarons prêts à marcher contre

Заключивъ со1<>зь сь 'Гугай-бее.мъ, XMcvibHiinKin вновь возвратился ьь (М.чь п, явившись та.мь на войсковую рад\ пли совЬгь, подробно и.иожилъ

es seigneurs polonais et nous battre à côté de Khmelnitskv jusqu'à la dernière goutte de notre sang!» répon-

CBoe жЬяо всему «товаристьх запоро,кскаго низового dirent comme un seul homme tous les «vaillants» cosaques qui l'élurent sur le champ pour hetman et lui présentèrent les félicitations d'usage. Il reçut une troupe de 8.000 hommes, les insignes cosaques, une artillerie consi-

войска». «Слава ii честь Х.чсльнникому! Мы какт стадо безъ пастуха; пхсть Хмелышпки"! будетъ нашпмъ головою, а ,чы всЬ, сколько пасъ т\тъ есть вс1; готовы идти противъ пановъ и помогать Хмслг

dérable et le nouvel hetman se mit en marche

нникому до посл1дней утраты нашего живота!» avril 164S avec une armée de tatares et de zaporogues

oTBtTiLiii Х.мсльнинко.му i!ct., какъ одинъ человЬкъ, contre 30.000 polonais qui s'avançaient par eau sur le

с-Ьчевые «молодцы» и тутъ же выбрали его въ гет- Dnieper et par voie de terre, .sous le commandement de

мани II поздравили вт, ново.мъ 3i;aiiiii. Въ заключе1нс Stéphane Potocky.

лалц ему 8,ооо человЬкъ войска, снабдили войско- .\yant pris des renseignements sur les projets des

ВЫМ11 регал1ям11, ii.iii гакъ называемыми клейнота.чи, polonais et ayant appris qu'ils marchaient sur le Zapo-

II сильною арт11ЛЛср1С10, ii тогда новоизбранный гет- rojié en deux corps d'armée séparés, Khmelnitsky se jeta

манъ двинулся, aiipivui 22, 1648 года, съ войскомъ d'abord sur celui qui navigtiait sur le Dnieper, commandé

изъ татаръ и запорожиевъ навстрЬчу полякамъ, шел- par Barabachc, V'adovsky et iliache et composé pour la

иш.чъ въ числЬ около 50;000 человЬкъ противъ plupart des mêmes cosaques petit - ru.ssiens, forcés de

него рЬкою Дн-Ьиромь ii сухопутьемъ, иодъ глав- .servir le gouvernement polonais. Khmelnit.sky n'eut pas

нымъ начальствомъ Стефана Потоикаго. beaucoup de peine ix leur persuader de se joindre .'i lui

Развкдавъ о планахь поляковъ и дознавъ о томь, et de noyer leurs chefs dans le fieuve. Content d'avoir si

что они двигались въ Запорожье двумя отдЬльнымп bien débuté, il se jeta ensuite dans la .steppe, dans la отрядами, Хмельш1ик1й сперва бросился къ тому .^, direction des Eaux-Jaunes oi'i se trouvaient les forces

о 1 ряду, который плылъ, подъ предподшельствомъ Блрабаша, Вадовскаго и Ильяша, по ptelî Днепру къ CL'it и которым состоялъ большею частью изъ т-Ьхъ /КС малороссп"1скихъ козаковъ, но обязанныхъ нево- .■|сю служить польскому правительству. Хмельницкому небольшого труда стоило склонить этотъ отрядъ на свою сторону и заставить его перетопить своихъ пача.и.никовъ въ pl.Kt.

Обрадованный счастливымъ началомъ д-Ьла, Хмельницк1й оть ДнЪпра бросился въ степь, къ урочищу /Кслты.мъ-Водамъ (теперь Верхнсдн'Ьпровскаго ytздa, Ккмтеринославской губсрн1и), гд-Ь расположились главныя силы поляковъ при СтсфанЬ Потоцкомъ. ШембергЪ, Сагт1.гЬ и Чариеикомъ, и тамъ, у /Келтыхъ-Водъ, какъ разъ противъ польскаго лагеря, устроилъ таборъ козаковъ, сомкнувъ ихъ, по козацкому обычаю, желЬниыми цЬпями, колесо къ колесу.

Битва началась 4-го мая и продолжалась съ перерывами несколько дней. Подъ к-онецъ поляки, сбитые со ВСЬХЪ Пу1И;Т0ПЪ, принуждены были nOKIHlVTb

/Келтыя-Воды и отступить къ глубокой и л'ЬсистоГ] бaлкt Княжимъ-Байракамъ. Но это отступлен1е оказалось роковымъ для нихъ: не подозрЬвая того, что ВТ. тылу ихъ стоплъ Тугай-бей съ татарами и что Хмельипцк1й, предвидя ихъ отступлен1е, послалъ въ Княжче-Байракп н-Ьшихъ козаковъ съ пр1исазаи1емъ покопать тамъ рвы и к-аиавы, поляки, не ожидая никакой засады, внезапно были окружены со вс1,хъ четырсхъ сторонъ своими жестокими врагами, долго отбивались отъ нихъ, по нотомъ побросали свою артиллер1ю и бы.и! всЬ въ лоскъ истреблены, кромЬ немногпхъ, взятыхъ в ь пл Ьнъ. Самъ Потоцкмй скончался отъ ранъ среди ctcihi, а друг1е начальники войскъ — Шсмбергъ, Cant.ja, Чпрпснкчй были взяты въ пл1;пъ и иемедленпо отправлены въ Чигиринъ. "Отъ пе жт> вамъ, папове, за тее, ию не схотилы съ козакамы-молодпямп у мири жыты: луччс вамъ були жилы-збойт1, нижъ запороя;ии-молодци«.

Шесть съ половиной лЬтъ вслъ войны Хмельиицк1й съ поляками и подъ конепъ увидЪлъ, что собственными силами ему не досгпгнуть того, къ чему оиъ стремился, т. с. не освободить Украины отъ «лядскаго ига». Тогда оиъ рЪшилъ отдаться подъ покровительство к-акого-нибудь сильн1ьйшаго сосЪдняго государства и тутъ сперва остановилъ свое впиман1е ыа Typnin, подъ верховною властью которой находилось не мало западно-славянскихъ

ь principales des polonais, commandées par Stépliane Potocky, Schemberg, Sapiéga et Czarneci;y, il disposa le camp de ses cosaques juste en расе du camp polonais, et, selon la coutume des cosaques, il ceignit son camp de chaînes de fer à chaînons étroitement serrés.

Le combat commença le 4 mai et dura plusieurs jours de suite, avec quelques interruptions. Pinalement les polonais, délogés de toutes leurs positions, furent obligés de quitter les Eaux-Jaunes et de battre en retraite du côté d'un profond ravin boisé, Kniajié-Baïraki. .Mais cette retraite leur fut fatale: ne se doutant nullement qu'ils eu.ssent derrière eux Tougai-bey avec ses tatares, et que Khmeliiitsky, prévoyant leur retraite, eut expédié vers le ravin des cosaques fantassins, en leur enjoignant d'v creuser quantité de fo.ssés, bref, ne s'attendant à aucune embuscade, les polonais se virent brusquement cernés des quatre cotés par leurs féroces ennemis. Ils se défendirent avec acharnement, mais finirent par abandonner leur artillerie et furent complètement exterminés, .1 lï-xception de peu nombreux prisonniers. Potockv, lui-même succomba à ses blessures en pleine .steppe, tandis que les autres chefs, — .Schemberg, Sapiéga, Cz.irneckv furent faits pri-sonniers et expédiés sans retard ,i 'Cciiiguirine. «Voici qui vous apprendra, messeigneurs, de refuser de vivre en paix avec les braves cosaques et de préférer de sales juifs à des vaillants zaporogues».

Cette première victoire sur les polonais, remportée par Khmelnitsky, lui ouvrit le chemin de l'Ukraine et celui du coeur de la Pologne; il se dirigea sans retard sur Tcherka.ssy, Kherson, Stieblevo, Biélaia-Tserkow, i'iliava, battant les polonais я chaque rencontre, faisant des prisonniers lorsque l'ennemi ne se dispersait pas en une fuite .sauvage et dé.sordonnée, ainsi que cela se produisit à Piliava. .avançant toujours, il marcha sur la \'()- Ihynie, la Podolie, la Ru.ssie Rouge et une fois l.i il battit sons Zborow le roi Jean Casimir kii-méme, qu'il ne voulut pourtant pas faire prisonnier. Khmelnitskv lit la guerre aux polonais pendant 6 ans et demi et linit par s'apercevoir qu'il ne par\iendrait pas, rien qu'avec ses propres forces, à atteindre le but qu'il visait, c'est л dire la délivrance de l'Ukraine du «joug polonais». Il résolut alors de demander protection à un état voisin plus puis.sant que lui et il songea d'abord .'1 la Turquie, dont le pouvoir s'étendait sur plusieurs jirincipautés slaves de l'ouest. Puis il passa à la Russie où régnait alors le tsar Alexis Mikhailovitch, souverain orthodoxe d'un état orthodoxe. Les pourparles de Khmelnitskv avec le ts.ir Alexis Mikhailovitch, durèrent 2 ans et finalement, le 6 janvier 1654, à Pérèiaslaw, au conseil général des cosaques la Petite-Russie fut déclarée annexée à la Grande Russie. Le traité de l'annexion comportait 14 articles.

Ces articles conféraient les privilèges suivants; i) Les droits et les libertés d'antan de l'armée pelite-russienne sont confirmés d'ordre suprême et il est interdit aux boyards, aux vayvodes et aux dapifers d'y attenter; la corporation cosaque est autorisée de juger elle-même ses propres affaires, — deux hommes sur trois peuvent juger le troisième; 2) Les villes petite-ru.ssiennes sont autorisées à élire elles-mêmes des «sous-officiers», des baillis et des

.huissiers, chargés d'administrer les affaires et de verser

кпяжествъ. ЗлтЬ.мъ отъ Typuiii опъ порсшслъ къ±1с5 redevances de l'état aux employés du Tsar, dépêches Pocciii, r.it царствовх1Ъ A.iCKCtfi Мпхапловичъ, ripa- dans ce but à Kiew et à Péréiaslaw; 3) L"hctman reçoit 1!ОСлавнып государь православнон державы. Два года ' 1а starostie de Tchiguirine avec ses dépendances», attribut ллплпсь nepcronopi.i Х.мсльыпцкаго съ иарсмъ .-Lie- de la massue, et i. 000 ducats d'or d'appointements; 4) A Kcl'.c.Mi. Михайлов! l'ie.Mb, 11 наконсиъ 6-го января, la mort de l'hetman l'armée petite-russiennc a le droit 1654 года, въ горолЪ Пepeяcлaвt, па всеобщей ко- d'en élire un nouveau, mais l'élection accomplie, elle doit laïuvon рад-fc, ооъя1иено было IIpIlcoeдIlнcнie Малой en aviser le souverain et le nouvel lietman est tenu de Pocciii къ Великой на основан1|| 14 статей или se rendre à Moscou où lui seront remis sa lettre patente, пунктовъ. sa massue et son drapeau; 5) 11 est défendu de dépou-

Этп пункты состояли въ ел Ьдуюнюмъ: i) Под- iller les cosaques de leurs biens et tous les privilèges de теерждаются, нмснемъ царскаго величества, давн1я \ leurs aucètres leur sont conserves à eux ainsi qu'A leurs нрава и вольности войска .мaлopocciйcкaгo н запрс- enfiints; 6) Le clerc de l'armée et celui du train des baтается BMtiUHBaTbcn въ нпхъ боярамъ, воеводамъ gages toucheront ;.ooo florins de Pologne, le juge — ;oo, и сто.п.пикамъ; предоставляется право войсковому le greffier du juge— 100 et le cornette — 50; 7) L'armée товариству н.ч'Ьть свои суды — гдЬ три чсловЪка, des cosaques petit -russiens est autorisée d'avoir à'Klicrтамъ трстьяго судятъ. 2) Дозволяется мaлopocciй- , son sa propre artillerie et d'y entretenir un vaguemestre, ски.мъ городамь выбирать изъ своей среды собствен- : un capitaine, un cornette, un greffier, des canonniers, etc.; иихъ «уряднпковъо^войтовъ, бурмистровъ, райцсвъ 8) Les ecclésiastiques et les laïques conservent tous les П лавннковъ, которые будутъ управлять другими и droits d'antan» qui ont pu leur être octrovés par des отдавать въ казну надлсжаи11й доходъ царскнмъ лю- princes et des roi.s, mais le métropolite de Kiew, ainsi дямъ, к-оторые будутъ присланы въ Kicm. и въ Пс- que tous les autres membres du clergé dépendront du реяславъ. з) Жалуется гетману на булаву староство trés-saint patriarche de -Moscou; 9) 11 est défendu à l'het- Чигиринсксч; «съ принадлежностями» и сверхъ того man d'envoyer courriers et amba.ssadeurs aux souverains •/Ка.1оианье i.ooo золотыхъ червонныхъ. 4) Дозво- étrangers ainsi que de recevoir leurs ambassadeurs, à .1яется, HO смерти гетмана, само.му войску ма.1орос- moins que le tsar ne l'ordonne Л l'hetman; 10) 11 est ciûcKOMy выбирать новаго гетмана, но выбравъ, до- ; détendu à l'hetman d'entretenir avec le Khan de Crimée носить о то.мъ государю, а новопзбра1нюму гетману toute relation et il doit vivre en paix avec le Khanchaque Ьздить въ Москву, гдЬ ему будутъ жаловать гра- fois que sa .Majesté lui en donnera l'ordre; 11) Les bailмоту, булаву H знамя. 5) Запрещается отнимать y ! lis, les huissiers et autres employés sont autorisés à козаковъ и.хъ нмкия и оставляются при нпхъ н percevoir les impôts des villes petite-russiennes pour les при и.\ъ дtтя.\ъ всЬ вольности, кзк!я hmLui н.хъ transmettre ensuite aux envoyés du tsar; 12) Il est perнрсдкн. 6) Оирсд-Ьляется писарю войсково.му н обоз- ' mis d'élire des doyens locaux chargés de maintenir les ному жалованье по 3,ooo, судь+. по зоо. писарю су- | «droits et statuts» et on promet de ne pas envover en

дсисиому но 100, a хорун/Кему по 50 золоты.хъ иольскихь. 7) Дозг.оляется малоросс1йскому козацкому войску нмЬть въ города Kopcynl; свою артиллер1ю

Ukraine des vayxodes, susceptibles de porter préjudice aux libertés octroyées, d'infliger aux habitants ennuis et vexations; 13) Sa Majesté accorde le privilège .i chaque co-

И при ней содержать обознаго, асаула, хорунжаго, saque de demeurer cosaque, à chaque paysan la liberté писаря, пушкарей и другпхъ начальниконъ. 8) Оста- \ de rester paysan, et cette laveur est scellée du sceau souыяются за духовными и м!рскимн людьми всЪ права, | verain; 14) Sa .Majesté le tsar «promet» au métropolite иожалованныя н.мъ «изъ в^Ьковь» огь князей и ко- , de Kiew une lettre patente lui garantissant un dom.iine ролей, HO .митрополиту кчсвско.му, также и други.мъ épiscopal.

ду.човнымъ особамъ быть подъ благословен1емъ свя- Une fois rallié л la Russie et ayant prête au tsar le

Нлииаго naTpiapxa московскаго. 9) Запрещается гет- ] .serment de fidélité, Khmclnitsl;y ne déposa pas cependant ману отправлять гониовъ и нословъ къ иностран- les armes et se battit encore contre les polonais pendant ны.мъ государя.мъ n принимать къ ccôl; нословъ отъ i 3 ^ns et demi, cette fois en qualité de sujet du tsar russe ипостраниыхъ юсударсй, исключая г1;.\ъ случаевъ, 1 et avec le concours des vayvodes russes. .Mais ces camкогда о томъ государь повелитъ гетману, ю) Запрс- pagnes perpétuelles, ainsi que les continuelles inquiétudes

uiacTCH гетману нм1ть съ крымски.мъ хаыомъ как1я бы

et agitations qu'elles comportaient, jointes à certains excès

то ни било сношсн1я H в.чЬпястся е.чу въ обязан- que se permettait i'hetman, sapèrent sa robuste nature et HOCTb им^ть съ хано.мъ мнръ тогда, когда укажегь , le «vieux Khmel» expira le 27 juin 1657 à Tchiguirine. иарское величество, ii) Дозволяется собирать доходы Mais avant de mourir il exprima le désir d'être inhumé въ .малоросс1йск11хъ городахъ воитамъ, бурмнстра.мъ, à .sa métairie Soubbotovo qu'il avait reconquise, ainsi райпа.мъ H лавннка.мъ и отдавать ихъ тЪмъ людя.чъ, | qu'il s'exprimait, aux prix de rudes peines et qui avait которыхъ пришлстъ царское величество. i2) Дозво- , servi de point de départ pour cette guerre, destinée à .чяется для coвepшeнiя «правъ и уставовъ» н.ч'Ьть ' délivrer l'Ukraine. La volonté de l'hetman lut accomplie людей .ч1стны.чъ, кто будстъ постарше, и об^шается et on l'inhuma à Soubbotovo, dans une église en pierre, ue посылать на Украину воеводъ, чтобы они не ло- érigée aux frais de l'hetman. En descendant le corps de Мали правъ, не чинили тягостей и не дЪлалн лю- Khmelnitsky dans la fosse, les cosaques sanglotaient si fort дя.чъ великой досады. 13) Даруется царскаго вели- que leurs sanglots couvraient les voix des chantres et le чсства прнвслсй съ псчатьми вислыми на то, 4To glas des cloches. «On eut dit que le soleil se voilait de

кто козакъ, тотъ и останется иолыпл.мъ KojaKO.Mb, а* кто крсстьяипнъ, тотъ и останется т1'.мъ же. 14) «ОбЬ- j шлется» царскпмъ ве.тпчество.мъ ^ка.топаниая грамота ' KicECKOMY митрополиту на митрополичьи маетности. Отдавшись МосквЬ и присягнувъ русскому царю на верность, Хмельииик1Г| и посл1'. того все еще не успоконлси и въ течете тре.чъ съ половиной л1.тъ воевалъ, уже какъ полданний московскаго царя, ;«одно съ русскими воеводами противъ иолвскаго короля. Но эти безирерыЕныя войны и связанныя съ ними постоянния тревоги и волнен1я. въ связи съ нЬкоторымп излишествами, как1я дозволялъ ссбЬ гетмаиъ, сломили его мощную натуру, и 27 1юля, 1657 года, «старого Хмеля» не ста.то. Хмслвниш<1й умерь въ города ЧпгиринЪ, но, однако, псрсдъ смертью, нпжелалъ быть по.хороиеишл.мъ въ свое.мъ хутор!; Субботов!;, который оиъ, какъ са.мъ говори.тъ, нргобрктъ К'ровавы.чи трудами, и изъ-за котораго у него возшп<ъ пламень войны, освободнвнпй ^'кpaпlly. Воля гетмана была исполнена, и его по.чороппли въ СубûOTOBii, въ KMMCMHoii церкви, сооруженной па гстманск1и коштъ. Опуская т1;ло гст.мана пъ могилу, К'озакп такъ громко рыдали, что черезъ н.чъ п.1ачъ не было слышно цсрковнаго и1;н1я и звона колоколовь. «То не чорни хмары ясна сонцс застылали, не буйн1и витры у тсмни.мъ лису бун1увалы, то козаки Хнельиицького у яму xop.a.ni, батька своего оплак-алм». При погрсбен1и Хмельнинкаю была масса народа и Kpo.Mt того присутствовали - посолъ польскаго короля Яна Казим1ра, Стаыиславь Бенсвск1й, и домашн1и секретарь гетмана, Самонл ъ Зорька, произнесши'! надъ прахомь умсршаго слово на нольскомь язьи<1;. Но было бы папраснымъ трудомт. искать въ настоящее время могилы Богдана Хмельпипкаго спустя семь л1пъ 1К)Сл!; смерти гетмана, во время борьбы полякоЕЪ съ запорожцами, пол1,с1;1й предводитель Чарнецкн"! ворвался въ Чигиринт, п велЬлъ выбросить кости Хмел1ДИ1цкмго изъ могилы на площадь, в1фоят!1о, сл1,дуя пословиц!,, что «и мертвому льву сл1;дустъ вырвать бороду».

noirs nuage.s que le \eut souillait en tenipê-te dans la foret .sombre! Mais non, ce n'était que le brnit des pleurs des cosaques, déposant Klimelnitsky dans la fosse et pleurant leur père». Une l'oule immense assistait aux oliséques de Klimelnitsl;y, mais il n'y avait pas là que le peuple, — il y avait aussi l'ambassadeur du roi de !'о1о,цпе lean- Casimir, Stanislas Benevsl;y et le secrétaire privé de l'iietman, Samuel Zorka qui prononça sur la tombe du défunt un discours en polonais.

Mais ce serait une peine inutile que de cherclier â présent la tombe de Bogdane Khmehiitskv; 7 ans après la mort de l'hetnian, au cours de la lutte entre les jx)lonais et les zaporogues. un chef polonais, Czarneckv envahit Tcbiguirine, fit arracher de la tombe les ossements de Khmelnitsky et les disperser aux quatre vents. 11 obéissait probablenknt au proverbe qui prescrit d'arracher toujours la crinière du lion, même (-s'il est mort>.

Воевода Адамъ Григорьевичъ LevayvodeÀdamGrigoriéviteh

Кисель. Kissel.

Время съ конца X\'l и до половины XVII сто- Dans l'histoire de la l'etite-Kussie 1а Гит du XVI siècle

лtтiя въ iiCTOpin МалоГ| Pocciii есть время разгара , et la moitié du XVII ont été l'époque de la lutte la plus

борьбы православ1я съ католичествомъ, время борьбь! violente entre l'orthodoxie et le catholicisme, de la lutte

русскаго низшаго 1ыселен1я, козаковъ. Mtmain, и des cosaques, des petits bourgeois et du peuple russe

черни, съ польскимъ панствомь, не признававшимъ contre les seigneurs polonais qui ne reconnaissaient au-

въ другомъ человЬк!., не-католикЬ и ис-шляхтичЪ, cuns droits à quiconque n'était ni catholique, ni noble

иравъ человека и граж-данина. Начало этом борьбы polonais. Cela commença à Brest en 1596 lorsqu on eut

положено въ гopoдt БрестЬ, въ 1596 году, 1К)СлЬ introduit dans la Petite-Russie l'Kglisc grecque unie sur

ппеден1я въ Малой Poccin такъ 1К13ЫваемоП nepicoB- l'initiative des jésuites dont le but était de dépouiller le

ной ynin, придуманной 1езуитамц для пpивeдeнiя peuple petit-russien orthodoxe de tout caractère person-

пpaвocлaвнo-мaлopocciйcкaгo народа сперва къ обез- nel et de l'amener ensuite au catholicisme et ,1 la lusion

ЛIlЧCнiю, a потомъ къ католичеству и полному сл{я- complète avec la population polonaise. Les propagateurs и1ю съ иольско-литовскимъ иаселен{смъ. ПмЪя ц■bлью^.de l'Hglise grecque unie qui tendaient Л l'unilication de

()оьсд11нсн1с государстнл, распространители цсрков-4'Го1л1, поп seulement n'atteignirent pas le Init visé, mais non yniii, ол11а1чП. ne to.ii.ko hc лостшлп этого, a, | encore ils divisèrent toute la population de la Petitcнапротпвт, ТОК), именно ст> этпхъ поръ разд-кшлп Russie en deux camps ennemis, — les «catholiques grecS" ncc насслсм1е польской Р1.чн-иосполптой на два вЪчно et les »scliismatiques« et creusèrent à jamais un abîme enвраясдебныхъ лагеря — «ун1атовъ» съ одной стороны , tre la population orthodoxe et catholique de la Pologne. II «HcyniaroBb", иначе «дизунитовъ» плп «схнз.мапи- , Protégés par le roi Sigismond III, ardent fanatique du ca- KOBT,» съ другой, M выкопали вЬковЬчную пропасть | tholicisme, les jésuites se mirent à persécuter cruellement .между православны.мъ ii католпческп.мъ иаселен1е.мъ ' l'orthodoxie et ces persécutions revêtirent rapidement des польско-лптовскаго королевства. Покровительствус- formes d'une violence inouïe.

Mue королем!. Спгпзмундомъ III, яры.мъ фанатпко.мъ Ce qui porta à son comble le désastre de l'Uliraine,

католичества, 1езупти иозлтпмп страшныя гонен1я на c'est que la classe des nobles de la Petite-Russie se joignit прапослав1с, которыя, усиливаясь съ необыкновенною aux jésuites, oubliant la religion orthodoxe et l'idiome ôbicTixiToû, выразились въ уиосаюшихъ форма.хъ на- ancestral, séduite par les privilèges illimités de la noblesse

Къ всл1п<ому ôiacTBiio >"крайны навстрЬчу ieayn-

polonaisc, comme le certifie un témoin oculaire, un étranger, un catholique, le français Beauplan, avait déjà honte de

TOUT, пошло П высшее или дворянское сослов1е .Ma- confesser une autre religion que le catholicisme, bien que ЛОЙ Poccin, которое, заОывь свою православную в"Ьру les représentants les plus puissants de cette noblesse fusil свой предк-оиск1й языкъ и соблазненное безконеч- sent de souche de nobles russes orthodoxes. On peut, en пой свободой польска1о пансгва. скоро выступило efTet, constater d'après les documents qui sc)nt parvenus врагомт. всего нравославно-русск-аго иаселен1я въ Kpa'fe. ] jusqu'A nous que toutes les notabilités de la Pologne, Iui;a iipoiu.io 50 л|-,тъ со npe.Memi 1:ведсн1я на Украйн-fc comme les Vichnévetsky, les Mossalsky, les Ostrojskv, \ nin, как'ь русское дворянство, по словамъ очевидца, les Ruzinsky, les Czartorysky, les Koretskv, les Sanи иригомъ тюстрлмпл, (|)ранпуза-католпка, Боплана, guszko, les Piuszko, les Tyczkiévicz et quantité d'auста.ю даже стыдиться нсповЬдывать иную BJ.py, кро.мЬ très, 140 familles environ, russes et orthodoxes depuis като.шчсской, хотя самые сп.п.ные и мо1'ун1ественныс un temps immémorial, embrassèrent le catholicisme bienпредставптели inoro Д1!0рянства bc.ui свой родъ огь tôt après l'introduction de l'Eglise grecque unie, et passèрусскихт. православныхъ дворяиь. II точно, пзъ до- rent dans le camp polonais entraînant à leur suite leur кумемглльныхъ данныхт,, дошедших ъ до naïuero вре- nom breuse valetaille.

менп, видно, что вс1. так1я именитости Польши, |;акь I-cs exceptions turent rares et les quelques nobles

BiiiuiieBCHKie, Moc;UbCK'ie, Ocтpoжcкie, Ружинскме, Чар- qui se montrèrent les champions de l'orthodoxie étaient

торыйскте, KopcHKie, Саьм ушки, Служки, Тышкевичи, bien connus dans les camps russe et polonais. On peut

Il MHorie друг!е, числомъ до 140 с|эам1гйй, йyдvчll citer dans la première moitié du XMI siècle; N'oronitch,

искони pyccKH.Mii 11 iicuoLiii православны.ми, скоро иослЬ ôpecTCKoii yiiiii приняли католичество и перешли вь ряды 11о.1яковъ, увлекши за собой .миогочис- .1еи11ую дворию свою или придворный оршакъ.

Laurent Drévinsky, Basile Litinsky, Joachim I-.rlitch, Adam Kissel et quelques autres.

Ce fut Adam Kissel qui prit la part la plus vive et la plus active aux événements qui précédèrent et suivirent l'époque de l'hetman Bogdane Khmelnitsky.

Adam Grigoriévitch Kissel était né à Roussilovo, près de Tchernigow et appartenait par sa religion et son origine, à une famille de russes orthodoxes, .■\yant débuté comme chambellan, Kissel fut ensuite juge général л Tchernisrow, staroste Л Xos.sovo, vavvode Л Breslau et

ск1й, Вас11л1й ,1пгт1С1ч1й, loaxiiMb 1-рл[1ч ь, Адам ь Ки- enfin vavvode et sénateur л Kiew; il resta fidèle à sa

ce.ib 11 нЬкоторые дрхтте. religion jusqu'à sa mort qui survint vers 165;.

Изъ Э1ИХЧ. (|)ам|]л1й .Лдамъ Кисель принималъ Et pourtant on ne peut pas dire que cet homme

самое живое и самое д-Ьяге.и.ное V4aciie i;b собы- russe et orthodoxe de nais.sance, fut tout à fait russe

т1яхъ до и во время гегмаиа Богдана Хмельницкаго. d'esprit et d'opinions; il était plutôt polonais qu'autre chose.

Адамъ Грпгорьевичь Кисель былъ родомь изъ Aussi, bien qu'il prétendit lui-même être un vrai russe, les

Брусилова, возлЬ Чернигова, ii по в-bpli и no проис- petit- russiens ne le considéraient pas comme tel. «Je

хожде1|1|0 принадлежалъ къ дворянско-православной suis du même sang que vous autres» affirmait-il à l'hetman

(|)ам11Л111. Начавъ свою службу съ подкомор1я. Кисель Bogdane Khmelnitsky. «Oui, le sang est le même, mais

былъ потомъ черниговскимъ генеральиымъ судьей, la peau est lithuanienne. « C'est pour cela que l'on voit

иосовскимъ старостою, брацлавскимъ воеводой и, на- souvent Adam Kissel jouer un rôle équivoque! il apparaît

консцъ, воеводой К1свск11.чъ II сенаторомъ ii сохра- simultanément comme champion de la religion orthodoxe

пиль свою вЬру до самой смерти, иослЬдовавшей et avocat des cosaques, ainsi que comme agent politique

около 1653 года. de la Pologne, conseillant en cette dernière qualité aux

Однако, не.м.зя сказать тою, чтобъ эготъ чело- cosaques de se soumettre aux polonais et de rester fidé-

1;1;къ, будучи iio происхождсн|]0 русскпмъ и право- les Л la République de Pologne, qui est Л ses yeux, .séduits

славнымъ, вь то же время по духу и но воззрЬ- par sa grande liberté politique, l'idéal de l'Etat sur la terre. 1мямъ прелстак ля.п, 11;!Ъ себя вмо.нгЬ русскмго 'к-ло- ^Courant, pour ain.si dire, deux lièvres à 1а fois, Adam Kissel

«schismatiqucD au traître il n'y a qu'un pas. Kcanmnis. dans les situations les plus embrouillées et les plus tlclicates, lorsque les polonais se voyaient trop acculés par les cosaques, le gouvernement polonais cliosissait toujours

пЪка: въ этомь civiat онъ Пыль CKopl.e поляк ь, * lie pouvait naturellement se concilier les sympathies ni нежели pyccKii':. Onoro, сипая себя истинно рус- i de l'un ni de autre parti, et tout en armant contre soi скн.мъ человЬкомъ, Кисель не Г)ылъ прпзнаваемъ за I les cosaques qui pillèrent et dévastèrent à plusieurs reтакового укранннамм. «Я kocti, отъ костей вашнхъ», ' prises ses terres, il s'exposait en même temps aux cruels доказывал!, онъ гетману Хмельницкому. «Косп.-то reproches des polonais qui le traitaient ouvertement aux V тебя наша, да юлько она обросла .1Я.дс1.к11мь мя- i séances de la diète de «scliismatique», ajoutant qu со.\1ъ«. Оттого же мы влдпмъ Адама Киселя очень часто въ двусмысленно!'! рол!!: 1;ъ одно и то же время ОН1. 1:ь1С1упаетъ н въ i;a4ecTi;i, заиштннка правосла- 1'.1я 1!Л1! печальника за козакош. и тутъ же въ качества пол11Т1!ческа10 агента отъ Польнш, совГ.тую- j AdaiTi Kissel pour entrer en pourparlers avec eux. comme maro козака.мъ покориться по.!Я!са.мъ н свято дер- l'intermédiaire 1с plus commode pour les deux partis. ■,|;аться РЬч!!-110сполнто!''|, которою онъ счптаетъ, по Ne partageant nullement la partialité de ses contem-

Hii!poKoi'i полптпмсско!"! свобод!., пдеаломъ 10судар- porains й l'égard d'Adam Kissel, nous sommes obligés стпа на зе.члЬ. ДЬ!'1Ствуя, та1;ъ сказать, на дггЬ руки, , de déclarer qu'il ne «trahissait» ni les cosaques ni les А.тамъ Кисель черсзъ это не мо1"ъ, разум'Ьстся, за- | polonais, et si ses actes sont souvent entachés de duс.1\жнгь cHMriaTiii mi ст. Toii, im съ лругО!"| стороны ; plicité et même de contradictions, cela ne découle ni de II, вызывая вражду прошвъ себя со стороны коза- 1а fausseté, ni de la cupidité de Kissel, mais de l'ambiковъ, НС разъ грабнвшн.чъ ii разоряитпхъ его нм'Ьн1я, guité même de sa position de russe et orthodoxe de naislIpI!Hvждeнъ бы.1ъ въ то же время выслушивать ;ке- sance — d'une part, d'homme à opinions et ,i idées de CTOide vripcKH со с гороны поля!совь, которые открыто, noble polonais, — d'une autre. Il n'était nullement coniia обшс-государствснномт, сс1ьмЬ, назы1!ал11 его «схиз- tre la classe des cosaques, il partageait entièrement матикомъ» H заявляли, чю отъ «схизматика» ..то , leurs aspirations à l'égalité en toutes choses, il recon- «здрайцы», T. e. нзмЬнншса, толысо одпнъ шагъ. II ', naissait leurs droits i l'existence, mais, plaçant les нрн Бссмъ томъ въ трудныхъ II самы.чъ текотлнвыхъ j intérêts de l'état au-dessus des intérêts d'une classe, il положсн1яхъ, когда полякамъ приходилось слпшко.чъ ; devenait ainsi hostile aux cosaques lorsque ceux-ci, ne itcHO отъ козаковъ, польское правительство нзбп- j voulant pas admettre la perlection du gouvernement de рало для псреговоровъ съ ними Адама Киселя, какъ 1а République de Pologne, la reniaient et levaient les самаго удобнаго посредника для обЬн.чъ сторонь. armes contre elle.

Отр'Ьшаясь О! ь нрнстрасгныхъ взглядовъ coi-.pc- Ceci posé, nous comprendrons facilement qu'Adam

мсннпковъ на Адама Киселя, мы до.1ЖНЫ сказать, что \ Ki,ssel ait dû traverser souvent moralement des périodes онъ не былъ «нз.ч'Ьннпкомъ» mi для козаковъ, ни ! tragiques, notamment dans les occasions où sa religion для поляковъ, Il если въ его д1.йст111я.чъ видны часто et son origine le faisaient pencher du coté des russes. двойственность ii да>кс 11ротн1;орЬч1я, то oirb выте- tandis que son idéal politique et ses idées de noble l'atк-али не изъ двуличное™ n споекорыст1я К11сс;1я, а tiraient vers les polonais, II3T, фальши самого положен1я его, съ одной стороны, какъ человека русскаго 11ро11схожден1я н православной вЬры, а съ другой, какъ чсловЬка польско-шля.чстскнхъ по11ят1й и вoззpbнiй. Онъ не вь1ступалъ протнвъ коза1;овъ какъ протнвъ сослов1я, онъ ЕПОЛН'Ь разд'Ьлялт. ихт. требова1Пя 1юлно11рав1я II вполнЬ прпзнавалъ за ними право на сушествоваiiie, но, ставя интересы государства выше ннтере-

Adam Kissel surgit sur la scène historique de la Petite- Russie 1 3 ans avant l'apparition du fameux hetnian Bogdanc Khmelnitsky; ou le voit paraître comme chani|iion de l'ijrtliodoxie dés 1632, après la mort de Sigisiiinnd III, à la diète convoquée à cette occasion. D'(.)rdina]re on procédait à ces sortes de diètes à une revision générale terminée par l'énoncé des réformes désirables que le roi futur aurait à accomplir. Tous ceux qui se conсовъ сослов1я, онъ тЬмъ самы.мъ становился враго.мъ 1 side-raient comme lésés, tous les mécontents profitaient

de cela pour exposer leurs griefs, tant les polonais d'origine que les russes qui suivaient naturellement leur exemple. I:n butte à de cruelles persécutions de la part du clergé catholique, les cosaques de la République de Установпвъ такую точку зрЬшя на личность Адама | Pologne, mettant à profit la prochaine diète, envoyèrent Киселя, мы поймемъ, что этотт. человЬкъ весьма часто ; des délégués spécialement élus dans la capitale de la Poпсрсжнвалъ въ своей душ! нстпнно-трагнческче мо- ! logne, porteurs d'un message au primat catholique; ils менты, именно въ т1.хъ случаяхъ, когда вЬра н кровь demandaient qu'on les délivrât de l'oppression" des caатскли его къ русскнмъ, а 1юл|гг11ческ1с идеалы н tholiques grecs que ceux-ci étendaient sur toute la popuдворя11Ск1я воззр1.1пя влекли къ полякамъ. ', lation russe en général. «Ils ont pris les couvents aux

Ha исторической сценЬ Малой Pocciii Адамъ Ки- i orthodoxes, ils ont supprimé les églises, interdit les сель явился уже за 15 л1;гъ раньше появлсн1я знаме- i fonctions municipales aux honorables bourgeois et semé Hiiraro гетмана Богдана Хмелыпткаго: онъ высту- ' le trouble dans la population rurale! les enfants restent iiii-ib. въ Ka4ecTi;t защитника 11равослав1я, ciuc въ j non baptisés, les hommes cohabitent avec les femmes 1652 году, noL\Tb смерти короля Снгизмунда III, на i sans bénédiction nuptiale, beaucoup passent de vie Л trépas iaKi. называсмомъ Koiii;oKauioiiiioMb сейм!;. Ha TaKOMii^sans pouvoir communier au lit de mort. Aussi nous vous

козаковъ тогда, когда К'озаки, не считая правительства РЬчп-посполитой совсршсннымъ правительствомъ, совершенно отрицали его и поднимали протнвъ него opy/Kie.

clilmI., oôuKiioixiiHd, лЬлался oôiuiii обзоръ царство-*. supplions lumiblcnicnt et rcspL-LtUL'usemciit, pcrc très

B.iiiiii у.мсршлго короли II въ злключс111с выставлялись bjat en Jcsus-Christ et gracieux seigneur, de bien vou- Tpcôoiiaiiiii, Bi. В11л|-. •/кслатсльиыхъ \My4iucuiri, для ' loir ordonner d'abolir sur le champ, avant le couronnc-

|1С11олнсн1Я оудутсму королю. Зтп.мъ пользовались ment du novcau souverain, cette lîglise grecque unie.

Bcb, счптавипс себя въ чо.мъ-лпбо обпженны.ми и récemment imposée, ainsi que tous les désordres qui en

чЬ.мъ-либо неловольны.мп, прежде всего коренные résultent.»

110ЛЯ1С11, л B.Mlicri; съ нп.мп, разумЬстся, п pyccuie. Mais cette supplique des cosaques lut trouvée im-

ПрсчсрпЬвая -/KCCTOKin ronenin со стороны католп- pertinente par les conseillers et la députation des cosa-

чсскаго духовенства, козацкос cocлoвic Малой Pocciii, ques fut forcée de quitter Varsovie sans avoir rien ob-

поспользовавшпсь предстоявшп.мъ ссп.мо.мъ, отправило tenu qu'un court message à l'armée cosaque, renfermant

черсзъ избранным, депутатовъ въ польскую столицу 1а réponse la plus vague.

ппсь.чо на п.мя перваго католцчсскаго ap.xiciiiiCKoiia Cependant lorsque la diète préliminaire fut suivie

11.111 npii.M.ica II въ то.чъ ппсь.чЬ просило объ устра- par la diète de l'élection, quelques membres de la noblesse

HOHiii «VTtcHCHii'i», как1я д-Ьлали yHiaTbi въ прошел- russe orthodoxe, indépendamment de la réclamation des

uiec uapcTBOBanie козакм.мъ ii все.му вообще рус- cosaques, réclamèrent aussi la liberté de confesser la re-

скому народу. «Они отняли (у правослапны.чъ) мо- ligion orthodoxe, et allèrent jusqu'à menacer, dans le cas

пастыри, уппчто/килп св. псрьвп, отстранили отъ où il ne serait pas fait droit ,i leur demande, de ne

городскихъ дол/К110стеГ| добродктсльныхъ мЪтаыъ prendre part л aucune dclibération tant que la question

Il зас.мутнлн ceльcкiI"l народъ; д'Ьти остаются некре- de la religion russe ne serait pas réglée. I-'un de ces

mcHHbi.Mii, взрослые сожнтельствуютъ бсзъ брачнаго hardis champions de l'orthodoxie fut .•Vdam Kissel. Hn

обряда, .MHoric разстаются съ жизнью, не получивъ face d'une pareille déclaration on décida de former une

цередъ смертью св. iipiPiaïueHi'.i. Поэто.чу всенижайше commission de catholiques et de non-catholiques char-

II псепокорыЬГпцс просн.мъ васъ. препслебнын во gée d'élaborer le règlement de la liberté religieuse pour

ХрнстЬ отеиъ ii .чплостпвип паиъ, пусть эта новоиз- les non-catholiques. .Mais les gens de boi sens protesté-

мышлснная у1ня со всЬ.чн безпорядка.чн, проистекаю- rent encore contre cette mesure qiii leur semblait entiè-

iiiiiMii нзъ НСЯ, будстъ уничтожена теперь же, до ко- rement superflue, parce que la religion orthodoxe, étant

poHauiii будущаго ]осударя>\ la plus ancienne dans le pays, avait le droit d'exister sans

Ho такая просьба козаковъ показалась дерзостью aucun règlement établi par la diète. "Ce n'est pas une

ралны.чъ пана.чъ, ii козашсн.чъ депутатовъ заставили , question théologique, disait Kissel, mais politique; il

уЬхать изъ Варшавы ни съ ч1..мт>, кром1'> краткаго, s'agit non d'une religion, mais d'une mesure, c'est .1 dire

съ самы.чъ иеоиредЬленнымъ отв-Ьтомъ, пись.ча на имя de l'égalité juridique.»

всего козацкаго Boi'iCKa. Cette résistance courageuse de la part des champions

dc l'orthodoxie, appuyée dans la suite par le jeune roi Ladislas IV, étranger à l'intolérance catholique, fit recon-

iiufi, то тутъ нашлись иГ.которыя лица изъ право- naître la religion orthodoxe par la diète de 1632 comme славно-русскаго дворянства, которыя, независимо отъ une religion officiellement tolérée dans l.i République de просьбы козаковъ, потребовали свободы иcпoIiЬдaнiя | Pologne. Le mérite d'.A.dam Kissel en cette affaire, pour ses православной вЬры въ стран!: ii даже грозили, въ ' cottemporains comme pour la postérité, est indiscutable. цротивно.чъ случа!,, отказаться отъ coB'bmaHifl о ка- car il en donna des preuves probantes en distribuant enкихъ бы то ни было дктахъ, пока не уладится во- suite ses biens mobiliers et immobiliers aux églises et иросъ о русской Btpt. Одничъ изъ таки.хъ-то см1.- et aux convents, ce qui lui procura l'immortelle renomлыхъ защптнпковъ пpaвocлaвiя былъ .Лдамъ Кисель, mée de zélateur de la foi orthodoxe. Въ виду такого заяглапя pi.iiieiio было устроить Sa réputation, en ce qui concernait sa position

KOMiicciio изъ католиковь и ие-католиковъ и пору- d'intermédiaire entre les polonais et les cosaques, est чмть этой KO.Miicciii выработать правила для свободы , toute différente. Kissel avait assumé ce rôle à l'époque irLpij нс-катол11К01П.. Ho блaгo.\lыcлящic люди воз- ! la plus pénible pour les cosaques du midi: battus en 1623 стали II противъ SToii .мЬры: эта .Mtpa казалась имъ au lac Kourouk, sur la rive droite du Dnieper, en aval совершенно излишней, такъ какъ православная Btpa, de Kiew, les cosaques ét.'iient très opprimés par les poкакъ са.мая древнЬйшая въ страна, п.чкта право на lonais. Ils étaient limités à un nombre de 6.000 hommes, свое cymccTBOBanic безъ всякнхъ правнлъ, составдяе- à la solde du gouvernement ne montant qu'à 60.000 мыхъ на ссймахъ. «Наше д-Ьло, говорилъ Кисель, не florins de Pologne par an; il leur était sévèrement interбогословское, a политическое; идетъ pt,4b не о вЬрЬ, dit d'entretenir toute relation avec les puissances étrana о Mi.pli, T. e. равноправности". gères et de se mêler de quoi que ce soit en dehors de

Такое .мужество, выказанное поборниками право- leurs affaires cosaques; ils étaient soumis à un fonctionслаи1я II под.тержанное потомъ молоды.мъ королемъ naire supérieur, lequel, bien qu'élu dans le milieu cosa- Влалпславомъ I\', заяг.ившнмъ себя чслов±ко.чъ чуж- que, était sanctionné par le gouvernement polonais et лимъ католической нетерпимости, сд'Ьлало то, что portait le titre de «doyen», au lieu de celui d'«hetman» православная вЬра открыто признана была польскн.мъ , usité chez les cosaques; les cosaques qui ne faisaient сеймо.чъ 1632 года за Btpy, вполн! законную, iiMt- I pas partie de la liste des 6.000 devaient se mettre à la юшую ncb права на cyшccтвoвaнie въ государства ^ disposition des starostes et des seigneurs et rendre à ces

РЬчп-посполптом. Туп. мслуга Лламл Kiiclvih и пс- * derniers tous les biens qu'ils leur avaient pris. Ayant рсд|. сопрсменнпками, ii перелъ потомками неоспо- restreint ainsi l'activité des cosaques par un cadre aussi рима, пбо п въ послЬлующсс премя, раздавая сиое и

дпижимос it недвижимое имущество на иерквн и мо-

Otroit, le gouvernement polonais, non encore satisfait, ne payait pas la solde de l'armée régulière, et cela pen-

насгырп, Кисель стяжалл, ceôt безсмертнос имя рев- | dant des années entières, bien qu'il usât d'elle dés qu'i

s'agissait de défendre les frontières de l'état. Perdant

Иною славою пользовался y современпиковъ Адам 1. toute patience, les cosaques dépêchèrent au roi, en 16^6 Кисель, какъ посреднпкъ .между поляками и коза- une députation ponr demander le payement de leur solde.

C'est alors qu'Adam Kissel apparut pour la première fois comme intermédiaire entre les polonais et les cosaques.

Se présentant devant la députation cosaque. Kissel commença par protester de son dévoùment pour les russes et pour leur religion, leur assurant ensuite que la solde, réclamée par les cosaques allait leur être payée, deman-

строго было BOCnpcutcHO сноситься съ ! dant seulement à la députation d'accorder un délai. I,e

délai .iccordé tut dépassé trois fois sans que les cosa-

To ни было нс-войсковыя дЬла; и.мъ приказано бы.ю ques vissent arriver

de la

somme qui

повиноваться выс1нему нравительственному лппу, хотя 1!ыбранному и изъ козапкой среды, но утиер/кдениому польски.мт. правитсльсгво.мъ ст, iiaHMeiioBaiiicMT. «старшого», а не «гетмана», к"акъ принято было у сами.чъ козаког.т,; Tt.Mb изъ нихъ, К'оторые не попа. m въ списокъ или рссстръ шести тысячт, человЬк т., велено было отдаться въ pacпopяvI;eнic старостъ и дЬдичиыхъ пановъ и приказано возвратить всЬ захвачеиныя земли и имущества пана.мъ. Поставивъ въ

leur était due. Perdant définitivement patience, ils menacèrent de se .soulever. Voulant prévenir cette révolte, Kissel, ainsi qu'il l'avoue kii-mème dans une lettre ,1 l'hetman Koniecpolski, recourut aux trois plus surs moyens: «il existe trois movens pour réussir quand on a à taire aux cosaques: il faut profiter de leur vénération pour le clergé du culte grec et de l'amour qu'ils professent pour le service divin, bien qu'ils ressemblent plutôt л des tatares qu'à des chrétiens; il ne taut pas perdre de

так1я тьсныя рамки л I. ист вш к'озаковт., правительство vue qu ils ont une crainte salutaire du nom du roi et Р1,чн-посполнтой H эшмь lie дов(х1ЬС1вог.алос1>; no enfin qu'ils sont enclins à s'emparer de ce qui est л 1г1^1ымъ годамь оно не плати. ю реестровому войску i prendre. Je me suis donc servi de ces trois movens.

жалованья, хотя и пользова.тос1. его услу1а.ми при оборон!; государственны.чъ гранипь. Тог. та реестровые козаки, выведенные изъ repHi.imi, отправили въ 1656 году къ королю депутатов ь сь просьбой выдачи пмт. законнаго жалованья. ЗгЬсь-го, впервые, и выстуиилт. Адамь Кисель, какъ иосредншгь мс/клу по. 1яками и козаками.

Явпвишсь персдъ козапкими дсиутатами, Кисе.п. прежде всего высказалъ прсданносп. свою русскимт, людямъ и русской вЬрЬ и затЬ.мъ зав1,риль i;ct;x ь in. томъ, что требуемое козака.чи жалованье ненре.мЪипо будет ъ и.чь упычено, но просилъ только депутаговь

En effiet. dans le but d'apaiser les cosaques, Kissel invoqua le nom du métropolite de Kiew, le nom du roi qui lui aurait, soi-di.sant, dépêché un mes.sage courroucé contre les cosaques et promettant le payement de la solde, (ce qui était faux), et enfin il recourut .'1 l'autorité de leurs doyens qu'il se concilia par des envois de présents et par des promesses de dilTérentes récompenses.

Cependant, quelques pratiques que fussent ces moyens, d'après l'opinion de Kissel, les cosaques, ne recevant toujours pas la solde promise, indignés en outre contre l'hetman royal qui avait laissé s'installer dans les bourgades cosaq'ies des soldats polonais, et contre l'usur-

обождать до извЬсгнаго срока. Однако, прошс.гь не ; pation par les polonais de la ville de Kherson.

олинъ, a три срока, a жалованья козакамъ не высылалось иоирежысму ни елинаго з.тогаго. Тогда козаки, выйдя окончат е. ii.no изт, гсри'Ьшя, iia4a.iii грозить воз.мущен1ями. 1\11сел1., чгобы предупредить

sérent une véritable insurrection. Pour étouffer cette insurrection le gouvernement polonais prit le p.irti de dépêcher aux cosaques, en qualité de commissaire, le même Adam Ki.ssel en lui adjoignant Stanislas Potocl;y et un

бунтъ, ириб'Ьгъ, по его собс1Ве1щому npHaiiaiiiKj вт, clerc du trésor aux gages du roi.

письмЬ къ коронному 1етману Конепио.и.скому, кт, трс.мъ, самымъ вЬрнымъ, мЬрамь: «ст. козаками могутъ удаться три способа: они уваж'аки ъ луховиыхт. греческой pe.iiirin и .иобять богос.1ужен1е, хогя сами больше походя г ь на тагаръ, чЬмь на xpncriaub; вовгорыхъ, на нихъ дЬйсгвуегь сграхъ королевскаго

Au conseil militaire, spécialement convoqué, les cosaques se révoltèrent, exigeant bruyamment des commissaires qu'on rendit à l'armée co.saque la ville de Kherson, où depuis longtemps se trouvait l'artillerie de l'armée, et qu'on leur lai.ssât les quelques canons qu'ils avaient pris récemment à Kiew. Les commissaires comprenaient par-

имени, a въ-третьихъ, они любитъ взять тамь, гдЬ ! faitement que les cosaques se révoltaient parce qu'on ne можно достать. Сообразно это.му я упогрсбилъ всЬ : leur payait pas leur solde et parce qu'ils ne voulaient pas три способа», il точно, для ус11окоен1я козап1Сой supporter les mesures prises contre eux par le gouverneмассы Кисель д'Ьйствовалъ на нее и имене.мъ кчсв- ment, lin face de leur surexcitation les commi.ssaires скаго .митрополита, и и.ченемъ короля, иисавшаго , n'osèrent p;is leur faire une réponse négative, leur déclaубдто бы къ Киселю ипсь.мо сь yrp(j3oii козакамь livrèrent qu'une pareille demande devait être adressée ,iu

съ oGtmaHicMb уплаты пмъ жллоианьл (чего въ д-Ьп- * сгш1тс.1Ы1()сг11 НС было) II, наконсиъ, авторптстомъ 1 пхъ '/КС старшпиъ, которы.чъ посилал1> подарки и оОЬталъ различный награды. |

Однако, какъ ни практичны были, па взглядъ Киселя, БсЬ эти три способа, но козаки, тЬмъ не Menhc, не получай отъ польскаго правптельстиа полол;ен11аго /Каловат.я, а также псгод\я на коронпаго гетмана за разстановку по козацкнмъ селен1ямъ поль- С1СЛГО liofiCKa и за захватъ поляками козацкаго города Корсуня, произвели настояи;1Г1 бунтъ. Тогда для усмирен1Я ихъ Н0Л1.СК0С правнтсльстпо р1;шпло отправить къ НИМ!., пъ качества комиссара, того же Адама Киселя съ прибавкой къ нему Станислава Потопкаго п с1;арбоваго 1П1саря съ к"оролевскимъ жалованьем!).

На собранной по этому поводу войсковой ралЬ козаки ПОДПЯ.М1 шу.мл. и потребовали oti> ко.мпссаровъ, чтобы войску возвращеиъ былъ городъ Корсунь, гдЬ оно съ давнпхъ порт, держало спою ар.мату или лртпллер!», п чтобы за нимъ остались rh немнопя пушки, который передъ т-Ьмъ захвачены были козаками въ KieB'b. Ко.чпссарамъ ясно стало, что козаки бунтовали какъ от-ь того, что не получали жалованья, Taicb и отъ того, что не 'желали терпЬть взятыхъ относительно ихъ правител1,ствен11ыхъ м-йръ. Видя сильное возбужден1с со стороны 1;озаковъ, комиссары, поэтому, побоялись отгЛ.чать 1гмъ отрпцаге.и.но п отг/Ьчалп вь гомъ дух!;, что съ такой просьбой они до.г/кпы обратиться кт. самому королю, а пока пр11°|детъ на псе отвЬтъ, они теперь же должны npiniecTH присягу въ соблюден1и прежняго договора въ КуруковЬ и обЬшать полное подчииен1е правительству РЬчи-посполптой. ПослЬ продолжительныхъ волиеи1й козаки подт. конецъ смирились и принесли присягу, п польс1;1е 1сомиссары сочли свою .мисс1ю впол1гЬ испатиеиноГь

Адамъ Кисель, возвратившись нзт> посольства, пнс;1лъ коронно.чу 1стману Сгаппславу Конецпольскому о результатах!, исреговорог.ъ ст. козакамп и вновь пысклзывалъ свои югляды на го, uaicb молаю привести козлковъ къ послуи1ан1ю~разъединнть пхъ между собой всю массу и держать, при иомопп! подаркоиъ, на своей сторона старшинъ.

Насколько д±йствнтельпы были подобныя м1.рь1, видно изт. того, что, въ сл1.дъ за от ь1;здомъ комиссаровъ въ Польи1у, ил Укрлпн!,, вт, начал!, октября того же 1657 1'ода снова подпя.юсь возмуи1ен1е иротивъ правите. п.ства Р1-,чи-посиолитой, и за козаик1я права выступили два вожака, Карпо Павлюкъ и Карпо Скнданъ. Тогда даже въ ii.Mi.Hin Адама Кисели составилась пипка бунтарей, отъ которой самъ 1пад1исиъ прпиуж.тенъ былъ бЬжать изъ собствениихъ атадЬн1й. Когда же, всл1аъ зат1..мъ, иротивъ Лаатюка и Скидана выступило польское войск'о, подь начальством!. Николая Потопкаго, то вь числЪ польски.чъ военачалынп<овъ былъ п Ада.мъ 1\исель, чернигоБСК1Й подко.мор1й и воевода иосовск1й. Видя, какъ козакч! выступали на битву иротивъ иол([ковъ подъ деревней Кумейками, Адамъ Кисель с-ъ горечью зам!ли.1!.: «ciacmje .поди, какъ c.\duo, какъ бодро

roi lui-même et qu'en attend.im l'arrivée de la réponse ils devaient prêter immédiatement le serment de respecter l'ancien traité de Kouroukovo et promettre une soumission absolue Л la République de Pologne. Après de longues tergiversations les cosaques finirent par se soumettre et par prêter le serment exigé, et les commissaires considérèrent leur mission comme bien et dûment terminée.

De retour de son ambassade, Adant Kissel écrivit à l'hetman royal, Stanislas Koniecpolskv, les résultats de ses pourparlers avec les cosaques, exprimant de nouveau ses idées sur la façon de s'y prendre pour réduire les cosaques. — qui était de semer la division parmi eux et de se concilier toujours les doyens par des présents.

Quant Л l'efficacité de pareils moyens on peut en juger par ce fait: bientôt après le départ des commissaires, au commencement du mois d'octobre de la même année 1637, une nouvelle insurrection contre la Pologne éclata en Ukraine sous le commandement de deux chefs. Karpo Pavliouk et Karpo Skidane. Dans le domaine même d'Adam Kissel on vit se former une bande d'insurgés qui mit en fuite le propriétaire lui-même. Bientôt après, lorsqu'une troupe de polonais, commandée par Stanislas Potocky se mit en campagne contre Pavliouk et Skidane, parmi ses chefs se trouvait aussi Adam Kissel, vayvt>de de Nossow. Sous le village Kouméïki, en observant les cosaques qui s'avançaient au-devant des polonais, Kissel remarqua avec amertume; «avec quelle bravoure et quelle audace vont ces braves gens au-devant de la mort! Pourquoi faut-il qu'ils marchent ainsi contre leur propre souverain et contre la République de Pologne, au lieu de marcher contre les ennemis de la Sainte Croix!» Après la bataille de Kouméiki, comme on se préparait à se battre ;\ Borovitsa. .Adam Kissel s'adressa aux cosaques en les adjurant de se calmer et de livrer les instigateurs de l'insurrection, promettant au nom du roi la grâce de tous les coupables. Mais les cosaques ne croyaient plus ni les polonais, ni Adam Kissel. le combat eut lieu et les cosaques furent battus par les polonais à Borovitsa, après quoi on leur dépêcha de nouveau le même Adam Kissel comme commissaire.

Accompagné par .son camarade Stanislas Potocky. Adam Kissel se présenta aux conseil des cosaques, les accusant d'avoir commis un crime tel que jamais on n'en avait vu de pareil, depuis que la terre existait: non seulement ils avaient attenté à la vie des soldats de leur souverain, mais encore ils avaient voulu appeler à leur aide les tatares, aussi «avaient-ils signé eux-mêmes leur propre condamnation pour une pareille trahison»; роит les punir, le «doyen» élu par eux serait remplacé officiellement par lliasch Karaîmovitch auquel ils devaient se soumettre sans réplique; on leur enlevait tous leurs canons, tous les insignes militaires, tous les droits juridiques et électoraux, toute leur autonomie; dorénavant, au lieu de colonels élus par eux. ils n'auront que des colonels nommés par le ■Touvernement lui-même; les enfants des cosaques, comme des enfants de traîtres, ne seraient plus inscrits dans les régiments cosaques, et enfin tous les cosaques étaient sommés de prêter Л nouveau le serment de fidélité au n^i „et Л la République de Pologne.

(o\n\) плутъ пл смерть! Зач-Ьмъ плутъ они на своего'^' Telles furent les coiiditidiis que Kissel Jkta aux c(iгосудлря-короля II РЬчь-поснолитую, a ne на ирагоиъ saques Л Borovitsa.

Христова креста!» Посл1; сражеи1я подъ Кумейками и въ виду новой битвы подъ Боровнцсй Лдамъ 1\исель обраииался къ козакамъ со словомъ yBbHiauiii прекратить буптъ и выдать зачиннинювъ, ручаясь именс.мъ короля про1нен1с.\п, всЬ.мъ виновникамъ. Но козаки ис вЬрилн полякамъ, не вЪрилн и Адаму Киселю и вновь выстунили на битву и были побЬждены поляками подъ м. Боровицей, и тогда къ нимъ снова иосланъ былъ, въ качеств! комиссара, Адамъ Кисель.

Выстуиивь на козацкой рад!, Кисель, вмЬст!. съ .чрупьмъ товарищемъ Станиславомъ Потопкимь, укориль к'озаковъ въ томъ, что они совершили прсстуилсн1с, неслыханное отъ в^ка в!ковъ на св-ЬгЬ: не только подняли руки на войско своего государя, но даже хот1">ли ириатечь къ своему тзозстан110 татаръ, и потому, «за такую пзмЪну подписали приговоръ соб- CTiicnHoio своею кровью»: они лишились выбранил! о ими «старшого» Скирскаго, вмЬсто которлго имъ назначался отъ правительства Ильяшъ Караимовичъ и которому они должны были повиноваться безпрскословно; кромЬ того у нихъ отбирались Bct оруд1я; Bct войсковые знаки h.hi клейноты, всЬ права и вольности на избран1е старпшны и на самоупрлвлен1е; вместо выборныхт. полковннковъ съ этихъ поръ козакп должны имЬгь полкопниковъ, которые будутъ назначаться самимъ праиительствомь; съ этихъ же поръ дЬпп к-озаковь, какт. д!ти пзм1;иниковъ, лпииаютсн права быть заиисаннь1ми въ козацк1е полки, и, наконецъ, въ заключен1е всего козак'и снова должны были пр1И1если присягу на г/Г.рность королю и РЬчи- I юс пол I M ой.

При всемъ томт., когда посл1; ус.мпрен1я козаковъ глав1п.1е руководители и.чъ, Карпо Павлюкъ, Васпль Томилсико и ТТванъ Злый были доставлены въ Варшаву для казни, то за нихъ горячо вступился тоть же Лда.мъ Кисель: «они сдались добровольно: я поручился, что РЬчь-посполитая даруетъ имъ жизнь; иначе, они защищались бы до последней возможности. Пели теперь, несмотря на мое поручительство, ихъ казнятъ, ю это подорвстъ Btpy въ слово не только поручителя, но и довЬрители, т. с. Р1.чи-посполитоп». Несмотря, однако, на такую рЬчь Киселя, Паатюкъ, Томпленко и Злый бы,1и казнены.

Cependant, l'insurrection des cosaques apaisée, lorsque les principaux meneurs, Karpo Pavlioul;. X'assil Te uni lenko et Jean Zlyï furent amenés à Varsovie pour y être exécutés, le même Adam Kissel prit chaleureusement leur défen.se: «ils se sont rendus volontairement; jiî me suis porté garant au nom de la République de Pologne qu'ils auraient la vie sauve, sans quoi ils se seraient délendus jusqu'A la dernière goutte de leur sang. Si on les exécute ,i présent, malgré ma caution, cela détruira toute foi en la parole, non seulement du répondant, mais encore du commettant, c'est à dire de la République de Pologne." Le discours d'Adam Kissel n'v fit rien: les trois nieneuis furent exécutés.

Tel fi.it le rôle d'.\dam Kissel auprès des polonais et des cosaques avant l'insurrection de l'iietinan Bogdane Klimelnitsl;y. Tel fut le rôle qu'il devait jouer plus tard, tant que dura la lutte des cosaques et des polonais â l'époque de Khmelnitsky.

Lorsqu'on vit poindre Khmelnitsky .'i l'horizon hi>torique, le vavvode de Braczlaw, Adam Kissel, comme la plupart des purs seigneurs polonais, ne lui accordèrent aucune importance sérieuse, supposant que les choses s'ar rangeraient sans qu'on en vienne aux mains. Encore Kissel. soutenu par le chancelier Ossolinsky et quelques autres, conseilla-t-il du moins à l'hetnian royal Potockv. qui .s'entêtait à vouloir amener Khmelnitsky à la soumission au moyen d'implacables représailles, — d'employer plutôt avec le «rebelle» la bonté et la persuasion. Kissel croyait, comme les autres seigneurs polonais, qu'il serait fitcile d'étoullcr l'insurrection suscitée par Khmelnitskv et qu'il n'v avait pour ai river à cela, qu'.'i s'emparer de l'in.stigateur lui-même. Dans ce but Kissel entama des pourparlers par écrit avec les v.iyvodes russes limitrophes, et. se basant sur le traité entre la Ru.ssie et la Pologne, leur demanda de s'em|iarer du uicherkesse rebelle» et de l'expédier en Pologne. Les vayvodes russes répondirent ;\ Ki.ssel qu'ils étaient tout prêts .\ servir la Pologne. Mais grâce Л la vigilance de Khmelnitsky les ré|ionses des vavvodes ne parvinrent p.is Л Adam Kissel et tombèrent même entre les mains du «tcherkessen, et précisément dans un moment où l'hetnian avait déjà remporté les deux brillantes victoiies sur les polonais aux Eaux-Jaunes et Л Kher.son et où il venait d'envoyer lui-même une députation Л Vaisovie, profitant de l'élection du nouveau roi.

Devançant alors Khmelnitsky, .^dam Kissel lui expédia une lettre dans laquelle il se recommandait à lui. comme un homme profondément dévoué à la religion orthodoxe, et comme tel, digne d'une confiance absolue; il affiimait qu'il ne voulait que du bien Л KhmelniLsky et le conjurait de congédier sans retard les tatares, de suspendre les ma.ssacres et d'envoyer Л Varsovie une dépuration chargée de conclure la paix avec la République de I Pologne, car il n'y a pas au monde d'état supérieur à la j Pologne, vu «que c'est le seul pays libre qui soit au monde".

Bien que Khmelnitsky eût en sa possession les lettres

ней .M-fcpt, Кисель, BMtcrt съ канилсромъ Оссолин- ' de Kissel aux vayvodes russes et bien que l'armée cosaски.чъ и другими, coBtTOBa.TT. коронному гетману^ que ne voulut pas entendre parler de paix avec les polo-

- uS

IIoTOiu;oMy, задатисмуся мыс.и.ю привссги Х.мс.и.пии-" капз К1> покорности мЬрамп бсзпоталиоГ: кары, мютрсПнгь съ OTMoiucuin «бунтовщика» милость и уОЬ- /клсн1с. Такт, же какъ п npoMic 110Л1.ск1с паны, Адамъ Кнссль пола1ал1., что подпитое Хмсльннцкпмъ нозcTanic легко усмирить: стоитъ только захватить въ руки самого ьинопннка возстан1я. Для этого браплапск1Г| поспела пступплъ въ переписку съ московскими порубежными воеводами, прося ихъ, на осноcanin существопавшаго договора между Poccieft и Полыиси, изловить «свосвольнаго черкешснина» и доставить его въ Польшу. MockobckIc воеводы отвечали Киселю полною готовностью служить ПольшЬ. Однако, благодаря бдительности самого Хмельнипкаго, oTiriTbi восводъ не только не дош.м! до Киселя, а попали въ руки «черкеишнина» и именно въ то время, к'огда гег.маиь уже одержал ъ дв'к блистательный побЬды надъ поляками, подъ Желтымн- Водами и иодъ Корсунемъ, и когда онъ отправилъ отъ себя депутатовъ въ Варшаву въ виду выборовъ новаго 1сороля. Тогда Адамъ Кисель предупредилъ Хме.п.ипикаго и отправилъ къ нему письмо, въ которомъ указывалъ на себя, какъ на человека, который глубоко преданъ православной вЬрЬ и потому пмЬстъ право на дос'1".р!е къ ceôti, который желастъ Хмельницкому одного добра, только добра, и который, 1ю:)тому, просмтъ его немедленно отослать отъ себя larapii, прск-ратпть кровопролит1е и прислан, вь Вариьтву депутатовъ для прпмирсн1Я сь Р1,чыопосиолитою: н1лъ лучше въ Mipt, государства, какъ Польша, ибо «только она одна во всемь cbI/i Ь нлслаж'дается свободой » .

Несмотря на ю, что войско козацкое и слуикпь НС хогЬло о примирсн1и съ поляками, Хмельницк1й 1;се-так'и написаль огв1лъ Киселю на его письмо и иросилт. iipil.xaib на >'краГшу для иереговоров'ь о мир!..

По Киселю на ;)Тотъ раз ь не суждено было лично говорить съ Хмельницкимъ. Прежде чЬмъ отправиться лично къ гетману. Кисель отправилъ къ нему под'ь БГ.лую-П.ср1сов1> собствснныхъ посланцевъ съ ■|рсбован1ями ceiLMa объ отдач!, взятаго козакамп у ииляковъ, во время сражен1я, оруж1я и объ удален1и 01ъ себя татаръ, но съ умышленным!. умолчан1емъ о козапкпхъ иравахъ и польностяхъ. Вдобавокъ кп. этому тогь же Кисель и въ то же самое время огпра1;плт. отъ себя письмо въ Москву о томъ, что Хмсль!шцк1й, поднявъ бунтт> противъ Р|-.чи-11осполитой II призвапъ па помошь къ себЬ татаръ, жаждаль юлько крор.и христ1апъ, а его козаки думали голько о добыч!, и грабсжахъ, по каковой причин!; ХмельнгиИчаго нужно считать жестокимь врагомъ Польиш и въ то же время Москвы.

Только noivri; этого Адамъ Кисель собрался въ путь, по пока оиъ добрался до мЬста своей поездки.

n.iis, Klimeliiitsky répondit Л l\is;cl. le pii.iiit Je \enir en Utcraine pour les pourparlers.

.■\ la rOception de la réponse de Khmelnitsky les conseillers décidèrent de dépéclier auprès de lui Adam Kissel en qualité de commissaire, accompagné de quelques autres seigneurs. Mais en même temps il fut décidé en grand mystère d'envoyer contre Klimelnitsky une nouvelle armée.

Mais cette fois-ci Kissel ne devait pas traiter per.sonnellemcnt avec Khmelnitsky. Avant de se mettre en route Adam Kissel lui dépécha lui-même à TEglise Blanche des émissaires, porteurs des réclamations de la diéte qui exigeait la reddition des armes que les cosaques avaient prises aux polonais et le renvoi des tatares; c'est à dessein qu'on ne soufllait mot des prérogatives des cosaques. Kisscl envoyait en même temps Л Moscou une lettre dans l.kiuello il disait que Khmelnitsky s'était insurgé contre la Pologne, avait appelé les tatares à son aide, se montrait assoilïé du sang des chrétien?, tandis que ses cosaques ne rêvaient que hutin et pillage, et cela donné, qu'il fallait considérer Khmelnitsky comme un cruel ennemi de la Pologne, en même temps que celui de la Russie.

Ce ne fut qu'après avoir lait tout cela que Kissel se mit en route, mais avant qu'il n'atteignit le but de son voyage, Khmelnitsky fut déjA informé des plans des polonais en train d'organiser une armée importante pour la mener contre lui. Il n'accorda plus à l'émissaire des polonais qu'un mépris absolu, et Kissel, qui apprit à son tour que le chet des cosaques avait démasqué les plans des polonais, rebroussa chemin.

Bientôt après eut lieu la bataille de Piliava et cet intervalle fut pour .Adam Kissel une des périodes les plus tragiques de .son existence: en ellet, lui, orthodoxe, il se voyait obligé de se battre contre des orthodoxes, et. — magnat polonais, se voir accu.sé de trahi.son par les magnats polonais. «Mes services et mes eflorts sont payés en insultes et en in; r.ititude. Interroge/ mes compagnons d'ambassade sur les outrages dont nous ont abreuvés les cosaques ; notre vie même était menacée par les paysans déchaînés, rendus impudents par le succès! Ht nous voici finalement en butte aux insultes et aux outrages de nos frères."

Niant toute intention de trahison envers les polonais et poursuivant toujouis son idée, .Xdam Kissel définit le rôle joué par lui avec une netteté qu'on ne retrouve plus chez lui ni avant, m après. 11 resta fidèle ,1 cette opinion-l.i jusqu';"! la fin de ses jours. «Je suis désigné pour con.sommer la paix, établir la concorde et non pour être le messager de la guerre; que n'ai-je entrepris, que n'ai-je SLipporté pour parvenir i"! la paix désirée, pour rendre ma patrie heureuse? Ma vie a été menacée, mes terres dévastées, j'ai subi des insultes, des blessures plus amères que la mort même; et voici que dans la même main qui devait vous apporter le rameau d'olivier, je tiens un glaive! Je suis gentilhomme polonais et sénateur... Je n'ai rien de commun avec les rebelles, car il n'v a pas de gentilliommes parmi eux. Je professe la religion orthodoxe et je suis toujours prêt Л la défendre, mais je suis le premier Д désirer que l'hydre de la rébellion soit étoullee par la main d'Hercule... Mais vous demandez ce qu'il faut faire? .Guerrover, mais non se battre, répondrai-je: il n'y a que

гЬ.мъ врсмснс.мъ Х.чсл1.1111Цк1Г|, узнаиъ о пллиа.чъ по-*раг des Icnkurs et des atcrmoicnicins que ikhis puissions

obtenir la plus siire des victoires et la paix la plus solide... Soyons bons envers les rebelles, laissons leur le temps de revenir à eu.x mêmes et ils redeviendront soumis d'eu.x-mêmes.»

Adam Kissel garda encore son rdle de paeitieateur pendant toutes les autres guerres des polonais et des cosaques de l'époque de Kbmelnitsky, mais jamais ses intentions n'atteignaient leur but; .Adam Kissel ne .saisissait pas les causes du mouvement des cosaques, tandis que Bogdano Kbmelnitsky, lui, ne pouvait .saisir l'idéal des lionimcs d'état polonais qui ne connai.ssaient pas de <'pavs plus libre que la Pologne». .Vméremeiit déçu dans sa mission politico-pacificatrice, .-\dam Kissel descendit du moins au tombeau avec la conscience d'avoir réellement été le lils ortbodoxe de l'église orthodoxe, pour laquelle il n'a-

.■|яковъ, собпраг.ишхъ протпвъ него оольшое иопско, г-ыказалъ полное Henmi.Maiiic къ Ада.чу Киселю, какъ польск'о.му лепу1ату, п тогда Кпсел!.. пъ сг.ою очередь узнапъ о то.мъ, что планы поликовъ уже стали miibcTHu во'/кдю к'озаковъ, по1;срнулъ назадъ.

Передъ отвой подъ Пплявой, тотчасъ за сп.мъ послФдовавшей, воевода Адамъ Кисель перс/кплъ одпиъ пзъ са.мы.хъ трагпческпхъ .мо.чснтовъ своей /кнзпп, когда е.му, съ одной стороны, какъ православному чсловЬку, при.ходплось сражаться протпвъ православны.хъ, а съ другой, какъ польско.му магнату, приходилось выслушивать обвпнен1и въ измЬн!; отъ польскихъ магнаювь. «За мои услуги, за мои стаpauin мнЬ платятъ оскорблеи1имп и неблагодарностью. Спросите товарищей .моихъ, ко.миссаровъ, как1я обиды lepirluH мы отъ козаковъ, какъ самая жизнь наша : vait épargné ni ses forces ni ses biens была въ опасности отъ необуздаТ!наго мужичья, наг- | .laro въ счастьи! II вотъ, наконсцъ, нртилось на.мъ тсри'Ьть обиды и оскорбленгя отъ своихъ братьевъ».

Снявъ съ себя всякое подозрЬн1е въ пзмЬнЪ полякамъ п развивая свою мысль дальше, Адамъ Кисель при это.мъ выс1;азаль взглядъ на свою роль съ такой опрсд'Ьленностыо, какъ нигдЬ ни раньше, ни посл+. того, и этому взгляду онъ остался вЬренъ до конпа свои.хъ дней. «Я пзбранъ совершителс.чъ мира, устлнопителемъ соглас1я, а не феп1ало.мъ, не в'Ьстникомъ войны; чего не иредпр1шпмалъ я, чсю не иретерпЬвалъ, чтоб1> достигнуть желаниаго ycnoKoenin, доставить отечеству благополуч1е? Жизнь моя была въ опасности, 11мЬн1я мои разорены; ругател1,ства, невыразпмыя оскорблсн1я для меня горше смерти; и вотъ послЬ всего я держу мсчъ въ той рукЬ, въ которой долженъ былъ нринесть вамъ оливковую в!,твь! Я польсктй дворянинъ п сенагоръ... Я ничего не nMtio обшаго съ .мятежниками; та.мъ нЬтъ дворянь. Исповедую православную вЬру и всегда готовь защищать ее, но желх1ъ бы первый, чтоб1> гидра мятежа пала подъ геркулесовскою рукою... Но вы спрашиваете, что д-Ьпать? Воевать, но не сражаться — отвечаю я: медлешюстыо, проволочкою времени .мы може.мъ достигнуть вЬри±йшсй победы п прочиЬйшаго .мира... Окаже.чъ мятежника.мъ милость, дадимъ п.чъ время опомниться, и они захотятъ возвратиться къ ирсжнимъ обязашюстямъ повииовен1я«.

Своей роли примирителя между козакамп и поля|;ами Адамъ Кисель не нокпдалъ и въ постЬдую- Н11я за тЬмъ польско-1созапк1я войны времени 1етмаиа Богдана Хмслыпшкаго, но ирнмирптельныя нам'1.ре1Йя его нигде не достигали ц1,ли: Адамъ Кисель не поиималь причииъ |;озапкаго дв1Г/Ке1Йя, а Во1,танъ Хмелышци1й не понималъ идеа.ювъ ио.и.скихъ государственнпковъ, дли которыхъ не было «6o.rLc свободной страны, К"акъ РЬчь-посполитая». Горько разочарованный въ своей полптичсски-прпмпрительиой мисс1п, Адамъ Кисель соше.1ъ въ могилу, по крайней .Mi.pt съ ясиы.чъ созна1|1емт> тою, что онъ быль истинно православный сынъ православной перкли, .гтя которой онъ не шадп.гь ип свои.хъ силь, ни свопхт, матср1альных1. средствъ.

Полковникъ рееетровыхъ мало- 'Le colonel des régiments réguроесшекихъ полковъ. ' liers petit -russiens.

Тысяча- диЬсти -сороковом годъ — замечательный Dans l'iiistoirc de la Russie mOndiniiale l'année 1240

юлъ иъ iicTopiii южной Poccin: пъ :потъ год1, сто- est une date marquante, celle de la conquête de sa capi- ■ iniia СЯ, славный городъ Kicm., запоспана была при- ; taie, la glorieuse ville de Kiew, par les sauvages tatares шсдптмн пзт> глубпни Аз1п дмкп.мн татарами. Съ venus du fond de l'Asie. A partir de ce moment la т\,къ поръ кпкная Русь, постепенно ocлaôtвaя п по- Russie méridionale s'alTaiblit de plus en plus, déchut et степенно упадая, слЬлалась достоя111смъ сперва вслп- \ devint la proie, d'abord des grands-ducs lithuaniens, enкн.чъ лптовскп.чъ князей, a потомъ польско-лптов- j suite des rois de Pologne et de I.ithuanie. En 1362 Kiew скп.хъ королей. Въ 1562 году 1\1свъ завоеванъ былъ | tomba au pouvoir du grand-duc lithuanien Olghcrd Guéвслпкпмъ князсмъ лптовск'пмъ Ольгердомъ Гедпмп- j diminovitch; en 1569 la principauté de Kiew, ainsi que ионпчемъ, a иъ 1569 году к1свское княжество съ дру- 1 d'autres provinces encore, après l'alliance survenue entre la I ПМИ облаегя.\т, въ силу ynin, происшедшей ме'/КД\' ' Lithuanie et la Pologne, proclamée à Lublin, furent sépa- Лптвой и Польшей и объявленной въ город!; Люб- ] rées de la Lithuanie et annexées .1 la Pologne. La Petite .nmh, было очдГ.леио оть Литвы п присоединено не- i Russie lit ainsi partie de la Pologne jusqu'à l'époque de посредственно къ ПольигЬ. Въ такомъ сосдпнен1п съ l'hetman Bogdane Khnielnitsl;y qui l'enleva .\ la Pologne Польшей Малая Русь на.ходплась до времени гст.маиа et la réunit en 1654 .\ la Grande-Russie. Богдана Хмельнипкаго, которь1Й, оторвавъ ее отъ Pendant que la Petite-Russie était dans la dépendance

польской Р1,чп-пос1Юлитоп, пъ i6s4 году, прпсоедп- lithuano-polonaise, apparut et se développa la classe des im.M, къ Be.iiiKon Poccin. cosaques qui joua un rôle tort important pendant presque

B'b тсчен1е лптовско-иольс1саго иер1ода въ Малой 250 ans. La Petite-Russie, placée pour ainsi dire sur un

pied de guerre et qLii devait .Sf)n existence même аи.ч co- .saques, s'appuyait sur des principes nationau.4 et cosaques. Son administration, ses tribunau.x, ses coutumes militaires conservèrent un caractère éminemment local, et bien que l'inlluencc de la Pologne se fit naturellement sentir, la Petite-Russie garda ses principes nati(inaux. On sait, par exemple, qu'au XVI siècle le roi polonais, Stéph.ine Bathory, tenta d'organiser les cosaques en armée régulière на Украину въ этомъ OTHOiueiiiii ne могла не вл1я1Ь ; et forma dans ce but 6 régiments réguliers de i.ooo ta- П Польша, но все же въ обшсмъ пъ основан1и п.хъ лежали чисто-народныя малоросс1йск1я начала. Такъ,

Poccin 1юзникло и развилось козапкос сослов!е, ко- "юрое играло вт. iiei'i вьцаютуюся роль въ тсчен1е почт дг.у.хсоть-пягпдесяти л'1,гъ. Поставленная, так'ь сказать, на военное no.ioviceiiie и обязанная своимъ су|цест1;ован1емъ К'озапкому coc.iouiio. Малая Русь и упрашялась на народно -козапки.чъ началахъ. Админ1|сграп1и, судоустроисию, военные порядки въ Малой Poccin за псе это время были мЬстнь1е, и .хотя

milles chacun. On octroya à ces régimets le droit d'élire leurs chef, c'est Л dire le doyen, le capitaine, le juge et 13вЬстно, что въ XVI nbKt иольск1п король Стсфанъ | le clerc, ainsi que le droit d'avoir leur propre tribunal Батор1й пытался организовать малоросс1йскос коза- i dans la ville de Trekhtémirow. Mais comme en outre de честпо M для того ввелъ такъ называемый ресстръ ces б.ооо hommes il restait encore quantité de cosaques или сппсокъ козаковъ, кл'да вошло 6 полковъ по юоо que la réforme de Bathory forçait de passer à la classe ссмсйствъ въ каждомъ полку. Этимъ полка.мъ даро- des serfs et de reconnaître le. pouvoir des seigneurs polo-

naiio 0ЫЛО право выоора восины.чъ начальншчовъ, т. с. crapnioro, асаула, судьи и писаря, а также право учрс'/и"ден1я собственнаго судебиаго трибунала въ re-

nais, cela provoqua immédiatement une lutte entre les cosaques non enrégimentés et les seigneurs polonais. Cette lutte dans laquelle les cosaques avaient tantôt

попало всего лишь бооо чслов1,къ козаковъ и такъ к"акъ ио.чимо рееетровыхъ оставалась ente пЬлая масса козачества, которая должна была, по реформа Бато-

родЬ ТрехтемировЬ. Но такт, какъ въ этотъ рсестръ dessus et tantôt le dcs.sous, les força de se rallier entre

eux et de s'organiser Л leur fai;on. A mesure que le temps s'écoulait, l'hostilité des polonais et des cosaques s'exaspérait de plus en plus, et de plus en plus les cosaques р1я, отойти m. крЪиостиому coc.ionira и признать ! s'éloignaient de la Pologne. Et lorsque, aux persécutions иадъ собой власть польскихъ пановъ, то это обстоя- | qu'il faisait endurer aux cosaques, le gouvernement polorc.ibCTBo тотъ же часъ повело къ борьбЪ между | nais ajouta des persécutions contre l'orthodoxie, la guerre

éclata dans tous les coins de la Petits-Russie, les cosaques s'emparèrent de l'autorité et organisèrent à leur manière l'administration, les tribunaux et les usages militaires pour toute rUl<raine.

Эта борьба, приводившая не разъ козаковъ то къ побЬла.мъ, го къ поражхчпямъ, заставляла пхъ сплачиваться между собой и орга1шзовагься на свой собстпенный ладъ. ЧЬмъ дальпк-, тЬ.чъ пражла меясау иоля1;ами п козакамп все болЬе и болЬс обострялась, и B.M'bcii. съ тЬ.мъ, ч1.мь дхи.ше, т1"|.чъ козакп все больше и больше обособля.гись отъ Польиш. Когда же польское правительство къ первой прпчтгЬ loiic- 1|1я козаковъ прибавп.к) еще новую причину, ronenie за iipaBociafiie, го тогда бой закпп1-..1ь во вс1,хъ .м!;-^

Cette lutte séculaire aboutit au détachement de la Petite- Russie de la Pologne et à son annexion .1 la Russie, accomplie par l'hetman Bogdane Khmelnitsky.

Le t.sar russe, Alexis MiMiailovitch. en prenant rUl;raine sous .sa «haute protection», reconnut, par décret souverain, les formes de son organisation cosaque. «Xous, grand souverain, majesté impériale, avons octroyé notre ta\cur

стахъ Малом Pocciii, и козачестпо, заняиъ первенствующее MtcTO среди другпхъ coc.iOBifi, выработало совершенно своеобразные порядки въ адмпы11страц1|1, судоустропствЬ II военной сфсрЪ для всей Украины.

Псходомъ этой в1;ковой борьбы было отд'Ьлен1е Малой Pocciii отъ Польши и передача ея гетмано.мъ Богдано.мъ Хмельн11ш<11мъ .Москв'Ь.

MockobckIm царь A.ieKctfl Мпхайловичъ, принимая подъ свою «высокую руку» Украину, даровалъ ей царскою грамотою подтвсряуден1с прежняго адмпнистратпвно-судсбно-козацкаго упраа1ен1я. "Мы, велнк1й государь, наше царское величество, подданного нашего Богдана Хмельницкого, гетмана войска запорожского, и все нашего царского величества войско запорожское поихаловалп, велЬли имъ быть подъ нашею царского величества высокою рукою, по прежнпмъ правамъ и привилсг1ямъ, каковы даны имъ отъ i королей польскихъ и великихъ князей литовскихъ, п j тЬхъ ихъ правъ и вольностей нарушивать нпч1,мъ I не Dej^kiii, и судитися имъ велели отъ своихъ стар- j шинъ по своимъ прежнимъ правамъ... О шляхт! благочестивой xpiiciiaHCKon вЬры, которая въ Малоросciii обрЪтается, подтверждено тоже и дополнено, чтобъ старшинъ имъ себ-Ь на уридосыс, земск1е и j грая\данск1е выбирать мсжъ себя».

Преемники царя Алексия Михайловича также подтверждали права и привилег111 .\1алоросс1йскаго народа; но въ то же время явно стремились къ то.му, чтобы постепенно урЬзывать эти права и npiiBiucriii 1 II поставить Малую Росс1Ю въ такое yiipaaicnie, какое существовало въ iiMiiepiii. Это посл!довательное стрс- .мле1пс закончилось сперва отмЬной, въ 1764 году. ' гетманства въ Малоросс1и п, наконепъ, введеи1емъ, въ 1783 году, крЬпостничества и объявлен1с.\1Ъ, въ | 1785 году, указа о прпзнан1п сушествованш малоросcificKaro дворянства въ смысл1'. сослов1я.

Въ перюдъ времени большей или .меньшей независимости отъ Литвы, Польши II Великой Pocciii Малоросс1я II выработала себ! начала самоупраатен1я, ! большею частью на началахъ м-Ьстныхъ обычаевъ.

Весь обширный малоросс1йск1й край былъ раздЪленъ въ ад.чинистративно-судебномъ и восниомъ отнощсн1яхъ на н1сколько полковъ, и цснтромъ каждаго пол1ча назначенъ былъ пзв!стный городъ съ обширной TeppiiTopien, къ нему прилегавшей. Первое заведен1с иолковь въ Малой Pocciii приписываютъ ПОЛ1.СКОМУ королю Стефану Батор1ю (1576— 1586), который учредплъ 6 оффиц1ал1,ныхъ полковъ для бооо челов1ькъ козаковъ. Такими полками были — черкасск1й, каневск1й, бЬлоцерковск1й, корсунсктй, Ч1ит1ринск1й II 11ереяславск1й. Въ ыачалЬ Х\11 стол1;т1я, при гетман! Петр! Конашевич! Сагайдачномъ, число полковъ въ Малой Pocciii возросло до ю. При гетман! Богдан! Хмельницко.чъ ихъ было i6, а поел! Богдана Х.мсльницкаго, при его прсе.мнпкахъ, вс1;хъ полковъ было 24.

à notre sujet Bogdane Klimclnitskv, lietman de l'année zaporogue, et à toute l'armée zaporogue de notre majesté impériale, leur ordonnant de se considérer dorénavant sous notre haute protection, d'après les anciens droits et privilèges qu'ils tiennent des rois polonais et des grandsducs lithuaniens; nous avons interdit d'attenter à leurs droits et libertés et leur avons ordonné de conser\er leurs formes anciennes de juridiction... Concédons les mêmes droits aux gentil.shommes confessant la pieuse religion orthodoxe et habitant la Petite-Russie et leur accordons encore le droit d'élire parmi eux leurs doyens et svndics.»

Les successeurs du tsar Alexis Mikliailovitch, tout en confirmant les droits et privilèges du peuple petit-russicn, manifestaient cependant une tendance à rogner progressivements ces droits et privilèges et Л soumettre la Petite- Russie aux mêmes lois que tout l'empire. Cette tendance eut la pour premier résultat, la supression des hctmans dans la Petite-Russie, en 1764, puis en 1783 l'introduction du servage et en 1783 — la promulgation d'un édit reconnaissant la noblesse petite-russienne comme une classe à part.

Pendant la période plus ou moins prolongée où la Petite-Russie ne dépendait ni de la Lithuanie et de la Pologne, ni de la Grande-Russie, elle avait élaboré des principes d'autonomie, basés pour la plupart sur les éléments des usages locaux.

Tout le vaste pays petit-russien était divisé en plusieurs régiments, chaque régiment ayant pour centre une ville et tout le territoire qui l'avoisinait. L'introduction des régiments dans la Petite-Russie est attribuée au roi de Pologne, Stéphane Bathory (1576— 1586) qui avait fondé 6 régiments réguliers de 6,000 cosaques, notamment: les régiments Tchcrkassky, Kanevsky, Biélotserkovskv, Khersonsky, Tchiguirinsky et Pérèîaslavsky. Au commencement du XVII siècle sous l'hetman Sagaïdatchnv, ces régiments petit - russiens atteignirent jusqu'au nombre de 10, sous l'hetman Bogdane Khmelnitskv jusqu'au nombre de 16 et enfin, sons ses successeurs, leur nombre grandit jusqu'à 24.

La Petite-Russie ne se divisait pas seulement en régiments, mais encore en districts; mais à l'époque de Bogdane Khmelnitskv la seconde division n'avait que peu d'importance et c'est la division militaire qui l'emportait.

Le clicf supérieur de toutes ces troupes était l'hetman. Puis venait le syndicat militaire qui se divisait en trois degrés: i) syndicat militaire général, attaché à la personne de l'hetman; 2) syndicat de régiment, attaché au colonel et 3) syndicat de centaine, dirigé par le centenier.

Le syndicat général était composé d'un vaguemestre, de deux juges, d'un clerc, de deux capitaines, d'un cornette, d'un oiïicier cosaque et d'un sous-trésorier. C'était là le pouvoir central de toute la Petite-Russie et les membres de ce syndicat, attachés à la personne de l'hetman, résidaient à Tchigurine, à Batourino ou à Gloukliovo, bref là où résidait l'hetman lui-même

Les provinces de la Petite-Russie étaient gouvernées par le syndicat de régiment et le syndicat de centaine Le premier se composait d'un colonel, de deux juges militaires, d'un clerc, d'un capitaine et d'un cornette.

nie Гялло второс1спспн1,1мъ. II господствуютпмъ дЬ- i Comme gracie, chaque colonel ne venait qu'aprùs le .icHie.Mb было nepiioe. membre le plus inférieur du syndicat militaire général;

BuciiiiiM'b пама.а.шисомъ падъ bcLmii полками былъ j mais dans sa province le colonel venait immédiatement гегманъ. За гегмапомъ стЬловала войсковая старшина, après l'hetman. Chaque colonel cumulait dans son régi- Вся войсковая стартима раздктялась ua три степени; ment les fonctions de chef militaire et d'administrateur

Генеральную счаршнну состаатяли — одинъ обозный, двое судей, одинъ ннсарк, два асаула, одинъ хорунжий, одинъ бунчуковый и одинъ подскарб1Л. ВсЬ эти липа составляли собой пснтральную власть для всего мaлopocciйcкaгo края и жили при особЬ гет-

des affaires de l'intérieur. 11 était avant tout le commandant de l'artillerie de l'armée, puis gérant principal de toutes les alTaircs militaires, de la police, de l'intérieur et enfin directeur de la chancellerie militaire. Il était président de tous les conseils, chef de toute la province et s'il lui arrivait de s'absenter de la ville centrale de son régiment, il expédiait tout de même des ordres Д la chancellerie militaire. Tout le syndicat de régiment et celui de centaine se trouvaient sous la direction immédiate du colonel.

.маиа, T. e. или въ городЪ ЧигиринЬ, пли въ Бату- ] Cependant la gestion des alTaircs militaires n'appartenait ринЬ, или въ r.iy.xoBb, смотря по тому, гдЬ жплъ '■ pas uniquement au colonel, mais à un collège militaire са.чъ гетма1п>. i compo.sé de tout le syndicat régimentaire et toute qucs-

JLm управлсн1я областей Малой Pocein существовала старишна, ткич-овая п сотенная. Полковая старшина состояла въ каждомъ полку нзъ одного полковника, дву.\1. иолковы.хъ судей, полкового иисаря, асаула и хорун/каго.

Въ отношен111 генеральной войсковой старшины каждый полковнпкъ cлtдoвaлъ за послЬдиимъ чино.мъ ея; но въ OTHOuieiiin 11оложен{я въ области каждый полковнпкъ занима,гь mI.cto тотчасъ послЬ гст.мана. Каждый полковнпкъ въ свос.мъ полку былъ и военачальникъ и правитель гра-жданскихъ д1;лъ. Прежде всего онъ былъ 1СОмандпръ полковой артил- .lepiii, пото.чъ главный правитель вс1хъ военны.хъ и полииейскп.чъ дЬлъ, всЬхъ зсмскихъ нарядовъ, накоиеиъ главный начальникъ полковой канцеляр1и. ВездЬ онъ занималъ м1;сто предсЬдателя п главноначал1,ств\101цаго лица и, въ случаЬ выЪзда изъ полкового города, посылалъ отъ себя въ канцсляр1ю полковую рахтичныя предписан1я. Вся полковая п сотенная старшина находилась подъ непосредственнымъ начальствомъ полковника. При все.чъ то.мъ уиравлсiiie всЪхъ полковыхъ д±.лъ было не едпноличиое, не отъ полковншча, а коллсг1адьнос, отъ липа всей

времени гетмана Богдана Хмельницкаго должность полковоЛ, какъ и генеральной старшиньг большею частью была выборная, кро.чЬ тЪхъ случаевъ, когда козаки, побитые поляками и стесненные ими до послЬдней крайности, лишались права избирать самолично старшину п принимали ее изъ рукъ поляковъ. При БогданЬ Хмельнпцкомъ полковники выбира.шсь j войско.мъ и служили известный срокъ; пото.мъ ихъ I стали назначать гетманы л на всю жизнь; со времени гетмана Ивана Мазепы назначен1с лица на должность полковника заг.псЬло уже отъ московскаго пра- | 1!игел1.с1Ю, II гстманъ только представлялъ каидила- '. товъ, а правительство утверждало того или другого изъ нихъ. Случалось, что въ полковники назначались лица и нзъ генеральной войсковой старншны, но это дГ.лалось весьма р1.лко и только съ особаго ра;фЬше- | 1ня нарекаю ве.шчества. Въ 1763 г. каждому полков- , HiiKv предостаи.1еио было право, какъ восводЬ, пред- | сЬдатсльетвовагь вт. гражданском ь и уголовномъ суд!'. т

tion était votée par la majorité des voix. Les membres des syndicat régimentairc et du syndicat militaire général étaient pour la plupart, jusqu'A l'époque de l'hetman Bogdane KhmelniLsky, élus par les cosaques eux-mêmes, excepté lorsque les cosaques, battus et opprimés par les polonais, se voyaient privés du droit d'élire leurs syndicats, imposés alors par les polonais. Sous Bogdanc Khmelnit,sl;v les colonels étaient élus par l'armée elle-même et Л terme; plus tard ils furent nommés par les hctmans et à vie; Л partir de l'hetman Jean Mazeppa, la nomination du colonel dépendit du gouvernement russe, l'hetman se bornant à présenter ses candidats parmi lesquels le gouvernement russe faisait le choix. Parfois on nommait colonel un des membres du syndicat militaire général, mais c'était une chose fort rare et il y fallait une autorisation spéciale du tsar. En 1763 tout colonel jouissait du droit, comme vayvode, de présider les tribunaux de sa province qu'il s'agît de cause civile ou criminelle. En cette même année, deux colonels de régiments pctit-russiens qui passèrent au service de la Grande-Russie, furent promus au grade de général-major et sept colonels Л celui de brigadier, d'où il ressort que le grade de colonel de régiment petit-russien équivalait au grade de brigadier de régiment russe. Chaque colonel possédait les insignes de son grade, — le drapeau du régiment et le bâton de commandement, — et un orchestre militaire.

при каждомъ полку. Въ этомъ же году два полков- , пика мллоролмйскаго полкп, при переход!, на службу въ Еелпкоросс11"1ск1с полкп, были произведены въ чпнъ гснералъ-.ма1оровъ, а семь полкосн1И<овъ— въ брпгадпри, пзъ чего слЪдуетъ, что полковн1п<ъ малоросcincKHXb полковъ приравнивался къ чину бригадира 1!елт<оросс1йскпхъ полковъ. Всикп"! полковник ь и.мЬлъ при себЬ полковые кмеГшоты n.in знаки — полковое зна.мя и перначъ — и и.м-Ьлъ полковую музыку.

Малоросс1Г|ск1Г1 козакъ и воинъ, запоро>|;ск1и 1 козакъ и лыцарь — это так1я понят1я, которыя никогда не отделялись одно отъ другого: если говорили о козакЬ, то разум-Ьди, что онъ нспрс.чЪнно воинъ, если говорили о запорожи!;, то пони.мали, что онъ Hcnpc.MtHHO «лыпарь». Вся жизнь малоросс1искихъ и въ особенности запорожскпхъ коза1совъ состояла въ борьба съ поляка.ми, турками, татарами и отчасти москалями. Такое положсн1е делало козаковъ весь.чл .опытными въ воснно.мъ д^кта и распространило объ ии.\ъ славу даже между государями Западной Европы. Само собою разу.м1;стся, что козаку, какъ воину, к-ро.мЬ личныхъ качествъ и боевой школы, нужно было им^ть и соотвктствуюипя ор\~ж1я, чтобы побЬждать своихъ непр1ятслей. Можно съ уверенностью сказать, что у козаковъ и.м-Ьлись въ распоряжен1и net типы боевого оруж1я, как1е были въ употреблеи1и въ свое время у поляковъ, турокъ, т.ттаръ, москалей, волоховъ, ссрбоаъ, черногорцевъ.

Рушницы (отъ слова «рука»), иначе самопалы, мушкеты или ружья употреблялись у козаковъ вссвозможны.хъ видовъ; но большею частью ont им^ктп длинные стволы и дорог1я ложи, оправленный серебромъ съ насЬчкамп и чернью; изъ ни.хъ стрЬляли, какъ было обычно въ то время, посрсдствомъ пороха, положеннаго на полку, и кре.чия, прилаженнаго къ полке и къ курку. По единогласному свидетельству совремснниковъ, козаки действовали рушнипами въ совсри1снстве, стреляя пзъ ни.чъ на довольно значительно.мъ разстоян!и и очень м1лко попадая въ ц1иь. Судя по ценамъ половины Х\"111 вЬка на прсд.четы г.ооружсн1я и пред.мсты первой необходимости, рушницы продавались отъ 2 до 5i иногда до 8 рублей :«1 штуку, что для тогдашняго времени было довольно высокой пеной. Изъ сохранившихся въ частных1> собран1яхъ козацкихъ древностей видно, что большинство руниишъ польскаго и турсцкаго или, точнЬе сказать, восточнлго изл1.л1я, хотя рядомъ съ pyunni-

Arquebuses, lances, marteaux

d'armes, pistolets, yatagans et

poires à poudre.

Cosaque petit-russieii, cela .signiti.ilt; soldat et paladin. Ces deux notions demeuraient insOp.irablcs et du moment qu'on parlait d'un cosaque, — on sous entendait: soldat; si on parlait de zaporogue, on .sous entendait pal.idin. Toute l'exi.stencc des cosaques xaporogucs. n'était qu'une lutte perpétuelle avec les p<ilonais, les turcs, les tatares. quelquefois les russes. Aussi les cosaques étaient devenus des guerriers émérites dont la renommée parvint même, jusqu'aux oreilles des souverains de ГПигоре occidentale. 11 est évident qu'en outre de leurs capacités militaires et de leur science stratégique, les cosaques devaient posséder encore des armes appropriées ,\ leur genre d'existence. On peut affirmer hardiment que les cosaques étaient pourvus de tous le types d'armes usités à cette époque chez les polonais, les turcs, les tatares, les rus.ses, les valaqucs. les serbes et les monténégrins.

Les armes les plus répandues étaient, sans compter les canons, les arquebuses, les lances, les marteaux d'armes, les sabres, les pistolets et les yatagans.

Les arquebuses, ou mousquets, ou fusils de cosaques, étaient de formes très variées, mais pourvus |i<)ur la plupart de longs canons et de riches montures en argent damasquiné et niellé; pour tirer, ainsi que cela se pratiquait alors, on incitait de la poudre sur le IxLssinet et on enflammait la poudre à l'aide d'un briquet. Les contemporains s'accordent à certifier que les cosaques .se .servaient des arquebuses dans la pcrfectit)n, tirant d'as.sez loin et avec une grande précision. Etant donné le prix des armes et des objets de première nécessité à la mortié du .W'Ill siècle, les arquebu.ses se vendaient яя$с/. cher pour l'époque; leur prix variait de 2 Л 5 roubles, parfois jusqu'à 8 roubles pièce. D'après les pièces anciennes, conservées dans des collections de particuliers, on peut voir que l.i plupart des arquebuses étaient de fabrication [xjlonaise et turque ou plutôt orientale, bien qu'on trouve aussi des arquebuses de fabrication russe (de Toula), et petite-russiennc. Les pistolets avaient la même forme, mais ils étaient plus petits et Л canons plus «larges". Chaque cosaque ptirtait sur lui quatre pistolets, deux ,1 la ceinture et deux dans des étuis en cuir, cousus extérieurement .1 ■^scs larges pantalons.

lUlMII ПОСТОЧНЛГО Il.Xrlvini ПМТ.ЮТСЯ pyiUlllIUlJ ПЗЛТкИЯ

руссклго (m. Ty.ii.) ii собстссинаго.

Въ та1чОМЪ-',1;с niuh, только меньше размЬрамп, обыкновенно до пяти четпсртсп длины, съ- «просторнимн» дулами, били и пистолеты, назыиавш^сся у козакопъ «пистолями». Каждый козакъ и.мЬлъ при себ1; четыре пистолета и носилъ два изъ нихъ за иоясомъ, а два въ l<o■/кalHJXЪ кобурахъ, пришитыхъ ciiapyvKii къ шаровара.мъ.

Ружьями, пистолетамп да саблями козлки очень любили и1еголять, и истому, обраншя на нихъ особспиое BHH.Manic, придавали имт. дорогую оиравуи укра- И1ен1я и всегда сгарались держать ихъ въ большой чмстотЬ, отчего и сло'л-силось у нихъ пыражен1с «ясная зброя» (т. е. ясное оруж1е"). «Оруж1е у 1И1хъ все было убрано въ золото да въ серебро, на оруж1с они все богатство свое иокмадали: то и не козакъ, коли у него скверное оруж1е>>, говорилъ очевндсцъ, 11б-л1лн1Г| козакъ Pot солода. Только въ виду походовъ козаки смачивали ружья и пистолеты разсоломъ, чтобы дать имт. ржавчину п не заставлять «играть вражеское око на ясной зброЬ».

Коиья или списы та1;же были вл. большомъ упо- •1реблен1п у козаковъ: «козаковп бсзъ ратьина, якъ лпвчыни безъ намыста». Пзъ сохранивши.чся до нашего 1:ременп Konin 1!Идно, что всЬ parimia пли древка кь 1П1МЪ (отъ слова «рать, ратовать») дклались изъ тонкаго п лсгкаго дерева, въ 5 арн1инъ длины, окранюннаго спирально красною п черною краскою п им1.ю1цаго на верхнсмъ конц1; желЬзпос 1юпье, обык- ПОГА.-ИНО 5 першковъ д.1ины (были больше и меньше). и па нпжне.мъ дв1; небольш1я, одна ниже другой, дырочки для ремонюй петли, над-Ьвае.мой на )iory г.садника. На пЬкотори.чъ ратип1а.\ъ д-Ьлалась enie -кслЬзная персгюика близъ коиья для того, чтобы проткнутый копьемъ нспр1ятсль сгоряча не просунулся по коп1>ю до самы.хъ рукъ козака и не схватился съ 1Н1мъ снова драться: часто случалось, что иному непр1ятелю и животъ расморютъ, а у него и кровь не брызистъ, онъ даже п }ic замЪчаетъ того и попрежисму продолжаетъ .гЬзть въ драку; тогда, прп ио.чощп перепонки, такого горячаго непр1ятеля легко отстранить отъ себя, иопергнувъ его на зе.млю. Иногда копья делались у козаковъ съ остршмп на обопхъ

* Les cosaques aimaient Л faire parade de leurs lusils. pi.stolets et sabres; aussi leurs armes étaient l'objet d'une

attention particulière, on les montait et damasquinait richement, les entretenant dans la propreté la plus minutieuse. De 1л vient l'expression «d'armes luisantes». «Leurs armes étaient toutes enrichies d'or et d'argent, ils dépensaient toute leurc fortune en armes; un cosaque dont les armes sont défectueuses n'est pas un vrai cosaque», dit un témoin oculaire, le cosaque Ros,soloda, un vieillard de Il 6 ans. Mais lorsqu'il s'agis,sait de se mettre en campagne, les cosaques humectaient leurs fusils et leurs pistolets avec de la saumure, afin de les rouiller et d'empccher «l'oeil de l'ennemi de distinguer le luisant des armes".

Les lances ou les piques étaient également lort usitées chez les cosaques: «un cosaque sans lance c'est comme une fille sans collier». A en juger d'après les lances qu'on trouve dans les collections, leurs hampes étaient faites en bois fin et léger; elles avaient 5 archines de longueur, étaient peintes en spirales, rouges et noires et se terminaient par une pique de fer avant ordinairement 5 vercholis de longueur, (il y en avait aussi de plus petites); au bas de la hampe on perçait deux petits trous à quelque distance l'un de l'autre dans lesquels on passait une courroie tormant un noeud où le cavalier passait son pied. Quelquefois les hampes étaient encore pourvues d'une membrane de fer près de la pique, afin que l'ennemi, transpercé par la lance, ne glissât pas dans le feu de l'action le long de la hampe jusqu'an bras du cosaque et ne pût engager une lutte corps Л corps, car souvent, ayant déj.i le ventre décousu, mais le sang ne jaillissant pas de sa blessure, il continuait ,1 vouloir se battre: la membrane de fer permettait d'écartei facilement un ennemi trop bouillant en le renversant sur le sol. Parfois les lances cosaques étaient poun'ucs de piques aux deux extrémités, afin qu'on pût «transpercer l'ennemi d'outre en outre». Souvent les cosaques, avant d traverser des marais, .se servaient de leurs lances pour les pas.ser: ils posaient sur la surface marécagcnscs leurs lances en deux rangées, l'une en longueur, l'autre en largeur et traversaient ensuite le marécage sur ce pont mouvant; une rangée traversée, ils s'arrêtaient sur la seconde et enlevaient la première pour la replacer ensuite en avant et ainsi de .suite, jusqu'à ce que tout le marécage fût pxs,sé.

C'est indubitablement à l'orient que les cosaques ont

К'онпахъ для того, чтобы можно было ими «и сюда | emprunté les lances, car ce genre d'armes était connu des и туда класть нспр1ятелеп». Часто у козаковъ копья tatarcs au XllI et .\I\' siècles, ainsi qu'on le lit dans с.|ужили, во время переходовъ черсзъ болота, гото- i l'ouvrage de Marco Polo sur les tatarcs et dans 1 autoвымъ матер1аломъ для сооружен1я мостовъ: когда коза- I biographie de Tamerlan. Lnfin les cosaques tatarcs que КИ обыкновенно дoйдvтъ до топкаго .мЬста, то сейчасъ 1с midi ru.sse connut avant les cosaques petit-russiens.

•/КС кладутъ, одпнъ за други.чъ, два ряда копп! — въ каждо.чъ ряду копье вдоль и попсрекъ, — и по гЬмъ копья.мъ, какъ по мосту, псрсходяп> болото; пройдя черсзъ одинъ рядъ коп1й, сейчасъ же становятся на другой п снимаютъ первый, изъ котораго .мостятъ •1рет1й ряд'ь, да такл> и перебираются черсзъ все болото. Копья iieco.MtrhHHo заимствованы козаками съ востока, такъ какл> этого рода оруж1с n3BtcTH0 было тагарамъ XIII и Х1\' вЬка, какъ это пзв-Ьстно и;(ъ сочине1ня о татарахъ Марко Поло и автоб1ографи1 Та

étaient toujours armés de lances.

Les sabres des cosaques n'étaient pas très recourbés, (tandis que ceux des turcs l'étaient excessivement), et d'une longueur movenne, mais en revanche solides et bien aiguisés: «d'un seul coup il coupe un homme en deux, et les deux moitiés de la tête roulent de deux côtés dilTérents». Les lames des sabres étaient protégées par des fourreaux en bois, tendus de cuir ou ornés de métal, dont la poignée avait souvent pour ornement un animal ou un oiseau sculpté dans le bois; .souvent les lames

мерлана. Наконепъ. татарск1е козаки, которые cтaлпyétaient damasquinées d'or. Les sabres se- portaient ordi-

пзвЬстшл на цлшс.\п. югЬ раньше русскнхъ KosaKOBb.^naircnicnt Л gauche et s'attachaient а 1зсегда были вооружены копьями.

Сабли употреблялись у козаковъ не особенно крпвыя (у турокъ ont были очень крнвыя) и не особенно длинный, среднем длины 5 четвертей, но зато доброкачественным и очень острый: «какъ рубыетъ кого, то такъ надвое и разсЬчстъ — одна половина головы сюда, а другая туда>. Лезв1я сабель вкладывались въ деревянный, обшитыя кожей или обложенныя металломъ «пихвы» (отъ слова <пнхать», вкладывать) или ножны, украшснныя нeptдкo на KOHut рукоятки каки.мъ-нибудь выр'Ьзаннымъ изъ дерева звtpeмъ или птицеП; на самыхъ лезв1яхъ часто дЪлалнсь золотыя насЬчки. Обыкновенно сабли носились у лtвaгo бока и привязывались посредствомъ двухъ колсцъ, одного выше, другого ни/КС средины, узенькимъ рсмне.мъ подъ поясъ. Сабля считалась столь необходимою для козака, что въ п±сняхъ козанкихъ она называется всегда «шаблею-ссстрыцсю, ненькою ридненькою, панночкою молоденькою».

Кслспа или боевые молотки, чеканы — ручное оруж1с, состоящее изъ деревянной, въ i аршинъ длины, ручки съ /келЬзны.чъ на одно.мъ Kouirt молоткомъ, и.м1,вилимъ съ одной стороны тупой обушокъ, съ друго11 острый носъ. Какъ боевое ору;к1с, келепа употреблялись въ Pocciii, плирим^ръ, у «воровскихъ> 1;озаковь Стеньки Разина, одновременно съ лтимъ v чурок'ъ въ X\'II в1.кЬ и у малоросс1искихъ козаковъ. i Ссгожъ ле, государь, числа (з сентября; 1658 года) въ ночи пришли въ село Круиепъ изъ Глухова чср- 1;асы (i. е. черкасск1е пли малоросск1е козаки) пЬши и ею (драгуна Взиьк\' Кондратова) били и мучили: оигь оиъ чек-аиом ъ по головЬ и рука правая отшиблена». Въ народно-козацкихъ думахъ также юворигся

Келепъили чекань, 1;акъ боевое (5руж1е, пзвЬстенъ былъ и иолякамь: такъ, въ 1620 юду шляхтичъ Пе- KapcKiii ранилъ короля Сигизмунда III, при входЬ его пъ коС1е.1ъ, че1сано.мъ пли кхлепо.мъ. Ht) и поляки и козаки могли заимствовать это оруж1е у татаръ, такъ какъ келепа несомнЬнно восточиаго происхожден1я. Это видно изъ того, что oini употреблялись, К'акъ хо.юднос оруж1с, съ давиихъ време1гь у киргизопъ и трухменпевъ средней Аз1и. Объ употрсблен1и .моло1а, какъ боевого оруж1я, упоминастъ также Тамерланъ, въ XIV в^Ьк!;, въ своей автоб1ограс|)1и. На pncyin-;!; ксрченско11 вазы съ изображен1емъ охоты персидскаго паря Дар1я и на серебрипой столовой cast, найденной на берегу р. Прута и относимой къ

au moven de deux anneaux superposés, auxquels était fixée une étroite cour roie qu'on passait sous ht ceinture. Le sabre était une chose tellement indispensable pour un cosaque que les chansons même l'appellent «ma soeur, ma mignonne, jeune demoiselle» *):

«Oï, notre jeune demoiselle

«Tu as souvent rencontré l'infidèle,

«Tu t'es souvent choquée contre lui».

En sa qualité de «paladin» le cosaque préférait le sabre à toute autre arme, surtout à l'arme à feu et la qualil"iait d'«arme loyale».

Le marteau d'armes se compose d'un manche en bois, long d'une archine, terminé à l'un de ses bouts par un marteau de fer, émoussé d'un bout et tranchant de l'autre. Les marteaux d'armes étaient emplovés au X\'I1 siècle en Russie par les cosaques «brigands» de Stenka Razine, en même temps que par les turcs et par les cosaques petit-russicns. «Ce jourd'hui seigneur (le 3 .septembre 1638). sont venus de Ploukhovo au bourg Kroupetz des cosaques du régiment Tchcrkassky pendant la nuit, à pied, et ils l'ont frappé (il s'agit d'un dragon, Jean KondratolT), et mutilé: on lui a donné des coups de marteau d'armes sur la tète et cassé le bras droit». Les légendes cosaques parlent également du marteau d'armes:

"I;t le cosaque qui connaît la coutume cosaque «Lui brise les côtes à coups de marteau d'armes».

Les polonais connaissaient également le marteau d'armes: en 1620 par e.vemple, le hobereau Pekarskv blessait le mi Sigismond III, ;\ son entrée dans la chapelle, avec un marteau d'armes. Mais les polonais, t<iut comme les cosaques, (int pu emprunter cette arme — l.i aux tat:ires, car elle est indubitablement d'origine orientale: dans l'antiquité déjà les Kirghiz et les turcomans de l'.Asie centrale se servaient de marteaux d'armes comme armes blanches, Tamerlan. dans son autobiographie mentionne déj,\ le marteau d'armes au XIV siècle. On trouve parmi les peintures d'un vase de Kertch qui repré.sentent la chasse du roi de Perse Darius et parmi les ci.selures d'un surtout de table en argent, décoLivert au bord du Prout et attribué au I siècle de l'ère chrétienne, des figures de guerriers armés de marteax d'armes res.semblant ,1 cclix des cosaques. Les meilleurs spécimens des marteaux d'armes orientaux .se trouvent dans la collection des .\rmes de l'Asie centrale de l'ancien gouverneur de la province Transeaspienne, lieutenant général Kouropatkine: c'est pendant les campagnes du Kokhand et de Khi\a que ces spécimens ont été collectionnés.

L'historien militaire Zeddeler alliirme que les cosaques se servaient des marteaux d'armes pour fendre les armures des ennemis. Un autre, Kokovsky, prétend que les cosaques n'employaient les marteaux d'armes que comme armes auxiliares, en de rares occasions seulement, surtout contre les tatare.s, notamment «lorsque les combattants venant aux mains, se confondaient tellement qu'il devenait dan-

°) Le sabro est en russe du genre féminin

Xute de la truihtctrice.

лотками, похожими па кслспл. Лучипе образцы вое-' точнихъ кслспо1л> собраны съ коллски1и срслнсаз1атск11хъ opy/Kiii бывшаго начальника Закасп1искоГ| области, гснсралъ-лейтснанта А. Н. Куропаткина: Bct они добыты во время коканскаго и хивннскаго походовъ.

По объяснен1ю восннаго историка Зеделлера, келепа употреблялись козакамп для разб11ван1я непр1ятсльскпхъ досп-Ьховъ. По MH^Hiro В. Коховскаго, нелепа служили у козаковъ лишь, какъ вспомогательное оруж1с и употреблялись въ р'Ьдкихъ случаяхъ, главнымъ образомъ протпвъ татаръ, именно «когда воюющ1е псрем±шива.п1сь въ рукопашномъ бою до такой степени, что опасно было стрЬлять, во nsôtжан1е нанесс1ия вреда своимъ же».

КромЬ того, козаки употребляли еще кожаные ст> пряжками череса, коюрые они носили на груди, наполняя ихъ 1!Ъ два и.И1 три ряда патронами ст, иу- .1ЯМИ и порохо.мъ, подобно натронташамТ) напюго времени. Taicie череса отдЬльи!ались HcpiuKo серебряными съ чернью бляха.пи и обвЬншвались — больпшмъ, обложенным!, серебромь, рого.чъ для пороха, сгальнымь съ отпоркою .чусагочь или огниво.чъ, са11)ьяновычъ для пуль гачаномь пли .ч^Ьшечкочт. съ серебряны.мь черкссскимъ 1инуркочъ и.1и 1айтано.чъ.

ВсЬмъ 01И1саннымъ opy/KieMT> козаки 1иад1.лп съ пзумитсльнымь искусствомъ, такъ что, по словамъ чалоросс'1Йскаго лЬтописиа Гршор1я Грабянкп, и «наи- .пчипй польск1й гусаринь и рейтаринъ примЬренъ и.чъ быти НС .можетъ».

Имя сотника Ивана Гонгы тЬсно связано съ событ1ечъ, которое произоикю въ правобережной или ио.ил;иой УкрайпЬ въ полонии!; X\"III вЬка и которое носить иазван1е «Кол1ив1цины1) или «Уманской рЬзни».

gereux de tirer, car on risquait de tuer ses propres compatriotes».

A toutes CCS armes cosaques il convient d'ajouter encore les fourches de fer ressemblant Д une patte de poule à quatre griffes aiguës, destinées Л être enfoncées dans les sabots des chevaux ennemis; viennent ensuite les vatagans, les couteaux, les poignards. Les cuirasses et les cottes de mailles ne s'employaient que rarement.

Les cosaques portaient la poudre dans des gibernes, des cornes, et des poires Л poudre. Les cornes Л poudre étaient pareilles à celles de l'antiquité, si on en juge d'après le sceau militaire, octroyé Л l'armée cosaque par les rois polonais. Sigismond 1 et Stéphane Bathory, sceau orné d'une figure de cosaque muni d'un mousquet, d'une lance et d'une corne à poudre fixée à la cein ture. Plus-tard les cosaques portèrent ce qu'on appelle des cartouchiers pour les cartouches toutes prêtes et des gibernes pour les briquets et les balles. Les gibernes des cosaques étaient de matières et de formes diverses; il v en avait en os, en métal, en cuir, en forme de potirons, de coeur, de petit baril, etc.; elles se sont consen"écs en quantité et elles remplissent les musées privés des collectionneurs de l'antiquité cosaque.

Les cosaques avaient encore des poires à poudre en cuir et Д boucles qu'ils portaient sur la poitrine et qu'ils garni-ssaient de deux ou trois rangées de cartouches toutes faites, comme dans nos gibernes modernes. Ces p<iires Л poudre étaient souvent ornées de plaques en argent niellé; on s'accrochait encore sur la poitrine une gr.indc corne à poudre ornée d'argent, un briquet en acier, un petit sac Л balles en maroquin Л cordon tcherkesse en argent.

Les cosaques ,se servaient de tout cet attirail guerrier avec un art si consommé que l'historien petit-rvssien Grégoire Grabianica prétend que "iiul hussard et cavalier émérite polonais ne saurait leur être comparé •'

Jean Honta, eentenier d'Oumane.

Le nom du eentenier Jean Honta est étroitement lié Л un épi.sode historique de la moitié du W'III siècle, épisode qui eut lieu dans l'Ukraine de la

Причины Dioio соои11я — тотъ эк'оночическм11 II в 1.-. polonaise, et qui est connu

droite, dite l'Ukraine nom du "mass.icre

особенности рслпг1озпыП riicTi., пъ которомъ o4yTii-*d'Oumanc». И fut provoque par le jou^ économique ei

лась прлвооерс/кил>[ >'крам11а подъ иласгыо Полыни съ половины ХМИ пЬка. Еще въ 1667 г., по лндрусовскому миру между Poccien и Польшей, Украина лЬlîaro берега Дн1.пра отошла къ Pocciu, а >'краина праваго берега Дн1ира (кро.м!. К1ева) отошла къ Польи1Ь. Это разд-Ьлен1е не принесло смастьи л1.вобережнои Украйн-t и сшс Mcnte принесло счастья прапоберс/кнои. Въ лЬвобережной УкрайнЬ продолжалась прежняя рознь между простою чернью п козаками, между козакамп п «значными», при чемъ «значнос» козачество съ образопаннымъ мЬшлнствомъ тянуло къ ПольшЬ, а незначное съ чернью тянуло къ Poccin. Въ правобережной УкрайнЬ къ такому же точно яслен1ю ирнблвплось сше третье: образовалась парт1я лнцъ съ гетманомъ Петром ъ Дорошенкомъ во глав!;, к'оторая хотЬла отдать Украину турецкому СУЛтану на правахъ вассальнаго княжества для toio, чтобы сохранить въ большей или меньшей степени ея внутреннее самоуправлеи1е. Доведенная до крайней степени разорен1я, польская Украина (область между Дн1и1ромъ и Дн t.cTpoM ь), по миру i6So года, между Poccien, Typuiefi п Польшей, пъ качсств'Ь нейтральной области, была обрашсна въ иуспыню съ вывсденюмъ пзъ нея вскхъ дотол-fc находнвитхся въ ней войскъ и съ yпpaзднcнieмъ вс1.хъ бьнянихь въ ней к'рЬпостей. Но когда такое ptnieHie состоялось относительно польской Украины, въ это самое время въ русской Украйн-Ь дЬйствоваль гелманъ Пванъ .Мазепа, усиленно прог.одпвш1й въ своей области польско-п.шск1е принципы и т±мъ самымъ сильно стЬснявш1Й низн1ес насслен!с края. Подавляемое Мазепой, низшее населен{е начало искать сиасе1пя въ бЪгствЬ п потянуло на правый берегъ Дн1.пра. Скоро въ правобережной Укpaйнt явились поселки и завелись полки, во главЪ которыхъ сталъ знаменитый хвасговск1й иолковнпкъ Семенъ Пал1й, nыcтyпцвшiй самымъ горячимъ зашитнш;омъ интересовъ нпзшаго нaceлeнiя Украины. Но гетманъ Мазепа коварствомъ захватилъ въ спои руки Пал1я и завлад-Ьлъ правобережной Украиной, отдавъ ее подъ скнпетръ руссклго царя Петра.

Но это обладан1с прапобережною Ук-райной со стороны Poccin продолжалось на сей разъ всего .ннпь 7 лЬтъ, съ 1704 по 171 1 годъ: ncл■Ьдcтвie неудачнаго похода царя Петра въ пределы Typnin, въ lyn году, правобережная Украина, по прутскому миру, вно!!ь отошла къ ПольшЬ, а нaceлeнie ея иереселсно на лЬвобережную Украину.

religieux sous lequel la l'oloi^ne faisait gémir П'ктатс de la rive droite depuis la moitié du Wlll siècle. Depuis la paix d'Aiidroussovo, conclue entre l.i Russie et la Pologne en 1667, l'Ukraine de la rive gauche du Dnieper était passée Л la Russie, tandis que celle de la me droite (Kiew excepté) était à la Pologne. Ce partage ne porta guère bonheur .i l'L'kraine de la rive gauche et encore moins Л celle de la rive droite. Dans l'Lkraine de la ri\e gauche régnait une discorde perpétuelle entre la populace et les cosaques, et entre les simples cosaques et les cosaques Л "guidon»; pendant que les cosaques ù "guidon», de compagnie avec la bourgeoisie éclairée, tiraient du coté de la Pokigne, les simples cosaques et la populace penchaient vers la Russie. Le même phénomène se produisit dans l'Ukraine de la rive droite et il s'v tornia encore un autre parti, avant en tète rhetman Pierre Dorocheiiko qui voulait taire de l'Ukraine une principauté vassale, soumise au Sultan turc, parce que cette solution aurait permis de conserver plus ou moins l'autonomie intérieure du pavs. Ruinée de fond en comble. l'Ukraine pok)naise, (province entre le Dnieper et le Dniester), lut. de par le traité de paix signé en 1680 entre la Russie, la Turquie et la Pologne,— transformée, comme pays neutre, ^n un vrai désert: on en fit sortir toutes les troupes et on supprima toutes les vieilles foiteresses. Pendant que cela s'accompli.ssait dans l'Ukraine polonaise, dans l'Ukraine russe Jean Mazeppa s'évertuait à introduire dans sa province les principes de la fe(')dalité polonai.se. vexant violemment la population du pays. Opprimé par Mazeppa, le peuple chercha son salut dans la fuite et tira du côté de la rive droite du Dnieper. Bientôt on vit surgir dans l'Ukraine de la rive droite des petits villages et des régiments, ayant à leur tète le fameux ctjlonel Siméon Palii qui se manifesta comme le champion les plus ardent des intérêts du peuple. Mais l'hetman Mazeppa. ,\ l'aide d'une ruse, fit Palii prisonnier et s'empara de l'Ukraine de la ri\e droite qu'il remit sous le sceptre du tsar russe Pierre.

.Mais cette f us-ci, la Russie ne posséda l'Ukraine de la rive droite que pendant 7 ans, de 1704 Л l'ir. a la suite de la campagne manquée du tsar Pierre en TurqLiie, en 171 1, et selon le traité de paix signé л i'rout, l'Ukraine de la rive droite fut de nouveau rendue ,1 la Pologne et .sa population fut transférée dans l'Ukraine de la rive gauche.

L'avant retrouvée, la Pologne convertit une partie du territoire de l'Ukraine de la rive droite en domaines de l'état et en distribua la majeure partie A la noblesse polonaise. Avant besoin de laboureurs, les .seigneurs se mirent Л attirer dans leurs terres les paysans, leur promettant de les "exempter" de toute contribution pendant 10 Л 25 ans et même plus. Qiiantité de paysans qui gémissaient .sous le joug des propriétaires fonciers dans les provinces centrales de la Pologne et de la Lithuanie, vinrent peupler ces nouveaux terrains, exempts des contributions et quantité de villages couvrirent bientôt tout le pays. .Mais, .1 mesure que le pays se peuplait, les délais des exemptions diminuaient progressivement, en même temps que les immunités mêmes des paysans; aussi la masse ru-

«слободами». Ho no Mi.p'b засслен1я края сроки сво-уга1е de l'Ukraine polonaise se trouvaitelle vers le milieu

ôo.ii.i постепенно coKpania.iiict, ii b.mLctI; ci. тЬмъ' урЬзьшялпсь ECiiKiii льготы для крестьяиъ, та1;ъ что къ половин!; XV11I пЬка крестьянская масса о|;лзалась въ польской УкраннЬ въ такомъ же точно закрЬно- П1СН1Ю.мъ cocTOHHin, какъ и пъ центральныхъ областяхъ Р1;чп-носпол11тоГ|.

Такое тягостное положенгс вызвало цЬлын рядъ открытыхъ возстан1Г1 со стороны южнорусскаго населсн1я въ польскоЛ УкрамнЬ въ 1754> '750- ^7^Л "> наконсцъ, въ 1768 году разразилось «^.манскои рЬзиси». Эги-то 1!0зстан1я крестьянъ въ правобережной УкраинЬ и называются въ ncTopin гаидамаччиноп, каковое HasBauie нссомнЬнно заимствовано отъ татарскаго слова «гаПда.макъ», что значитъ на русск1й языкъ «идти, бросаться впсредъ» {гайоа — корень глагола и мак — окончан1е, какъ бпр-лигк — брать, kijk.uiмак процвЬтать и т. п.).

Къ этой первой причи1гЬ возстаи1я, экономической, присоединилась и другая, релпг10зиая, которая придала возстан110 характеръ страшной ожесточенности со стороны православнаго населе!Йя по отноlucuiio къ пана.мъ-католпкамъ и ихъ всегдашппчъ пособника.мъ въ д'ЬлЬ угнетен1Я парода, евреямъ.

Трудно себЬ представить, чтобы въ XV11I вЬк т , пъ в±къ просвЬгцен1я в ь Западной ПвропЪ, въ пЬк ь особсниаго полета ([зилософ1и и широкой пропаганды (I веротерпимости, могло существовать такое roHcaie на православную вЬру, какое было воздвигнуто поляками на нее въ это 1!ремя въ заднЬпровской УкрайнЬ. Хот'Ьлось бы вовсе не в1;рить въ возможность тЬхъ паспл1й, как1я допускались хрпст1анамп, хотя бы ю и католиками, въ отношснЙ! xpncTiam. православной г.Ьры; но самые факты, голые, протокольные, безпрпстрастные и неподверженные coMHtnira, говорятъ о исвЬроятпыхъ наспл1яхъ со стороны католиковъ надъ православными въ польской Украпц-е. Достаточно познакомиться съ жизнью п дЬятельыостыо архимандрита чигиринскаго Мотроипнскаго монастыря, Мелхнссдска Значко-Яворскаго, чтобы видЬть, какимт! ужасамъ, какимъ нлспл!ямъ и пздЬвательствамъ под- |:сргался этотъ чсловЬкъ, управлявш1й съ 1735 'оД-' Мотронинскимъ монастыремъ, и как1я муки терпЬлп, заодно съ архимандритомъ, православные священники, ин1тниками своей вЬры (Лсбедпнцевъ, Архимандритъ

Едва толысо польск!с паны «иообсЪдалп» зад1г1;ировскую Украину, едва они разделили ее на губер- HJH, едва православные переселенцы успЬлп утвердиться на новыхъ м±стахъ, какъ тотъ же часъ обнаружены были пвныя стрсмлен1я со стороны польскихъ помЬнипчОвъ вм-Ьщательства въ вЪровангя крестьянъ, а со стороны католичсскихъ ксендзовъ н ун1атскихъ поповъ выказаны были открытыя стремлсн1я къ каполпческой и уи1атской проплгандЬ. При чемъ самая пропаганда понималась не въ смысла мирной ироповЬдп католичсскихъ патеровъ, а въ смыслЬ, «твалтовнаго», т. с. насильственнаго обращсн1и православ- 1н,1хъ приходовъ вь yiiiaTCKic или, какъ выразился въ спосмъ донесен!и переяславскому спискому Герва-

"du Х\ III siècle, dans le même ctait de servage que dans

j les provinces de la Pologne.

Cette dure situation eut pour réSLiltat toute une série de révoltes ouvertes de la part de la population russe méridionale de l'Ukraine polonaise en I7).(, 1750, 176.1. qui aboutirent en 1768 au «m.issacrc d'Oumane. "

A cette première cause de soulèvement, cause économique, s'en joignit une autre, religieuse celle-ci, qui prêta Л la révolte un caractère d'âpre acharnement, car la population orthodoxe était exaspérée contre les seigneurs ca-

I tholiqucs et contre les juifs qui les aidaient toujours dans

I leurs persécutions contre le peuple.

On s'imagine dilTicilement qu'en plein XVlll siècle, siècle de civilisation pour l'Europe occidentale, siècle de haute philosophie et de propagande de tolérance religieuse pût être exercée une persécution du genre de celle que les polonais exerçaient à cette époque contre la religion orthodoxe dans l'Ukraine polonaise. On voudrait ne pas croire Л la possibilité même de persécutions comme celles que fiiisaient endurer des chrétiens catholiques ,1 des chrétiens orthodoxes; mais les faits sont là, précis, impartiaux, authentiques, qui relatent les incroyables violences contre les orthodoxes, au.4quelles se livrèrent les catholiques dans l'Ukraine polonaise. Il sulïit d'étudier la vie et l'activité de l'archimandrite du couvent Motrnninsky .1 Tchiguirine, Melchi.ssédcc Znatchko Javorskv, pour voir quelles violences et quels outrages avait subi cet homme qui dirigeait ce couvent depuis 1753, ainsi que les supplices iniligés en même temps aux prêtres russes orthodoxes, aux moines et aux simples laïques, prenant ouvertement la défense de leur loi. (Lébédintsciï, l'arcliimnndrite .Mclchissédcc Znatchko-Javorsky Kicw, 1861).

-V peine les seigneurs polonais en étaient-ils venus .1 bout de l'Ukraine polonaise, à peine l'avaient ils divisée en provinces, Л peine les émigrés orthodo.xes avaient- ils

' eu le temps de se А.чег dans leurs nouvelles résidences, que les propriétaires fonciers polonais commencèrent à manifester nettement des tendances à s'immiscer dans les

i croyances des paysans, tandis que les prêtres polonais et les prêtres grecs unis manifestaient des tendances à la propagande du catholicisme et de l'Eglise grecque unie. En

1 outre les prêtres catholiques ne comprenaient nullement la

1 propagande sous la forme de sermons pacifiques, mais bien

î sous la forme de conversion forcée des paroisses orthodoxes Л l'Eglise grecque unie, ou, comme s'exprime l'archimandrite Meichissédcc dans son rapport i l'évêque de Péréïaslavl Gervais, dans le sens «de violences, de supplices et

I de pillages».

Qiiant au gouvernement polonais, non seulement ses prescriptions ne réfrigéraient nullement l'ardeur des propagateurs trop zélés du catholicisme, mais encore il encourageait et attisait leur zèle lui-même. Ainsi, en 1764, Kirs de l'élection du roi de Pologne, Stanislas .Auguste Poniatovsky, la noblesse et le clergé polonais décrétèrent .t la diète générale d'enlever Л la population orthodoxe de la Pologne la liberté de la confession et le droit d'être dignitaires et fonctionnaires. En 1766 le consistoire grec uni de la ville de Radomysl promulgua un arrêté déclarant l'Ukraine tout entière réunie à l'Eglise grecque unie, ce qui la faisait tom-

.[.bcr sous la juridiction du métropolite de cette Eglise.

L-iio прхимлилрнтъ Мслхцссдекъ, иъ CMUCit «ycii.iisi^-^Par la suite, presque toute l'Ukraine fut décl.uve coupable M\in. 11 грабежа». J*^ «rébellion contre le pouvoir lc£;itime>>, et on institua

Висш1я правитсльствениыя распоря-,ксн1я Pl/iii- un tribunal inquisitorial chargé de juger la population orlIociio.iiiToi"! не только ue охлаждали пыла слиш- thodoxc. Dans le courant de la même année 1766 le p.ipc комъ горячпхъ пропагандистовъ 1атол11чества, а, на- , Clément publia une bulle spéciale, excitant le primat de противъ того, поощряли и возжигали адсптовъ этого I l'église catholique de Pologne à sévir contre tous ceux Д'Ьла. Такъ, въ 1764 году, при из0ран1и въ польск1е ' qui n'étaient pas catholiques. Un autre arrêté fut encore короли Стаиистава Августа Понятовскаго, постано- publié, ordonnant, «dans le but de convertir les «schisвлено было на вссобте.чъ ccfuit польскимъ дворян- matiques», c'est à dire les orthodoxes, à la «vraie» foi. ство.мъ и духовсиствомъ: лишить православиос насе- [ c'est à dire Л l'Eglise grecque unie, de fonder en Ukraine лcнie Польши свободы в-ЬроисповЬдан1я и доступа къ j un ordre de missionnaires catholiques, et de frapper d'une обшсственны.мъ чииамъ и должностя.мъ. Въ 1766 году j amende de 500 à i.ooo écus toutes les paroisses et tous ЕЪ ун1атской KOUCiiCTopiii города Радо.чысля объя- ! les couvents orthodoxes, pour réunir la somme nécessaire

ВЛСНО было опрсд1;лен1е, что вся Украина есть достоян1е yuin и что на это.мъ ocHouaiiin она подсудна ун1атско.му митрополиту. Всл'1$дств1е такого опред!;лeнiя почти вся Украина объявлена была виновною

pour I entretien de ces missionnaires. Enfin on publia l'ordre d'organiser d.ms les villes et les villages de l'Ukraine des processions religieuses, toujours dans le but de con vertir les orthodoxes à l'Eglise grecque unie. Le rui de

«въ неновиновен1и законной власти», и надъ насе- Pologne lui-même, Stanislas Auguste, bien qu'il ne synv лсн1е.мъ СЯ, православно-русски.пъ, наряженъ былъ , pathisât aucunement à cette contrainte religieuse, était инкв113нц1онный судъ. Въ этомъ же 1766' году рнм- j impuissant à arrêter les persécutions contre les orthoск1й папа Климентъ издалъ особую буллу, посред- doxes. Elu roi sur les instances du gouvernement russe, il ство.мъ которой Еозбуждалъ прн.маса католической | avait publié le i Mars 176S un message universel, proцеркви въ Польш'Ь противъ вск.хъ некатолнкоьъ. Въ 1 clamant la liberté religieuse; mais voici qu'un parti, s'intiсл'Ьдъ за этимъ постановлено было ptmcHie, для ' tulant «parti des confédérés» se forma dans une ville de обращсн1Я «схизматиковъ», т. с. людей православной i Podholie, Bar, pour «salut» de la patrie. Après avoir conclu в^ры, въ «настоящую», т. е. ун1атскую в'Ьру, учрс- entre eux une alliance sacrée, les confédérés ouvrirent le-<

дить на УкраЙ1гЬ общество католически.чъ мисс1оиеровъ и для содсржан1я ихъ наложить денежную пето на всЬ православные церкви и монастыри, отъ 500 до 1000 грипенъ. Въ довершен1с всего объявлено было пр11казан1е устраивать по города.мъ и селен1я.мъ Украины свящепныя ун1атск1я проиесс1и съ ц1;лью ирсклонсн1я православнаго народа къ yniii. Самъ пол1ск1й король, Ста1И1Славь Августъ, хотя и ис сочувствовалъ такому в1,рогонен1ю, безснленъ былъ остановить пресл'Ьдован1е православны.чъ. Избранный въ короли по настоян11о русскмго прастельства, онъ издалъ 1-го марта 1768 1ода уннвсрсалъ о свобода вtpoиcпoвtдaнiя; но противъ «москювскаго наймита» образовалась парт1я такъ называемыхъ конфедератовъ въ подольскомъ городЬ Бар-Ь «для cnaccuin» отечества. Заключивъ .между собой священный союзъ, конфедераты открыли воснныя д1;йств1я противъ короля, сейма и заодно противъ «схизматнковъ». По р1;шен1ю конфедератовъ запрещено было читать въ иравославныхъ цсрквахъ королевск1н универсалъ о свободномъ Ilcиoвtдaнiи в1;ры и вмЪсто того усилено было roHcnie на «схизму».

hostilités contre le roi, la diète, et, par la même occision, contre les «schismatiques». Un arrêté, émanant des confédérés, défendait de lire dans les églises le message universel du roi, accordant la liberté religieuse; en même temps les persécutions contre le «schi.sme» redoublaient. Grâce Л tous ces arrêtés de 1764, 1766 et autres, surtout grâce aux violences exercées par les conlédérés, l'Ukraine polonaise fut plongée, à partir de la moitié du XVIII siècle, dans un abime de maux tels qu'on aurait même à présent peine à .se l'imaginer. «Les ukraniens étaient comme un troupeau sans pâtre, comme des orphelins sans père et chacun pouvait les martyriser.» On commença par convertir ouvertement les églises et les couvents orthodoxes en églises catholiques et grecques unies. Si un officiai s'avisait que telle ou telle église avait jadis appartenu ou avait dû appartenir à l'Eglise grecque unie, il levait quelques miliciens polonais et s'emparait ouvertement de l'église en question, ainsi que du prêtre, auquel il enlevait les clefs de l'église, pillait tout l'argent et tous les biens de la paroisse; si le prêtre s'avisait de lui résister, il le frappait cruellement, lui inlligeait mille supplices ou bien le chassait tout à fait et saccageait et pillait sa propre maison. Souvent ces malheureux exilés erraient avec leurs familles affamées et déguenillées dans les bois et les ravins avoisinants, se nourrissant de racines et demandant

ввержеиа была съ половины XVIIl вЬка съ такую l'aumône. «Les partisans de l'Eglise grecque unie ploii-

gcnt les orthodoxes dans un abime de maux, écrit un témoin oculaire, pillent leurs biens, les jettent en prison, coupent les cheveux aux prêtres et les frappent impitovablemcnt, enlèvent aux églises les saints antimenses. les livres sacrés, tous les objets qui leur tombent sous la

квей и монастырей въ костелы и ун1атск1я церкви, main et chargent d'impôts les paroisses orthodoxes.» Les Если какому-нибу-дь ун1атскому оффишалу ирихо- couvents orthodoxes et leurs communautés avaient le mê- Д1ПО на мысль, что такая-то церковь нЬкогда пршмд-.^. me sort: commissaires, économes, dovens et prêtres ca-

лежала или должна принадлежать къ уши, то такой о(1^с1.')11Ц1алъ соопралт. около себя ыЬскчпько челов'Ькъ полкскоп MiLTimiu и съ ней открыто набЬгалъ на намеченную церковь. Тутъ онъ хватал ъ священника, отбпралъ у него церковные ключи, захватывалъ въ своп рукн церкювиыя деньги и имущества и, въ случа1; соиротивлсьия со стороны свящеи1П1ка, билъ, мучплъ, пстязалъ его, и.ш же вовсе изгонялъ его изъ села, а его домъ л личное имущество разорялъ и грабилъ безъ остатка. Часто так1е несчастные изгнанники бродили съ голодном и оборванной се.мьей по окрестнымъ л'Ьса.мъ и пропасгямъ, питаясь коренья.чи и въ лучшемъ случаЬ подаян1емъ. «Ун1аты дЬлаютъ нестсрпн.мыя обиды прапославны.\гь, иишетъ очсвидецъ, и.м'1;и1я (ц.\ъ) разграбляютъ, въ засада.чъ дсржатъ, волоса обрЬзываютъ свящеиникммъ и бьютъ ихъ безъ милосердия, священные антиминсы, книги и что попадаютъ, изъ церк'ссй забираютъ и дани на церкви благочсстивыя болЬе, нежели вдвое, накладываютъ». Такъ же точно поступали ун1аты п католики съ иравославными монастырями и пхъ иноками: коммисары, экономы, дзЬканы, ксендзы делали наôluTi на .монасгыри, хватали монаховъ, давалп и.мъ отъ 50 до 100, иногда даже до Soo ударосъ, пото.чъ или бросали ихъ въ мрачныя ямы, или же обрс1сали на са.мыя тяжелыя черныя работы. Въ особенности жестоко поступали съ гЬми монахами и священниками, которые были «заиодозр'Ьны въ распространен1и праЕослав1я». Такихъ вел1.но было предавать проклит110, лишать сана, забивать въ колодки, отсылать въ латинск1я конспстор1п, приставлять для сооружен)я валовъ вокругъ города, а монастыри и ucpi;Bn закрывать и запечатывать. Изгоняя свящснниковь и монаховъ, католики не оставляли въ покоЬ и нхь паству. М1ряиъ православной вЪры насильно и вооруженными отрядами загоняли въ у111атск1я церкви, с'Ькли плетьми, отдавали подъ судъ, запрещали хоронить умсршихъ по православному обряду, крестить иопорождснныхъ; а если и позволяли, то брали съ родителе!! до 30 и съ восир1еми1ИчОвъ до го рублей дснегъ; многихъ отдавали иь руки польскихъ жолнеровъ, которые разрывали несчастнымъ людямъ рты, вь1ворачивал11 рук!1 и ноги, даясе жгли огнемъ, обворачивая и.чъ вокругъ пенькой i! обливая смолой, ка1чъ это было въ варварск1я времена жестокаго римci^aio и.мператора Нерона. Такою именно смертью пог!1бъ 29 1юня 1766 года старикъ Данило Кушниръ, житель м. Мл1ева. Обвиненный въ схиз.мЬ и поставленный на казнь, старсцъ взывалъ къ Богу: «Господи, Господи, что cic подалъ mhIb есп? Воля Твоя святая на мнЬ да будстъ. Боже мой! Пр1йм!1 ду.чъ мой!» «Не бойся, старче! Богь съ тобой!» говоритъ страдальцу 1!алачъ. «Я не боюсь, дЬлаГ!, что тсбЬ велятъ!..» Несчастному отс1;кли голову, подняли ее на иалю II прибили гвоздс.мъ, а туловище соячгли. «И видн1;лась i о :oi;a нучеиика отъ 1юня до конца сентября а nene.iT. съ нЬкогорою частью костей загребли православные въ рОВШСЬ НсбоЛЬШО!!."

Въ пачалЬ 1768 i. иравославны!! епископъ л1л;обсрскиой > кр.п'ты, Fcpi'.acin, .тоносилт, вт. Fleiep-

'l'tholiques investissaiciit les couvents, s'emparaient des moi-

' nés, leur inligcaient les pires traitements, leur donnant 50, 100 et même Soo coups de bâton, et les jetant ensuite dans des fosses noires ou les vouant aux tr.ivaux les plus rudes et les plus vils. Ils traitaient a\cc une cruauté particulière ceux des moines et des prCtres qui étaient «suspects de propagande orthodoxe." Ceux-l.i

I étaient excoinmuniés, dépouillés de leur dignité sacerdotale, chargés de fer, expédiés dans les consistoires latins, torcés de participer aux travaux de fortilication tandis que leurs couvents et églises étaient fermés et mis sous scellés. Tout en

1 exilant les prêtres et les moines, les catholiques ne laissaient pas non plus en repos leurs ouailles. Les laïques orthodoxes étaient ainenés de force, à main armée dans les églises grecques unies, fouettés, jugés: on leur défendait

I d'enterrer les morts selon le rite orthodoxe, de baptiser les nouveaux-nés et si on le leur permettait, on iaisait

i payer 30 roubles d'ainende aux parents et jusqu'à 10 rou-

' blés aux parrains; on les livrait aux jalonneurs polonais qui mutilaient ces malheureux de diverses laçons et même les brillaient en les enveloppant d'étoupc et en versant dessus de la poix, ainsi que cela se pas-ait à la barbare époque du cruel empereur romain Néron. Ainsi périt, le 29 juillet 1766, le vieux Danilo Kouchnir. liabit.int du village Mliévo. Accusé de schisme et conduit au heu du SLipplice, le vieillard invoqua scm divin Maître: "Comme tu m'éprouves, mon Dieu! Prends mon ame!»— «X'aie pas peur, vieux! Dieu est avec toi!» dit le hourrc.iu au martvr. "le n'ai pas peur, fais ce qu'on t'a ordonné!" Le malheureux fut décapité, sa tète fut empalée et le corps fut brûlé. «Et la tète du martyr resta clouée là de juillet jusqu'à la fin de septembre, quant aux cendres et à quelques osseinents non consumés, les orthodoxes les rassemblèrent et les inhumèrent dans un petit fossé!»

Au commencement de l'année 176S l'évéque orthodoxe de l'Ukraine de la rive gauche expédia à St-Péter.sbourg, à l'impératrice Catherine II elle-même, un rapport sur la position de la population orthodoxe dans l'Ukraine polonaise, position qu'il peignait sous les couleurs suivantes: «Les féroces persécutions des grecs unis loin de s'apaiser, ne font que grandir, grâce à la faiblesse des gouverneurs et des hauts fonctionnaires. Il n'y a qu'à l'époque des apôtres qu'on ait vu une oppression et une inisére pareilles à celles sous lesquelles géinit présentement le peuple orthodoxe de l'Ukraine.» En deux mois, janvier et février, les catholiques se livrèrent à 86 violences. Ils avaient, entre autres, donné 280 coups de fouet, à un prêtre, tout en parodiant à voix haute une sainte prière de l'église orthodoxe: «Tiens, voici pour l'impératrice, pour l'évéque et pour tous les chrétiens orthodoxes.» La proportion et la durée des peines, arbitraireinent infligées aux prêtres par les grecs unis dépendaient du temps que ces derniers mettaient à réciter à voix haute deux psaumes: «Faites-moi grâce, Seigneur» et «Bienheureux les innocents.» Les catholiques et les grecs unis se livraient à cette époque aux derniers outrages sur les orthodoxes: les juifs rasaient aux prêtres cheveux et barbe et les polonais frappaient ensuite leurs têtes rasées avec les crosses de leurs fusils. Les laïques étaient encore plus maltraités; -les uns étaient battus jusqu'à ce que leurs os fus.seiit à

о\-ргъ iiMiicparpimt ПкатеринЬ П о no.io-,Kciiii[ право-*пи; оп en ctoml.iit d'autres par terre, on leur passait le славиаго iiacc.iciiiii пъ no.ibCKoii J'Kpai'mt и изобра- , cou dans un billot et on les eiitumait avec des nuages •,калъ это П0.10жсн;с къ такпхъ краскахъ: «Ярости и de fumée; les troisièmes étaient impitoyablement louettés. свпрЬпства ун1атовъ не утишаются, ыо паче возстаютъ les quatrièmes recevaient des coups de bâton, de crosses за послаблс1псмъ губернаторовъ ii прндворныхъ лю- de tusil, du plat des sabres; les cinquièmes, enchaînés à ДСП. Православии!"! yKpai!HCKii"i иародъ находи гея въ des billots, étaient jetés dans des fosses ou des prisons; так01°! rbcHOT-fe I! пу/КД'Ь, какова била развЬ во вре- d'autres fois, après avoir entièrement dépouillé les victimes, мена апостольск!я». Въ TencHie январи ii февраля ка- on les relâchait en les contraignant de remercier leuis тол!1кам11 совершено было 86 нас!1льственныхъ слу- bourreaux pour leur avoir laissé la vie sauve. чаевъ. Ме;клу проч!!мъ одному священн!1ку дали 280 | ComiTic les polonais atteignaient ainsi au comble de la уларовъ !!, np!i этомъ пр11ГОвар!!вая, парод!1р'~1ваЛ1! férocité dans leurs persécutions, l'idée des représailles gerсвятснпую мол!!тву правослапно!'! церкви: «Ce тоби !iia, puis mûrit dans l'àme du peuple de l'Ukraine qui за 1"осударын10, за короля, за св. сннодъ, за apxiepen ne se découragea pas, ne s'abandonna nullement et ne !! за вся православныя xp!iCTiaiie». Л,!И опредк1е111я songea pas à se soumettre sans murmirer à ses cruels MJ.p!,! I! времени 11аказаи1я yiiiaibi, 4i!miBmie расправу oppresseurs: seulement, pour qu'il pi'it se venger de ses надъ спяшени1!комъ, читал!! псалмы: «По.м!!лун .чя, bourreaux, il fallait que quelqu'un prit l'initiative. Бо/кс» Il «Блажснн!! непорочн111». Изд-Ьвательства со Ce furent les cosaques zaporogues qui s'en chargèrent.

стороны катол!!Ковъ 1! ун1ато1!Ъ надъ православными Les inoines, les prêtres et les simples laïques qui fuvaicnt въ это время ДОШЛ!! до 1фа!'!Н1!ХЪ пред-Ьловъ: /К!1ДЫ l'Ukraine, se réfugiaient chez les cosaques du Dnieper et бр!1Л!1 свяше11Н!!ка.мъ волосы II бороды, а поля1ч11 leur dépeignaient éloqueniment les maux qu'endurait la б11Л!1 пхъ по обрнтымъ головамъ ружейным!! npi!- population de l'Ukraine sous le joug terrible des catholico!UKaMii; съ .м1рянам!1 поступал!! еще хуже: од111!ХЪ qucs et des grecs unis. Poussas par un cosaque zaporo- !!зъ ннхъ б!!Л!1 ДО ТОГО, ЧТО у нп.хъ обнажал!!Сь отъ I gue du village Kanevskv, quatre prêtres orthodoxes Ocri- КОЖ!! !! мускуловъ !<ocT!!; друг!!хъ !<лал!1 ua землю, ; virent une supplique au chel des cosaques Pierre Kalni- !ia шею над-Ьвал!! !уолоди !! подкур!!вал!1 дымомъ; chevsky, se plaignant des persécutions des oppresseurs de трстьн.хъ ctia!! нешадно плетьм!! ii давзл!! i!0 100 l'orthodoxie, et quoique cette supplique n'obtint pas la réбарбаръ за свяшенн!!!<а; четвертыхъ б!!Л!! idn.M!!, ру- pon.se désirée, la jilaiiite des prêtres provoqua une ;!<е1'1НЫМ!! пр!1кладам!! i! саблями; пятыхъ, заб!!въ въ ' certaine agitation dans la compagnie cosaque du bas колоды, бросал!! въ ямы !! тюрьмы, !1Л1! же, огра- ! Dnieper. lit voici que peu à peu dans les raviiis, dans б!1въ до Hi!TKi!, отпускал!! на свободу !i еще заста- , les plis du terrain, dans les Ilots du territoire zapoi-ogue, ВЛЯЛ11 благодарит!, палачей за дapo!;a!lic жпз!!!!. se rassemblèrent des détachements volants de haidama-

Когда Bct ЭТ1! i;apcapcTBa со CTopo!iu поля1;овъ ques, tous animés du désir d'exercer de cruelles représail- Д0111Л11 до кра!°1НС!'1 степен!!, тог.та въ у|фа1!нс!<ом!. les à l'endroit des polonais oppresseurs de toute l'Ukraine нapoдt выросла i! созрЬта CTpainiian mccti, угнстате- orthodoxe. F.t lorsque ces mêmes quatre prêtres adressèлямъ. Народъ yKpatnicKii"! i!e у!1алъ 01;о1!чател!,11о rcnt un pressant appel aux habitants de la bourgade jaboдухо.мъ, не потерялъ сво!!ХЪ С!1лъ, 1!С !!ре!СЛ0!!!1ЛСЯ tino, une véritable milice nationale se leva contre les ôc3po!iOTi!0 псрсдъ СВОИМ!! ЖССТОК11М1! .муч1!телям11 polonais. !i ждалъ только no4i!ua для расплат!.! со cboiimi! na.ia-

Тако!"! почпнъ сдЬланъ б1.1лъ запорожс!а!.м!1 !;озака.чп. Монахи, спя1не1!Н!1К!1 i! простые м1ряне, 1!ок11дая !!ОЛ1.с!;ую Укра1"ту, уходили за порош ДнЬпра !! та.мъ |;ъ ярк!!хъ крас1чахъ 1!Зображал1! тк б-Ьды, как!1.мъ !!о.г1;ер!алось иаселеи1е VKpai'iHu вcлtдcтвic невыност!маго гнета со стороны уи1атовъ !i катол!||;овъ. Подъ

"L'Ukraine s'e.st révoltée, ainsi que prêtres et sacristains L'Ukraine, persécutée par les polonais et les juifs. Dieu Eternel! quel inalheur efiroyable: Voici que sur la terre la religion se bat contre la

leligion.»

Bien

que la pre!iuère insurrection nationale n eut

!1Л1Я111смъ какого-то запорожскз! о козака, KaneBCKaio abouti à aucune conséquence sérieuse, — cependant, lorsque куреня, четыре православныхъ священника наппсалп le fameux capitaine Maxime Jélezniak se fut mis à la лнстъ въ запорожскую С1;чь, на имя кошевого атамана tête de ce mouvement national, les polonais apprirent :i Петра Калнпшевскаго, съ жалобой на гонителей пра- leurs dépens ce que c'est que la vengeance de tout un вослав1я. Il хотя на этотъ лнстъ свяшеннта! не полу- peuple et quelles suites épouvantables elle peut entraîner. ЧИЛИ жслатсльнаго отвЬта, но своей жалобой они «Les exploits sanglants de Jélezniak, remarque le profes.scur вызвал!! къ дtйcтвiя.мъ нЬкоторыхъ нзъ ннзоваго i Maximovitch, ne furent ni un simple acte de brigandage, товарпства. Тогда по разлпчны.мъ балка.мъ, по остро- ' ni une attaque isolée des zaporogues dans le but de pilва.мъ !i no байрака.чъ запорожскпхъ вольностей начали i 1er les riches propriétés des polonais. \'on. ce fut une собираться летуч1е отряды гайдамакъ съ цЪлыо же- , éruption volcanique de la vengeance et de la haine na- СТОКОЙ мести поляка.мъ, наснльникамъ всего православ- tionales, qui couvaient lentement depuis un siècle, provoнаго на Украина,. A когда тЬ-жс 4 священника обра- quées par le joug de l'iiglise grecque unie; ce fut la mèтплпсь съ воззваи1е.мъ къ жптелямъ м. Жаботнна на lée suprême et convulsive de deux éléments hostiles.- Украйн!;, тогда протпвъ ляховъ собралось настоящее (Oeuvres complètes, L 625). народное ополчс1пе. ^ Maxime Jélezniak d'abord cosaque zaporogue et plus

Збуптоиалас!. ^'lфлlllIл, ii попы п дякы, П()1 мпулм иа I^Kp.iinm жиды и полякм.

Ом, BovKc Mili и^'скоччсииый! Дипыплся гори, Що TL'iicpa ил спмь cnmii пирл пиру поре.

Хотя псрпая пстлпка народная и не прнпсла к'ь серьс;!111>1мъ послЬдсплямп,, за то, когда i;o глап!, иародпаго дв1|-/ксн1я сталъ знаменитый предводитель Максимъ /Кел1,зняк1., тогда поляки узнали, что такое MecTi. пl^кu■o народа и кт. какимъ у'/кас1нлмт. noc.itaе1в1ямъ она приводить. «Кровавый подтп т. /КслЬзника, зам1'.частъ npoi]). Макеимопичъ, былъ не простой гайламачсск1и разПой и не случайное нападеи1е запоро;и-цсвъ на пол1.ск1я г,лад1.н1я для граоежа и добычи. НЬть, то бы.ю огнеди1на1цсе пзвсржен1с народной мести п вражды, и1'.лый р.Ькъ коинвшейся подъ гнс- |()мь ynin; то была предсмертная судорожная сх1!атка Д1;ухт> враждебных!. сгих1й \:i, государстпениомъ г^.л!., которое у'/ке бли:!П1ос1. кт. сг.оему конпу» (Coôpanie сочнмсн1й, I, 625).

.Ма1;снмъ И\ел1.знякъ, сперва запорожск1й козакъ, погомъ послуннткъ чигирннскаго Мотронннскаго моиасгыря, казалось, нарочно посланъ былъ судьбой для того, чтобы жестоко покарать ляховь за пхъ варварства но oinoineiiiio къ правосла1'.11Ымт>. Задумавъ странппто месгь. Макснмт. /1\ел1.зпяит. собрл.гь ш. iviyôoKOMi. овраг!. MoiponiiHcicaro лЬса иеоо.н.тмо |;агагу гайдамакь и обьявн.гь ей о ср.онхъ замысллхъ иротнвъ по.1яковь. Скоро неОольшая ватага ЖелЬзияк'а у ве.и пилась, ибо къ нему ногянула масса кресгьянъ, вооруженная какь попало и чЬмъ попало: icro копг.емъ, кто ружьем!., !<!о 1!ожомъ, а кго просто !;оломъ, обожже!!11!,!мъ съ од!10!о ко!!па. Преда1!1е !01>,ор1!ть, что 1а|"!дама!ч-!1 >Кел1-.3!!Я!;а, дли !1р1!дан1я задумаи1!ому походу хара!стера рел1!Г103ност!!, освятил!! !iiubie !:оз!.! но>!<е!1, i;oTop!je пр!11;езен!,1 б!.1Л!1 для 1!С1реблен1я ляхог.ъ |;ъ чащу MoTpoiii!i!CKaro л\;сл. 11с1ор1!ческ1Я >i;e да!1НЬ1я С!1!д1'.тсльству10тъ, 4!ii для пр!1да!11я !юходу xapa!ciepa законности кЬмъ-то пзъ !ап.1пма!ИС!1хъ вождей 1!ЗобрЬтена б!лда золотая грамо!л за иод!!Ись10 русс!ч-ой 1!мператр!1И!.! Е|;атер!П!Ь1 И, |;ь 1,-отороп огда1;али !1р!!казъ "ВырЬзать и у1!!!что- •/!а!ть, си noMoiuiKi Бож1е10, всЬхъ поля1;овъ и жидовъ, хул!1телей нашей святой рслиг1и, 11скорсн1!Т!> самое имя поляковъ, чтобы и !1амять о и!!ХЪ не дошла до потомства». Хотя «золотая гра.мота» оказалас!, !!Посл|-,дсте1п грубой поддЬлкой, г1;мъ не менЬе простая чериь вЬрила въ ея подлиниост!., 1;акъ вЬр!!Л!1 въ ея досто!!1;рност!. II !!оляк!!, обв!!няв1п1е русскос !1рави- ■|еЛ1.ст1!0 въ тайномъ !1одстрекательствЬ черн!1 противт. !1равнгел1.ства РЬчп-1!осполитой.

Впрочемъ, и бсзъ «золотой грамоты» святость caMoi'o дЬла, полиЬйшсс сочувств1е парода и i!c пре- Kpai!UiB!!iincs! гоиси1я пра!юслав1я обЬщал!! .Maicci!My /КелЬзняку пол1!Ь!Й ycni.x'!. залума1!наго !!редпр1ят1я.

Что же ЛЯХ!!, 11аС!!Л1.1!11!;!! pyccKoi! НарОД!ЮСТ!! !1

Ир!! !;сей раз!»13110Сти, съ какой !10пирал!1 поля!;!! 1!ра!;а iipocToii !! безза!иит1!ОЙ масс!.! !10Л1)СКой

tard novice au couvent Motroninsky de Tchiguirine, semblait être envové tout e4prè.s par le destin pour ch.uier cruel!eme!it les polonais de leurs férocités envers les orthodoxes. Maxime Jélezniak, qui avait coneu inentalement un terrible projet de vengeance, rassembla dans un profond ravin de la forêt Motroninslcy une petite bande de haidamaques et leur coinmuniqua ses intentions par rapport aux polonais. Bientôt sa troupe peu !io!nbreusc reçut du renfort, parce qu'elle fut rejointe par une foule de paysans arinés à la diable: les uns d'une faux, les autres d'un fusil, les troisiè!nes d'un couteau, les quatrièmes — simpleme!it d'un épieu au bout durci л la flamine. La légende prétend que les hommes de jéleznialc, voulant donner .l la campagne projetée u!i caractère religieux, firent bénir des charretées de couteaux transportés dans l'épaisseur de la foret Motroninsky. Les do!inées historiques, à leur tour, fournissent un autre reiiseignement, c'est que pour revêtir la cainpagne entreprise d'un caractère de légalité, u!i des chefs des haidainaques produisit une soidisant lettre patente d'or avec le sceau de l'impératrice russe, Catherine 11, et ordonnant: «d'exterininer et de détruire, avec l'aide du Seigneur, tous les polonais et les juifs, détracteurs de notre sainte religio!i, d'extirper jusqu'au nom mè!iic des polonais, pour que la postérité n'en conservât même pas la mèinoire.» Bien que cette lettre patente fût reconnue plus tard comme un faux grossier, la populace, dans sa simplicité, crut quand même .'i son authenticité, tout comme les polonais qui accu.saicnt le gouvernement russe d'exciter secrètement la populace contre la Pologne.

D'ailleurs, même sans la «lettre patente d'or», la sainteté de l'oeuvre elle même, la symp.ithie absnlue du peuple, et les persécutions toujours exercées contre l'orthodoxie — promettaient .\ .Maxime Jélezniak la réussite complète de SCS projets.

Et les polonais, ces oppresseurs de la nationalité russe, ces persécuteurs de la religion orthodoxe- Quelle résistance se proposaient-ils d'opposer aux cosaques?

.Malgré tout le sans-gêne avec lequel les polonais foulaient aux pieds les droits de la mas.se simple et faible qui composait la population de l'Ukraine polonaise, ils étaient en somme impuissants ù résister sérieu.sement aux bandes co!Timandèes par le cosaque zaporogue .Maxime Jélezniak. Cette époque, c'est ,\ dire la moitié et la fin du X\'lll siècle, fut l'époque la plus rude et la pkis troublée pour la Pologne: son administration et ses finances étaient dans l'état le plus pitoyable; toute liberté était étouffée par l'arbitraire et les violences; le commerce .se trouvait .iccaparé uniquement par les juils et périclitait; il n'y avait pas de milice régulière; les forteresses ne présentaient qu'un amas de ruines; les garnisons étaient un vain mot et toutes les frontières étaient ouvertes ;\ l'invasion; le sort de provinces entières dépendait des propriétaires fonciers qui etretenaient Л leurs propres frais des miliciens qu'ils logeaient dans les économats de leurs domaines. Partout c'était la !nême chose; il en était de même dans l'Ukraine polonaise. «Notre royaume, disait le primat polonais .\ la diète générale, ressemble, Л une maison sans toit, a un édifice ébranlé par les vents, X U!ie demeure sans !iiaitres, ? prête i crouler, .ses bases étant pourries, A inoins que la

Укрлппы, oîiii ПС въ спла.чъ были OK.r.iaTi) ccpi.C3iiaro "ProvidciKu ne se montre piidv.ible ei ne MHitienne l'édi

е-опротпвлешя гапдамлкямъ, прсдводп.мымъ запорожскимъ козакомъ Maïa'iiMo.Mb /КслЬзнякомъ. Время зго, т. е. половина п консцъ W'^III вЬкл, было самымъ тяжслымъ п самымъ смутпымъ врсмспсмъ для Пол1.пт: ад.мппистрац1я и с1л1напсы ся находились въ самомъ /калко.мъ состоян1п; законы въ полномъ презр'1;н1И и бcздtиcтniп; суды въ безс11Л1П; личная свобода была задавлена произволами п нас11л1ямп; торговля вся находилась въ рукахъ евреевъ и была иъ самомъ жалкомъ вид!;; BoiicKa постояннаго въ странЬ не супюствовлло; KptnocTH представляли собой полн^иния развалины; гарнизоны были ничтожны II Bct границы открыты для нaбtгoвъ; судьба цЬлыхъ областей находилась въ рукахъ частныхъ зсмлспладЪльцевъ, которые содержали на собственный счстъ надворную MiMiiniio и помЬишли ее въ экоиомическихъ дворахъ своихъ iiiMtHin. Такъ было всздЬ. Такъ было и въ польской УкрайнЬ. «Царство наше, говорплъ польск1й примасъ на всенародномь ссймЬ, похоже на домъ безъ кровли, на здан1е потрясаемое вЬтрами, на жилите безъ а1ад-Ьльцевъ, готовое рухнуть съ подгнипшаго ocHOBaiiisi, если только Провид-fcHic не сжхтится и не поддержитъ это злан1е«.

При такомъ cocTomiiii края, гапдамакамъ открывалось широкое поле для подвиговъ. Первымъ мЬстомъ кровавой расправы ихъ съ ляхами и жидами было село МедвЬдовка, потомъ мЬстсчки Жаботинь и См'кла, преданныя огню, мечу и всеобщему разграблен1ю. ДалЪе слЬдовали Черкасы, Богуславъ, Звенпгородка и Лысянка. Въ посл-Ьдней, истребивъ ляховъ II жидовъ, вс'Ьхъ безъ разл11ч1я иола и возраста, гайдамаки убили какого-то ксендза, жида и собаку и, повЬсивъ трупы ихъ на костслъ, с.г1.лали подъ ними надпись: «'/Кидт., .(яхъ та собака — вира одпнака».

Подвигаясь дал'Ьс къ югу и всзд^ ознаменовывая свое дв1гжен1е кровавыми слЬдами, гаГиамаки, подъ предводительствомъ Железняка, направились къ горолу Уманю, представлявшему собой въ то время средоточ1е иольскихъ силъ и богатства всей заднЬпровской Украины п принадлежавшаго графу fl'panuy Салез1ю Потоцкому. За отсутств1смъ графа Потоцкаго, жившаго въ галици"|скомъ городЬ Кристинопол±, ^'манемъ и всей, принадлежавшей кт. нему областью, управлялъ коммисаръ, называемый иначе гуосрнаторомъ, Рафаилъ Десиотъ Младановичъ. Сынъ Младановпча, Папслъ, и 18-т||-лЬтняя дочь Вероника (въ зaмyжccтвt Кребсъ), переживш1е страшное coôbiTie 1768 года, оставили намъ oniicanie города •Уманя II тЬхъ босвыхъ силъ, которыя находились въ нсмъ при на11аден1|1 на него гайдамакь.

Умань стоялъ на возвышеиномъ MtcTt и имЬлъ два укр+Л1ле1ця;' нару/кнос и внутреннее. Наружное укр'1.плс1пе iiMtiô Еидъ палисада вокругъ всего города съ двумя, другъ протпвт. друга, воротами, запиравшимися рогатками и снабженными пунпчами или мортирами, въ каждыхъ поротахь по парЬ. Внутреннее yKpLaieiiie представляло собой экономическую

fice menacé. »

Cet état de choses étant dcjiine, un vaste сЬлтр s'ouvrait devant le.s liaidamaques pour leurs exploits. Le premier théâtre des sanglantes représailles auxquelles ils se livrèrent envers les polonais et les juifs, fut le bourg Medvédovka; ensuite ce fut le tour des bourgades Jabotino et Sméla, incendiées et mises à sang et à sac, et enfin Tcbcrl<assy, Boguslaw, Zvenigorodka et Lvssianka. Dans ce dernier village, après y avoir exterminé tous les polonais et les juifs, .sans distinction d'âge ni de .sexe, les haïdamaques égorgèrent un prêtre, un juif et un chien, et pendirent les trois cadavres Л l'église catholique avec cette inscription: "Juif, polonais et chien,— même religion totis les trois».

Marchant toujours dans la direction du midi et signalant partout leur passage par des traces sanglantes les haïdamaques commandés par Jolc/inialv se dirigèrent vers Oumane, une ville qui était à cette époque le centre de toutes les forces polonaises, de toutes les richesses de l'Ukraine polonaise, et qui appartenait au comte François Salézy Potocky. En l'absence du comte lui-même qui habitait en Galicie à Christinopol, ( )umane et toute sa province étaient gOLivernés par un commissaire ou gouverneur Raphaël Despote Alladanovicz. Le fils de .Mkidanovicz, ainsi que sa fille Véronique, (mariée ,1 un certain Krcbs), âgée de 18 ans, qui ont survécu ."i l'épouvantable événement de 1768, nous ont laissé une description d'Oumanc et des forces militaires qui s'y trouvaient au moment de l'attaque des haïdamaques.

Située sur une hauteur, OLimane était fortifiée extérieurement et intérieurement. La fortilication extérieure pré- .sentait l'aspect d'une palis.sade, encerclant toute la ville. pour\4ie de deux portes qui se taisaient vis-.i-vis, se t'ermaient par des barrières et étaient llanqiieés de deux canons chacune. La fortilication intérieure consistait en la maison de l'économat, llanquée d'une maison pour le commissaire, le tout entouré d'une deuxième paliss.tde avec quatre tourelles ma.ssives. Le principal défiiit d'Oiimane était le manque d'eau qu'on était obligé d'aller chercher dans le ruisseau Kamenskv, .1 5 verstes de la \ille. On avait bien tenté de trouver de l'eau dans la \ille même et l'on avait creusé dans ce but un puits de 50 toi.ses de profondeur, mais on ne trouva pas une goutte d'eau. La ville possédait une garnison de 600 hommes, commandés par un étranger, le lieutenant Lénart qui les employait tantôt Л garder les portes de la ville et tantôt л défendre le corps de garde rempli de haïdamaques captifs. Il y avait encore dans la ville une milice familière de 200 cosaques, commandés par deux colonels polonais Oboukli et Magnuszcvsky et par trois centeniers, Pantaléon Oulas.senko, Jérémie Panko et Jean Honta; le troisième était le doyen des centeniers et le favori du comte Potocky. Tous les miliciens du régiment cosaque d'Oumanc étaient exempts de toute 4 contribution 'i au profit du propriétaire, pourvus de toutes sortes de bien-fonds le propriétaire leur fournissait les chevaux, les armes, les munitions et les vivres, ainsi que leur ténue d'ordonnance

усадьбу съ домом ь для коммисара, обведенную лpy-.^=qui se composait d'un caftan jaune, d'un habit rouge, de

iMMi, палисадом!, ci. четырьмя Гххтыиими оашяя.мп. i r.iai;iii.i.\n. пслостатком ь >'.\iann ôi.uo oTcvTCTEic иолы. Которую достаплялп изъ Клмсискаго ру'и.я, за з версты отъ города. IIpoGor.a.iii было добыть воду и г.ъ самомъ 1оролЬ, для чего прорыли колодезь иъ 30 сл;к. глуопной (у Крсбсъ 500 сая;. глубиной), ио поды даже II на таком глубинЬ не оказалось. Городъ па.\одился подъ о.чраной гарнизона изъ боо чсловЬкъ, которылъ у1|ра1!ля.п. иностранный поручикъ Лснартъ, наряжая его то для караулоьъ въ воротахъ, то для о.храны корде1ард1и, ианолпенной пойманными гаГ|дамака.\1И. Кро.мЪ гарнизона въ городЬ была еще надворная козаикая .\1плиц1я, въ чпслЪ 20оо чслоп-Ькъ, подъ начальствомъ дву.чъ полковниковъ-поляковъ, Обу.ха п Магнушевскаго, п трсхъ сотниковъ-.малороссовъ, Пантелей.мона Уласс1И<а, Ярсмы Панка и Ивана Гонты, изъ коихъ посл'1;дн1Й считался старшимъ сотнпкоыъ и былъ любпмпс.пъ графа Потоикаго. Вся ыилишя козацкаго умлнскаго по.ича была освобождена отъ всяки.чъ «данинъ» и «оплатъ» въ пользу владктьиа, плд1.лепа была различными угодьями, снабжена, за счсгь илад-Ь.пьца, конями, оруж1емъ, боевыми и продовольственными запасами, с]юрменной одеждоГ! изъ желтаго кафтана, iqiacnaro куитун1а, голубы.хъ шароваръ и Ж'слгой, сь чернымт, бараннчог.ымъ околы- Hie.MT., шайки.

11,зт> властным. ,inm., кром1. Младлноьича, г.ь город1-, были: ociiop.aic.n. бази.йанска! о мисс1оиерскаго утлииш, ректоръ Костсшпй во гллвЬ 400 студентовъ; зс.мле.чЬръ 1иа<1)ранск1й, служивш1й раньше того иъ г.ойска.чъ <1>рпдриха II, коро.1я прусскаго; кассиръ Роги1невсктй, хорун'/к1й Маркопск1й, экчнк^мт, Скар- VKiiHCK'iii и нЬкоторые друг1с.

Въ 1;иду надежности уманскоп icpl.nociii и исправности козагнсой MiMimiii, m. городъ ^'мaнь съехалось со сс1;хъ стороиъ болЬс 200 семействт, однп.чт. поссесоровь п кромЬ того нахлынула масса исчпиоиилхъ шляхтичей и въ особенности жпдовъ. Заполнивъ собой весь городъ и далеко не вмЬстивишсь въ исмт., ир11,зж1с, въ числЬ около босо челов1л<т., расположились таборомъ иодь городо.чъ, возлЬ Грем<ова лЬса.

3aiuHHtcHHbHi укр1.плен1ямп и снабженнь1Й боевыми и продовольственцымп запасами, городъ Умань см!.ло ожидалъ прибытия гапдамакт., разсчитивая на свои силы. 11зв1,ст1я о дЬпств1Яхъ гайдамакъ начали доходить въ Умань въ маЬ мЬсяцЬ, и чЬмъ дальше, т1,мъ слухи о томъ дЬлалпсь вес настойчив+.с и настойчивее. Всл-1дств1е этого коммисаръ города, Младановичь, приказалъ всему козапкому полку собраться въ городт. для смотра п для выслушан1я ипструкшй. Когда полкь собрался въ полномъ составь, то коммисаръ заставиль козаковт,, вт. прпcyrcTnin трс.чъ свяикснниковъ, npimccTii на свангел1и присягу въ вЬрности Польш!.. Присяга была принесена, п иолкъ, не желая допустить Макси.ча Жсл'Ьзииьа до >'маня, пышслъ протиг.ъ него изъ города по naHpaïueniio кь Звеипгородк Ь, откуда двигался вождь 1айланаковт,.

Такт. какт. Гонта счига.к'я самымь способпымъ пзъ BctxT. иача.и.Н11К01ГЬ no,ii;a и такъ какт. опт.

larges p.imalons bleus et d'un bonnet jaune borde d'astrakan noir.

Les autres autorités présentes, OLitre Mladanovic/i étaient: le fondateur de l'école des missionnaires basiiiens, le recteur Kostecky qui se trouvait à la tète de 400 étudiants, l'arpenteur Szafransky qui avait servi avant dans l'armée du roi de Pru.sse Trédéric II, le trésorier Rcyuiszewsky, le cornette Markovsky, l'économe Skarzinsky et plusieurs autres.

Etant donné l'excellence des tortifications d'Oumane et de sa milice, plus de 200 fiimillcs de propriétaires fonciers s'étaient réfugiées Л Oumane; on vit également s'y ruer une foule de hobereaux sans position et surtout de juifs, (^omme la ville regorgeait de monde et ne pouvait les abriter tous, les nouveaux arrivés qui étaient au nombre de 6.000 environ campèrent dans la ville, aux alentours de la forêt voisine.

Protégée par ses fortifications, bien approvisionée de munitions et de vivres, la ville d'Oumane attendit de pied ferme l'apparition des haidaniaques, comptant sur ses forces. Les nouvelles des exploits guerriers des baidamaques commencèrent a parvenir à Oumane au mois de mai. et plus le temps passait, plus ces bruits prenaient de l'importance. Le commissaire de la ville Mladanovicz ordonna alors au régiment cosaque de se préparer ;1 être passé en revue et à recevoir les instructions nécessaires. Le régiment une fois réuni, le commissaire força les cosaques à prêter serment de fidélité h la Pologne, sur l'I-vangile et en présence de trois prêtres. Les cosaques prêtèrent serment, et ne voulant pas permettre h Maxime Jélézniak de parvenir j'usqu'à Oumane, ils firent une sortie dans la direction de Zvénigorodka d'où s'avançait le chef des haïdamaques.

Comme Monta était considéré par ses supérieurs comme le plus capable et comme il jouissait en outre de la fa\cur du vayvodc Potocky lui-même, le commis.saire, ainsi que toute la noblesse fondaient sur lui leur plus grand espoir. Tous les contemporains certifient en effet que Ilonta était un homme supérieurement doué. Né de parents pavsans au village Rossochki, il avait fait son chemin tout seul, et c'est en montant souvent la £;ardc dans la résidence de Potocky, Christinopol, qu'il en obtint force faveurs, celle par exemple de percevoir à son profit les revenus de Rossochki et d'être propriétaire à vie du village Oradovka. «Rien d'étonnant à ce que Monta ait su plaire au vayvode, écrit la fille de Mladanovicz: c'était un solide gaillard de belle prestance, qui savait non seulement parler, mais encore écrire le polonais et dont l'éducation était telle que même à l'heure qu'il est (en 1827) il aurait pu être pris pour un noble». Monta était marié et avait un fils et 4 filles qui habitaient son village natal. Orthodoxe de naissance. Monta manifesta son zèle religieux en érigeant A .ses frais une église dans ce village; en même temps lui et sa femme étaient marguillicrs de la paroisse du village Volodarka où .son portrait, ainsi que celui de sa femme se sont conservés jusqu'en 1847. Monta était donc par son oiiginc et par .sa religion un véritable fils de l'Ukraine: orthodoxe et ukranicn — toutes ses sympathies étaient du côté des méridionaux ru.sscs. -f V.n vovant les maux que ceux-ci enduraient de la part

билъ отличасмъ самимъ посиодоп Потоимгмъ, то na*dcs pràrcs polonais ot grecs unis et surtout de la part

него какъ ко.ч.чпсаръ, такъ ii пес шляхетское сослов1с возлагали глаппыя на,ге-/кли при заитт!; города огь гапламакь. Гонта, д1.Г1стимтельно, по оппcaiiiro всЬхъ совре.меннпковь, быль челов'Ькъ выдающихся способностеп. Происходя пзъ крестьянъ д. Россошекъ, онъ са.мъ лично составплъ ceôt карьеру п, бывая часто на стражЬ въ резпдснип! Потоикаго, КрнстпнополЬ, не разъ получалъ отъ него различныя милости, нанрпмЪръ, право пользоваться доходами съ д. Россошскъ и право пожизненно атадЬть д. ОрадовкоЛ. «Да и неудивительно, что Гонта сум'ктъ поиравмт1>си воевод'Ь: это былъ, говорнтъ дочь 1\11адановнча, прсдставптслынл"! мужчина и къ тому же онъ не татько говорплт., но и превосходно ппса.гь по-польскп, и nociunanie его было таково, что и теперь (1827 года) его можно бьгло бы счесть за шляхтича». Гонта былъ женатъ п 11мЬ.1ъ одного сына и четырехъ дочерей, жившихъ въ Россошкахъ. Будучи по ро-/Кдси1ю челов'Ькомъ православной вЬры, Гонта свое уссрд1е къ отцовск'ой в|-,рЬ выражалъ тЬмъ, что воздвнгнулъ па свой коштъ церковь въ с. Россошкахъ п состоялъ, bmLctI; со своей женой, ктиторомъ церкви въ м. ВолодаркЬ, гд1. до 1847 года хранились портреты Гонты и его жены. II nponcxo/ictcnic и в1,ра детали Гонту истпннымъ сыномъ Украины: спмпат1и его, какъ православнаго чсловЬка и какъ украинца, были вссц'кто на сторонЬ южноруссовъ. Глядя на тЬ страда1ня, которы.мъ подвергались южиоруссы со стороны 1ч"сендзовъ, ун1атскпхъ поповь, въ особешюстп со стороны конс|")Сдератовъ, Гонта другого чувства не могъ питать къ полякамъ, какъ чувство пенавистп и мести, но скрыг.алг. у себя ;)то по необ.ходимостм

и до BpCMCIHK

Къ 1гспосредствен110му своему начальнику, к"ом- .чпсару Младановичу, Гонта, уже всл1.дстп1с рслпг1озной и племенной ненависти южнорусскаго 1и1рода къ полякамъ, не могъ питать расположен1я. КромГ. того roHTt было извЬстно то, что М.кадаиовичъ бьггь тайнымъ врагомъ короля Станислава Авгусча и сторонником!. кон(|1сдсрато1:ъ, а ел Ьдовательно врагом ь всего южнорусскаго насслеп1я. «Въ нача.гЬ 1768 года въ д+.йств1яхъ .моего отпа, пишетъ Вероника Кребсъ, начала проглядывать какмя-то таинственность. Я вид-Ьла, что къ нему начали часто пргЬзжать офнц1алы и посессоры; я видкта, что слЬдств1емъ этихъ npi- "Ьздовъ были постоянные секретные разговоры, совЬ-

des conlédérés, ilonta ne pouvait nourrir d'autres sentiments ,1 l'endroit des polonais que ceux de la haine et de la vengeance, mais en attendant il les dissimulait par nécessité.

Quant ù son chef immédiat, le commissaire .Mladanovicz vu la haine religieuse et nationale de la population russe méridionale envers les polonais, Honta ne pouvait éprOLiver à son endroit aucune sympathie. Il savait en outre que MIadanovicz était secrètement ennemi du roi Stanislas-Auguste et partisan des confédérés, — par conséquent ennemi de toute la population russe du midi «La conduite de mon père, écrit \'éronique Krebs, prit un caractère mystérieux au commencement de 1 76S. je le voyais recevoir Iréquemment des visites d'ullicials et de seigneurs, visites qui étaient suivies de perpétuels conciliabules secrets, et comme j'avais déjà 18 ans, je me mis Л tout observer avec soin, à prêter l'oreille a tout ce qui se disait, et je remarquai que la nuit une fois venue, le magasin qui avoisinait notre maison se remplissait de selles. de caparav'ons, etc. Dans les premiers jours d'avril arriva A S/cpicienzi Pulavsky avec .ses trois fils et se proclama le maréchal de la confédération de Bar...».

Honta savait d'autre part que le vavvode Potockv était hostile aux conlédérés et que s'il ne montrait pas ouvertement son hostilité, ce n'était que par crainte de voir ses domaines saccagés par les confédérés. Par cniisèquent Honta pouvait être sur, en se mettant contre .Mladanovicz, d'agir, à un certain degré, au gré des desseins du vavvode.

Une lois mis au courant des préparatifs secrets de .\llad.movic/:, Honta en avisa le vavvode, ce qui excita un grand mécontentement chez le commi.ssaire et ses nobles collègues. On dirigea tout un .système d'intrigues coniiv Honta, tendant à faire SLispecter sa fidélité .1 la PolDgiuet à le condamner à la jieine de mort, ou tout au moins A l'exclure du régiment. Mais aucune preuve ne vint corroborer toutes les accusations dirigées contre Honta. et .Mladanovic/. qui avait mandé le ccntenier afin de le confondre et de le ch.itier, se vit obligé de le congédier avec «laveur», en se bornant .i recommander secréteiHein aux colonels Oboukh et .Magnusxevsky de surveiller soigneusement les taiLs et gestes de Honta.

Tels étaient les rapports entre Honta et .Mladaiio\ ic/ avant même que .Maxime Jélezniak eût fuit son app.;rition dans les environs d'Oumane. Les choses étaient dans le même état lorsque le ccntenier Honta sortit de la ville

шан1я, a такъ какъ мнЪ было уже i8 лЪтъ, то я, ста- ; Д 1а tête de ses cosaques contre les haîdamaques. .\ pein

рателыю присматриваясь и прислушиваясь ко bccmv. зл.чЬтпла, что по ночамъ ие.талеко стояний отъ насъ маглзпнь наполнялся сЬдлами, чепраками и т. п. Вь первыхъ числа.хъ апрЬля въ Ш|шче!шы npi Ьхал ь Пулавск{й съ тремя сыновьями и объявплъ себя маршало.мъ барской кон(|зедерап1||»...

Съ другой стороны LoHTt было пзвЬстно н то, что са.мъ воевода Салез{й Потопк1й былъ протпвник'о.мъ конс1х;дсратопъ и если не выказывалъ свои.чъ чувствъ открыто, то единственно пзъ боязни подвергнуть свои им1.н1я разорен1ю со стороны кон(|)е-

Ics co.s.aques .ivaient-ils quitté la ville, à peine avaient-ils eu le temps de dresser leur camp, que plusieurs gentilshommes polonais vinrent prévenir .Mladanovicz que Honta avait l'intention de pa.sser du coté de Jélezniak et qu'ils tenaient ce renseignement d'une source certaine. On conseillait Л .Mladanovicz de rappeler Honta au plus vite et de le faire décapiter. Mais .Mladanovicz ne se décida p.is ;\ une pareille mesure, non parce que Honta jf)uissait de la laveur du vayvode, mais parce qu'il n'avait aucune preuve de la culpabilité du ccntenier. Xéanmoins il dépêcha au colonel Oboukh l'ordre d'envoyer à Oumane, sous n'im-

дератовъ. СтЬдовательно, Гонта, дЬйствуя противъ^ porte quel prétexte, les trois cenieniers des cosaques. Lors-

Младановича, могь Gi.ni, до извЬстнои степени увЬ-*цие ses derniers se présentèrent, MIadanovicz, en présence

d'une foule de monde, déclara à Honta qu'il était accusé d'entretenir des pourparlers avec Jélezniak. Ce fut, de la part de MIadanovicz, un manque de tact impardonnable qui aurait provoqué une grande indignation chez un compatriote et un coreligionnaire et qui devait exciter dans l'àmc d'un étranger, professant une religion différente, une haine inextinguible et la soif de la vengeance... Les larmes au.x yeux, Honta repoussa l'accusation portée contre lui, exigeant que ses ennemis la lui répétassent en face. Puis Honta et tous les autres chefs cosaques demandèrent Л renouveler leur serment de fidélité Л la Pologne et leur désir fut satisfait; des prêtres apportèrent sur la place le saint Evangile et le crucifix et le serment fut renouvelé... Après quoi Honta retourna au camp. Mais on s'imagine aisément quel genre de sentiments il devait nourrir désormais à l'endroit des polonais en général et de Mladanovicz

Пров'Ьдавъ о таГшы.хъ 11рпготовлен1яхъ Младаиог.пча, Гонта сообщилъ о томъ воевод-fe и т^мъ вызвалъ сграшнос неудоЕольств1е со стороны коммпсара II его сослуживисвъ-шляхтичей. Протнвъ Гонты поведена была ц'Ьлая система иытрпгъ, клонившаяся къ то.чу, чтобы заподозрить его верность ПольшЬ II казнить смертью, пли же, по ма-юй Mtpt., отстранить отъ полка. Но всЬ обв11нен1я, направленный въ -этомъ смысла противъ Гонты, остались недоказанными, и Младаноипчъ, вызвавъ къ себ'Ь сотника для улики и казни, лолжснъ былъ отпуст1пь его отъ себя «съ честью», ограничившись тайнымъ приказомъ полковникамъ Обуху и Магнушсвско.му зорко наблюдать за поЕеден1емъ Гонты.

еп particulier!..

Се dernier cependant, Honta une Ibis reparti, se décida à prendre les mesures nécessaires pour fortifier Oumane et il chargea de cette tache l'arpenteur Szafransky qui était un soldat émérite et qui fortifia la ville le mieux

заки вышли изъ города п едва успЬли они устроить qu'il put. Il fit appel non seulement à tous ceux qui cc6t таборъ, какъ вдругъ къ М.шдановичу явилось i étaient à l'intérieur de la ville, mais encore à tous ceux

нЬсколько челов'Ькъ шляхтичей съ 11зв1;ст1емъ о то.мъ, будто Гонта, по достовЬрнымъ свЬд'1;1ия.\1ъ, и.чЬетъ нлмЬрсн1С соединиться съ Жел'Ьзнякомъ. Шляхтичи совЬтовалп Младановичу, какъ можно скорЬй, призвать обратно Гонту и отрубить ему голову. Но на такую .мЬру Младановичъ не рЬшплся, не потому, что Гонта былт, въ .милости у воеводы, а пото.чу, что у коммисара не было доказательствь вины сотника. Т'Ь.мъ не MCHJ.e Младановичъ послалъ къ полковнику Обуху прпказъ прислать въ Умань, подъ каки.чъ-то предлогомъ, всЬхъ трехъ сотниковъ пзъ табора. Когда сотники явились въ городъ, то Младановичъ, въ npiicvTCTBiii большой толпы, началъ говорить ГонтЬ, что его обвиняютъ въ переговорахъ съ ЖелЪзняко.чъ. Это была непростительная безтактность со стороны Младановича, которая могла даже у единоплсменнаго и единовЬрнаго съ нимъ человЬка вызвать ц'йлый потокъ негодован1я, а у разновЬрнаго и разно: ыеменнаго человЬка возбудить неугасимую ненависть и вызвать жажду мести... Гонта со слезами на глазахъ опровергъ взводимое на него обвинеи1е и потребовалъ, чтобы его враги сказали ему ооъ это.мъ прямо въ глаза. Не довольствуясь этимъ, Гонта и всЪ начальники полка просили привести и.чъ къ новой ирпсягк на вЬрность Польш'Ь, и они были приведены въ присутств1и священниковъ, принесшихъ на плошадь евангел1е и крестъ... И вотъ Гонта снопа вы[;халъ пзъ города къ табору. Но можно ccôl; представить, каково было послЬ этого его чувство къ полякамъ вообще и къ Младановичу въ частности!..

Между гЬмъ Младановичъ, разставшпсь съ Гонтой, рЬшплъ взять Bcfe м^ры къ тому, чтобы укрепить Умань II поручнлъ это дЪло землемеру Шафранскому, какъ опытному воину. Ша(|эранск1й, сколько могь, привелъ пъ оборонительное положе1ие«|;

qui avaient dressé leur camp en dehors de ses murs et dont le nombre atteignait en ce moment-là 8.000 hommes. Ayant organisé ainsi la défense générale, Szafransky jeta son dévolu sur la tourelle la plus haute de la citadelle intérieure, comme poste de surveillance et s'y installa luimême pour inspecter les alentours de la ville.

Quatre journées s'écoulèrent dans une attente anxieuse. Le 18 juin le commissaire fut brusquement prévenu de l'approche d'une armée. L'arpenteur Szafransky monta sans retard dans sa tourelle et, regardant dans une longue \aic, s'écria joyeusement: «C'est le seigneur Honta avec son régiment!» Quelques minutes plus tard il cria de nouveau: «Voici une autre troupe qui s'avance, beaucoup plus nombreuse et en costumes divers!» Quelques minutes s'écoulèrent encore et le même Szafransky s'écria douloureusement: «Je vois Honta qui échange un bonjour amical avec le chef de cette troupe. Et ce chef— c'est Jélezniak!»...

Cette nouvelle fut un coup de loudre pour les habitants d'Oumane et tout le monde fut pris de panique. Le commissaire Raphaël Mladanovitch perdit complètement la tête. Seul, l'arpenteur Szafransky con.serva toute la présence d'esprit, descendit rapidement de la tourelle et passa vivement en revue les canons de la porte du côté de la nouvelle ville et ordonna au lieutenant Lénart de prendre la défense de l'autre porte. On dressa Л la hâte des barricades à toutes les portes et on posta aux embrasures les défenseurs de la ville: cosaques, nobles, bourgeois, valets, étudiants-basiliens, juifs et manants. Ils étaient presque tous bien armés, les juifs exceptés: à défaut d'armes ces derniers avaient apporté des haches, des couteaux et des faux, le tout fixé à de longues perches, ce qui les rendait propres au combat. Pendant ce temps le recteur de l'école basilienne, Héraclius Kostccky organisait dans la ville une procession religieuse avec chant de psaumes et grande sonnerie de cloches.

Cependant Honta et Jélezniak marchaient ensemble sur

AnbfteMV Умржиской Сгзрины.

городъ, прпзвлвъ къ затмгЬ его какъ тЬхъ, которые *1а ville et commencèrent par exterminer tout le campement qui s'était disposé en dehors de la ville et qui se composait de 8.000 juifs et petits hobereaux polonais.

Jélezniak et Honta s'approchèrent ensuite des murs de la ville et l'assiégèrent. Il était 1 1 heures du matin. Ceux des habitants qui ne se battaient pas, se précipitèrent, ainsi que le dit un témoin oculaire, dans les églises et dans la cathédrale basilicnnc pour v prier, et, confessant leurs péchés, ils suppliaient Dieu de conjurer le péril; d'autres prenaient part à la procession religieuse autour de la ville, se joignant au cortège qui accompagnait l'image de la Sainte- Vierge. Au passage de cette image les juifs eux-mêmes se prosternaient et tendant les bras vers elle l'invoquaient parmi les larmes et les soupirs: «Sauvez nous, Sainte- Vierge!» Et une vingtaine de juifs demandèrent à être bap-

ылхолилмсь въ само.мъ город-Ь, такъ и гЬхъ, которые стояли таборомл. у Грекова л1.са, за городо.мъ, копхъ число ло.ходпло теперь до 8ооо чeлoвtкъ. Устропвъ таки.мъ образо.мъ зашпту города, Шафранск1и для себя лично избралъ одну, самую высокую башню внутренняго yкptплeнiи и засЬль въ ней съ ц-Ьлыо наблюден1Я за окрестностя.ми города.

Прошло въ то.митсльно.мъ о;кидаи1и четыре дня. Вдругъ i8 числа. 1юня .м-Ьсяна, утромъ, ком.мисару дали знать, что кгь городу приближается какое-то воЛско. Зе.млем'Ьръ Шафранск1й тотчасъ поднялся на свою башню и, глядя въ подзорную трубу, радостно закричалъ: «Это идетъ панъ Гонта съ иолкомъ!» Спустя нЬсколько .минутъ, LUacj^pancKii'i снова закри

чалъ съ башни: «Идетъ другая, гораздо большая толпа tisés et furent immédiatement baptisés. Les balles cosaques въ разнообразныхъ одеждахъ!» Eiiie черезъ н'Ьсколько volaient par dessus la palissade et tombaient près de l'image минутъ тотъ /ке Шафранск1Г1 съ горестью восклик- de la Vierge, mais sans l'efllcurer ce qui était interprété нулъ: «Я вижу, какъ Гонта пpiятeльcки здоровается en се sens que Dieu lui-même cou\Tait de son invisible съ начальникомъ этой толпы. Этотъ начальнпкъ — protection le peuple polonais.

Жeлtзнllh•ъ!..n I Cependant les haîdamaques, ne voyant aucun résultat

Эта BtcTb nyuie грома поразила уманцевъ, и не- i positif à leur fusillade, recrutèrent de force les paysans des обыкновенный страхъ овлад-Ьлъ всЬми. Главный на- | environs et leur ordonnèrent de saper et d'abattre la paчальникъ города, Рафаилъ Младановичъ, совершенно lissade de la ville; eux-mêmes redoublaient leur fusillade, потерялся. Не потерялся только землемЬръ Шафран- ; faisant pleuvoir une grêle de balles. En ce moment 30

CKJfi, который сб-Ьжалъ съ башни внизъ и началъ поспешно приводить въ порядокъ пушки, стоявш1я у поротъ, обрашснныхъ къ новому городу. Поручику Ленарту онъ приказалъ охранять пушками дру- Г1Я ворота. Везд1; у воротъ наскоро под'ктаны были различныя баррикады, а у бойницъ раз.м1щены были защитники города: козаки, шля.хтичи, .Mtmane, слуги, стл"денты-базил1ане, евреи и хлопы. Почти всЬ заии1тиики были хорошо вооружены, кро.м-Ь евреевъ: посл'Ьдн1е, не и.мtя оруж1я, захватили съ собой топоры, ножи и косы, прикрЬпивъ и.хъ къ длиннымъ шеста.чъ и cдtлaвъ таки.мъ образо.мъ удобными для

paysans qui faisaient partie de la garnison de la ville, passèrent ft l'ennemi, ainsi que 50 cosaques surnommés «escargots» qui étaient les domestiques de l'économat, et plus de 100 détenus: profitant du désarroi général, ces 200 hommes escaladèrent la palissade et se mêlèrent à l'armée de Honta et de Jélezniak, ce qui ne fit qu'augmenter la panique parmi les assiégés.

Néanmoins les défenseurs d'Oumane se battaient courageusement, stimulés par Szafransky qui s'évertuait à être partout à la fois et qui avait trouvé moyen d'armer les juifs eux - mêmes. «Je me souviens, écrit Véronique Krebs, qu'en suivant la procession, j'ai vu des juifs aux barbes

сражсн1я. Въ это же время ректоръ базил1анскаго I et aux cheveux roussis, qui tiraient et se défendaient. Je училища, 11ракл1й Костецк1й, взявъ изъ фарнаго ко- ' puis même dire que les juifs étaient seuls à se défendre». стела дары, устроплъ крестный ходъ по городу съ Le combat dura 30 heures sans interruption, Д partir

п1;н1емъ псалмовъ и со звоно.мъ колоколовъ. : de 1 1 heures du matin du 18 juin jusqu'à 5 heures du

Между т±.чъ Гонта и Жел%знякъ, соединившись i soir du 19. Finalement, à l'épouvante de tous les habitants, B.MtcTt, двинулись къ городу и прежде всего истре- i l'arpenteur Szafransky déclara que toutes les munitions били весь таборъ, находпвш1йся возл^Ь Грекова лЬса ' étaient épuisées. En outre, la ville manquait d'eiu, et com- II состоявш1и изъ 8ooo челов^къ жидовъ и шля.хтичеи. 1 nie il faisait chaud, beaucoup de monde se mit Л se dé-

Истребпвъ таборъ, ЖелЪзнякъ и Гонта прибли- saltérer avec du vin, des liqueurs et de l'hydromel; on зилпсь къ ст^на.мъ города и тотъ же часъ начали s'enivrait et on devenait incapable de se défendre. «Le seul осаждать его. Было 1 1 часовъ утра. Изъ горожанъ ' espoir de salut qui nous reste, s'écria Szafransky, c'est одни, T-fe, которые не сражались, бросились, по ело- une entrevue du commissaire avec Honta»... Mladanovicz вамъ очевидца, на молитву въ костелы и базил1анск1й s'élança vers les portes de la ville, mais bientôt il revint соборъ II тамъ, исповедуя свои rptxii, молили Бога et déclara d'une voix défaillante: «Me voici... j'ai parlé i объ отврашен1и бЪды; друг1е ходили крсстны.мъ хо- Нота... Je me remets entre les mains de la divine Proviдо.мъ вокругь города, сопровождая образъ базил!ан- dence, car nous n'avons plus qu' à mourir»... СКОЙ Богородицы. Когда нести этотъ образъ, то Privés de munitions et affaiblis par la soif, les habi-

даже евреи со слезами и глубокими вздохами падали tants d'Oumane se résolurent à s'abandonner à la volonté на зе.млю и, воздавая къ нему руки, говорили: «Спаси de Dieu et d'ouvrir les portes aux haîdamaques. L'armée

de Jélezniak et de Honta se répandit en un moment dans la ville, «comme la marée montante», s'empara de la ca-

щены. Козаик1я пули, перелетая черезъ палисадъ, па- \ thédrale des basiliens, de l'église catholique, de l'école ;али возл'Ь образа Богоматери, но не причиняли ему ^ Israélite et de l'économat et procéda à une justice arbi-

никакого ирсл.1, 'iiù пстолкоимвалоск въ смыс.тЬ ые-' зримом защити польскаго народа са.мп.чъ Богомъ.

Между тЬмъ гайдамаки, не видя положптсльныхъ результатопъ въ обстр1злпван111 города, нагнали пзъ окрестностей крсстьлнъ и велели н.мъ подрубывать II подкапивать городск-оп частоколъ, сами же усилили пальбу и стали осыпать городъ ц-Ьлымъ градо.иъ нуль. Въ это время къ нимъ псрсб1,жали 50 чслоп'Ькъ крестьянъ, входившихъ въ составъ городского гарнизона, 5° человЬкъ козаковъ «улитокъ» или «лизнем», состояпитхъ въ качествЬ экономической прислуги, и бoлte юо челов'Ькъ арестянтовъ: пользуясь BceoôHicM суматохой, всЬ 200 человЪкъ перескочили черсзъ палисадь м очутились въ вомскЪ Гонты и ЖелЬзняка, что произвело еще большую панику среди горожанъ.

При всс.мъ томъ защитники >'маня мужественно отбивались, поощряемые Шафраискимъ, старавшимся посп'Ьвать везлЬ и нашедшаго возможность вооружить ружьями лаже жмдовъ. «Помню, говоритъ Вероника Крсбсъ, идя за npoueccieft, я видЬла жидовъ съ опаленными бородами и пейсами, охотно стрЬля- ЮИ1ММП и занпицаюишмися. Я могу сказать, что только одни жиды и заипипались"...

Бой продолжался бсзъ перерыва 30 часоиъ, съ 1 1 часовъ утра i8 11оня до 5 часовъ вечера 19-го. Подъ конепъ землем1.ръ Ша(|1ра)1ск1й, къ ужасу вс1-,хъ жителем, объявилъ, что боевые запасы Bct истоии1Лпсь. Къ тому же въ городЬ не было воды, и для удов.1створен1я жаяхлы въ знойный день MHorie начали пить вина, н.гшвки и медъ, всл1;дств1е чего, псрепив1иись, оказывались вовсе негодными къ занп1тЬ города. «Теперь нЬтъ другой надеж'ды на cnacenic, вскричалъ Ша(])ранск1й, к"ро.\гЬ свидаи1я коммисара съ Гонтой"... .Младаноппчъ бросился къ воротамъ, по скоро вернулся и упавши.мъ голосо.мъ объявилъ: «Я былъ у воротъ... я говорилъ съ Гонтом... Поручммъ себя samMTt Бож1ей, потому что мы должны умереть»...

Лпнишшись боспыхъ срсдствъ и изнемогая отъ /Кажды, жители Уманя рЬшились отдаться на волю Божчю и отворить ворота гайдамака.мъ. Войско ЖелЬзняка и Гонты, подобно морю, тотъ же часъ разлилось по городу п, захватмвъ баз11л1анск1й соборъ, католически"! костелъ, жидовскую школу и экономичсск1м дворъ, нсмедлеимо начало свою кровавую расправу, получмви1ую въ ncTopin пазван1с Уманской р-Ьзни (rzez Humanska).

traire, prompte et sanglante, qui prit ensuite dan.s l'iiistoirc le nom du ma,s.sacre d'Oumane (rzez Humanska). Une fois entré, Honta se dirigea vers l'église catholique qui était bondée de monde et où se trouvait, entre autres, Mladanovicz avec sa famille. On amena le commissaire sur le perron et il adressa à Honta l'adjuration suivante: «Seigneur Honta! Le vayvode, t'a déju comblé de faveurs; songe à l'amitié qu'il te témoignerait si tu lui cc)nser\-ais ses propriétés». S'adressant ensuite à un autre centenicr, Jérémie, il ajouta: «Sauve-nous, seigneur Jcrémie!..» Celui-ci lui répondit en le regardant les larmes aux veux: «Que Dieu vous sauve, moi, je n'y peux rien». Se tournant alors vers sa fille Véronique, Mladanovicz lui remit une vieille image de famille, représentant la Sainte -Vierge et une petite bourse remplie de ducats. Mais en ce moment Honta cria: «Qu'on s'empare du commissaire et de toute sa famille!» On emmena alors Mladanovicz et tous les membres de sa famille en dehors de l'enceinte de l'église et on les égorgea tous, excepté Véronique et Paul, qui furent conduits dans une église orthodoxe, afin d'y être baptisés. «Un vieux prêtre aux cheveux blancs comme neige se tenait sur le seuil, et lorsque les cosaques lui crièrent de nous baptiser, il demanda: «Où sont les parrains?» «Les parrains? ce seront les seigneurs Honta et Jélezniak». Le meurtre de Mladanovicz fut le signal du massacre général et du pillage des maisons des habitants d'Oumane. «Ce n'est pas avec de l'encre, mais avec des larmes amércs qu'il faudrait décrire cette eflroyable effusion du sang chrétien et Israélite, écrit le témoin oculaire, ces temples dévastés, ces outrages blasphémateurs, auxquels se livrèrent les meurtriers en envahissant la ville». «Qu'on se représente la ville en llammcs et une horde furieuse, terrible comme une mer démontée, s'acharnant comme une béte féroce contre tout ce qui portait le nom de polonais (et de juif?) On égorgeait, on massacrait partout, .se sen'ant de lances, de couteaux, de haches, de sabres, de massues, sans distinction de sexe, ni d'âge». Un autre témoin oculaire remarque qu'il est difficile de supputer le nombre des meurtres et des violences, perpétrés par les haïdamaques: ils précipitaient de tout petits enfants du haut des toits sur des piques, ils éventraient les femmes enceintes et foulaient aux pieds le fruit arraché Л leurs entrailles, ils dé.shabillaient complètement les prêtres catholiques et grecs unis et les lardaient de coups de lance ou bien les fusillaient ou les pendaient à des gibets. Les autorités de la ville n'eurent pas un sort meilleur. Ainsi l'arpenteur Szafransky et l'économe Skarzinsky furent égorgés, le recteur des basiliens Kostecky fut précipité sur des lances, le dapit'er Rzonzevsky, le trésorier Korzenevsky, le capitaine ALarkovsky, le clerc de la douane Tomaczevsky et quantité d'autres périrent dans d'horribles supplices. On égorgea également les étudiants basiliens, dont les cadavres furent jetés dans le puits sans fond, creusé par les oumaniens pour trouver de l'eau, et qu'on peut encore voir devant la cathédrale, sur la grand'place. Enfin on extermina force juifs qu'on saisit au collège, dans la synagogue ou simplement dans les rues. Au total on égorgea, pendit et étrangla en une seule journée 18.000 environ de juifs et de polonais. Les haïdamaques firent emporter plusieurs milliers de cadavres en dehors des fortifications où ils furent abandonnés aux

a п не могу». ПослЬ этого Мллдлповичъ обратился 1<ъ своей дочери, Вероника, отдалъ ей фамильную икону Боя\1ей Матери и небольшой м-Ьшочекъ съ дукатами. Но тутъ Гонта закрпчалъ: «Возьмите коммпсара и всю его родню!» Тогда Младановича п всЪхъ членовъ его семьи схватили и вывели за ворота костела, гд-fe они были Bc-fe перебиты, кром-Ь Вероники и Павла, которые были отведены въ православную церковь для крешеи1я. «Старый, с'Ьдой, какъ лунь, свяшенникъ церкви стоялъ на noport, обливаясь слезами, и когда козаки закричали ему, чтобы онъ крестнлъ насъ, онъ спросилъ: «А гд'Ь же кумовья?» «Кумовьями будутъ панъ Гонта и пант. Жел^зыякъ!» Уб1йство Младановича послужило какъ бы сигналомъ для всеобщаго истреблен1я жителей города и разгрома ихъ добра. «Нужно бы омочигь перо не въ чернила, а въ горьк1я слезы, говоритъ очсвидсцъ, чтобы описать страшное пролтте христ1лнской и еврейской крови, то опустоше1Пс хра.човъ господнихъ, Tk богохульныя оскорблен1я Господа и Его Пресвятой Матери, которыя были совершены, когда уб1йцы ворвхпись въ городъ». «Пусть ceôii всяк1й представитъ пожаръ, охвативш1п весь городъ и разъяренную, бушующую, какъ волны, толпу сь остервен'1н1е.мъ животнаго бросающуюся на все, что носитъ назваи1е поляка (и жида?). Тутъ кололи копьями, резали ножами, рубили саблями и топорами, уо1И1ал11 дубнна.мн, не разбирая ни пола, ни возраста». Трудно исчислить, за.м-Ьчаетъ другой очевидецъ, всЬ уб1йства и насил1я, совершенныя гайдамак'амп: малыхъ дЬтсй они сбрасывали сь крышъ на копья, бсременнымъ жеыщинамъ распарывали животы и вынутый плодъ топтали ногами; ксендзовъ и ун1атски.чъ поповъ разд-Ьвалп до-нага, потомъ кололи копьями, стр-Ьляли по нимъ изъ ружей или же поднимали на висЬлипы. Не лучше поступали и съ панами, управлявшими городомъ. Такъ, убиты были землемЬръ Шафранскчй и экономъ Скаржинск1й, поднятъ на копья базпл1анск1й ректоръ Костецк1й, замучены были: стольникъ Ржонжевскш, скарбникъ Корженевск1п, хорунж1й Марковск1й, та.моженный писарь Томашсвск1й и мноlie друг1с. Кро.мЬ того, псрсрЬзаны были студенты базил1апцы и трупы ихъ были посбрасывлны въ тотъ бездонный колодезь, въ которо.мъ уманцы тщетно пытались добыть себ^Ь воды и который теперь находится на главной площади, псредъ соборомъ. Наконецъ, истреблена была масса еврссвъ, захваченная въ жидовской школ^к, спнагог-Ь и на улица.чъ. Въ обшемъ въ одинъ день было псрсрЪзано, персвЬшано и передушено жидовъ и поляковъ до i8,ooo человЬкъ. Изъ ни.\ъ несколько тысячъ труповъ гайда.маки велкти вывезти за городъ и бросить тамъ безъ всякаго прпкрыт1я на съ'Ьден1е собака.мъ. «Страшно было и проходить возл'Ь города, говоритъ очевидецъ, живому человеку: везд'Ь опустошсн1е, всзд-Ь трупы; страшный смрадъ отъ ихъ разло/кеи1я заражалъ окрестиыя поля и лЬса».

* chiens. «Les vivants avaient peur de passer devant la ville, certifie un témoin oculaire, l'oeil ne rencontrait que dévastation et cadavres en état de putréfaction qui contaminaient l'air des champs et des bois avoisinants».

On n'épargna de toute la population de la ville que des belles polonaises et juives que les cosaques prirent pour femmes après les avoir baptisées, et quelques hommes qui se convertirent à la religion orthodoxe. Quelques autres encore échappèrent à la mort en se déguisant en paysans, en se jetant dans la mêlée générale et en prenant part au pillage; plusieurs étudiants basiliens, qui savaient des prières russes, réussirent également à se sauver сд se déguisant en mendiants et en psalmodiant des versets sacrés, accroupis sur le sol.

En même temps qu'on massacrait, on pillait, on dévastait, on se livrait aux pires outrages sur tout ce qui était sacré pour la religion catholique et on insultait le clergé catholique. Forçant les portes des églises catholiques, les haïdamaques y renversaient les autels, brisaient à coups de haches les statues des saints, foulaient aux pieds la sainte hostie, détruisaient les livres latins, s'alTublaicnt des habits sacerdotaux et se promenaient ainsi affublés sur les places publiques et dans les cabarets, singeaient les cérémonies de la religion catholique et oflraient leur bénédiction aux passants. Ils s'emparaient de tout ce qui leur tombait sous la main et amoncelaient leur butin sur la place. Il y en avait tant que «les haïdamaques n'en finissaient plus de mesurer l'or par sauciers et l'argent par grandes cuvettes en cuivre; on mettait en pièces de riches habits qui remplissaient des chariots entiers; il y avait des troupeaux de chevaux, les calèches et les carrosses se vendaient un rouble pièce; quant aux sabres, les marchands étrangers les achetaient par dizaines à des prix dérisoires». Les dommages, causés par les haïdamaques, tant à Oumane que dans ses environs, s'élevaient Л plusieurs millions.

Le massacre terminé, les haïdamaques battirent un retraite et dressèrent leur camp dans les terrains de la Karpovka. Grisés par leur victoire, ils festoyèrent bruyamment pendant quelques jours. Au Iracas des salves de canons, au crépitement de joycu.scs fusillades, au milieu de chants et d'acclamations, Jélczniak fut proclamé hetman de l'Ukraine, tandis que Honta était proclamé colonel.

Mais le «colonel» et le «prince» Honta n'était guère joyeux. «Pour festoyer nous avons pris des viandes et tiré du vin, il s'agit de savoir comment on boira ce vin tiré». La vive imagination de Honta lui montrait déjA le jour et l'heure des représailles que lui vaudrait la destruction d'Oumane.

Mais en attendant ces représailles, les haïdamaques continuèrent encore longtemps leurs prouesses et en peu de temps les compagnons de Jélczniak prirent et pillèrent force villes et bourgades: Granow, Teplik, Dacliew, Toultchine, Monxstyristché, Haïssyne, Bassavka, Jydiaguine et bien d'autres. La prise des villes était toujours accompagnée de rapines, d'incendies, de meurtres des polonais et surtout des juifs. Même ceux qui avaient pris la fuite et p;issé la frontière turque ne purent échapper aux haïdamaques, car ceux-ci pa.s,saicnt délibérément la Imntièrc et exterminaient

козаки крестивъ разбирали себЬ въ жены, да нЬко-çles fuyards sans pitié.

торые ызъ мужчииъ, именно гЬ, которые приняли * L'insurrection des liaîdamaques menaçait de mettre tout прапославную в-Lpy. KpoMt того спаслись отъ гибели sens dessus dessous dans l'Ukraine polonaise et cela serait HCMHorie изъ гЬхъ, которые, переод-Ьвшись въ кресть- ^ certainement arrivé si elle n'avait i^tii riîprimée par les

B.MicrL съ yôiriCTBaMH повсюду производились paзopeнiя и грабежи, чинились поруган1я надъ католической святыней и глумлен1я надъ католическимъ духовенствомъ. Такъ, врываясь въ костелы, гайдамаки

forces de la Pologne et de la Russie réunies. La Pologne nomma pour cette répression le colonel Joseph Stcmkovsky et le subalterne Jacques Komarovsky, tandis que la Russie dépêchait le général KrétchetnikofT qui assiégeait en ce moment les confédérés à Berditchew. Mais avant de se mettre lui-même en marche, KrétchetnikofT envoya à Oumane le colonel GouriefT, u la tête des cosaques du Don. Gourieff se présenta devant Jélezniak et Honta non comme ennemi, mais, soi-disant, comme un allié pour combattre les confédérés. GouriefT lia grand commerce d'amitié avec les chefs de l'insurrection, offrit aux haîda-

оирокидывали въ ни.хъ алтари, руоилп топорами като- , лическ1я иконы, разбрасывали по зeмлt дары и топ- ! '"^'T^es un joyeux festin, et, profitant de la nuit noire du тали ихъ ногами, таскали по городу статуи католи- 1 ^ .=>" 7 Ju'Uet. >1 garrotta le chef des haidamaques et lit

■ ■ ' prisonniers 900 ukraniens.

ческихъ святыхъ, истребляли латинск1я и yniaTCKin книги, одТлзались въ ксендзовск1я ризы, расхаживали въ нихъ по плошадямъ, заходили въ шинки, представляли католическое богослужен1е и зазывали прохожихъ къ себТ; подъ благословен1е. При этомъ все добро, которое попадалось кому-либо, грабили и сносили на городскую площадь. Собранной добычи было такъ много, что гайдамаки «продолии1тельно мЬряли золото соусникомъ, а серебро огромною модною чашкою; богатыя шелковыя платья рвали на 1ряпки, нагрузивъ ими предварительно ц^лыс возы; лошадей согнали громадное стадо; коляски и кованные возы продавали по рублю; сабли же и солдатск1е палаши иностранные торговцы покупали у нихъ за несколько десятковъ грошей». Въ обшемъ опустошен1я, произведенный гайдамаками въ Умани и въ окрсстностяхъ, равнялись нЬсколькимъ мплл1онамъ.

Совершивъ кровавую расправу, гайдамаки отступили отъ города и располо'-кились таборомъ въ урочишЬ КарповкЬ. НЬсколько дней они упивались своей побЬдой. НТьсколько дней они «гучно» и «бучно» гуляли въ Ta6opt. При rpo.Mt пушекъ, при пальба изъ ружей и при веселыхъ п'Ьсняхъ ЖелЪзнякъ провозглашснъ былъ украинскимъ гетманомъ, а Гонта объяилеиъ былъ полковникомъ.

Но не на радость, было это «полковнику» Гонт-Ь: «Нанарылы мы доброй вареной, паны-браты, та якъ то Бона выпьетця». Живое воображен1е Гонты ярко рисовало ему день и часъ расплаты за истреблcнie Уманя...

Но пока настали дни расплаты, до т'Ьхъ поръ дпижен1е гайдамаччины продолжалось, и въ короткое время сподручники Жел-Ьзияка взяли и разграбили города и мЬстечки: Грановъ, Тепликъ, Дашевъ, Тульчинъ, Монастырищс, Гайсьшъ, Басовку, Жыдячинъ и MHoric друг1с. Грабежи, поджоги, уб1йства поляковъ и 1П> особенности жидовт. сопутствовали повсюду взят1ю этпхь городовь. Отъ смерти не могли спастись даже и г1'., к'оторыс б-!;жали изъ Украины въ предЬлы Typuin: гайдамаки безбоязненно перехолили польскотурешлю грань и та.мъ безпощадно истребляли бЬглсиовъ.

Après être si heureusement venu à bout des haidamaques, le colonel Gourieff fit brusquement volte-face, manifestant une sympathie ouverte pour les nobles «outragés» et une haine non dissimulée contre les serfs «rebelles», se permettant même d'outrepasser les ordres de ses supérieurs en traitant cruellement les chefs de l'insurrection. Avant même que le général Krétchetnikoff arrivât à Oumane il fit donner 300 coups de verges à Honta et on recommençait en outre trois fois par jour à le châtier, au point que son corps ne formait plus qu'une plaie. La famille de Honta même ne fut pas laissée en repos: sa femme et ses quatre filles furent également fouettées ù plusieurs reprises et finalement exilées; seul, le fils de Honta échappa au sort des autres en se sauvant en Moldavie. L'arrivée du général KrétchetnikofT à Oumane ne modifia guère la position de Honta. «J'ai vu, écrit Véronique Krebs, Honta gisant sur le sol, face contre terre, sous la tente; ses jambes et ses bras étaient chargés de fers. 11 portait la tunique en satin de son régiment. Le prince (c'est ainsi que Véronique Krebs appelle le général KrétchetnikofT), poussa sa tête du bout d'un bâton, Honta se souleva. Le prince lui dit alors en nous désignant: «Vois ces malheureux orphelins!» Honta nous dévisagea pendant une minute, se détourna en s'exclamant; «Que le diable les emporte!» et reprit sa pose, face contre terre».

Après avoir gardé Honta à Oumane chez lui pendant quelques jours, KrétchetnikofT le repassa au colonel Stemkovsky. Celui-ci, ayant peur de faire exécuter Honta a Oumane où il y avait toujours quantité de paysans armés qui pouvaient reprendre Honta aux polonais, l'emmena au bourg Serby près de Moguilew, sur le Dniester. Là le tribunal condamna Honta au plus cruel des supplices qui devait durer pendant 14 jours. Pendant les 10 premières journées le bourreau devait lui découper quotidiennement une lanière de peau, allant du cou aux reins; le ii-ème jour il devait lui trancher les deux jambes, le 12-ème jour — les deux bras, le 13-èmc — lui arracher le coeur de la poitrine et le 14-ème— le décapiter; les membres du supplicié devaient être expédiés dans 14 villes et y être cloués à 14 gibets dressés tout exprès.

Monta écouta tranquillement, sans .se troubler, la sentence du tribunal. Et même, ainsi que le rapporte un écripvain polonais, au inomcnt de se mettre en route pour le

ДНОМ1. net порядки II во всей 1ЮЛ1,С1<ой УкрлйпЬ ii,*licu du supplice, Иошл dccoclia д un compagnon d'armes

qui L'tait charge de le garder dans sa prison, un trait

конечно, перс1;срнуло бы, cc.iii оы не овью усмирено соелпиепнвкми силами По.и.пи! и Poccin. Для усмиpcHin гайдамакъ отъ Полвши назначснв! были — рсгимснтарв Осииъ Стемковск{й и субалтернъ Яковъ Комаровск1й; а отъ Poccin гсыералъ Крсчстниковъ, oca•/Kдaвшiй въ то время коцфсдератовъ въ г. Берди-

caustique ne trahissant aucune dépression morale. «La veille de l'exécution, comme on Un avait lu le verdict et que Honta demeurait pensif, son gardien lui dit: "Colonel! demain vous en aurez fnii avec toutes les choses de la terre: ne voudriez-vous pas laisser un souvenir quel-

чевЬ. Ho Кречеттп<овъ, прежде чЬмъ самъ двинулся conque au pauvre soldat qui passe avec vous vos derniers подъ Уманв, отиравплъ отъ себя полковыг.ка Гурьева moments?» — «Volontiers, — répondit l'ataman, — rappelez-le съ донскими козакамп. Гурвевъ явился къ Жс.тЬзняку | moi demain au moment de partir pour le lieu de l'exécution: и FoHTt, HC въ качсствЬ врага, a въ Ka4ecTBt якобы ! je vous donnerai une de mes ceintures». Le cupide olсоюзника для борьбы съ конфедсрата.чи. Войдя въ licier le remercia, persuadé qu'il allait а\(чг une des

magniliques ceintures en drap d'or dérobée dans quelque maison de noble en L'kraine. Le lendemain, au moment où Honta sortait de la prison, l'olficier s'adressa a lui: «Colonel! Permettez-moi de vous rappeler le présent que vous m'avez promis!» — «Je ne l'ai pas oublié, — repfnidit Honta avec un sourire méprisant, — et la première lanière de peau qu'on me découpera dans le dos vdus servira de ceinture». («Antiquité de'Kiew», 1882, novembre, 351.) Le polonais Ohocky certifie que Honta supportait les plus cruels supplices avec «une fermeté inébranlable et après

Управившись такъ счастливо съ гайдамака.мп, полковникъ Гурьевъ сразу перемЬнилъ свой тонъ по oTHOHicHiio къ нпмъ и выказалъ полное сочувств1е «обиженной» шля.хт'Ь и нескрываемую ненависть къ пбунтуюшимъ» хлопамъ, при чемъ, поми.мо приказа свыше, позволилъ ce6t не мало жестокостсй въ отно- j avoir reçu le saint viatique». 11 parut sur le lieu du sup-

шен1и главарей «бунта». Ente до прибыт1я въ Умань генерала Крсчетникова, Мвану ГоитЪ, по распоряже1:1ю Гурьева, дано было 300 ударовъ; кром^Ь того, по три раза въ одинъ и тотъ же день Гонту подвергали т-1;лесиому наказан1ю и черезъ то истерзали его такъ, что все tIuo его пок"рылось язвами. Не оставили въ покоЪ да7ке и семью Гонты: жену его и четырехъ дочерей также нЬсколько разъ сЬклп розгами и въ заключен1е отправили въ ссьыку; тол1>ко сынъ Гонты пзб'Ьжалъ наказан!я, уб-Ьжавъ въ Молдавгю. Самъ гсисралъ Кречетниковь, прибывш1й въ У.мапь, не из.мЬпилъ обра1Исн1я съ Гонтой. «Я видкта, пишетъ Вероника Крсбсъ, въ палаткЬ, лсжащаго липомъ къ зсмл!.. Гонту, съ цЬпями на рукахъ и на иогахъ. ОдЬтъ онъ былъ въ форменный атласный жупаиъ. Князь (такъ Вероника Крсбсъ иазывастъ генерала Кречстникова) толкнул ь его п;икой въ голову. Гонта приподнялся. Тогда князь, указывая на насъ, сказалъ: «Посмотри на этихъ нссчастныхъ сиротъ!» Гонга съ минуту смотрЪлъ на насъ, потомъ отвернулся и крикнулъ: «.-^ ну ихъ къ чорту!» и снова уткнулся лбо.мъ въ землю.

Продсржавъ Гонту нЬскольк-о дней у себя въ лагсрЬ, Кречетниковъ передалъ его регпментарю Стемковскому. Пocлtднiй, опасаясь казнить сотника въ У.манп, гд1; все еще очень много было вооруженныхъ крестьянъ, могшихъ отбить Гонту у поляковъ, увсзъ его въ с. Сербы, блпзъ города Могилева на ,lHtcTpb.

Въ сслЬ Ссрбахь Гонта осуждеиъ былъ военны.мъ судо.мъ на самую мучительную казнь: опред'кчеио было мучить Гонту въ течен1е чстырнадиати дней. Въ первые десять дней п.гтачь должснъ былъ ежедневно снимать сЪ спины его по по.юсЬ кожи, отъ j droite), puis, les plaies une fois cicatrisées, on les relâcha, шеи до поясницы; на ii-й день должснъ былт, отру- afin qu'ils servissent d'exemple aux autres; d'autres étaient бить ему об-fe ноги; на 12-й день отс-|,чь oôt руки; accrochés par les cotes .i des crocs en fer fixés Л des на 13-й вырвать пзъ груди сердце и на i^-i\ отрубить^ poteaux en bois et on les y laissait des semaines entiè-

plice avec un visage calme et même joyeux, comme s'il se rendait à une fête de baptême. Le bourreau lui arracha la première lanière de peau, le sang jaillit, mais le visage de Honta ne s'altéra nullement; .i la seconde lanière qu'on lui arracha Honta s'adressa ainsi aux spectateurs: «Ils préîeiidaicnt que cela ferait mal, mais pas du tout!» Quelle admirable lorce de caractère! Nul doute que, placé dans une autre situation, cet homme aurait accompli de grandes choses! Chaque fois que Monta essayait de parler au peuple, les soldats qui le gardaient lui emplissaient la bouche avec de la terre, afin qu'il se tût. L'exécution de Honta ne dura que 5 jours ou lieu de 14, sur l'ordre du commandant en chef des troupes polonaises Xavier Branicky; celui-ci, épouvanté de la cruauté du supplice inlligé à Honta le lit décapiter dès le troisième jour et ordmina de procéder ensuite sur son cadavre л l'exécuium en détail, prescrite par la sentence du conseil de guerre.

La légende populaire ajoute le détail suivant au supplice de Lfonta: les bourreaux lui auraient, .soi disant, écorché le cr.ine, l'auraient saupoudré a\ec du sel et y auraient de nouveau appliqué la peau arrachée:

«D'abord on l'attacha solidement.

Le 7-ème jour on l'avait écorché jusqu'aux reins.

Le crâne fut aussi écorché, saupoudré de sel

P.t la peau y fu derechef appliquée,

F.t le seigneur colonel parla ainsi: «Regardez, vous tous

Quiconque sera rebelle, .sera traité de même.»

Quantité de compagnons de Honta furent en effet livrés aux plus cruels supplices: aux uns on coupa une jambe et un bras en croix (11a Krzyrz), (c'est A dire le br.is droit et la jambe gauche ou le bras gauche et la jambe

голову, а въ заключстс всего рлзвсзгп 'i;icTii 'liua 1Сазнсннаго по 14 городамъ и прибить къ 14 постав.юнни.чъ въ городахъ впсЬлппамь.

Гоита спокоГто пртшль такое oiipe,rb.icnic суда II нпсколмчо НС смутился духолп,. Нлпроппгь того, уже отправляясь кт. лН.сту ьмзпп, Гоита, по сюва.мъ польскаго писателя, о1Т1устилъ такую luKyio остроту "диому пзъ паипырмыхъ товарищей, лотолЬ охранившему темницу узн1п;а, которая отьиодь не указыпаетъ иа его угистепиос cocroniiie. «Поел I; того, клкт. пакаnyni, казни промптаиъ былт. ему прпговоръ, товарии;ъ эютъ сказать ГоитЬ, пребывавнкму въ задумчивост1к «Иант. полковшнуъ! завтра вес зсмпос будстъ копчено для васъ; не напдстс лп возможнимъ оставить что-либо на память бЬдному воину, который проиодптъ съ вамп иослЬли1я минуты»? — «Охотно, oтвtчaлъ атамань, папомпптс Miit. завтра, 1Согда меня стлнутъ вести ил м1;сто казни: я вамъ подарю одппъ изъ своихъ поясовъя. Любостяжатсльнып офпцсръ иоблагодарилъ за подарокъ, пребывая въ уверенности, что онъ патучитъ богатый поясъ изъ ататоглавл, 1г1;роитно похищенный въ какомъ-либо шляхстскомъ дом1; въ Украйп!.. На сл1,дую1И1Й день, когда Гонту г.ывели изь тюрьмы, о(|зппсрь обратился къ нему: «Панъ полковникъ! позвольте вамъ напомнить обЬнктпный поясъ!»— «Я не забыль, отвЬтплъ Гонта съ презрительной улыбкой, первая полоса кожп, которую снпмутт> съ меня со сппны, пусть служить вамъ поясомъ» (Кювская Сгарпнл, 1882, ноябрь, 35 О-

Посгавлснный на казнь, Гонта, по словамъ поляка Охоцкаго, псрсносплъ Bct лют'Ьйш1я муки «съ полною решительностью» и приготовился къ нимъ надлежапшмь образомъ, т. е. пр1П1явъ папутств!с псрсдъ смертью. «Онъ вытелъ на мЬсто каз1П1 съ липомъ вссслымъ п спокойньгмъ, будто И]елъ къ куму иа крестины. Палачъ оторвллъ ему гюлосу кожи, кровь брызнула, но лицо гайдамаки не из.чЬнилось; оторвали другую полосу ко'/КП, тогда Гонта сказалъ зрптслямъ: «Огъ говорили, ню будс болпты, а ни крпшкы не болыть!» Удивительная сила! Въ другомъ положсн1п

ЗГОТЪ ЧСЛ0В|,КЪ НССОМНЬННО МОГЪ бы COBCpnJHTb вс-

Народная дума къ пыткамъ, которымъ подвергали Гонту, прибавтястт. enie то, будто палачи содрл.Н! съ его голо1!ы кожу съ волосами, посолили ее солью и вновь пад1;ли на чсрепъ:

fres; les troisièmes étaient empalés sur des pals en fer qui perforaient toutes les entrailles et rcssoгtлient ensuite entre hi troisième et la quлtriémc vertèbre de l'épine dorsale. Miis les suppliciés ne se laissaient pas toujours troubler par toutes ces cruautés, se moquant même souvent de leurs bourreaux. On raconte qu'A Loutsk, comme les polonais pen-

; daient un haîdamaque, celui-ci leur cria tout a coup: «Arrêtez, j'ai à vous faire une déclaration importante avant de mourir!» Les bourreaux s'arrêtèrent et les autorités s'apprêtèrent Л ouïr un secret important. «IHi bien, qu'as-tu ft dire?» — «Voici: ne me f;îites pas accrocher trop haut pour qu'il vous soit plus facile de me baiser le c... !» C'est ainsi que moururent l'un des chefs principaux de l'insurrection des haîdamaqucs, le centenier Jean Honta et ses plus proches compagnons d'armes. Quant ,1 l'autre ihef des haîdamaqucs, Maxime Jélezniak, il continua. Honta une fois exécuté, à exterminer pendant quelque temps encore, les nobles polonais et les juifs, jusqu'A ce qu'il fut Д son tour, pris par les russes et envoyé à Kicw pour

! être ensuite exilé.

«Dans toute cette histoire du «m.issacre d'Oumane», la conduite du centenier» Jean Honta apparaît inexplicable et ènigmatique aux écrivains polonais. Mais pour les historiens russes contemporains la personnalité et la conduite de Honta n'ont rien d'ènigmatique, dit le professeur Antonovitch, («Antiquité de Kiew», 1882, novembre). Tout s'explique si l'on considère cet épisode historique en se plaçant au point de vue qui était celui de la population ukranienne de son époque; on comprer.d immédiatement que Honta agissait ainsi sous l'empire de certaines con-

I victions, profondément enracinées chez ses compatriotes, et pou.ssé par le désir conscient de prendre dans cette lutte qui embrasait tout son pays, le parti de son peuple, de ses droits, de sa religion, de sa nationalité, et d'immoler Л cette oeuvre et sa carrière et sa position sociale.»

И точно MHoric пзъ товарищем Гонты также преданы были самымъ /кестокнмъ и са.мымъ мучнтельыымъ пыткамъ: н-Ькоторымъ изь нихъ отрублпвали на-крестъ (па krzyrz) руку и йогу (правую руку съ лtвol"I Horoii 11 лкпую ногу съ правой рукой ) п потомъ, залЬчпвъ, пускали въ народъ для наз11даи1я другимъ; нЬкоторыхъ вЪшалн за ребра на жeлtзныe крюки, вбитые въ деревянные столбы, и оставляли нхъ висЬть въ такомъ вндЪ по ц'клымъ нед'кчямъ; наконецъ, н'Ькоторыхъ сажали на острый палн железный, которыя проходили чрезъ всю внутренность челов±ка и показывались наружи между з " 4 позвонкомъ хребта. Но казнимые не всегда смущались отъ такой казни и нерЬдко даже издавались надъ своими мучителями. Разсказываютъ, что когда въ городЬ JlyuKl; поляки повЬсили какого-то гайдамаку, то онъ псрсдъ самой смертью вдругъ неожиданно крикнулъ: «Постойте, передъ смертью я открою вамъ важное д'Ьло!» Палачи остановились, и ианы приготовились слушать тайну. «Что же ты скажешь?» — «А вотъ то: не велите .мене дуже высоко поднимать, бо вамъ же легче буде циловать мене въ . , . .»

Во всемъ событ!и <|Кол1ив1Ш1ны» дЬйств|'я сотника Ивана Гонты для польскмхъ мемуаристовь прошлаго стол'Ет1я кажутся неразъяснимыми и загадочными. Но для русски.хъ историковъ настояшаго времени и личность и дЬйств1я Гонты нисколько не кажутся загадочными, говоритъ проф. Антоновичъ. Конечно, колоритъ этотъ исчезаегь, если мы посмотримъ на данное событ1е съ той точки sptuisi. к'оторая присуща была въ свое время украинскому народу; тогда станетъ понятнымъ, что Гонта дЬйствовалъ изъ-за yô^icicHift, глубоко укоренившихся въ народа, изъ-за сознатсльнаго долга стать въ борьб'Ь, охватившей сграну, на сторонЬ своего народа, ею правъ, вЬры и иаи1ональност11, и принести это.му дЬлу въ жертву и свою карьеру, и свое общественное положе1Йе)\ (KicBская Старина, 1S82, ноябрь).

Въ войска городовы.хъ малоросс1йск11хъ козаковъ войсковой генеральный писарь занималь, посл'Ь гетмана, обознаго и судей, четвертое ыЬсто. Въ войскЬ запорожскомъ низовомъ войсковой писарь, поел!; кошевого атамана и судьи, занималъ третье мЬсто. Но какъ въ BOHCK'fe малоросс1йски.чъ козаковъ, такъ 11 въ войскЬ запорожски.хъ козаковъ должность войскового писаря была одной изъ важны.хъ п отвЬтствен-

Clerc d'armée.

Dans la hiérarchie mihtaire des troupes urbaines des cosaques pctit-russiens, le clerc gi^néral des troupes avait la quatrième place, aprOs l'hctman, le vaguemestre et les juges. Dans l'armée zaporoguc du bas-Dnieper c'était la troisième place qui revenait au clerc d'armée, après l'ataman général et le j'uge. Mais tant dans l'armée des cosaques pctit-russiens que dans celle des cosaques zapo- ^. rogues cette fonction de clerc d'armée était chose impor-

пыхъ должностей. Въ Запорожь'Ь войскоюЛ пнслрь, -|. tante et responsable. Dans le Zaporojié le clerc d'armée, какъ кошсиоп атаманъ ii войеког.ой судья, выбирался ' tout comme l'ataman général était élu au conseil général товариство.мъ на oômcii paat ii зав1.дывалъ Bct.Mn et toutes les écritures de l'armée zaporogue lui étaient ппсь.мсины.мп д^ла-мп зачорожскаго войска. Так1., онь confies. 11 expédiait les ordres du jour dans les Kourénes. разсылалъ приказы по куреия.мъ, вел1. i;cb счеты enregistrait les recettes et les dépenses, composait au nom прпходовъ M расходовъ, ппсалъ бу.маги къ разны.мъ de toute l'armée zaporogue les messages aux souverains государя.мъ II вель.можа.чъ отъ и.мепп всего запорож- et aux hauts fonctionnaires, recevait les oukases, ordres, CKaro войска, прппп.малъ bcI; указы, ордера, листы и blancs-seings et messages, émanant de souverains, de hauts цпдулы, присылавипяся отъ разпыхъ царствеиныхъ, ■ fonctionnaires ou de simples particuliers, et adressés dans властны.хъ II простыхъ лицъ въ СЬчь, на н.мя коше- 1а Siétcha, au nom de l'ataman général et de toute l'ar- Boro атамана ii всего низового войска. У запорож- ' méc du bas-Dniéper. Chez les cosaques zaporogues toutes скмхъ К'озаковъ обязанности войскового писаря нспол- ces multiples besognes étaient remplies par un seul clerc Ш1ЛО одно лицо, uo при не.мъ, въ качества помощника, qui avait pourtant en qualité d'adjoint, un' sous-clerc élu состоялъ выборный войсковой lIoдпIIcapiй и свсрхт. par les cosaques, et quelquefois même plusieurs «clercs того иногда ыЬсколько человЬкъ «канцелярски.къ раз- de chancellerie.» Le clerc du Zaporojié ne possédait pas наго зван1я служителей». Настоящей кaнцcляpiII, въ une chancellerie véritable et toutes les écriuires s'exécutaient Biut особаго учреж.те1пя, д.1я писаря въ 3anopo-/Ki.t i simplement â son domicile. La fonction du clerc d'armée ne полагалось, и net пись.менныя хЬла отправлялись j avait une si grande importance dans le Zaporojié que quil'iipii квартирЬ» (t. e. курепЬ) писаря. Обязанность , conque se permettait d'écrire à qui que ce fût au nom писаря считалась въ ЗапорожьЬ столь BavicHon и столь de l'armée ou d'intercepter les lettres adressées au clerc, отвЬтственной, что если бы кто другой, b.mLcto него, se voyait implacablement puni de mort. Le clerc d'armée ос.чЬлился писать кому-либо отъ имени Коша или exerçait une grande inQuence dans le Zaporojié; plusieurs принимать пись.ча, прпсылаемыя па имя писаря, то d'entre eux avaient exercé une iniluence très forte sur les того безъ пощады казнили смерч ыо. Зиаче1пе вой- esprits de l'armée tout entière; d'autres avaient tenu entre CKOBoro ппсаря въ Запорожь'Ь было очень велико: leurs mains tous les fils de la politique et de la vie sociale MHorie пзъ вопсковыхъ niicapeii вл1ял11 на iiacTpoeiiie de leur époque; aussi compare-t-on le rôle des clercs d'ar-

cr.oHx ь pyicax ь вс1. , mée zaporogue Л celui du secrétaire général ou même du ministre de la guerre de l'époque actuelle. Leur iniluence dans le Zaporojié était d'autant plus grande que la plupart d'entre eux exercèrent leurs fonctions durant des années et des années. Par exemple, en 41 ans, de 1754 Л 1775, l'armée zaporogue ne changea de clerc, autant qu'on peut l'affirmer, que 4 fois.

Tout en exerçant une iniluence réelle, le clerc d'armée ne tentait jamais de faire montre de sa force; il allectait, au contraire, une modestie d'inférieur. Aussi ne trouve-ton jamais au bas des documents rédigés par le clerc d'armée, sa signature toute seule, car il y mettait ordinairement la formule consacrée: «Atainan général et toute la compagnie de l'armée zaporogue du bas-Dniéper". Si l'ataman général était lettré, il signait ensuite lui-même, sinon.

всего D0iici;a; мнопе держали вь

нити политики II общественной ;kii31iii своего времени: оттого рольвопсковы.хъ запорожски.хъ писарей сравнпваютъ сь ролью геыеральнаго секретаря или даже г.оеннаго министра въ наше время. Bлiяuie войсковыхъ писарей гЬ.мъ спльнЬс было въ ЗапорожьЬ, что большипстпо изъ нпхъ оставалось на свонхъ доли;ностяхъ въ течеп1е .многих ь лГ.ть бе:!С.м1.П1Ю. Такъ, ВТ, тече1|1е 41 года, отъ 1734 "" 1775 '"одь, въ войск'Ь заиорожскомь с.мЬнилпсь всего лишь, сколько изв Ьстно, четыре человЬка въ SBauiii войскового ппсаря. При вссмъ свос.чъ дЬйствптельномъ значен!!! войсковой писарь, однако, нигд!, и ни въ чемъ не стара.1ся показь11;ать ciîoio силу; папрогипь гого, онъ всегда держалъ себя ниже своего ноложе1пя. Оттого на всЬхъ бv.мaгaxъ, исходпвшп.хъ отъ войскового

le clerc traçait le nom de l'ataman, mais sans indiquer

ппсаря, .мы ппгдЬ не встрЬчаемъ сю единоличной qu'il «remplaçait l'illettré», sur son ordre et d'après son персональной подписи: обыкиопенно писарь, въ концЬ consentement. On ne trouve que rarement en bas des do-

каждоп бу.маги, надписывал i. ii:inbcriiyio формулу: «Лтамаиъ кошовын зо всЬмъ старшимъ и .мешипмъ ыизовылъ войска за11орожско!о товарнс! вомъ». Дал'Ье, если кошевой былъ грамотный, то онъ собственноручно подп!!С!>1валъ свою (|)ам11л1!о; если же опъ былъ иеграмотпып, то вмЬсто него ппсалъ eio ([jaMiniio писарь, вовсе при этомъ ие обозначая того, что онъ подписывается «вмЬсто неграмотнаго» и съ его со- !лас1я или пр11ка:;а. На бума1ахъ, исходившпхъ отъ и.меии запорожскаю войска, очень рЬдко .можно всгрЬтпть имя II фамил1ю писаря: «Писарь войска запорожского низовою Андрей Тарасенко» ii.iii «Иванъ Глоба » .

cuments de l'armée zaporogue une signature de clerc, par exemple: «Clerc d'armée zaporogue du bas-Dniéper, André Tarassenko», ou «Jean Globa».

Les insignes de la dignité du clerc d'armée consistaient en un encrier monté en argent et que le clerc passait Л sa ceinture aux séances du conseil, et en une plume d'oie qu'il passait derrière son oreille droite.

L'existence et les honoraires du clerc de l'armée zaporogue étaient les mêmes que ceux du juge de l'armée; il touchait 50 roubles d'honoraires lî.xes et prélevait un certain intérêt sur les tonneaux d'eau de vie, sur diverses marchandises, sur les amendes judiciaires, dans les limites autorisées dans la Siétcha par les us.ages établis.

Quant au degré d'instruction de sclercs de l'armée zaporo"ue, on peut en juger par le discours composé par

чернилышпа, назьн-.авшаяся iv-аламарь (отъ BocT04iiaro>pJcan Tchougoulévets et prononcé le 9 septembre 1762.

«калямъ» — тростнпкъ) и затыкавшапся, npii*jour de ravOncmcnt au trône de l'impératrice Catherine II,

au palais St-Picrre de Moscou, en présence de l'impératrice elle-même.

«Très sérénissime, très auguste, très pieuse souveraine, impératrice et autocrate de toutes les Russies, mère de la patrie très gracieuse! Le Seigneur qui a tout créé par sa sagesse, sa force, sa gloire et sa bonté, a prescrit aux lleuves de couler vers le midi, à l'aiguille aimantée de tourner vers le septentrion, à la nuée de se diriger vers l'oriem, au soleil de prendre la route de l'occident et à nous, humains, d'obéir au pouvoir sur' nous établi. A ce devoir général et irréfragable nous obéissons et nous l'accomplissons comme s'il était gravé sur les tables de notre coeur. Son exécution nous est utile, nous donne le calme, la tranquilité, la réussite de toutes nos entreprises et l'approbation divine, tandis que son inobservance nous conduit à la misère, Л l'invasion de l'ennemi, i la guerre civile, à des désastres des toute sorte et Л la malédiction divine.

«Toute notre existence et tout notre bien-être ont pour source le pouvoir par Dieu sur nous établi et le meilleur moyen pour nous d'en rendre grâce à la Providence est de vénérer dûment ceux qu'elle désigne comme dieux et lils du Très-Haut, et cela surtout parce qu'ils sont placés au suprême degré de la grandeur humaine, non pas pour

войекови.чъ собраншхъ, писаремь, за поясъ, а также къ 4epun.ibHiiut гусиное перо, закладываемое ппсаремъ за правое ухо.

Жизнь и содержан1е запорожскаго войскового писаря во всемъ были схожи съ жизиыо к содержаы1смъ Еойскосого суды1, т. е. онъ получадъ 50 рублей казеннаго жалованья и кром^ того различный приношен1я, отъ бочекъ водки, товаровъ, судебной пени, как1я допускались въ Ct4H по установленному обычаю.

Насколько были грамотны и образованы запоpo;i;cKie войсковые писаря, объ этомъ молчно судить по той рЪчп, какая была составлена Иваномъ Чугуевцем1> и произнесена 9 сентября, 1762 года, въ день восшеств1я на престолъ императрицы Екатерины II, въ Петровскомъ дворц1'., въ Москва, въ присутств1и са.мой императрицы.

туч'Ь востокъ, солнцу западъ, на.мъ же, челов'Ька.мъ, leur propre glorification, mais pour notre honneur, notre

учрежденную надъ собою власть. Сей нашъ, всеобmift II непрем-Ьниый, долгъ такъ насъ кр1пко понуждаетъ и къ набл10ден1ю своему влсчетъ, что аки бы онъ на скрижаляхъ сердца нашего былъ наппсанъ. Про исполнеи1е приноситъ намъ пользу, покой, тишину, во всемъ благопосп'Ьшество и похвалу передъ Богомъ, а его преступлеи1е (т. е. иесоблюден1е) приводптъ на насъ б'Ьдность, непр1ятельск1я нашеств1я, .междоусобную брань, всякое злoклloчeнie и проклят1е отъ Бога. Посл1.дователыю вся жизнь наша и все наше счаст1е въ сей жизни зависитъ отъ власти.

gloire et notre bien. Пп les honorant nous nous honorons, nous exaltons et nous justifions devant Dieu nous-mêmes. Et c'est pour cela que le Seigneur Dieu ayant appelé Votre Majesté Impériale au Trône de la Russie, nous, lils et pupilles de l'Armée zaporogue du bas-Dniéper, en notre qualité de véritables enfants de notre nid d'aigles, nous n'avons pas pu nous abstenir de palpiter de joie et de ne pas clamer ce qui suit par-devant toi, notre vraie mère, à tous tes enfants également tendre: «Qiie le Dieu des esprits et de la chair ait en sa sainte préservation la précieuse existence de Votre iMajcsté Impériale, si nécessaire

Богомъ надъ нами опред-Ьленной, за что мы боже- û toute la Russie. Que le Dieu des armées, fort dans les com

bats, raffermisse dans ta main le sceptre, jusqu'à ce que tu aies le dessus sur tous tes ennemis! Que le Souverain des siècles consolide la maison et le trône de Pierre-le-Grand, ce David de la Ru.ssie, et qu'il les fasse durer autant que les étoiles et la lune au ciel. Très auguste et très gracieuse

ственному его ооъ насъ промыслу никогда лучше не благодаримъ, какъ когда тЬхъ достодолжно почитасмъ, которы.хъ Онъ са.мъ богами и сынами Вышняго называетъ; а паче еще то, что какъ они въ высочайшемъ (т. е. высочайнгей) степени всякаго чело- Bt>4ecKaro достоинства поставлены не ради своей, но ради нанюй честп, славы и пользы, такъ и .чы и.чъ почитая, себя почитаемъ, себя прославляемъ, себя пол1ззуемъ и предъ Богомъ себя оправдаемъ. Чего всего въ разсуя\деи1и, когда Царь небесный Ваше Императорское Величество на престолъ всеросс1йск1й всесильною своею десницею возвелъ, и (то) мы всЬ, сыны и питомцы низового днЬпровскаго запорожскаго Коша, какъ притоманныя дЬти и птенцы орляго своего гн'Ьзда, не могли отъ несказанной радости не вострепетать, и теб1;, истинной матери нашей, о чадЬхъ своихъ веселящейся, едишлми усты и единымъ сердцемъ слЬдуюшаго привЬгств1я не возгласить: Богъ ду.човъ и всяк1я плоти. Вашего Нмператорскаго Величества ду.хъ жизни, которымъ вся Росс1я '/киветъ, движется и процвЬтаетъ, въ свяшенн^йшемь ковчегЬ авгусгЬйпгаго гЬла дра/кайшимъ здра1;1е.мь и свЬтозарны.мъ до.иоденстшемъ да огра-^

souveraine! C'est avec ces voeux sincères et ces félicitations féales que l'armée cosaque zaporogue du bas-Dnièper ose se présenter devant la sacro-sainte personne de Votre Majesté Impériale en ,se prosternant avec vénération et humilité aux pieds de Votre Grandeur Césarienne».

дигь! Господь cii.n>, кр1,пк1Г| по брпии, сгЛ.тъ дер-* жавы тЕося Еъ С11л[-, II с.1авЬ да удсржмтъ, допдсже ору-ж1с.мъ твоммъ, въ pyuh своей кр Ьпкой впдпмымъ, Bcbxi. прлго15ъ тЕОПхъ подъ йоги тсбЬ сокрушитъ. Царь Ei.icom,, додгь и прсстолъ Давида росс1Г|Скаго. Петра Ведикаго, да утвердитъ непоколебимо и непресЬкомо пребыватп па зсмлЬ, допдсжс солнце и лупа прсбудутъ па псбссЬ! АвгустЬпшая мопархппч, вссмилостив'Ьпшая государыня! Съ спмъ пскреннс уссрдпымъ ■/келап!смъ и вЬрпопонаннпческ'пмъ привЬтств1е.мъ cBnuiCHHliHiuc.My Вашего П.чператорскаго Величества лицу низовое запорожское войско являться дерзастъ и прито.мъ себя въ глубочайшсмъ благо- 1"овЬн1и къ высоко.мопаршцмъ Вашего иесарскаго Величества сгоиамъ рабол'Ьпно повсргастъ».

II цсторичес1;1я и архсологцческ1я данный указываютъ, что у малоросс1Йскихъ и заг1оро>|;ск'ихъ козлковъ были въ употреолсн1и два рода ору-/к1я — «огнистой стрЬльбы», т. с. огнсстр'Ьльныя, и "рукопашнаго боя», т. с. холодныя. Къ ору<К1Ю «огнистой стр'Ьльбы» припадлежа^ш — гар.маты или арматы, можжиры, иначе моштиры, или 1Чортирки, гакивннцы, рушницы (ружья) и пистоли или пистолеты. Въ какомъ именно году впервые завелись у козак-овъ арматы, объ этомъ мы не знаемъ. Но псрвыя лЬтоиисныя изв1хт1я объ этомъ относятся къ 15 16 году. «Запорожцы, говорнтъ малоросси°1ск1й лЬтописецъ, жили на ДнЬпровскихъ островахъ, гдЬ занимхтись въ л-Ьтнес время ловлею рыбы, которую сушили бсзъ соли и 1соторою они гн1тались; на зиму же они уходили въ блнжайн1!е къ ни.мъ города, а при кош1; (т. с. лагер1>) и пуничахъ, которыя ими добывались у татаръ н турокъ во пре.мя разорен1п городовъ и замковъ, оста1иялц и:1,сколько сотъ человЬкъ для стражи». Дальн1;йш1я указан1я о 1;озацкн.\ъ ар.мата.\ъ относятся къ 1557 году. Въ это время одинъ пзъ первы.хъ козагичихъ вождей, князь Димптрн! Ивановичъ Вишневецк1й, воюя съ турками на низовьяхъ ДнЬпра, взялт> турецкую крЬиость ."Чсламъ-Ксрмеиь, людей въ ней всЬ.хъ вырЬзалъ, а пунн;и, бывш1я въ ней, захватилъ съ собой и вывезъ въ свой городокъ Хортицу. Изъ этихъ же нервыхъ указап1й слЪдуетъ, что псрвыя арматы, поиавш1я къ козакамъ и сдЬлавнняся и.\ъ достояи1е.мъ, были турсцк1я арматы. II точно, воюя съ турками, козакн ис только па иервы.чъ порахъ, но и впос.|Ьдств1и не разъ добывали себГ. арматы у мусульмань, въ тече|цс XVI, XVII и X\'III ni.KOBT.. Чго козаки въ первые годы своего историчсскаго суи1ес1т:ован1я одобычивалнсь арматами именно V TvpoKb, это виол1гЬ понятно и виолиГ, естественно: пачаломъ ихъ д1-,йств1Й была борьба ст.

Canonnier de l'époque de l'hetman Jean Mazeppa; mortier, fondu sur l'ordre de Mazeppa.

Les cosaques petit - russiens et zaporogues employaient deux espèces d'armes, les armes A feu et les armes blanches, ce dont nous possédons des preuves tant historiques qu'archéologiques. En fait d'armes Л feu ils avaient des canons, des mortiers, d'anciennes arquebuses Л croc, des fusils et des pistolets. Nous ignorons l'époque précise de l'apparition des canons chez les cosaques, mais les premières données historiques à ce sujet se rapportent à l'année 15 16. «Les zaporogues, dit un historien petit-russien, gîtaient dans les îlots du Dnieper, se livrant i la pèche en été; ils séchaient ensuite le poisson sans le saler et s'en nourrissaient. L'hiver venu ils gagnaient les villes les plus proches, laissant une centaine d'hommes, chargés de garder leur camp et les canons pris chez les tatarcs et les turcs en pillant leurs villes et leurs forts». On retrouve des données sur la pré.sence de canons chez les cos.iques en 1557. L'un des premiers capitaines cosaques de cette époque, le prince Dmitri Ivanovitch \'ichnevetsky, en se battant contre les turcs dans le bas-Dniépcr, s'empara du fort Aslam-Kermène, extermina toute sa garnison, prit tous les canons qui .s'y trouvaient et les transporta dans sa petite ville de Khortitza. Il est donc évident que les premiers canons que les cosaques eurent en leur possession, furent ceux qu'ils prirent aux turcs. Et en elTct, les cosaques, toujours en guerre avec les turcs, avaient pris l'habitude de se pourvoir de canons chez les musulmans, ce qu'ils pratiquèrent dans le courant des XVI, XVII et XVIII siècles. Qiie dans les premières années de leur existence historique les cosaques .se procurassent leur artillerie justement de chez les turcs, cela est fort compréhensible et tout naturel, car le début de leur activité fut la lutte contre le monde musulman Л laquelle s'ajouta par la suite la lutte contre les polonais et les russes. A leur sortie de l'Ukraine en «voltigeurs» les cosaques ne pouvaient guère traîner après .soi une artillerie pesante et ce n'était qu'en bas, -..chez les turcs, qu'ils s'en «procuraient». Lorsque les zapo-

мусульмаиски.мь MipoMU, къ коюрой ипослЬдсипи ArogLics (ou les cosaques, en général),

gagnaient le large

dans leurs canots, dit un témoin oculaire, le français Beauplan, et qu'ils engageaient un combat avec les galères turqes, ils s'évertuaient toujours à le: couler et à transporter les canons ennemis dans leurs barques.

Mais partout où il y avait des turcs, les tatares n'étaient

момъ «низу», y турокъ. Когда запорожцы (пли pas bien loin, et, comme les cosaques avaient encore plus вообше козаки), говорить очевидецъ, французъ Бо- souvent à laire aux tatares qu'aux turcs, ils leur prenaient

aussi les canons qu'ils pouvaient avoir, sans préjudice du butin général. Cela arrivait le plus souvent lorsque les cosaques s'attaquaient à la Crimée clle-mcme, car généralement les tatares,— qui avaient la coutume de courir sus à l'ennemi pour le piller et prendre la fuite après, — emportaient rarement des pièces pesantes en se mettant en cam-

камп, козаки отбивали y ни.чъ, кромЬ добычи, также pagne.

ар.маты, если у татаръ оказывхтись при это.чъ как1я- Comme les cosaques entreprenaient .souvent, dans le

либо ар.маты. Чаще всего это было во время нападен1я courant du XVI siècle, des campagnes dans d'autres pays

козаковъ на са.мый Кры.мъ, ибо, отправляясь въ по- dépendant politiquement de la Turquie, par exemple en

ходъ, татары, ведщ1е хиишическ1й способъ войны — Moldavie, ils у prenaient également des canons.

иастичь непр1ятеля, ограбить его и yбtжaть, — рЬдко Lorsque les cosaques commencèrent à faire la guerre

брали съ собой въ походъ тяжслыя оруд1я. i aux polonais, ils leur en prirent aussi. La fonte des ca-

Kpo.Mis того, предпринимая не разъ походы, въ тече- nons, si on s'en rapporte à l'avis de spécialistes en artil-

uie XYl стол-Ьт1я, и въ страны, завпс-Ьвш1я въ по- lerie, ne commença Л être pratiquée chez les polonais

лптнческо.мъ отношен1И отъ Typuin, какова, uanpn- .м1,ръ, Молдав1я, козаки и та.мъ добывали ceôl; арматы. Съ наступлен1емъ войнъ между козакамп и поляками козаки стали одобычиваться арматами и on.

eux-mêmes qu'au XV siècle, et les premiers canons furent en cuivre. En tout c;is les pièces d'artillerie étaient si rares en Pologne dans la première moitié du X\'I siècle qu'on savait le nombre de canons dont disposait chacune

иоляковъ. y са.михъ поляковъ ар.маты, первЬе всего des lorteresses polonaises. Et chaque fois que les zapo- .ч'Ь.вдыя, по MHtHJra спец1алистовъ пущечнаго к^лл, rogues prenaient une de ces lorteresses, ils tachaient de стали выливаться не ранЬе XV стол'Ьт1я. По крайней ! s'emparer des canons. Le premier capitaine qui avait sou-

мЬрЬ, въ первой пoлoвинt XVI стол-Ьт1я въ ПoлLшt арматы были столь ptдки, что и.мъ знали счстъ, знали, сколько находилось арматъ въ калиой изъ польскихъ KptnocTcrt. Запоро/кцы и здЬсь, «опанопавъ» какую-нибудь польскую крЬпость, старались «оиановать» и польск1я арматы. Въ хзЗбгоду первый г.ождь, поднявш1й козаковъ протнвъ поляковъ, Крпштофъ Косинсюй, побЬдивъ пановъ 1юдъ БЬлою-

levé les cosaques contre les polonais, Christophe Kominsky, après avoir battu les polonais en 1586 Л l'Eglisc-Blanche, Л Kiew, et en d'autres endroits, prit aux vaincus leur poudre et leurs canons, ainsi que des armes diverses. Plus tard, sous l'hetman Bogdane Khmelnitsl;y, après avoir remporté toute une série de victoires sur les polonais, les cosaques enlevèrent force pièces d'artillerie polonaise. Lorsque la Petite-Russie et le Zaporojié passèrent en

Церковью, К1ево.мъ п другими городами, забралъ у 1654 ^с la Pologne à la Russie, l'armée petite-russiennc иобЬжденны.хъ гюрохъ, арматы и другое ору-,к1е. et xaporogue commença à être pourvue de canons par le Пoздutc, при гетманЬ Богдан* Хмельпнцкомъ, ко- [ tsar russe. D'ailleurs, en traitant avec ]e tsar de la souзаки, посл-Ь цЬлаго ряда побЪдъ надь поляками, у ] mission de la Petite-Russie i la Grande, Bogdane Khmel-

Съ переходо.чъ Малой Poccin и Запорожья, въ 1654 г., изъ-подъ власти Польши во власть Москвы малоросс1Йскос и запорожское войско сиало получать пушки и отъ московскаго царя. Впрочемъ, когда гет-

nitsky mentionnait parmi les articles du traité l'artillerie petite-russienne qui devait être rassemblée я Khcrson «sous la surveillance et la tutelle de l'administration militaire chargée de veiller Л son entretien». On peut en conclure qu'au milieu du XVIII siècle les cosaques petit - russicns étaient déji à la tète d'une artillerie fort «^uflisante. Mais

манъ Богдапъ Хмельмиик1й трактовалъ съ москов- j rien n'indique que parmi les canons rassemblés Л Kherson скимъ царемъ объ отдачЬ Малой Poccin Великой, то il у eut des pièces de fabrication petite-russienne. Il n'y въ числ* договорныхъ статей онъ упоминалъ и о ! а qu'une .seule donnée Л ce sujet, mais elle .se rapporte малоросс1йской арматЬ, которая лолмсна была, но уго- , déjà à l'année 1746. é-poquc où le tronc rus.se était occupé вору, на.\одиться въ город* Kopcyut и «на выжи- ; par l'impératrice Elisabeth Petrovna et où le comte Cyrille влснье и оправу войсковой оправы весь повытъ». ' Grigoriévitch Razoumovsky était hetman de la Pctite-Rus- Пзъ этого слЪдуетъ заключить, что у малоросс1Й- sie: «les cosaques petit - russiens pratiquaient la fonte des скихъ козаковъ въ половин* XVII стол*т1я имк1ась canons à Gloukhovo, sous la surveillance de la chancellerie уже въ достаточномъ количеств* собственная артпл- j militaire générale, et i leurs propres frais». Mais s'il est лер{я. Ho были ли между находившимися въ город* ' difficile d'établir, faute de renseignements, Л quelle époque Корсун* арматами арматы собственнаго, т. с. мало- | les cosaques petit - russiens commencèrent A fondre des pocciflcKaro, издЬ11я, на это указан1Й не им*ется ни- ^canons, on possède, en revanche, un mortier fondu sur

Kaiaixi.. licii. ii;;i;l.ciii.-, оиюситссся yvivC ki, 1746 г., * "l'ordre de riictm.iii je.in M.izopp.i», qui se irouve actiiel-

T. e. K'ii ToMV i;peMclili, коглл iipecTO.i'i, pneeiiieiaii зл- lemeiit nu musée d'Artillerie de St-l'étersbours; et qin

iiiiMa.i.i iiMiiepaipiiiia Н.шзаиега lIeTp()i:iia, л leiMaiioMi, ' prouve matériellement que la fonte des canons chez les

in. .Ma.iopoccili Г1Ы.11. ipaijri. Kiipn.i.n. Грторьевпть cosaques à commencé etnre la lin du W'II siècle et le

Pajy.MoiJCiciii, о кхмъ, что «литье api ii.i.iepin прои;!- commencement du X\"I1I, pendant la \ie des lietmans Jean

Бодмгь Ma.iopocciricuie коаак-и m. город!. Глухое!,, Samoïlovitch et Jean .Mazepp.i.

11од'|, смотр l.iiie.MTi noiicK'OBoii renepa.ii.noii каппе. nipiii

lia lixi. соосгпеппо.мъ коигг!,». Но если ne имеется

ло1;у.\1е1пал1,1ц.1хъ yi;a3ai:in ма то, когда именно па- i

.матм, то зато пм'Ьстси самое оруд1е, именно MopiH|ia,

иаходятаяся пъ иастоятее г.ремя ш, С.-1 le гербу ргскомь

Лртиллер111С1ч'ом1> музе!, и ci;oHNn, нрим!,ромт. показм- '

концомт. Х\'11 и иачалодп, X\'1II пЬка, когда /КИ.ш

и л1.||С"11;о1;али reiMani,!, Пкань СамоГгюр.ичк н Ивант,

Внутренность козачьяго обоза. Intérieur d'un train de bagages

'[ cosaque.

/>ад\"ма1;к иоход'1, нроткк неирглимен, гагарь, турокп. и И0.1ЯК01Л,, запоро,1хСкте коза1л: ирел;ле псего vc.ioiino па. иг Ml l'.T, Сич1, ii3T,ca\n,ix i, оольшихт. пушекъ, загЬмк 11ос1,1ла.н1 « кругог.ую но1;1,сгку» К'озакамъзим()1;чакамъ, жнктимт, пь cieiiii ио xyKipaMi,, слооода.мт. и оурдкиамк. По такому зоиу сиЬннмн, Kviiio HMe.iu Kl. cnfiiiM I. у.и.ямь, козаки огопсюду, кт, côopnoMv иуикгу, i;ro nliinii, кго i:epxoMi., ci. opyvк■ie^гl. H нродоно.м.сгвенннми запасами. '1"утъ, cc.ni дЬло lu.io о cirLiunoil ооороиителкной i:oiiii!;, Kor.ia иужио было oiôiiiTi гзисз.апнос наиаде1|1е г.рага, огиян. \' пего зах1;ачемимГ! xpiiCTiancKii'i ясырь, то козаки собнралиск р.ъ 11()Ходт> быстро, бросались на nparoip. cipeMine.ii.Ho, |:с1упал11 m. бой ст. мужестр.одгь, ис та |я ии жизни, ИИ сил I., и ii()if)Mi> также быстро i;o3i;pama.iiici. dt> (!1.чь. Ix.m же д1,.1о шло о иаступагсмыюм ь поход!, и приго.м'ь особенно ôo.ibiimxi. разм!,ро1П., го запоp()>KCi;ie ico3ai;ii прии.илсалп късеб!, и .малоросс1|'|С1Л1хъ козаког.к. засылая кь нимт. 1:ь icjpo.ia, иреи.мутесгвеиио ко время ярмарокт, или болыиихъ ираздипi;oi;"i,, своихъ r.iaiiiaibixb и.111 .машталировь.

Собравти laKiiMb образомт. возможно больиюе число о.\оти11К"овь къ походу, запорожская сгариита огкрыва.м бо.п.тую раду, на рад1, из.катала «славному низовому товариству» о ирпчннЬ призыва кь войн!; II обт. обншхъ и.кшахъ похода, иогомь распускала BctxT, собравшихся козаковъ на н1.с1сол1,ко дней по курепямт., зпмовникамъ и слобода.мт. сь и!,лыо дать нмь возможность запастись необходимыми принадлсж'ностя.ми дляиродо.1жиге.1Ы1аго похода — нродовольсгвенпой «харчен», боевымъ оруялсмъ, тяжелыми г,озамн, сильными лошадьми, — и иосл'1; всего этого вновь собирала рал\' и нослЬ вторично!! радь! об!,я1!.1яла иоходъ. UpHiiiiiaibiioe sph.inine представляла co6oi! лви,к\111аяся ы. 1о время по cieiiuoii равнииЬ масса ■;.1||оро-,кс1Л1,\ к 1;салп11К'оВ!,.

Avant décidé une сатрацпе contre l'ennemi, les tatares. les turcs ou les polonais, les cosaques commençaient par tirer une salve conventionnelle dans la Siétclia, saKe poLir laquelle ils se .servaient des plus gros canons; ensuite ils expédiaient une «circulaire» aux cosaques hivernant dans la steppe, dans des campements, des villages et des métairies. A cet appel, les cosaques s'empressaient de ga,i;ner le point de ralliement, telles les abeilles pressées ' de i;ai;ner leur ruche, les uns à pied, les autres Л clie\al.

tout armés et portant m

éme des vivres. S'il

it d'i

;uerre improvisée et delensive, s'il fallait repousser une brusque att.rque de rennemi, de lui reprendre le butin enlevé par lui, les cosaques, une lois rassemblés, laisaieiit j vivement leurs pré|xir,itil's et .se jetaient impétueusement ' dans la mêlée, ne ménai;eant ni leur vie ni leurs torces; ' la campagne terminée, ils regagnaient la .Siétcha a\ec la même célérité. Mais s'il s'agissait d'une guerre olleiisixe et importante, les cosaques zaporogues appelaient Л la rescousse les cosaques petit • russiens, en expédiant dans leurs villes des crieurs publics, choisissant de préférence une époque de foire ou de grande léte.

Avant rallié ainsi le plus grand nombre possible de volontaires, le syndicat zaporogue convoquait tin grand conseil pour exposer à la «glorieuse compagnie du bas— Dnieper» la raison de cet appel de guerre et le plan général de la campagne projetée; les cosaques étaient ensuite autorisés à retourner chacun chez soi pour quelques jciurs, alin de se procurer tout ce qu'exigeait une longue campagne, vivres, armes de combat, chariots de bagages, chevaux vigoureux. Un second conseil était ensuite convoqué et la campagne y était déclarée ouverte. La troupe de cavaliers qu'on voyait alors déboucher dans la vaste plaine présentait un aspect vraiment original.

I Craptiii

"Oii, y поли могыла, широка долыиа,

Славне- BificbKO, славне запорижське

Впереди всего войска -Ьхаль ыа коц1; войсковой хоруи>к1й съ краснымъ стяго.мъ или хоругвью въ рук^Ь; за хорун/ки.мъ, во главЪ самого войска, на прекрасномъ аргамак'Ь, убраннымъ бoгaтtйшeю збруей, выступалъ «власный» кошевой атаманъ, вручавш1й свою ылсть на время своего отсутств1я изъ Сичи киаказному» атаману. За «власнымъ» кошевымъ атамаиомъ выступали послЬдовательно пЪхота, конница и гртпллер1я, разд'Ьленыыя на полки и сотни съ особыми полковниками во глав'Ь; большинство конныхъ козаковъ, какъ и самъ кошевой атаманъ, часто выступали, по примЬру татаръ, о дву-конь. BM'bcTt съ войскомъ шло ц-ктос сослов1е необходимыхъ для похода людей, кузыецовъ, слесарей, кашеваровъ и могильниковъ, т. е. саперовъ, умЪвшпхъ, въ случак надобности, быстро возводить всевозможнаго вида земляныя укрЬплси1я, т. е. насыпи и рвы для защиты среди открытой степи отъ непр1ятслей. BMtcTt же съ войскомъ двигались и тяжелые возы, ыа которыхъ запорожцы везли свою .1ртпллер1ю и часть своего вооружсн1я и которые служили для запорожцсвъ и к'акъ средство для перевоза артиллер1и, нЬкоторой части вооружен1я, и какъ средство для перевоза ранепыхъ, и какьукр1;плеи1я протпвъ испр1ятеля. Двигаясь цЬлымъ войскомъ, запороишы шли всегда таборомъ, заключая во внутрь его ntxory и оставляя BH'l; его конницу; дли ыаблюден1я за лп11жси1смъ нспр1ятсля они пспрсмЬино отряжали во Bct стороны особыхъ передовыхъ-козаковъ, на версту разстоя1Пя отъ табора. Двигаясь очень медленно, они шли большею частью ночью, дне.мъ же останавливались но глубокпмъ балкамъ, густымъ байракамъ и мелкимъ кустрникамъ. Въ пути всегда брали самыя строг1я M'Lpbi предосторожности: не разводили огней, не курили люлекъ, не позволяли ржать лошадямъ, завязывали пмъ морды платками, веревками или ремнями; старались между собой говорить сдержанно, вполголоса пли даже совс1;.мъ шопотомъ; для соображеи1я въ MtciHocTH брали съ собой такъ называемый нюрснбсргск!и квалра1ггъ, т. е. родъ компаса. Движен1е войск'а должно было происходить съ такой осторожностью, чтобы о то.чъ «ни сорока, пи ворона не могли ни вид-Ьти, ни слышати». Когда запорожцы въ таковой «строгой тайиЪ» доходили, напри.\гЬръ, до границъ Крыма, то тутъ они, вылсдапъ полночнаго времени, внезапно врывались въ самое <М1анство» к'ры.мское и начинали въ нсмъ «грассовать», какъ самые «неподиванные гости», стараясь, какъ .Moviaio сильнЬс «струхнуть» вражескую землю, какъ можно больше навести на нес страху огнемъ и пожарами, чтобы пото.мъ, какъ MOVKHO больше, захватить съ собой добычи и ясыру и освободить изъ и.гЬна христ1анскихъ невольнмковъ.

* «Dans le champ, prés de la tombe, dans la vaste pLinie Passe majestueusement un bel aigle noir: C'est l'armée glorieuse des zaporogucs Q.ui se met en campagne,

Dans le champ, prés de la tombe, dans la vaste plame Passe majestueusement un bel aigle noir: C'est l'armée glorieuse des zaporogucs Qiii se déroule comme un beau ruban d'or».

A la tète des cosaques s'avançait à cheval un cornette portant le rouge étendard ou la «bannière»; venait ensuite, précédant les troupes mêmes, l'ataman général, monté sur un beau coursier de cabardie richement caparaçonné. Pour toute la durée de son absence de la Siétcha l'ataman général déléguait son pouvoir Л un ataman «locum tenens». L'ataman général était suivi par l'infanterie, la cavalerie et l'artillerie, divisées en régiments et centaines commandés par des colonels, nommés à cet elTct; la plupart des cavaliers et l'ataman lui-même conduisaient par la bride ЛП second cheval, à l'imitation des tatares. Les troupes étaient accompagnées par une foule de gens, indispensables en campagne, forgerons, serruriers, cuisiniers et fossoveurs, c'est à dire sapeurs, sachant, en cas de nécessité, exécuter des travaux de terrassement, élever des remparts, creuser des fossés, établir enfin des fortifications en pleine steppe. Venaient ensuite de lourds chariots sur lesquels les zaporogucs transportaient leur artillerie et une partie de leur armement, et qui servaient non seulement comme mowii de transport, mais encore comme moyen de retrancliement contre l'ennemi. L'armée zaporoguc marchait toujours en carré, l'infanterie placée au milieu et la cavalerie laissée en dehors des lignes; afin de surveiller la marche de l'ennemi on expédiait dans toutes les directions des éclaireurs qui précédaient le carré d'une verstc. N'avançant qu'avec une grande lenteur, les zaporogucs marchaient pour la plu- Dart du temps la nuit, campant dans le jour au l'ond de profond ravins ou dans des broussailles. Ils ne marchaient qu'en prenant les précautions les plus rigoureuses: on n'allumait aucun bûcher, on ne fumait pas sa pipe, on empêchait les chevaux de hennir, en leur entortillant le chanirein л l'aide de mouchoirs, de cordes ou des courroies; on ne parlait qu'à demi-voix ou même à voix basse; pour pouvoir s'orienter, les zaporogucs emportaient une espèce de boussole. 11 fallait avancer si doucement que «ni la pic, ni la corneille ne pussent ni voir ni entendre l'armée en marche». Ayant atteint ainsi, dans le plus «profond mystère" les frontières de la Crimée, par exemple, ils attendaient jusqu'à minuit où ils envahissaient brusquement le pays et se mettaient a y «faire les cent coups», s'attacliant à «terroriser» le plus possible le pays ennemi, Л y semer l'épouvante en le mettant a leu et i sang, afin de faire une riche curée et de délivrer les prisonniers chrétiens. .Si les zaporogucs rencontraient l'ennemi en pleine steppe, leur premier soin était de placer les chariots de bagages en carré, de disposer à l'intérieur les chevaux, les .soldats, les vivres, les canons et de tirer de l.i sur l'ennemi comme d'une forteresse. On plaçait les chariots roue contre roue en les entravant à l'aide de grosses chaînes de fer et en redressant les brancards en l'air et on obtenait ainsi une enceinte, ce que les allemands nommaient un Wagenburg.

Если ЯСС запорожцы встречались съ врагами въ f inaccessible pour l'ennemi qu'on soumettait de là à une открытом степи, то они прежде всего старались cjt- fusillade serrée. Tant qu'il faisait jour, les cosaques tiraient лать пзъ свопхъ позовъ таборъ, въ таооръ по.мЬстпть I sans répit des coups de canons et de mortiers, de fusils свопхъ Koneii, войска, продовольств1е, оруд1я и оттуда i et de pistolets, puis, la nuit venue, on plaçait de vigilantes уже палпть, какъ изъ крепости, па пeпpiятcлeГl. Для i sentinelles, armées d'arquebuses. этой uiuii возы ставились одинъ возлЬ другого, колесо К1, колесу, колеса сковывались толсты.ми желЬзны.ми 1гЬпями, оглобли подни.мались ввср.чъ, и въ обшс.мт. получх1ся круглый таборъ, то что нЬ.мцы называли вагсибурго.мъ, совершенно неприступный, вследств1е сильнаго ружейнаго огня, для иепр1ятелей. Дисмъ изъ такого табора козакп палили бсзпрестанно то изъ ар.матъ, то изъ .мортиръ, то изъ рушницъ или пистолей, а на ночь ставили вокфугъ него, для дозора, бдитсльны.хъ «вартовыхъ» или сгоро/кевы.чъ козаковъ съ рушнпцл.ми.

II по Б1г1;шпему виду, п по внутрсн1П|.\1ъ качествамъ заиорожск1е козаки представляли собой xapaKTcpntn- Hjie тины своей народности и сг.оего времени. По опиcaniio соврсмепниковъ, они были большею частью роста срслниго, плечисты, статны, кркикп, сильны, на видъ иолиолииы, округлы и отъ лЪтняго зноя и степной сиеки смугловаты. Съ длинными усами на верхней губЬ, съ росконшымъ «оселсдцс.мъ» или «чупрьшой» па темени, въ барашковой остроконечной шапкЬ па головЬ, вЪчно съ люлькой въ зубахъ, истый запорожецъ всегда смотрЬлъ какъ-то хмуро, внизъ исподлобья, иосгороннихъ встрЬчалъ на первыхъ пора.хъ непривЬтливо, отвЬчхчъ на вопросы весьма неохотно, но загЬ.мъ .мало-по-малу смягчался, лиио его постепенно во время разговора принима.то веселый ппдъ, живые Пронина гельпие глаза загорались блескомъ огня, и вся ([знгура его дышала .мужествомъ, удальство.мъ, заразительною веселостью и неподражасмы.чъ ю.моро.мъ. «Запоро/кпы, говорит ь сто-шсстнадцатплетн1й старшхЪ Россо.юда, слмъ пото.мош. запороукна, не знали ни иобъ, ИИ пабе, оттого были здоро1;ы, свободны отъ болЬзней п умирали больше па войнЬ, чЪмъ до.ма. Теперь народь слабый, порожни! и недолговкчный: какъ 9° лЬтТ) прожилъ, то и дорожки подъ собой не видитъ, а въ старину въ сто лЬтъ чсловЬкъ только въ силу вобрался. Оттого запорожшл жили и долго и весело. А молодцы как1с были! Онъ сЬлъ на 1;оня — не струснувсь, не здвпгнувсь! Тронулъ нога.чп — и пошелъ и пошслъ! Только пыль столбо.мъ»... Во Бнутреш1ихъ качества.хъ запорожскаго козака за.мЬчалась с.чЬсь добродЬтслсй и пороковъ, всегда, впрочемъ, свойстве1тая людямъ, считаюин1мъ войну главнымъ ?.а|1яг1емъ и гллвны.мъ ре.мссломъ своей жизни. жссток1с, ди1с1е и безлошадные въ отношен1и свон.хъ враговъ, запорожск1е козаки были добрыми друзьями, верными говарии1ами, истинными братьями въ отношен1и другъ къ другу, мирными сос1;дямн къ своим ь

Туре de zaporogue.

Les cosaques zaporogues présentaient les types les plus caractéristiques de leur nationalité et de leur époque, tant au point de vue de leur extérieur que de leur qualités morales. Si on s'en rapporte aux descriptions de leurs contemporains, ils étaient pour la plupart de taille moyenne, larges d'épaules, robustes et forts, au visage plein, arrondi. tanné par les chaleurs estivales et le vent de la steppe.

Avec ses longues moustaches, son épais «toupet» sur le sommet de la tête, coillée d'un bonnet pointu en astrakan, sa pipe immuable aux dents, le vrai zaporogue se distinguait toujours par un air sombre et renfrogné, n'abordant jamais un étranger qu'avec méfiance, répondant à peine aux questions; cependant il se radoucissait peu à peu. sa figure se ra,ssérénait à mesure qu'il causait, .ses yeux vifs et pénétrants s'allumaient d'un feu étincelant, toute sa personne respirait la bravoure, l'audace, une contagieuse gaieté et un incomparable humour. «Les zaporogues, dit le vieux Rossoloda, âgé de ii6 ans, lui-ménic descendant des zaporogues, n'avaient peur de rien; aussi ignoraient-ils toute maladie et mouraient-ils bien plus souvent sur le champ de bataille que sous leur toit. Les hommes d'à présent sont faibles, débiles et de peu de longévité: dés qu'on a atteint l'âge de 90 ans, on n'aperçoit plus la route dcv.int .soi, tandis qu'autrefois un homme de 100 ans était dans toute la force de l'âge. Aussi les zaporogues menaient-ils une longue et joyeuse vie. Et quels gaillards! Il fallait les voir monter à cheval! D'un bond ils étaient en selle et les voilà partis! Il n'y avait plus qu'un nuage de poussière...» Quant aux qualités morales des zaporogues, on y observe un mélange de vertus et de vices, propre d'ailleurs aux hommes qui font de la guerre la principale occupation, le principal métier de leur vie: crueb, sauvages, implacables envers leurs ennemis, les cosaques zaporogues se montraient amis dévoués, camarades fidèles, vrais frères entre eux, voisins paisibles envers leurs frères d'arme.s, les cosaques de l'Ukraine et du Don; féroces, sanguinaires, T pillards, foulant aux pieds tout droit de propriété dans le

сорлтппклмъ no ремеслу, yicpaiiiicuiiMb ii донеипмъ^рауя des polonais haïs ou des infidèles méprisés, les coкозакам!.; хптпые, кротг/калпые, iieBOs.iepviciibie на saques zaporogues, une fois rentrés chez eux. considéraient pvKv, iiotiiipaioiuie 1;еяк1и iipana чу,|;оГ| сооетветюстп le vol d'un fouet ou d'une chaine comme un crime allreux lia зем.тЬ исиаппстиаго пмъ ляха пли iipejpi.iiiiaro | qu'ils punissaient de mort.

Глеур.мена, запоро/КСк1е Ko;jai;ii y себя считали простое Les bons côtés du caractère des cosaques zaporo.nues

nopoucrno какоп-пиОудь плети ii.iii нута ci ратпымъ étaient leur placidité, leur désintéresseir.ent. leur générosité, уголоппи.мъ прсстм1лен1е.\1Ъ, за которое иппопнаго leur constance en amitié, chose estimée si haut dans le 7.xказмплп смертною казнью. porojic qu'on y considérait comme un péché de tromper

Сг.Ьтлую сторону характера запоро'/кскнхъ коза- 1 le diable en personne s'il se trouvait être en commerce de копъ состаатялн — нхъ благодуш1е, нсстяжательность, \ camaraderie avec le cosaques; parmi les autres bons côtés телрость, безкорыст1е, ностоянстио съ лру/кбЬ, столь ! de leur caractère on peut citer leur amour élevé pour la IJIJCOKO ut.Hii.MOfi въ Запоро'/КьЬ, что, no козацкпмъ * liberté qui leur taisait préférer une mort cruelle .1 un esckiпраонламъ, гр1..чо.мъ считалось об.мануть даже чорта, vagc infimant, leur profond respect i4)ur les vieux soldats если онъ попадалъ снчоппкамт. вь топарниш; кромЬ et pour tous les «chels militaires» en général, leur simpli- TOio, спГ.тлимп чертами характера нанорожскн.чТ) коза- I cité, leur tempérance et leur iiiiiéniiJsité, tant dans la vie копъ были — высокая любош. нхъ къ личной свобод!., ordinaire que dans les occasions inextricables ou dans les 110 которой oiiH предпочитали лютую смерть позор- ; cas de maladie physiqi.ie. Par exemple, s'ils avaient la fièvre, ному рабству; глубокое ува'/ке1пе къ старымъ п заслу- ils buvaient de l'eau avec de la cendre ou de la poudre, женнымъ вопнамъ н вообще ко BctMb «военны.мъ 1 mettant une demi-charge de poudre dans un petit verre степенямъ», простота, у.мк.ренность и нзобрЬтатсль- : de vieux vin; s'il s'agissait de cicatriser une plaie, ils appliiiocTb, npii нуждЬ, пъ дома1ине.чъ биту lun въ разны.хъ i quaient dcs.sus de la terre broyée préalablement avec de la sa- (х;звыход|1ихт. случаяхъп1|)Н311ческн.\ъ недугахъ.Такъ, live et s'il leur arrivait de manquer de vaisselle métallique огь лихорадки они пплн водку съ золой нлн ружей- pour cuire leur nourriture, ils trouvaient moyen de bouil- HUMb порохомъ, полагая па чарку п1;ннаго вина полза- ^ lir de l'eau dans des puisoirs en bois dans lesquels ils ряда пороху; для заживле1ня ранъ прикладывали къ lançaient force pierres chauffées au teu, jusqu'à ce que

больпи.мъ .м1,стамъ растертую со слюпон нарукЬ землю, а при HCiiMtHin мегаллической посуды для варки пшин ухитрялись варить ее въ дерсвянныхъ ковшахъ, подбрасывая безнрерывно, одннъ за другимъ въ ковшъ, накаленные на onili камни, пока не закипала налитая |«да въ посуд!. Въ oTUouieHiii къ захожн.мъ и за1.зжн.мъ людямъ заиорожек!с козакп всегда били го- CTcnpiii.MUbi н страннолюбивы, п наравнЬ съ rocTenpiii.Mствомъ и страннол1об{ечъ ставили личную честность какъ у себя, на ЗапорожьГ., такъ и иа boiihI; въ oTHoiueniii нраговъ православной вЬры. «Хотя въ

l'eau se mît .à bouillir. Les cosaques zaporogues se montrèrent toujours accueillants et hospitaliers envers les étrangers et les passants, et ils pratiquaient non .seulement l'hospitalité, mais encore l'honnêteté absolue tant dans le Zaporojié qu'à la guerre, même envers les ennemis de l'orthodoxie. «Bien qu'il se trouvât dans la .Siétcha des individus de toute espèce, dit un prêtre catholique, il v régnait quand même une telle honnêteté et une telle sécurité que ceux qui venaient là soit dans des buts commerciaux, soit pour autre chose n'avaient à redouter pour eux le moindre danger. On pouvait laisser des sacs d'ar-

Сич1>, говоритъ одннъ к•aтoличecкiй пагеръ, бы.ш I Цст dehors, en pleine rue. sans craindre qu'on les déro .ноли всякаго рода, однако тамъ царствов,1Л11 такая \ bât. Toute félonie contre un hôte ou contre un habitant честность II такая безопасность, что нр1Ъзжа1;11пс съ \ Je" la Siétcha était sur le champ punie de mort».

товарами или за товарами или по другимъ какнмъ д1иамъ люди, не боялись и полоска потерять съ головы своей. Можно было на улиц! оставить свои деньги, не опасаясь, чтобы онЬ были похищены. Всякое iipeeryaicHie нротивъ чьеГ1-Л1юо честности, гостя или сЬчевого жителя, немедленно наказывалось смертью».

На Bonut козакъ отличался всегда умомъ, хнт-

А 1а guerre les co.saques .se distinguaient toujours par leur intelligence, leur finesse, leur adresse à «déjouer les ruses de l'ennemi, à l'att.iquer à l'improviste, à l'attirer dans un piège imprévu", surprenaient l'ennemi par leur extrême témérité, par une patience étonnante, par leur rare endurance de la faim et de la soif, leur résistance aux chaleurs torrides et aux gelées. \'oici comment s'exprime le sultan de la Turquie au sujet de la bravoure

ростью, умЬньемъ y нсирштеля «выиграть выгоды, : des co.saques: «Lorsque ce sont les états voisins qui .se скоропостижно на него напасть ii нечаянно заманить», j lèvent contre moi, je dors sur les deux oreilles, mais dès изумлялъ врага большою отвагою, уднвитсльнымъ | qu'il s'agit des cosaques,— j'en dresse toujours une». Les терп1лнемъ и рЬдкою способностью переносить жаж- ; zaporogues, eux, s'expriment là-dessus comme il suit: ду II голодъ, зной и стужу. О храбросш запорож- , «C'est toujours avec entrain et ardeur que nous avons скп.чъ козаковъ турецк1й султанъ сказалъ: «Когда j mis Л feu et Л sang les pays des maudits infidèles». I.'orокрестныя панства на .МЯ возстаютъ, я на обидвк уши ' gucillcux sultan menaçait -il d'envahir la Siétcha avec ses сплю, a о козакахъ мушу (т. е. им1;ю) сдинимъ ухо.мъ | troupes, les cosaques lui ripostaient sur un ton de provociyniaTii». Сами запорожцы о своей храбрости гово- cation hardie: «Nous ne la redoutons p.is, ton armée, et рили: «Мы всегда, горячо, .храбро II мужественно страны ; nous te combattrons sur terre et sur mer». La guerre était поганы.хъ разоряли и опустошали», а на угрозы со aussi indispensable aux cosaques que les ailes le sont à стороны кичлнваго султана заполнить войскомъ турен- 1 l'oiseau et l'eau au poisson. Sans guerre un cosaq.ie n'était кнмъ Ci,4b cmLio и вызывающе отвкчалн; «BificKa^plus un cosaque, un preux chevalier n'était plus un

tudCto НС GocMoci., — G\ лсмъ бьиьця зъ ToGoio землею* M полою». ВоГша л. m козаГчЯ Gi.i.ia cio.ii> же необходима, ип1<-ь iiiiiuh к-рылья, илкъ puôli волл. Безъ иоПни ■ 1созл;с1, — НС козлк!,, лыцлрь — не линярь. Козакъ не •|ОЛ1,1«) НС ооялси, а любилъ uoihiy. От. зaGolнлcя не столькч) о томъ, чтобы спасти ceGl; жизнь, сколько о 10МТ., чтобы vMcpeib, какъ умнрлютъ исгые рыцари, 1П. бою, г. с. чгобь о нсмь сказали: «У.\пн!'ь шарпаты, умп1;ъ и пмсрты не сььнмячс».

'Гсм1н,|.мп сторонами хараклсрл злпорожскпхь козакопъ было то. что МИ01 ic пзъ ни.чъ любн,1И нрихьастпуть своими военными подвигами, любили пустить j iibi.ib m. глаза иерсдт. чу"/кими, щегольнуть своимт. убраиство.мъ и оруж1емъ; кро.м'Ь того они отлича- .1ись лсг1Сомысл1смь и непостоянстг.омъ, хотя и называли себя гл> 1Н1сьмлх1, и посллн1я.хь кт> плря.мт. и |;оролям'ь «ni.piHJMT. i:oiicKOMb его королсискаго или iiapcicaro ncHPicCTiia». 1:щс больи1е гого запорожны ОТЛИЧЛ.1НС1. С1ЮСЮ бс:'.11счностыо; нсллромъ же ня ихъ счс! т. сло/|;енл бы.м какнмь-то н1|ггою вирта; t

"Се козакъ запороиссиь, im обт, чнмъ не туже, Я|;ь люлька е i\ тютюнепь, то Ому и бадуже,

Кпль! НС пьс, гакт. bohih бье. а вес не гу.1яс».

1)(>.и.и1и.чъ ислосгаткомт. заиор()ЖС1;ихт, козаковъ пы,1л также ихъ сграсгь 1чТ> с1Н1ргнь1мь иапиткамь. «Bi. иьяпсгг.1. и бра/|;ипчсС1в1., гснюритт. очс1;иде1Гь. они сгарались npci;j(>Hin лругь дру|а. и едва- i и найдутся во nccii xpHcriaiicKoii 1л;роп1. тактя бсззабси iii.r,i голо1;ы, K'aicT. 1,ч)запк1я». Сами о cc6t, запоро-,киы на :)Тогг. счегт. юварива.П!: vV иаст> нт. Си'.Ч! ибровь: хю отчс-нлнгь знас, roii вь paiii.iHi (i'. с. утромт>) вставъ (г. с. оть сна), умыстя raii чарки HjyKac". Впрочсмт., во 1!рсмя воеыиыхт. иохоловт. запорожск1е козаки нзбЬ|алн иьяисгва, ибо тогда всякаго иьянаго kohicвой ачаманъ, по свидЬтсл1.С1Т!у сов)1Сменника, исмелле[П10 пьк'3расы1:алт. за борп. чаЛкн. Наконспь, предаваясь разгу.|у и бражннчсс1ву, .!а1юрожск1|"| козакь Ile бы.п, иохожт. на того жалкаго иья1Н1цу, 1соторыГ| ир(5иивал1. свою луи1у г,ь черном ь и грязномь кмбак'Ь; 1ыиарь даже и i;t> ионойка.чъ оста1!а.:|ся льтарсмт.. 1]рела1:аясь ин1рокому и неудержимому разгулу, коза1л, т1,м ь самымъ выказывал ь особаго рода молодечество, особьм!, так'ъ сказать, ;янн<урейск1Й взглядъ на жизнь ! мслопГ.ка BOoôHic, напрасно обрсмсняюишго себя трудомт. п заботами и совернюино испонн.чаюи1аго истинаго смькма жизни — сутесгвовагь для весе.и,я и ■д;|ыии. .1.а н о чеч1> |;озаку такт, заботиться, коли "Не ссгодни, такь завтрн 1к)ляже его голова, >1кь одт. витру у стену трлвл!..'

preux chevalier. Il pensait moins à préserver sa vie qu'a bien mourir sur le champ de bataille, ainsi qu'il sied Л un vrai chevalier, afin qu'on dit de lui qu'il «sut an;ir et mourir".

Les mauvais côtés du caractère des cosaques /aporo,:;ucs étaient une grande vantardise chez beaucoup d'eux les poussant Л se vanter de leurs exploits militaires, leur tendance Л jeter de la poudre aux yeux, ft l'aire parade de leurs habits et de leurs armes, leur lé;creté et leur inconstance en matière de rapports politiques, mal;ré leur habitude de se donner, dans leurs messages et leurs lettres aux souverains, le titre de «fidèle armée de Votre Majesté rovalc ou impériale». Ils se distinguaient surtout par leur insouciance, justifiant pleinement les vers moqueurs d'un poète prétendant qu'un

"Zaporogue n'a jamais de soucis, Pourvu qu'il ait sa pipe et du tabac, Il se fiche de tout le reste.

Il ne fait que boire ou tuer des poux, mais jamais

il ne paresse».

Un autre grand dèlaut des cosaques zaporogues était leur goLit pour la boisson. «Ils rivalisaient d'ivrognerie, dit un témoin oculaire, c'était л qui s'enivrerait le plus, et je doute en outre, qu'on puisse trouver en lùirnpe des cervelles aussi insouciantes que celles des cosaques». Les zaporogues s'exprimaient ainsi sur cux-mcmcs à ce sujet: «Chez nous, dans la Siélcha, l'usage \cut que chacun prenne le matin son petit verre, dès qu'il s'est levé et s'est débarbouillé». D'ailleurs en c.impagnc, les cosaques zлporogues évitaient de se griser, car, selon Глs^crIion d'un témoin oculaire, l'ataman général jetait immédiлtenieilt à l'eau tous les ivrognes. Enfin, tout en se Inraiit a la boissiiii et à la débauche le cosaque zaporogue n avait tout de même rien de comiHun avec le banal i\rognc qui noie sa raison dans le vin au fond de noirs et borgnes cabarets: le chevalier demeurait che\:ilier au milieu des pires débordements. En se livrant a de grandes débauches le cosaque avait l'air de le hure encore par une sorte de bravoure, comme pour illustrer les opinions épicuriennes sur la vie des hommes, en général, ces hommes qui s'accablent inutilement de peines et de soucis et ignorent totalement le vrai sens de la vie,— la joie de vivre dans les plaisirs. A quoi bon, d'ailleurs, se mettre martel en tète du moment que le cosaque est sûr, «qu'un peu plus tôt. un peu plus tлгd sл tète tombeтл comme les herbes des steppes lauchées par le vent».

"^Seène de la vie dans la Siêteha zaporogue; un criminel devant 1 le tribunal.

Въ судахъ, нак'азан1яхъ и казыяхъ запорожцы рукоБолплпсь НС писанными законами, а «стародапнимъ 1 ооычасмъ, словесным!, правомъ и злравымъ смысломъ». Писанныхъ законовъ отъ запорожцевъ нельзя было ожидать преж'де всего потому, что община козаковъ слипгкомъ мало имЬла за собой прошлаго, чтобы выработать Taivie или иные законы, привести ихъ въ систему и выразить на бумагЬ; загЬмъ писанныхъ законовъ у запорожскнхъ козаковъ не могло быть сше и потому, что вся ихъ историческая жизнь была наполнена почти безпрерывными воинами, не позволявшими имъ много останавливаться на устройства внутренннхъ иорядковъ собственной жизни; наконсцъ, пнсьменныхъ законовъ запорожск1е козаки старались n36traTb, опасаясь, чтобы они не измЬнили ихъ вольностей. Обычаи, взамЬнъ писанныхъ законовъ, какъ гарант1я ирочныхъ иорядковъ въ Запорожь1;, признавались и русскнмъ правнтельствомъ, начиная со времени царя Алексея Михайловича и кончая врсмснемъ императрицы Пкатсрипы П.

Судьями у запорожскнхъ козаковъ была вся войсковая старшина, т. с. кошевой атаманъ, судья, писарь, войсковой асаулъ; к'ромЬ того, лоЕбышь, куренные атаманы, иаланочный полковннкъ, и иногда весь Кошъ. Кошевой агамаш. считался высшимъ судьей, потому что опъ и>гЬлъ верховную власть иадъ вс1.мъ запорожскимъ войскомъ. Но настояитимъ оффщиальнымъ судьей Еъ Запорожье былъ войсковой судья; однако, онъ только разбиралъ д'Ьла, давалъ совЬты ссорив- 1иимся сторонамъ, но не утверждалъ окончательно своихъ опредЪлеи1й, что предоставлялось войскомъ только кошевому атаману. 13о11сковой писарь иногда пзлагалъ приговорь старшины на рад!; иногда изв'Ьшалъ осуждснныхъ о судсбыыхъ р-Ьшен1я.хъ, особенно когда дЬю касалось лнцъ, жившихъ не въ самой СЬчи, а въ паланкахъ, т. е. огдаленныхъ отъ СЬчи округахъ или стана.чъ. Войсковой асаулъ выполнялъ роль сл^Ь- ,10Р,атсля, исполнителя прнговоровъ, полицейскаго чиновника: оыъ разсматривалъ на мЬст^ жалобы, слЬдилъ за псиолнеи1емъ прнговоровъ кошевого атамана и всего Коша, прссл1.довалъ вооруженной рукой разбойниковъ, воровт. и грабителей. Войсковой довбышъ былъ помоишикомъ асаула и приставомъ при экзе- 1су1ияхъ, гЬ.мъ, что называлось въ Западной Европа «Prévôt»; онъ чигалъ опред1;ле1Йя старшины и всего войска публично на м1ст1. казш! или на войсковой радК. Курсыиые атаманы, весьма часто исполнявш1е роли судей среди козаковъ собстсенны.чъ куреней, им1,ли при куреия.ч1> такую силу, чуо могли разбирать тяжбу между спорившими сторонами и тЬлеспо наказывать пиновнаго въ |;ако.мъ-либо проступкЬ. Hai;oiieirb, паланоч1И.И1 полковннкъ съ его помоиишкамн — иисарсмъ и аспуло.чъ, живи11Г1 вдали оть СЬчи, завГ.льи;а1:11пй пограничными разъЬздамп и унравляв-

Dans les questions de jugement et de peines à inllii^cr aux criminels les zaporc-)gues ne se guidaient pas sur les lois écrites, mais sur «les anciens usages, sur le droit verbal et le bons sens». On ne peut guère s'attendre à docouNTir des lois écrites chez les zaporogues, d'abord parce que la commune des cosaques avait une existence trop récente pour avoir pu élaborer des lois, établir un sy.sténie et composer un code écrit; ensuite toute l'existence historique des cosaques fut remplie par des guerres presque perpétuelles, ce qui ne leur permettait nullement de s'attarder .i introduire de l'ordre dans l'organisation de leur vie intérieure; et enfin les cosaques zaporogues tachaient d'éviter d'avoir des lois écrites, de crainte que cela n'apportât du changement dans leurs privilèges. Les usages, qui remplaçaient les lois écrites et qui garantissaient la stabilité de l'ordre dans le Zaporojié, étaient également reconnus par le gouvernement, à partir de l'époque du tsar Alexis Mikhaïlovitch et jusqu'à l'époque de l'impératrice Catherine II.

Le tribunal se composait chez les cosaques zaporogues de tout le syndicat militaire, c'est à dire de l'ataman général, du juge et du capitaine, ainsi que de l'ataman des kourènes, du colonel de palanque et quelquefois même de toute la compagnie cosaque. L'ataman général était reconnu comme juge suprême, parce qu'il était investi du pouvoir suprême sur l'armée tout entière. Mais le véritable juge oflkiel du Zaporojié était le juge militaire; cependant il ne faisait qu'examiner les causes, dimncr des conseils aux plaideurs, mais n'avait pas le droit de sanctionner ses conclusions, car l'armée n'avait dévolu ce droit-li qu'à l'ataman général. Le clerc d'armée exposait quelquefois le verdict au doyen du conseil; c'était lui encore qui communiquait aux condamnés le verdict du tribunal, surtout lorsque ces derniers n'habitaient pas la Siétcha elle-même, mais une des palanques, c'est-.'i-dire un arrondis-sement éloigné de la .Siétcha. Le capitaine de l'armée cumulait les emplois de juge d'instruction, de l'exécuteur des jugements et d'ofiicicr de police: il examinait les plaintes sur le lieu même, surveillait l'exécution des verdicts de l'ataman général et de toute la commune, pourchassait Д main armée brigands, voleurs et maraudeurs. Le capitaine avait un aide, un «prévôt» comme cela s'appelait dans l'Europe occidentale, qui était chargé de j proclamer publiquement les arrêts du tribunal sur le lieu I même de l'exécution ou au conseil de guerre. Les ata- I mans des kourènes qui remplissaient fréquemment le rùle de juge dans leurs kourènes, étaient investis d'une grande autorité, ayant le droit de juger eux-mêmes tout les procès de leurs administrés et d'appliquer aux coupables les I [Xïines corporelles. Enfin le colonel de palanque a\ec ses adjoints, — le clerc et le capitaine, — qui vivait éloigné de la Siétcha, gouvernant les postes limitrophes et les cosaques des steppes demeurant dans des métairies ou dans de petits villatres, remplissait éiialement en maintes occasions le =|уг61с de juge, à défaut du tribunal suprême de la Siétcha.

iimi cii,il.i;miiMii i;i. i rcmi, m. сг.омхт. .\\ lop.ixi. ii сю--, no.iax'i., Kniaiv.i.Mii, i;c) Miionixi. случаях!., лл oiL\r-; ltkk-mi. cl.'icnoii crapimiiiM, ivi. ci;()C'mi, nlaoMcmi. так- ■,i.c iiciicj.mii Г1. poji. lv.ii.ii.

llai.ai'.aiiiii ii i;a:;nii (iiipc,i.l..iii.iiici. y 3aiiopo',KCKiix i. i,(i;iai,oi;i, pa:î.iii4iii.i>i, c.moi ря по xapaiMcpy npcciyii.kMin. llji, iiaKanaimi iipainiiKoiia.iiici,: npiiiMiJunaiiic Kl. iiyiui;!. lia плошали, cancaiiic ua лсрср.яппую |;об|,1лу, nim.c i.iiyroMi. 1ЮЛ1, i:iicl..iiiiiL'ii, iixio.\uiciiic члспоиъ il..ia— iioi II ПЛ11 pyi;ii, рачгрлОлсчмс miymccina, ссылка ni, (.'llûlipi..

Ilaiiôo.il.c 11011ули|1П].1м 1. 1131, г.с1,хъ этпхъ uaKasaiiiii Il казмсп бмло Gini.c ii aaôiinaiiic npcci умника y позорпаго столба kIsimii. K'i, позорному сюлОу ii idiiMi, прпгоплрпг.ллпс!, mua, concpumimiiii поропстсо ii.iii CKpuiniiiii ynopoi;aiim,i/i ixmuu, \ Miiiiiiinuiii iioûoii, iiacii- Л1Я, Л1.'зср1срсг1)а. IIo;opinjii сголо!, пссгла стоялъ на cl.'ieiîoii II юталп Плизк ct.'ici:oii ко.юколкпп; около пего пссгла .ic,i;a.ia С1;язк"а сухп.хл, сь голор.клмп лубо- 1:1.1X1, бпчсп, пазмпашппхся у запороясист, К1ям11 и iu;xn-,i;iixi, па бичи, припязысасмис къ iitna.Mi, для M'i.ioïi.ôM .хл1,ба. Эгп к1п у 3anopo;i;iiciii, служили ni, лапиомъ случа!. т1,.мъ ясе, ч1,.\п, служили у пслпкоpoccoin, Kiiyibi. Fciii ОЛ11111, к'озакь укралстъ чгошбо, даже ОЧС111. .\ia.iona',i;iioc, v другого козака, iri, caMoii С1.чп пли mit, см, п погомъ будсгъ y.iiiMcin, ni, noponcrnl,, то его прпполяп. пл с'1.чсвую II 10|цал1.. прпкопмг.лка 1, кт. позорному сголбу п по i"'<i.ii,ii(jix-iiiio дсрясагт, IM. течете ipcxi, лисп, а иногда 11 больше того, на площади, до г1,хт, иоръ, пока оиъ не уплати г I, дет, m за украденную пени,. Во пес прсмя е1оя1ня ripcciyiiiiiiK'a у столба ми.мо пего проходятъ Tonapiiiun, причсмт, одни изт, пихт, молча с.мотрятъ на припязаннаго; лруг1С, iianiininiici, пкяными, ругаютъ и бмотт, его; грс1 1.H прсдла| аючъ ему леныи; чстпертме, захпапняип ci. собой горилку и калачи, иоятъ и кормит 1, его Dci.MT, эш.мъ, п хотя бы преступнику не пъ охоту било пи пшь, пи Ьсть, тЬмъ не мсн1.с опт, лоЛ/Ксит. был1, ;)го дЬлать. «Шй, скурсып сыну, з.1од1ю! Якт, НС будешъ пыть, то будсмъ тебе, скурпого сына, Tiuii.!» крнчатт, ироходящ1с. Но к'огдл ii|iecr\ пникь i;i,ini.eri,, то прпстаюпис къ нему козакп го|!оря1Ъ: «Teiiepi. же, брате, дай мы тебе трохи (немного^ попобье.чт.!" Напрасно тогда прсступипкъ 0>дстт> молить о пошадЬ; на вс1, просьбы его о iioMiLTonaiiiii козаки упорно огв1;ча1оп.: «За то мы гебе, екурпын сыну, п горилкою иоп.тп, ию намь гсбе треба попобыгь!» Посд1. эгого они наносили 1г1.ск"ол1.|;о ударопт, ирпг.язапиому къ столбу пресгупнш.у и уходили. За ними япля лнсь друг1с; за дру- IIIM1I треп.и и т. д. Вт, такомт, иоло;|;е1пп престуи- 11111,-|. остапался сутки, а иногда и иягь кт, ряду е\ кч, т., по ycMorpi.iiiio суден. По обыкпопенио быплло laui., что V/i.e через ь одпЬ сутки преступника убпиллп 1<> смерги, послЬ чего пмутестпо его отбирали на кпГкко. ('л\ Ч.1 юсь, ппрочслп,, Ч10 нГ.которыс ПЗЬ П|1е- С1 \ iiimKoivi. lie только ост апатпеь поел!, такого нака- •.ai.i'.i ьь /Ытым,, но лал.е иолуча.тп отт, пьяныхь vi;oiixi. юьарншеи лет. ni. Иногда Hai;a:'.anie к1ями •.ml. пяло собо!" смертную ка тнь: m, такомт, стуча!.

Ias peines et les supplices visités clie/ les cosai)ues zaporoç;iies variaient suivant le caractère du crime. 11 y en avait plusieurs: on attachait le conilamné Л \m canon sur la place publique, on le juchait sur l.i crête d'un chevalet de bois, on lui donnait des coups de louet au pied d'une potence, on mutilait ses bras ou ses jambes, on le dêi'Kiuillait de SCS biens ou on l'exilait en Sibérie.

La peine la |ilus répandue était la peine du fouet. On attachait le criminel Л un pilori et on le fouettait. Cette peine était infligée Л ceux qui s'étaient rendus coupables de vol on de recel, de sévices et de violences, aux déserteurs. Le pilori se dressait en permanence sur la place de la Siétcha, auprès du clocher, et on voyait toujours Д ses pieds un paquet de baguettes en chêne sec Л noeuds, ressemblant aux fléaux Л battre le blé. Ces baguettes remplaçaient chez les zaporogucs le fouet de la Grande-Russie. Tout cosaque qui avait dérobé quelque chose A un autre cosaque, ne fijt-cc qu'vin objet de |ieu de valeur, dans la Siétcha même ou en dehors d'elle, était amené sur la pince, enchaîné au pilori et exposé !л, ordinairement pendant trois jours et quelquefois davantage, jusqu'A ce qu'il eut remboursé le prix de l'objet dérobé. Tout le temps de cette exposition du coupable, tous ses camarades défilaient devant lui, les uns se contentant de le regarder en silence; d'autres, s'étant préalablement enivrés, l'accablaient d'injures et de coups de baguettes; les troisièmes lui offraient de l'argent; les quatrièmes, apportant de l'cau-de-vic et du pain blanc, le faisaient manger et boire, même s'il n'en avait pas envie. «Bois donc, fils de chien, bois, gredin! Si tu refuses de boire, filou, on va te rouer de coups!» lui criait-on. Mais quand il avait bu, ces mêmes cosaques lui déclaraient: «Et maintenant, camarade, on va te fustiger un petit peu!» En vain le coupable implorait-il leur pitié, les cosaques répondaient obstinément Д toutes ses supplications: «Si nous avons voulu te faire prendre de l'eaude-vie, fils de chien, c'est bien pour te fouetter après!" Après quoi ils lui allongeaient plusieurs coups et s'éloignaient ensuite. D'autres les suivaient et ainsi de suite. Le coupable restait l\ toute une journée et parfois même jusqu'A cinq jours de suite selon le verdict. Mais généralement le coupable succombait sous les coups en 24 heures et ses biens étaient ensuite confisqués au prolit de l'armée. Il arrivait cependant que certains cou|\ibles non seulement en réchappaient, mais se voyaient encore pourvus d'argent par des camarades pris de vin. D'autres fois cette peine du fouet remplaçait la peine de mort: dans ce cas on confisquait le bétail et les biens mobiliers du condamné, aflectant une part du bétail Л l'armée même, une autre au colonel de palanque, tandis que la troisième part, ainsi que tous les biens mobiliers revenaient A la femme et aux enfants du condamné, si celui - ci était marié.

y илклзиклсмлк) (иппралп скоп. п л1;1г,К11.мос пму-'Т" lUCCTix), iipii4CMi> олпу член. CKOia отлаиали нл попско, другую — пллаыочно.му ciapiiiiiiil., jpoii.io член, и пес I лтг/кпмое имущество — -/кси!; и лГ.ги.\п, его, если только 01П. был!) жсиатымь человеком!..

MtcTo бывшей Чортомлыцкой Ct4H.

Что такое СЬчк? Слосо «СЬч1>« проиеходнтъ оть слепа ссЬчь, высЬкать», т. с. иыруйать дсрсш.и, очищать мЬсто отъ л1;са, и въ букпалыюмъ смыел1 слог.а означает!. «зас1;ку», устроенную для замипы отъ нег1р1ителс11. Въ персыоеномъ зиачен111 Cli4i. означала гллг!110с гнЬзло, цснтрь плн етолнцу запорожскаго поиска. За псе время псторпчеекаго сутсство- 1;ан1я Запорожья козлкп мере.м1.инлп пять С1>чсн, который персносплнеь сверху пнпзъ по течеи1ю ДнЬнра. но мГ.рЬ давлсн1я на запорожисвъ со егороны польскаго млн москосекаго правительства. Изъ всГ.хъ (М.чсп са.чая знаменитая н дольн1е г.с1>хъ сутеетвоваыиля, былл СГ.чь Чортом.м.мнсая, устроенная kohicвы.чъ атаманом!) Иваном!. Лугаем!. въ 1652 юлу, при впадсн1п рЬчкн Чорто.мльмсл вь рЬку ЛнГ.нр!., и просутсстпопявшая до 1709 юлл. Эгл С1.чь представляла собой сгородокъ», илходнпш1нся на Чорто.млыцкомъ остров!., им hBniii'i 900 слженеп круго.м!. и охвлчс1ни.ги кругом!, семью р1,чками — Чорюмльп^ом ь, Скарбной, Скажснои, Коровкой, Прогноемъ, Пааноко.мъ и Под-

въ HiecT[. сажень высоты, построены были бо11Нппы. пабты дсрспянныя тмлп, плетеные, насыпанные землей, больш1с кошп плн корзины. Внутри С1.ЧН сооружена была высокая и оче1н. нросториля, въ 20 са-.кенъ кругом!., баишя съ окнами д.гн стр1иьбы изъ окоиъ 1;ъ нснр1ятеля. Для прохода за водоГ! на Чорюмлыкъ п Скарбную въ земляном!, валу сд1.лапо было восемь кллнюкъ, нлзывавии1хся «пролазами», величины одному человеку ?.л водой пройти, и у каждой кллпткп посташено было по одной боевой башн!.. Кро.чЬ всего этого пъ С+.чн, по обыкновсн1ю, устроено было з8 куреней, обращенных!, на сЬчевую пло- И1ад|., для по.\г1.И1Сн1я ш. нпхъ козаковъ, и одна дерсвян1К1я церковь во п.чя Покрова пр. Богороднпы.

Чорто.млыцкая СЬчь по справедливости называлась самою знаменитою изъ всЬхъ запорожских!. CLчей: cyinecTBOBanic ся совпадало съ самымъ блестяии1мъ пср1одомъ исторической жизни занорожскихъ козаковъ, съ т1',мъ именно пср1одо.М!., когда они не только ляху и татарину «жару завдавали, а п самому Царюгороду коза1н.кого пороху пюхаты даиа.и.1». Мзъ этой С1.ЧИ «раз.п1плллсь слава о козацкпхъ подвпгахъ по nciii Украини»; т. эгоп, именно эюй СЬчи. подг.изался глкоГ| козлик1й боглгырь, клкъ «завзятый, пикЬм!. педонять1Й, закаленный, никЬмъ не поб1.;кденный», кои1спой атаман ь Ппанъ Сирко; топ.

L'emplacement de l'ancienne Siéteha de Tchortomiyk.

Qu'ctait-ce que la «5|е1с11Л'>: 1.л 51с1сЬл c'clait le niJ. 1 le centre ou 1л слр11л1е de ГагтОе zaporo;;uc. 1'е1111л111 ' toute rexistcnce hustorique du Zaporojié, l'emplacement de I la SiOtcha л Улг1е > fois en tout, se tглnsportлnt du Ьлut , au bas-Dnièpcr. selon que les cosaques zaporoi;ues subissлlent 1л pression du gouvernement russe ou р()1с1пл1я. La Siétcha la plus célèbre et dont l'existence tut 1л plus prolongée, c'est celle de Tchortomiyk, fondée рлг l'ataman général Jean Loutaî, en 1652, я ГетЬоисЬиге de 1л rivière de Tchortomiyk dans le Dnieper, et dont l'existence dura jusqu'.'i l'année 1709. C'était une «|x:tite cité>i. oeeupaiit l'ile de Teiiortomlyk, лулт 900 toises de cireontérenee et entourée de sept petites rivières celles de: Tchortomiyk, Skarbiiaïa. 5кл)епл1а, Когоукл, Prognoï, РлуНоик et Podр11пл1л. .\utour de kl Siételni se dressait un rempart de six toises de luuteur. avec des embrasures, des pлllssades et des fascines. Л l'intérieur de la Siétcha se trouvait une haute et grosse tour, ayant 20 toises de circonférence, pourvue d'embrasures d'où l'on pouvait tirer sur l'ennemi. Pour qu'on pût aller puiser de l'eau dans le Teh^irtomlvk et la Skarbnaia on avait pratiqué dans le rempart huit petites portes, ne livrлnt pяssлge qu'.i un seul homme: il y яvлit AUSSI une tour de с<1тЬл1. 1.л Sié^ehл possédât comme de coutume, 5 S kourènes, tous convergeлnt à la grand' place et servant d'habitation aux cosaques, et une égii.se, celle de rintereession de la Sainte-\'ierge.

La Siétcha de Tchortomiyk étAit digne de son renoni de supériorité sur toutes les Siétchis zAporogues: son existence coincidflit avec la période la plus brilkmte de la vie historique des cosaques zaporogues, avec l'époque oîi non seulement ils «terrorisaient les polonais et les tлtлres, mлls forçaient Constantinople même de t.àter de 1я poudre cosaque». C'est de là que la renommée des exploits des cosaques se répandflit par toute l'Ukraine; c'est de là que sortit le glorieux héros cosaque, Глtлmлn général Jean Sirko, «l'invincible et l'indomptable», ce Sirko qui lut la terreur des turcs, des tatarcs et des polonais et l'orgueil des cosaques zaporogues; la légende prétend qu'il naquit avec toutes SCS dents, pour mieux dévorer toute sa vie les ennemis de la nation russe et de la religion orthodoxe; il terrorisait tellement les tatares que les femmes tatarcs en menaçaient leurs enfants comme du lf)up-garou; ce Sirko avait été cause d'un lirman spécial du sultan, nidunnant 1 aux fidèles de demander sa mort dans leurs prières, mais les zaporogues le chérissaient 1лпг que, d'яprès 1л même , légende, ils emportèrent pArtout яусс eux le cercueil eon- ^tenяnt ses ossements pendяnt cinq Л1« яprès sa mort, puis

Спрко, которий Оилъ 1розою турокь II тлтлр!., CT|ia-' хомъ jiiixoiri. II гордостью запорожскпхт. козаьош.; иоюрым родилси, кпкь гласить 11релл1пс, съ зубами для того, мтоОи лею яс113|11> спою грмзт!. ирлгопт, русском пародпосгп II прапославном nl.pi.i, Koropuii до того иилъ страшспъ татлрамт., что пмспсмт, его татарки пугали спопхт. пспослуптыхт. дЬгсГк loii. (дфко, о погпослп котораго султаиъ особимъ ilmpмапо.мъ 1Ю1;слГ,1;ал1. 11|ивоиГ.рнымъ молиться вь мсчстяхъ, но KoiopiJii, однако, для 3anopo;i;ucin> такъ йылъ доро1-ъ, что кости его, по тому же иародпому iipeaaiiiio, ;;л11оро;ки1,1 пять л1.1Ъ возили въ гробу, а потодп., отр1.заит. у покойника р)К\ и засупшпъ се, |;озилп съ собой иъ походи для того, чтобы выставлять ее па crpaxi. врагамТ) и побеждать пхъ въ бояхт.. Иъ эюй СЬчп часто завязывались так1я д1.ла, коюрыя ппгомт. раз1!ЯЗЫ1!ЛЛ11С1. т. гетманской Ук'рлпн!'., pyccKOii МосквЬ, польской ВаршавЬ и турсикомт. Стамбул!,. Пзъ этой СГ.чи злпоро/кцы холили на ^'кpлйlly и въ Польшу бпгься ст. ляхлми зл Богдана Хмелышиклго; вт. этой СЬчи они присягали па подданство русскому плрю и потомт, горько оплакивали смерть «старого Хмеля»; пзь эгои же СЬчи они холили войной за сына Богдана Хмсльнппкаго, 10р1Я Хмсльипчспкл, и потом ь выступали походами па Украину, Польшу, Крымъ и Typniio, прпиимзя самое живое п дЬяге.и.иос участ1с ш. млстлвшпхъ воГшахъ послЬ смерти гетмана Богдана Хмелыптклго Pocciii сь Г1ольн1сн, ]\рымом1, и l'ypiiici'i зл обладап1с Ma.iopoccicO.

11осл1; 57 ■1Ьтъ исторпческлго сушестсопатя Чортомлыикая СЬчь была разрушена мая 14 дня, 1709 гола, москоБск'пмъ ьойскомт., предподпмымъ русск-нмъ полковником I. Яком.к'ьымт. и измЬиипкомъ-ренеглтомт. полко1;нш;омт. Гллагано.м ь, нослЬ того К'акъ илиорожиы псредъ полтявскся! бпгпой перешли on. руссклго царя Петра ил сторону шведскаго короля Карла XII. Жссто1;о поплатились запорожцы за CBOii союзъ ст. Клрломъ XII: поел!; долгаго со стороны козак'овъ сопротп1;ле1пя Чорюмлыцкая С1.чь была г.зягл pyccKTiNMi приступомт.. Tpiicia человЬкт. козяковъбыло взято ш. H.ii.iiT., несколько челов1.къ было перебито, пЬсколько чсло1;Ькъ было iioBtuieiio на плотахъ и гл. такомт. ппдЬ пушено вшг.п. по тече1пю ДнЬпра; взяты были I0O пушект. и вс1. boîickobuc 1слейноды, т. с. знамена, булавы, бунчуки, псрн.тчп, литавры, вся амупшйя также была захвачена и отправлена мь московсктй лагерь, л nch курепи сЬчсвыс п всЬ сгроeiiisi сожжены, .Miiorie зимог.нпкп, бывипе вокругъ (М.чи, истреблены. Пол1совпикъ Яковлевъ и особенно репсглтт, Галаглнъ при .этомъ дЬйствовали ст. иеслыхлппымт. ciîiipi.iiCTBOMT.; «Учинилось у паст, вт, С1.чп, писа.ть очевпдст. kohicboh Сте(1)аненко, то, что, по присяг!; Галлглна и моског.скаго войска, товарнству нашему головы обдпра.ш, шеи на иллхлхъ рубали, 1;!.п1ал11 п ппыя 1иранск1я смерш злвдлпали, какихъ II ВТ. ноглнсп:!. за лревппхт. мучп гелей не водилось — McpiBiJXb п.ть гробовт. МНОГИХ!, не толы;о пзт. товлрпства, но и пзь монлховт. откапыва.ш. головы имт. 1Ч1111МЛЛ11. 1нь\ ры с п|рл 111 II в!.и1а 111».

coupant une тя1|1 ли ся11л\ге ils !а momiliCTciu, et, à chacune de leurs campagnes, ils 1л montraient Л l'ennemi en guise d'Opouvantail, pour le vaincre plus facilement. Souvent mainte affaire se nouait dans cette Siétclia, allaire dont le dénouement лvяit lieu plus tard dans l'Uliraine des hetiiTiiis, chez les russes Л Moscou, chez les poloiwis л Varsovie et chez les turcs л Stamboul. C'est de cette même Siétcha que les zaporogues sortaient pour aller défendre Bogdane Kbmclnitsl<y en Ukraine et en Pologne; c'est 1л qu'ils prêtaient serment au Lsar russe et pleuraient ensuite amèrement la mort du «vieux Khmel»; c'est de h qu'ils partaient en guerre, prenant la défense du fils de Bogdane Khmelnitsky, Youri Khmelnitchenko, ainsi que pour leurs campagnes d'Ukraine, de Pologne, de Crimée et de Turquie, prenant toujours la part la plus vive, la plus яotive dans les guerres de la Russie avec la Pologne, la Crimée et la Turquie, pour la possession de la Petite-Russie, qui éclatèrent après la mort de Bogdane Khmelnitsky.

Après 57 ans d'existence la Siétcha de Tchortomlyk fut détruite le 14 mai 1709, jour de la mémorable bataille de РоИлул, рлг l'armée russe, commandée par le colonel russe lakovIelT et le trflitre-renégat Galлgлne, lorsque les cosaques avaient abandonné le tsar russe Pierre, pour passer du côté du roi de Suède, Charles XII. Les cosaques expièrent cruellement cette л1Ьлпсе avec Chлrlcs XII; лрге5 une résistлnce prolongée et лсЬлгпес, la Siétcha fut prise d'assaut par les russes. 300 cosaques furent faits prisonniers; les uns furent égorgés, les autres pendus sur des rлdeлux qu'on lâcha ensuite sur le Dnieper; les russes s'emparèrent de cent cлllons et de tous les insignes de Глгтее, c'est-à-dire des étendards, des bâtons d'hetman, des drapeaux, des timbales, ainsi que de tout le fourniment, et le tout fut expédié dans le camp russe, tandis que tous les Kourènes et tous les b.itimcnts de la Siétcha furent livrés aux ffammes et quantité de cosaques, hivernant dans le voisinage de la Siétclu, furent exterminés. Le colonel lakovlell et surtout le renégat Galagane firent, en cette occasion, preuve d'une cruauté inouïe. «Notre Siétcha vit, écrit un témoin oculaire, l'ataman général Stéfmenlco, tomber les tètes de nos camarades, — sur l'ordre de Galagane et des chefs russes,— leur couper le cou sur l'èchafaud, les pendre ou bien leur infliger quelque autre cruel supplice. Les bourreaux païens de l'antiquité ne s'étaient pas montrés aussi cruels: on déterrait des cлdяvres, non p.is seulement ceux des cosл-

I qucs, nms encore ceux des moines, on leur coupait la tète, on les écorchait et on les pendait ensuite."

La terrible destruction de la Siétcha de Tchortomlyk resta dans la mémoire populaire et inspira une légende

' profondément mélancolique, débutant comme il suit:

I «Voici un caneton qui vole de l'autre côté de l'eau,

S'échappant des roseaux riverains;

11 n'y aura plus jamais de ville dans 1л Siétcha, ' .Moscou se dressait l,\-bas, au bout du pont, ! Se mirant dans l'eau avec complaisance: ! F.lle s'est fait la guerre i elle-même, répandant son

propre sang,

«Oh, tu prétends, Galagane, qu'il n'y a pas de cosaques ■ dans la Siétcha.

Страшиос paaopciiic Чортомлыцкой Ct4ii отозвалось въ иароднои памяти глубокогорсстною думоП, | которая начинается словами. j

«Ои, лстыть крячокъ la по той бочокъ, |

«Прыиырантссь, сласнн запорозин, якъ бы къ CDoifi смерти!

CbKÎH дзвпныцн:

MtcTO Чорто.члыцкой СЬчи со.хранплось и въ настоящее время: оно находится у деревни Капулнвкп или Копиловки, Екатеринославской г\бери1и и Екатеринославскаго уЪзда, и представляетъ собой небольшой, довольно возвышенный островокъ, кругомъ обросши"! деревьями и сверху покрытый въ л-Ьтнее вре.мя высоки.чъ и густы.мъ бурьяно.мъ. По немъ теперь гуляетъ лишь буйный степной в'Ьтеръ, который наводитъ грустныя и тяжелыя думы о быломъ...

«Mais tu n"as qu'i voir parmi les Kourénes, c'est tout

rouge de cosaques, on dirait des pavots, "Oh, lorsque Tataman général a crié sur la place de

l'église; «Rassemblez-vous, braves zaïrorogucs, soyez prêts .1

mourir!

«Oh, lorsque il a crié comme cela, l'ataman génér.ii; «Jetez bas, braves zaporogues, fusils et pistolets.» Et les braves zaporogues s'en allèrent, silencieux. Et dés qu'ils se retournaient en arriére, ils fondaient

en larmes».

L'emplacement de la Siétcha de Tchortomlyk s'est conservé ju.squ'à nos jours: il se trouve aux environs du village Kopvlovka, — province et district, de lékaterinoslaw. C'est un petit îlot assez élevé, entouré d'arbres et couvert en été d'herbes hautes et toulTues. Seul, le vent violent de la steppe vient lui rendre visite, appf)rtant avec soi le triste ressouvenir du glorieux passé...

Въ 1775 lo-iy. ноня 4 ДЧ", "о r.o.i-L императрицы Екатерины II, уничтожена была последняя запорожская СЬчь на рЬчкЬ Подпольной; главные начальники С^чи, кошевой Калнишевск1й, судья Головатый и писарь Глоба сосланы были— первый въСоловецк{й .монастырь, два иослЬдн1с въ далекук! Сибирь: зато .масса запорожская ycnt^ia обмануть русскаго генерала Петра Тсксли, обложиви1аго кругомъ СЬчь, и успЬла убЬжать за пред'Ьлы Росс1и. Покииувъ Росс1ю, запорожцы ушли въ пред'Ьлы Typuiri и до 1785 года оставались при усть-Дуна%. Найдя, однако, на усть-ДунаЪ великорусски.хъ поселенпевъ и не сойдясь съ ними, запорожцы поднялись, съ paspfcnieuin австр1йскаго и.мператора, въ числЬ 8ооо челоиЪкъ, вверхъ по Дунаю и поселились въ БанагЬ, на берегахъ Тиссы. Изгнанные изъ Баната, запороисиы покинули предки.! Ai;cTpin и псресел[1лись вновь въ ирсдГ^ты Typniu, вт,

La Siétcha zaporogue du Dounavetz-

Le 4 juin 1775, d'après la volonté de l'impératrice j Catherine И, la dernière Siétcha zaporoguc, située au bord , de la petite rivière Podpilnaîa, fut supprimée; les princi- I paux chefs de la Siétclia, l'ataman général Kalnychevsky, I le juge Galavatv et le clerc Globa furent exilés, — le premier au couvent Solovetsky, les deux derniers bien loin, en Sibérie; mais en revanciic, la majorité des zaporogues eurent l'adresse de tromper le général russe Pierre Tékély, qui bloquait la Siétcha, et réussirent à passer la frontière de la Russie. Les zaporogues en fuite quittèrent la Russie. ' gagnèrent la frontière turque et restèrent sur le D.i- , nube jusqu';i l'année 1785. S'étant heurté cejKndant, 1 aux bouches du D.inube, aux colons grand-russiens. et n'avant pu s'accorder avec eux, les zaporogues, sur j'auç.torisation de l'empereur d'.Autriche, remontèrent de Danube

Стлрыс-Ссймепы, мсклу Cii.iiicipicii ii l'iipcoEoii, гдЬ прожили до i8i2 года. Однако, для запорожцсвъ, которые были ci;o.ii.Ko поппа.ми, столько же и рыболо-

аи nombre de 8.000 hommes et s'établirent à Banata, au.\ bords de la Thciss. Repoussés de là, les zaporogucs quittèrcn les limites de l'Autriche et .îe transportèrent de nou-

ва.мм-промышлстткамп, Старыс-Сей.мепи, удаленные veau dans celles de la Turquie, Л Startché-Seïmény, entre

отъ устья Думая, ne представляли тtxъ удобстпъ и la Silistrie et Ghirsavai, où ils vécurent jusqu'.\ l'année 1S12.

Mais pour les zaporogues, guerriers autant que pêcheurs et vendeurs de poisson Startché-Seïmény, trop éloigné des bouches du Danube ne présentait pas les mêmes commo-

пывсдсииымп атамано.мъ Некрасовы.мь и сд-Ьлавшп- i dites et les mêmes avantages que les bouches du Danube.

М11СЯ полпгл.мп хозяеиа.мп дуцавецкой демьты. Отпра- Mais celles-ci étaient occupées, bien avant l'apparition des

выготъ, как1я прсдстаатяли собой устья Дуиая. Но дунамекмя устья заняты были eme раньше пояа1ен{я запорожцсвъ лоискп.мп козакамп - расколышка.мп.

zaporogucs par les cosaques dissidents du Don, conduits h par l'ataman NékrassofT et devenus maîtres absolus du

въ самую ожесточенную борьбу съ пекрасовиами и Delta du Danube. Les zaporogucs qui v arrivaient par пъ концЬ кониовъ отбили у нихь псе устье Дуная, bandes et у installaient des pêcheries, ne tardèrent pas .i Ранней весной iSij года они прибыли къ са.мому ! entrer dans une lune acharnée avec les cosaques de Xéустыо лунайскаго гирла св. Георг1я, въ Катирлезъ, ^ krassolT et finirent par leur enlever toutes les bouches du Il скли въ нс.мъ Когиемь, начавь да-/Ке постройку ^ Danube. Tout au début du printemps de l'année 181 3 ils einienou церкви. Сообразивъ, однако, что устье Дуная, atteignirent les bouches de St-Georges et établirent leur вел iacTBie ннз.мснной и болотистой .мЬстности, непри- j camp А Catirlez. Ils commencèrent même a construire годно для постояннаго житья, запорожцы оставили ; l'église de leur nouvelle Siétcha, mais s'apercevant que ce Катирлезъ и поднялись отъ устья гирла св. Георг1я , sol plat et marécageu.x ne leur convenait pas, ils quittèкъ то.му .Mtciy, гдЬ отъ него отд-кляется рукавъ rcnt cet endroit et remontèrent les bouches St-Georges

Дунавецъ; та.мь, въ Вер.х11е.чъ-Дупас1гЬ, они основали дунавецкую СЬчь, получившую окончательную организашю и просушествосавшую съ 1815 по 1S28 годъ. НЬтъ co.MHtiiifl, что Bct эти скпта|пя «по туркамъ та по каулка.мъ» причинили не мало бЬдъ запорожскому войску п не разъ заставляли козаковъ вспоминать о дорогой 1ь\ъ сердцу иридн1провскои С^Ьчи.

"Oii, .москалю, ой, .москалю,

Що теперь же наши 3aiK)po,i;iui

jusqu'au bras du Danube, Dounavetz et là, au haut-Dounavctz ils fondèrent la Siétcha du Dounavetz, d'après toutes les règles. L'existence de cette Siétcha dura de 181 5 Л 1828. Naturellement, toutes ces pérégrinations de l'armée zaporogue, «tantôt chez les turcs, tantôt un peu partout», lui attirèrent une foule de maux, et les zaporogucs ne pouvaient s'empêcher d'évoquer le souvenir de la Siétcha du Dnieper, si chère à leurs coeurs.

«Oh, russe, oh, russe,

Pourquoi donc agis-tu si mal?

Pourquoi donc le mènes-tu à sa perte,

Xotre glorieux Zaporojié?

Et voici que nos braves zaporogucs

Se trouvent dans une passe bien dure:

Ils ne savent plus Л qui s'adresser,

Q.uel souverain ils doivent aller trouver.

Ils s'adresseraient bien au souverain de l'Orient,

Mais il ne veut pas les recevoir.

Alors ils s'en vont chez le turc,

Parce que le turc les connait bien:

Ecoute nous, toi, sult.-in, écoute nous, toi, sultan.

Aie pitié de nous,

Reçois-nous dans ton pays,

Et avec tous nos Kourènes».

Une fois fixés à l'embouchure du Dounavetz, le premier

утвсриасшя за ними земли со аороны турецкаго пра- soin des zaporogucs fut d'obtenir du gouvernement turc витсл1£тва, и турецкое правительство не замедлило , que celui-ci reconnût officiellement leurs droits sur ce признать за ними право на владЬн!е земельной усть- j territoire, et bientôt le gouvernement ottoman leur conдунайской TcppiiTopiii съ полнымъ ocIюбoждcнieмъ , céda le droit de propriété sur le territoire de l'embouchure отъ десятины какъ ст> зсмлсд'ктьческихъ продуктовъ ' du Dounavetz, leur accordant en outre l'exemption de la II скота, такт, и съ рыбной ловли г,ъ прсд-ктахъ ' dimc, tant sur les produits de l'agriculture et de l'élevage ■Запорожья. des bestiaux, que sur la pêche pratiquée dans les limites

Террптор1я, занягая запорожцами, H.MLia въ ссбЬ ' du Zaporojié. Le territoire occupé par les zaporogucs avait р-Ьдк1я удобства. Охваченная съ трехъ сторонъ вода- ! de rares avantages. Fermé de trois côtés par de vastes MH — гирла св. Георг1я, Дунавца, Черпаго моря, лимана | nappes d'eau, celles de? bouches St.-Georgcs, du Dounavetz, Разина, лимана Пабадагскаго, вся она, кром1; бoлoтъ^de 1а mer Noire, des limans de Razinc et de Babadag.

и плавеиъ, представляла изъ себя въ оошсмъ равиобсдренно-треугольпую площадь и заключала въ cc6t въ первое время поселси1я въ ней запорожцевъ около 8о километровъ длины и отъ 15 до 17 километровъ ширины. Другими словами: иа сЬвср-Ь она начиналась отъ Псакчи и шла на югь къ лиману Разину; на западЬ

il prcscntait, les marécages et les iles basses exceptes, une étendue triangulaire isocèle de 80 kilomètres environ de longueur et de 15 à 17 kilomètres de largeur dans les commencements. Commençant au nord d'Issaktcha, ce territoire aboutissait au sud au liman de Razinc; à l'ouest il prenait commencement au-dessous d'Issaktcha, s'étend.int начиналась HH'/KC Псакчи и шла na востокъ къ Черному i à l'est jusqu'à la mer Noire et la grande ile basse Dranv. .чорю со вкл10чен1емъ большого и низменнаго острова Jq^j j^, territoire qui appartenait au.x zaporogues était

Лранаго. ^ ^11 pente douce i accidents de terrain; des montagnes

По характеру повер.хностн вся запорожская терри- ' bordaient presque tous les bords riverains, le sol était тор1я представляла собой полог1й, вс.чолмленный скатъ, J recouvert d'une couche épaisse d'humus et plus on se окруженный почти со всЪ.хъ сторонъ, вдоль береговъ rapprochait du Delta du Danube, plus il dégénérait en

р'Ькъ, горами, покрытый глубокимъ слос.мъ чернозема и исре.чодяш!й, по Mtpli прнближе1пя къ дунайской .чельтЬ, въ нпзмспиость и плавшо. Такнмъ образомъ гутъ были и горы, п степи, и поля, и плавни, въ об- 1цсмъ прсдставляБш1я собой р4дкое сочетан1е удобствъ въ стратегпческомъ, зеылсд-Ьльческомъ, промышлепно.мъ и рыболовномъ отиошен1яхъ. А насколько богата и изобильна была вся эта земля, обь этомъ .можно судить въ особсиностп по дунайской делы L. Дунайская дельта отличалась баснословнымъ изобил1е.мъ всякаго рода дичи, такт.-то: оленей, дикихъ кабановъ, козъ, нырковъ, дики.хъ гусей, утокъ, лебедей, пеликановъ, которые пок-рывалп собой иногда пространства буквально на цЬлыя версты.

Самая С-^чь, или столица козаковъ, на.чодилась при сл1ян{п Дунавца съ гирлами св. Гeopгiя и ограячдсна была съ трехъ сторонъ водами: гирла св. Георпя, Дунавца и Разинскаго .'шмана, а съ четвертой, западной стороны, защищена была земляыымъ вало.мъ и рво.мъ.

Внутреннее устройство СЬчи было таково: прямо съ дунавецкой пристани бросалась въ глаза небольшая деревянная одпокупольная, крытая досками и неокрашенная церковь, бЬдная снаружи, но зато «вся въ золот'Ь» внутри; влЬво о1ъ церкви стоя.гъ сЬчепой шинокъ, содсрл;п.мый жпдо.мъ, псдишмъ только ведерную продажу водки, но не мЬшапши.мся въ раздробшельную продажу, которую велъ каясаый курень. Противъ шинка начиналась длинная улица, шедшая вдоль Дунавца и заставленная съ об1;ихъ сторонъ куренями, счето.мъ до 38-ми въ обопхъ рядахъ, представлявшими изъ себя типъ обыкыовенныхъ малоросс!йскихъ хатъ, только длинны.чъ, не Mente, какъ съ тремя окнами въ рядъ, сдЬланныхъ изъ чамура (битой глины и земли съ навозомъ, травой и

iles basses. Le territoire possédait ainsi des montagnes et des steppes, des champs et des iles basses, ce qui formait un rare assemblage d'avantages sous le rapport stratégique, agricole, industriel et poissonnier. Qiiant à la richesse et à l'abondance de ce pays, elles étaient fabuleuses, surtout dans le Delta du Danube où pullulait le gibier de toute espèce, cerfs, sangliers, chevreuils, harlcs, oies sauvages, sarcelles, cygnes, pélicans, grouillant parfois sur des verstes et des verstes entières.

La Siétcha ou la capitale des zaporogues était située au confluent du Dounavetz et de l'embouchure St. -Georges, et se trouvait défendue de trois côtés par des nappes d'eaux, celles des bouches St.-Gcorges, du Dounavetz et du liman de Razinc, tandis que du quatrième coté, à l'ouest, elle était fortifiée par un rempart de terre et par un fossé.

L'organisation intérieure de la Siétcha était la suivante: des l'embarcadère du Dounavetz mi apercevait une petite église • en bois, à une coupole revêtue de planches non peintes et d'un extérieur misérable, mais «toute dorée» .1 l'intérieur; ,1 gauche de l'église se dressait un cabaret tenu par un juif qui ne débitait de l'eau de vie que par «védro-» et non en détail, car la vente en détail se pratiquait par chaque Kourène. En face du c;ibaret commençait une longue rue, longeant le Dounavetz et bordée des deu\ cotés par des Kourènes, au nombre de 38, ayant le tvpe des cabanes petite-ru.ssieiines ordinaires, mais plus grands, n'ayant pas moins de trois fenêtres de façade et construits avec un mélange de terre glaise battue, de fumier, d'herbe et de paille, aux toits de roseaux; chaque Kourène était ilanqué d'une espèce de magasin, d'un petit pot;iger et d'un vivier. L:i piikmque et la maison des prêtres étaient isolées. La palanque était une maisonnette à plusieurs pièces, spécialement destinée Л loger l'ataman général et

соломой), крытыхъ камышо.мъ ii имЬвшн.чъ при себ-Ь j '^ chancellerie, encerclée d'une enceinte et pourvue d'une «будки» или амбары для складыван1я вещей, и неболь- 1 ^°^^ °^ ^е trouvaient des m.igasins, des caves, des écuries. mie огороды и садки. Особо отъ куреней стояли еще: ' '^^ caetera. La maison des prêtres devait servir évidemment иалаика и титарня. Паланк'а это была «хата зъ ким- | <^- logement au clergé de la Siétcha, c'est-à-dire au prêtre ната.мы», предназначавшаяся спешально для пo.мtщcнiя î et au diacre que la Siétcha élisait elle-même, mais qu'elle i;omcBoro атамана и для канцсляр1и, со всЬ.чъ сто- ! >^'^P'^chait ensuite auprès des évêques mr>ldaves pour .n ронъ огороженная, и.мЬвшая при ссбЬ дворъ съ ам- | recevoir 1 ordination. барами, погребами, конюшнями и т. п. Титария — это было, вероятно, какъ .мо/кио думать по на- 3Bauiio, noMimcHie для сЬчевого ду.човенства, т. е.

.тля священника и дia!{oнa, которыхъ СЪчь выбирала

La Siétcha du Dounavetz, ainsi que celle du Dnieper, n'était habitée que par des cosaques non mariés, dits les «compagnons», mais la Siétcha était entourée de faubourgs, peuplés par des cosaques ayant des familles, et s'occupam

сама, но для посвяше1ПЯ посылала къ молдавскимъ d'agriculture, d'élevage de bestiaux et de pêche; outre ces арх1ерсямъ. ^j. faubourgs il y avait encore des postes de pêcheurs, loin

Какъ въ приднЬпровскоп, такъ и въ дунавеикои | de la Sii^tcha, au bord de la mer, des limans, des lacs Ct'iii жили только неженатые козаки, такъ называемые et des rivières.

товарищи, но вокругь Ct4ii расположены были слободы, гдЬ жпли семейные люди, назыБавш1еся вместо «знмопчакопъ», клкъ было въ прпдн'йпроЕЬ-Ь, «раиямп» и занп.мавнпсся зе.млед'Ьл1е.мъ, скотоводствомъ и рыболовство.мъ; кро.м-t слободъ были еше особыя рыбачьи стоянки въ отдален1п отт. С^Ьчи, при морЬ, лнманахъ, озсрахъ и рЪчкахъ.

En procédant à l'organisation intérieure de la Sictch.i du Dounavetz on s'était basé sur les régies de la Siétcha du Dnieper. L'armée avait pour chefs l'ataman général, le juge, le clerc d'armée, le capitaine et les atamans de kouréncs, auxquels on avait adjoint un truchement, c'est à dire un interprète. Le syndicat était élu pour un an. comme de coutume, à partir du i-er octobre, jour de la fête patronale de la Siétcha, l'Intecession de la Sainte- Vierge, ou bien le jour de l'an.

Autant qu'on peut en juger par des données quelque

ШСЕОЙ атаманъ, судья, писарь, асаулъ, куренные ата- j peu vagues, les cosaques, de iSii à 1828, eurent 16 ataмани, съ прнбавле1и!1.мъ лишь толмача или драгома1!а, mans généraux, notamment: Kalnibolatsky, le vieux Rogo- T. c. переводчика. Вся старгиина, no oôuKHOEeHira, ^ ziany, Liakh, LiU'inne, Biliouga, Gordynia, Smyk, Riasвыбиралась ыа голъ i-го октября, въ хра.мовой празд- | sny, Soukhina, Moroz, Golovaty, Gouba, Stcbliivsky, — никъ С'Ьчи, Пок-рова, или па новый годъ. ' ataman de Kouréne, Tcherniéga, Négamanvsky et Gladkx .

Сколько изв-Ьстно по смутнымъ ук-азан1ямъ, у | Les fréquents changements des atamans généraux dans la запорожцсвъ за время съ iS£i по 1828 годъ пере- Siétcha du Dounavetz provenaient de causes différentes: м'Ьнились i6 кошевыхъ атамановъ, каковы: Кални- premièrement parce qu'il y avait chez les cosaques la classe

бологск1и, Poi озяный-Дидъ, Ля.хъ, Литвинъ, Бплюга, Гордина, Смык'ъ, Рясныи, Сухина, Морозъ, Головатый, Губа, Cтcблiивcкiй куренныГ|, ЧсрнЬга, Незамаивск1й н Гллдк1й. Частыя персм-Ьыы кошевыхъ атамановъ въ дунаиецкой С'Ьчи обусловливались многими причинами: Ео-псрвы.хъ, разд1:.лсн1емъ козаковъ на классъ состоятсльныхъ людей и «голоту» или «голоколпнчиковъ», ел |-.дств1емъ чего было то, что каждый классъ старался «скинуть» «чужого» атамана и выбрать «своего»; Ео-вторыхъ, гЬ.мъ, что дунавсикая С'Ьчь пополнялась самымъ безпокойнымъ элс.менто.мъ, различными авантюристами и эмигрантами изъ Poccin, дЬйстсовавшими иер±дк"о вопреки желан1й старыхъ приди-Ьпровски.чъ козаковъ и оттого произсодившими въ С±чи смуту и nepcMtHy начальствснныхъ лицъ; въ-третьихъ

aisée et la classe «misérable», et chacune de ces classes s'ingéniait à «lenverser» l'ataman élu par d'autres et d'en élire un à son goût; deuxièmement parce que les cadres de la Siétcha du Dounavetz se complétaint perpétuellement par le plus agité des éléments, celui de divers aventuriers, d'émigrés russes, et parce que ces nouveaux-venus contrariaient souvent les idées des vieux cosaques du Dnieper, suscitant ainsi dans la Siétcha des troubles et des changements de chefs; troisièmement, parce que les zaporogucs, qui avaient toujours défendu l'orthodoxie et qui s'étaient battus contre les musulmans,— depuis qu'ils s'étaient fixés dans les limites de l'empire oUoman se trouvaient dans une fausse position, ce qui empochait les hommes les plus raisonnables et les plus prudents d'accepter le poste d'ataman ou les forçait de démissionner rapidement,

т1;мъ, что запорожцы, всегда зашишавш1с праЕ0слав1е | s'ils l'avaient accepté; quatrièmement, — parce qu'il y avait и боровш1еся иротивъ мусульманъ, теперь, съ водворе- dans la Siétcha du Dounavetz quantité de cosaques, aniн1смъ въ пред+хла.хъ турецкой HMnepin, поставлены | mes d'idées nouvelles, tendant à incliner du côté de la были въ фальшивое пoлoжeuie, отчего бол-fce благо- Russie et qui, se heurtant à la résistance des cosaques du

разу.мныс и осторожные люди или вовсе не хотели ИЛ1П въ начальники, или же, согласившись, спешили пото.мъ отказаться отъ ни.хъ; въ-четвертыхъ т^.мъ, что въ дунавсцкой СЬчи было не мало козаковъ новаго склада, которые тянули къ Poccin и которые, встрЬчая сопрот11БЛсн1с со стороны пpиднtпpoвcкиxъ козаковъ со старыми традии1я.м11, производили смуты въ С1зчи и дЬлЛали смЬну начальственны.чъ лицъ; наконецъ, въ дунавсцкой С'Ьчи были и так1е, которые, изб'Ьгая мирны.хъ зaнятiй, землсд'Ьл1я, скотоводства, рыболовства и звЬроловст ва, нсрЬдко уходили на «добычи», т. е. на грабежи и разбой, навлекая т-Ьмъ самымъ и на себя гнЬвь со стороны 1 урецкаго праЕительства, и на свои.чъ начальпиковъ, платившихся лишeuicмъ своего звaнiя. Составъ задунайскаго войска пополнялся главны.мъ образомт. бЬглыми г;ыходцами изъ Poccin, гд-Ь въ т'Ь поры царили так1е порядки, которые особенно много

Dnieper, imbus des vieilles traditions, suscitaient dans la Siétcha troubles et changements; enfin, il y avait parmi les cosaques de la Siétcha du Dounavetz des hommes hostiles aux travaux paisibles de l'agriculture, de l'élevage des bestiaux, de la pèche et de la clia.ssc, qui s'en allaient souvent tenter la chance, ou plutôt pratiquer le brigandage et la rapine, attirant ainsi le courroux du gouvernement ottoman contre leurs chefs qui perdaient du coup leur position.

Les cadres des troupes du Dounavetz se complétaient surtout par des réfugiés russes, car un tel désarroi régnait alors en Russie que quantité de monde se voyait jeté violemment de l'otniére habituelle et forcé de luir sa patrie. On venait de supprimer définitivement les cosaques de l'Ukraine avec toutes leurs prérogatives politiques et agraires; le ser\'age venait d'être consacré officiellement sur la rive gauche du Dnieper, tandis que sur la rive droite il était à

вишиОали людей изъ нормальной колеи и заставляли i son apogée; en même temps les paysans manquaient de ихт, б1жать за прсд1-.лы отечества. На YKpanHt въ то 1 terre de labour, pendant que sévissaient le recrutement время было уничтожено окончательно козачество со renforcé, les colonies militaires, les persécutions contre DctMii его политическими и аграрными вольностями; на у ceux dont les passeports clochaient, et caetera. Tous les

.ibiîo.Mi, ôcpcrv ДиЬпра формально укрЬплсно ôujof mOcontcnts, outrOs d; cet Otat de clioses, n'avaient qu'une ijptiiocriioc право, a на правомъ берегу ДпЬпра оно | idé-c,— passer le Danube et se réfugier chez les zaïKirogucs. достигло въ это время особенном силы; это же время Le souvenir de cette dure époque et de ces fuites en было В1>сменемъ обезземсл1я крестьянъ, времснемъ masse d'un peuple épouvanté s'est perpétué dans des léрскрутчины, военныхъ посслешй, паспортныхъ прнгЬс- I gendes et des chants nationaux: HCHii'i H T. П. Мсходомъ для люден, недовольныхъ всЬми '

такими порядками, было бегство за Дунап, къ запоро/киамъ. BocnoMHHanie объ этомъ тяжеломъ времени и о массовомъ бЬгствЬ народа отъ такихъ поряд|;овъ сохранилось и въ народныхъ предан1яхъ и въ народныхъ 1Лсняхъ:

«Ofi, у поли крыныченька, — Та.чъ дивчина воду брала, Бона жъ мени молодому Шляхы розсказала:

Пр1смъ въ дунавеикую, какъ и въ прнднЬпровс|;у10 СЬчь, не былъ oûcTaRiCHT. никакими формальностями: «Пр1идс чоловикъ у паланку, риспытають его, звидкн и якъ»:

«Dans les champs se trouvait un puits.

Où une jeune fille puisait de l'eau,

Et voici qu'à moi, jeune garçon,

Elle m'a indiqué le chemin:

Regarde, regarde par ici.

Brave jeune homme,

Ne pleure pas, ne te chagrine pas.

Regarde par ici,

Brave jeune homme;

'Voici trois chemins pour toi:

Le premier chemin mène sur le Don.

Le second — mène en Crimée

Et le troisième, — dans le Zaporojié.»

L'admission d'un nouveau-venu dans la Siétcha du Dounavetz, tout comme dans celle du Dnieper d'ailleurs, n'était entravée par aucune formalité: «lorsque le nouveau venu .se présentait à la palanque, on procédait à son interrogatoire.

— Tu veux être cosaque?

— Oui, seigneur!

— Dans quel kouréne veux-tu entrer?

— Je n'en sais rien.

Alors un des atamans de Kouréne lui dit:

— Eh bien, entre chez moi!

■ — Sois donc cosaque, et si tu as déjà péché, ne pèche plus... travaille, mais ne fais pas de brigandage»...

La Siétcha du Dounavetz existait depuis 1S28. En 1827 éclata la guerre entre la Russie et la Turquie. L'ataman général de la Siétcha était en ce moment l'an-

— Ну, козакуй же, та якъ що колы и бувало cicn ataman de kouréne, Joseph Gladky. originaire de la (t. e. грЬхи как1е за тобой водились), то билыие не province de Poltava, du district de Konotop, tonnelier de робы... Отъ рыбаль соби, а на добычъ (грабежи) не | son métier, ayant abandonné sa famille dans son village ходы... natal et avant atteint le Danube après de longues pérégri-

Дунавецкая С^Ьчь существовала до 1828 года. Въ nation. Le général russe Toutchkoff, commandant de l.i 1S27 году открылась война .меясду Pocciefl и Typuiefl. ' forteresse limitrophe Ismall, dans le but de concilier lo Въ то время въ СЬчи былъ кошевымъ атаманомъ zaporogues à la Russie, engagea une correspondance scбывнпм куренной ата.манъ Осипъ Гладк1й, уроженеиъ crête avec Gladky, promettant pardon et diverses faveurs Полтавской ry6epi;iii, Золотоношскаго уЬзда, по реме- ' à tous ceux qui consentiraient à revenir en Russie. L:i e.iy бондарь, бросисш!й свою се.мью на родин!, въ majorité des zaporogues, surtout les plus vieux qui obserc. Мельннка.хъ и пocлt долгихТ) ски1ан1й очупш- vaient saintement les traditions historiques, n'étaient nulleипйся за Дунае.мъ. Желая склонить запорожцевъ на ment disposés à quitter le territoire ottoman; aussi Gladky сторону Poccin, pyccKin генералъ Тучковъ, состояв- entourait-il du plus prolond secret ses ]4)urparlers avec luiû градоначальнико.мъ въ пограничной кр-Ьпости ' Toutciikofl. ne s'en ouvrant qu'a quelques amis peu nom- Мз.чаил'Ь, Еошслъ въ тайную переписку съ Гладки.мъ, breux. Il s'arrêta en outre .1 une résolution qui lui attira обЬтая npoutenie и разныя милости для всЬхъ, кто ensuite les malédictions de ses contemporains et de la poNпожеластъ вернуться въ Pocciio. Болынинство запо- térité: voulant détourner tout soupçon de la part du poviîucDT., и именно старыхъ, хранившихь историче- gourvernement ottoman, Gladky. sans en aviser la crmicKifl традиц!!!, Boiîce не было склонно къ то.му, чтобы pagnic des casaques, expédia, sur la demande du grnnJ 1101сидать npeALibi Typuiii, a потому Гладк!й вслъсг.он , vizir, 20.000 zaporogues en Silistrie pour se battre contre сиошс1пя съ Тучковы.мъ въ caMoii строжайшей тайнЬ la Russie, en les choisissant principalement parmi ceux qui. и открылся только весьма нсмноги.чъ изъ свои.хъ дру- comme il l'appréhendait, n'étaient pas partisans de son idée ■.eii. Мало того, онъ р-Ьшился даже на такой посту- de se «rallier à la Russiei>: quant a lui. il resta tranquilпокъ, за к"оторый его потомь и совре.мснники, и iio-ylement dans la Siétcha avec ses partisans, attendant le

,~\t- «fe

колЬшс ЖССТО1С0 проклинали, a п.мсиио: желая изба Еить себя отъ псяклго подозр'Ь1пя со стороны туреикаго правительства и въ то же время не объявляя о свосмъ тапно.мъ иамЬрсн1п Кошу, Гладки"! отправилъ, по трсôoDaHiio всл1П\аго визиря, 20оо человЬкъ запорожиевъ ВТ) Силистр110 для предстоящей борьбы Турши съ Росcicfi, и именно большею мастью тЪхъ козаковъ, за которыхъ онъ боялся, что они «не схотятъ передаваться Pocciii»; самъ же со своими единомышленниками остал-

moincnt propice de se joindre Л la Russie. l:n repassant ensuite la frontière rien qu'avec 500 zaporogucs, Gladky li\Ta ainsi A la fureur des turcs tant ceux des cosaques qu'il avait détachiis en Silistrie que ceux qui étaient demeurés dans la Siétcha, dans les pêcheries, les îles basses et les kourèncs non initiés au secret de l'ataman général. Lorsque la nouvelle du départ de Gladky se répandit dans les environs de la Siétcha, une panique elïroyablc se pr<iduisit parmi les cosaques, surtout parmi ceux qui avaient

СЯ спокойно въ СЬчи и сталъ спокойно выжидать удоб- de la famille: on jetait dans le D.inube, dans les limans et naro .момента для перехода на сторону Poccin. Перейдя | dans la mer Noire tout ce qu'on ne pouvait pas emporter

границу съ Ш1чтожны.мъ мсньшпыство.мъ, всего лишь съ пятьюстами человккъ козаковъ, Гладк!й тЬмъ самымъ прсдалъ въ руки разъяренныхъ турокъ какъ тЪ.чъ козаковъ, которые были посланы пмъ въ Силистр1ю, такъ и TtxT>, которые осгавалпсь въ СЬчи, на завода.чъ, плавияхъ II селеи1яхъ, и не были посвящены въ тайну 1,ошевого. Когда объ уход'Ь Гладкаго за границу •lypeuKiixb влад-1-,н1й разнеслась вЬсть въ окрестностяхъ Ct4ii, то между козакамп, въ особенности семейными, произошла страшная паника: люди въ поспЬшности топили въ Дунай, лиманы и Черное море

et on fuyait dans les îles basses, les montagnes et les bois; quelques-uns gagnaient la pleine mer; mais lorsque les fuyards tombaient entre les mains des turcs, des moldaves, des valaques ou des di.ssidents russes, ils étaient impitoyablement exterminés. «Et beaucoup de monde périt alors; les fuyards se cachaient dans les îles basses, parmi les hauts roseaux, mais s'ils tombaient entre les mains des moldaves, ceux-ci leur coupaient la tête... 2.000 hommes environ périrent ainsi»... Les vieillards, trop débiles pour prendre la fuite et qui étaient restés dans la Siétcha, furent égorgés sans pitié par les turcs. Tous les cosaques

все, чего нельзя бы.ю захватить съ собой, и бЬжали, : qui habitaient les postes i.solés faillirent être également

кто въ плавни, кто въ открытое море, кто въ горы, кто въ л'Ьса; но, [юпадаясь въ руки турокъ, моканъ, г.олоховъ II русскнхъ раскольниковъ, они были безжалостно истребляемы ими. «Богато народу пропало тоди; ховллись (прятались) люди по плавня.хъ, по комыша.хъ, а молдаване, которыхъ поймають, головы и иоодрубують... то тысячи дви душъ пропало тоди»... Дряхлые старики, не .Monuic бЬкать и остававипсся въ СЬчи, были безжалостно убиты турками. Такой-же участи едва не подверглась и вся райя отъ молдават>, если бы только за пес не возвысилъ своего голоса в'Ьчевой спященникъ: «Если вы поднимете на иихъ руку, то я и на васъ и на ваитхь дЬтей проклят1с положу...».

e.xterminés par les moldaves et n'échappèrent à ce sort que grâce au prêtre de la Siétcha qui déclara aux moldaves: «Si vous levez la main sur eux, j'invoquerai contre vous et vos enfants la malédiction divine».

Cependant Joseph Gladky, une fois sorti de la Siétcha du Dounavetz, gagna la mer par les bouches de St.-Georgcs, tourna ensuite dans les bouches de Kaly et parvint au fort Ismaïl, où il se présenta Л l'empereur Nicolas Pavlovitch et se prosterna à ses pieds, ainsi que ses compagnons. «Qiic Dieu vous pardonne, vous avez déji le pardon de la patrie et le mien!.. Car je sais quels hommes vous êtes!..»

Gladky fut d'abord récompensé par le grade de colonel, fut promu ensuite A celui de général-major, obtint l.i croix de chevalier de St.-Georges et fut nommé comman-

кую Ci,4b, гирло.мъ св. Feoprin прошслъ въ море, ; dant du régiment d'infanterie, formé de 500 zaporogues, потомъ свернулъ въ Ки.ййское гирло и достигъ Kpt- ' les 500 transfuges ralliés Л la Russie. Plus tard on forma iiocTii Измаила, гдЬ предсталъ предъ очи императора : 1с régiment des cosaques d'Azow, en joignant à ce pre- Николая ПаатоБича и повергнулъ себя съ товари- i mier noyau de 500 hommes d'autres transfuges, égalcшамп къ стоиа.мъ монарши.мъ. «Богъ васъ проститъ, ] ment graciés; le même Gladky fut nommé leur ataman отчизна прощаеть и я протаю!... Я ;!11аю, что вы за I locum tenens et se vit en même temps conférer la nobles.sc люди!...» склзалъ императорь Глаткому. héréditaire par une lettre patente du Souverain russe. Il

Гладк1и награждень бь1лъ сперва чиномъ полков- resta ataman jusqu'à l'année 1841s, puis il prit sa retraite пика, пото.мъ генералъ-Maiopa, ио/кмловань reoprien- ] et se fixa avec sa femme et ses enfants dans sa propriété скимькресто.чъ 4-Й степени H назиачеиъ былъ команли- ' de Novopetropavlovka aux bords de la rivière Solonoï. poMT. пятисотсннаго nhiuaro запорожскагонолка, ctl)op- dans le district d'Alexandrovsk de la province de lékatéri- MiipouaiiHaro изъ псрсшедшихъ въ Pocciio пятпсотъ noslaw.

чслов'Ькъ запорожиевъ. В110слЬдсгв111 изъ эти.чъ 500 En se rendant de chez lui à Alexandrovsk en 1866,

челоп1.къ, CT> Г1рибавлен1емъ къ иимъ всевоз.можныхъ \ au moment du choléra Gladky tomba malade et mourut бЬглсцоиъ, получ11вшихъпроп1еН1е, С(1юрмированобыло I le 10 juin 1866, à l'âge de 79 ans; il lut enterré dans le азовское козачье войско, и наказны.мъ атамано.мъ его cimetiCre d'Alexandrovsk même. былъ пазпачснъ тотъ же Гладк1й, получивш1й въ тоже время царскую грамоту па пото.мствениос дво- ' рянство. Въ 31;ан1|1 наказного атамана онъ оставался до 1848 года, послЬ чего вышелъ въ отставку и посел11.1ся съ /KCHOli и дЬтьмп въ собствсыпомъ n.Mtiiiii ' Новопстропавловк'Ь, на рГ.чкЬ Солоной, Екатерино-^

славской губернш, Алсксанлровскаго уЬзда. Въ iS66* году, по время холеры, -ехавши изъ им'Ьн1я на ярмарку въ г. Алсксаидровскъ, Гладк1Й внезапно заболЬлъ и скончался 10 110ня, на 79 году жизни, и въ томъ же город-Ь Александровски былъ погребснъ на городскомъ клaдбнLцt.

С'Ьчевой д'Ьдъ абшитованный. ' Vieux cosaque en retraite.

Въ Запорожьн, гд-Ь не било писаыныхъ законовъ, гдк козаикая oôuiHua въ течсн1е нЬсколькнхъ в-Ьковъ упрлатялась по «стародасннмъ заповитамъ» пли прсдаи1ямъ, старые козакн или «диды» должны были играть очень пажную роль, какъ носители и cTporic охранители дрсвнпхъ козацкпхъ прсдаы1Г1. ВсЬ современники, ôumuie въ С1.чи и оставивш1е посл^Ь себя оп11сан1я жизни запорожцсвъ, указываютъ на ту Baviaiyio роль, как'ую играли въ Запорожье старые к-оза1си. Старые козаки зорко cлtдпли за тtмъ, чтобы молодые свято исполняли вс1; козлцк1е «звычаи» и войсковыя «справы», и требовали самой строгой кары для гЬхъ, которые нарушали пхъ. Уважен1е козаш<ой собственности, удалсп1е отъ женншнъ, преданность вЬр-Ь предковъ, почнтан1е духовнаго сана — все это составляло основы козацкой общины и за соблюден1емъ всего этого строго слФаилн старые сЬчевики. Старые с-Ьчевики выступали на сцену и тогда, когда iiyjKHo было прекрагить как1е-иибудь безпорядки, возникавш1е въ СЪчи, чаще всего во время выборовъ войсковой старшины — кошевого атамана, судьи, писаря, асаула и другихъ. По обыкновсн!10 въ так1е дни въ С^чи выпивалось очень много горилки, и тогда, кфом-fe товариства, выступала на сцену такъ называемая «сиромашня», которая часто, не довольствуясь ларовымъ угощс1Йемъ на счстъ войскового скарба и вновь избранной старшины, бросалась изъ Ctni въ предмЬстьс на лавки такъ-ыазывасмыхъ базарныхъ людей и тамъ производила страшныя разграблсн1я всего хмельного. Тогда и кошевой, и дру1те чины войсковые очень часто теряли свой голосъ и даже прятались по своимъ угламъ отъ бун1свавшсй черни. Только куренные атаманы, въ особенности же старые с1.чсвые козаки, и могли удержать буяновъ отъ страшиыхъ разбоевъ. ДЬйствуя путе.мъ увЬишн1й, путе.мъ угрозъ, даже палками, они въ концЬ концовъ останавливали грабителей и водворяли въ СЬчи миръ и сиокойств1с.

Московское правительство въ очень важны.\ъ случая.чъ, иапримЬрь, когда .чотЬло призвать запорожцсвъ къ повиновен1ю, также нсрЬдко обращалось какъ къ войсковой старшинЬ, такъ и къ старымъ сЬчевымъ козакамъ. Такъ было, напримЬръ, въ 1667 году, когда въ Ct4H произошло небывалое ни раньше, ни позже того событ1с: потоплен1е запорожцами въ р. Дн1.прЬ, возлЬ Чортомлыцкой СЬчи, москопскаго посла Ефима Лалыженскаго съ товарищами. Посолъ

Dans le Zaporojié, où il n'existait pas de lois écrites et dont la commune cosaque tut gouvernée dans le courant de plusieurs siècles d'après des «régies antiques» ou traditions, les vieux cosaques, autrement dit les «anciens» devaient immanquablement jouer un rôle fort important, en leur qualité de conservateurs et de sévères gardiens des vieilles traditions cosaques. Tous les témoins oculaires de l'époque qui avaient visité la Siétcha et avaient fait des descriptions de la vie des zaporogucs, parlent du rôle important joué dans le Zaporojié par les vieux cosaques. C'étaient eux qui veillaient d'un oeil vigilant à ce que les jeunes cosaques observassent saintement toutes les «coutumes» cosaques et remplissent leur «devoir» de soldats, exigeant une punition sévère pour chaque infraction. La commune cosaque s'appuyait sur les bases suivantes: respect de la propriété cosaque, exclusion de la femme, dévoùment absolu à la foi des ancêtres, vénération à l'endroit du clergé, — et les anciens de la Siétcha veillaient jalousement à ce que tous ces principes fussent observés. Il s'ensuivait que les anciens apparaissaient sur la scène chaque fois qu'il s'agissait de mettre lin à des désordres dans la Siétcha, ce qui se produisait le plus fréquemment à l'époque de l'élection des chefs, — de l'ataman général, du juge, du clerc, du capitaine et caetera. Généralement, à ce moment-là, on consommait dans la Siétcha quantité d'eau-de-vie et aux cosaques eux-mêmes se joignait la populace, qui, non contente de se régaler gratuitement aux frais du trésor militaire et des autorités nouvellement élues, se répandait dans les faubourgs en dehors des limites de la Siétcha et s'y livrait à un pillage épouvantable de toutes les boutiques, s'emparant surtout des boissons capiteuses. Dans ces cas-là ni l'ataman, ni aucun des chefs, n'avaient plus la moindre autorité et souvent même ils s'enfermaient chez eux, afin d'écha|iper à la populace déchaînée. Il n'y avait que les atamans des kourénes et surtout les vieux cosaques qui pussent empêcher ces forcenés de se livrer ù d'ellrayants excès. A grand renfort d'objurgations, de menaces et même de coups de trique, ils parvenaient Л arr.lter les plus enragés et à rétablir dans la Siétcha le calme et la paix.

Le gouvernement russe s'adressait également aussi souvent aux vieux cosaques qu'aux chefs, chaque fois qu'il s'agissait d'un cas important, comme par exemple lorsqu'il fallait rappeler les zaporogucs à l'obèi.ssance. Cela eut lieu, entre autre, en 1667, lor.squ'il se produisit dans la Siétcha une chose sans précédent: les zaporogucs noyC- ^rent dans le Dnieper, non loin de la Siétcha de Tchor-

мотами, пъ которихъ якобы micniio было, что Mocivonciciii илрь, пм1,ст1; ст. [ю.и.скпмъ королемт., турсцк-пмт. султшюмт. II i,pi,iMci;iiMT. хапомъ помпрмлпс!. между собом M pl.ajii.ui "cucciii Запорожье». Выпустппъ посла изт. С1,чп, козлкп дождались, когда опъ ии- 111СЛ1. иь открыты!! Ли1.пръ, п тамъ утопили его въ Р'ЬкЬ. ,1ля доз11а1|1я престу11лс1пя ьо псЬхъ подробностях!, послаиъ былт., но царскому приказу, изь У|;рлГ!111.1 гл. Запоро'/Кьс войско!!0!"1 асаулъ Донспъ, которому пришлось гопорить по этому поподу какъ съ DoiicKOROn crapiuiiHOii, такъ п со старыми ct'iei:i.iM!i 1,оза1;ами. Стлрь1С сЬчевыс K03ai;ii со слезами на глазлхт. персдапалп Допиу, что если бы они прод- 1!11д1.лп такое злод1.я111е, какь yôiiicTi-.o napci;aro посла, то пли noiice ne отпустили бы ею пзъ СЬчи, или лес прог.одилп бы его подъ сильной oxpaiioil; все 3.TO, по пхъ слоплмт., происходило въ СЬчи отъ тЪхъ ciioei;o.ibHHi;on'b, i;oTO|ibic въ та1ч0мъ множеств!; понангш и:п. У|фа1И1Ь1 1гь Запорожч.с и которые не слупылпсь ПН Boi"ici;o[',bixT. старпшпъ, нн пхъ, стариuoiiT,: cia|i!ii;H и сами пс знали, чю дКкш. имт. съ laKoii «сиосьолси".

11рп:;1!а1;ая большое Hpai;cri;cnHoe значсн1е за старыми козакамп т. С'1.чп, московское правитсльсгво 1;ь ipaMoiaxT., ошраьлясмыхъ m. СЬчь, пср1.дко, бм1> ст1. С!. luMicKOboi! старшпно!"!, обращалось и къ с1,че-

сударя, плря и |;ели1;а10 1лязя ЛлексГ.я Мнхаилог.ича. коп1С!;ому атаману и ixcMy войску заноро>|;с1;ому, ]:срхо1и)му, пп.чог.ому, и будучсму на лугахт., па по- .тяхъ, на полян1;ахт., па всЬхь урочшцахъ дн1.|1ро1;ь1хъ, II 110.1С11ЫХЪ и MopciHix'i., всему старшему и меньшему TOiîapiiciiîy и 1. л., при челгь нодт, «старшимъ" топарпсгвомт. разум1..1псь не толы;о слЬдуюння за ко- 1НС!;ым1. агаманомт. начальствспныя липа, но и старые сЬчсвыс козакн.

I.xaib черезъ Запорожье въ Крь1мь съ царскими ipa--*-toiHlyl<, l'ambassadeur rnssc I-"utliyine LailyjciisKy, ainsi

que ses compagnons. L'ambas.sadeur traver.sait le Zaporojié, se rendant en Crimée, porteur de lettres patentes du tsar russe; on avait répandu le bruit que le but de cette ambassade était la su|iression du Zaporojié, suppression décidée par le tsar russe de concert avec le roi de Pologne, le sultan de Tuniuie et le Khan de Criinée, avec lesquels il avait fait la p.ii\. Les cosaques laissèrent l'ambassadeur traverser la Siétcha, attendirent qii'd fût en plein Dnieper et l'y noyèrent. On dépéclia de l'Uliraine, sur l'ordre du tsar, le capitaine des troupes cosaques, Donetz, chargé d'instruire dans le Zaporojié l'aflaire de ce crime; il s'adressa donc aux autorités de la Siétcha et aux vieux co.saques. Les larincs aux yeux, ces derniers afIirmOrent à Donetz que s'ils avaient pu prévoir la possibilité d'un pareil forfait, ils auraient empêché l'ambassadeur du tsar de quitter la Siétcha ou bien l'auraient fait accompagner par une forte escorte; ils prétendaient que tout le inal provenait de l'invasion de tous ces insubordonnés qui étaient passés en si grand nombre de l'Ulcralne dans de Zaporojié et qui ne voulaient obéir ni aux chefs. ni aux anciens, lesquels ne savaient eux-inênics coinincnt en venir Л bout.

Reconnaissant la grande inlluence morale, exercée dans la Siétcha par les vicu.x cosaques, le gouvcrneineiit russe, en expédiant des messages dans la Siétcha s'adressait souvent aux anciens en même teinps qu'aux autorités: «De l.i

|;ь|мь ciapnicaMT.: «Bovicieio Minociiio отъ вели1;аго lo- part du grand souverain .Alexis Mikhailovitch, tsar et i^raiid

duc, par la gr.ice du seigneur... .'i l'ataman général et â toute l'armée zapoioguc du haut et bas-Dniéper, ainsi qu'aux cosaques des plaines, des champs, des clairières, de tout le territoire du Dnieper, .1 toute la compagnie des anciens et des cadets» et caetera; et sous le nom d'anciens on entendait non seulement les autorités reconnues, venant après l'ataman gèiiér.il, mais encore les \'ieux cosaques de la Siétcha.

Malgré le grand respect dont ils y jouissaient, les \ leux Пользуясь большим!. \ i;a/icenic.MT, въ СЬчи, ста- cosaques ne finissaient pas toujours leur existence d.ans la

pue |;озакп далеко ne i;ci,, однако, 01санчива,н1 свою I capitale cosaque, préférant souvent .\ la vie bruyante de

нспзш. m. козапко!'! столипЬ и нерЬдко прсдпочига.ш iiiyMiidii жизни -.кизнь въ монастырЬ или даже пъ дикой и совершенно безлю. шо!"| степи. Пслп како!"!нибудь запороже!гь дЬлался дряхльгчт. п неспособ- II1.IM ь 1,ъ пойн1., то опт. либо шелъ въ излюбленпьн!

la Siétcha le calme du couvent ou même la solitude complète au milieu de la steppe déserte. Quand un zaporogue vieillis.sait et n'était plus capable de se battre il se retirait soit au couvent de prédilection des zaporogues. celui de Kicw-Mèjigorié, soit dans la steppe, avant pour

запоро>!;памп К1епо-Межигорс1а1'| монастырь, либо tout abri une petite hutte plus inisérablc que la plus удалялся въ безлюдную степь и жилъ въ особо.мъ ' puvre cabane, parfois même faite simplement de terre жильЬ, бурдюгЬ, мснЬ.с простомъ, ч1;мт, хата и даже battue.

Огь1.здь запоро-,|;па пзъ СЬчи въ K'ieno-Me;K!iropciâii монастырь всегда дЬлался шумно н сь раз- .шчными «хп.мерамип, на ка1,1я былт. сиособент, толы;о МС1ЫЙ с1,чеБ0п «лыцарь". Старьп"! заиоро'/кень, отирав, интипся въ далек!!! монастырь «спасатыся», прежде всего выряисался въ са.мос дорогое и самое нарядное плаи.е и нав1;ш11валь на себя самое блестящее opy.bie, зат1;мт. набивалъ всЬ своп ка|\маны

Lorsqu'un zaporoguc quittait la Siétcha pour le couvent, son départ s'effectuait toujours avec beaucoup de bruit et avec une mise en scène enrichie de tous les détails «fantaisi.stes» que put imaginer un zaporogue émérite. I"n partant pour le lointain couvent où il s'apprêtait à travailler au «salut" de son .inie, le vieux zaporoguc commençait par revêtir ses plus beaux habits, arborant ses armes les plus reluisantes; il remplissait de beaux ducats d'or s.i poche et sa ceinture de cuir, louait des musiciens, ache-

II СЫЧ1 1чО,каны1! чсресъ (т. с. иоясъ)черво1!иам!1, на- ; tait des barils de «boisst)ns capiteuses", des chariots entiers

de vivres et partait pour le couvent. La inusique entamait des airs joyeux et tous les cosaques .se mettaient

iccoinpagner jusqu'au

ппма.и. музыкантов!., закупалъ пЬсколько бочек! «иьяиаго .-.и.п.я», а до юго «зплья» полные во ii.i всякий 1!роГ,11з1|| II

о1ирлв.1Я лея «сиасатыся». .\Iv3iiiKa^en route, car chacun èt.iit libre

ударяла «посети», и ко.мпшмя трогалась иъ путь. Тлтъ всякъ, кто пзъявлялъ свое жсланю пропожать «протальника зъ сг.птомь» до монастыря, шыъ, lui. на его счстъ и таинопалт,; г.псрсдп 1>с1,.\ъ па прскрас-

ПОМЪ ГЮСВОМЬ b()llt> несся СаМЬ «ИрОМиЫЬНЫКТ. ClIIiO-

vcbii'i»; 11ср1.дко II OUI. сходп.п. съ копя, пиль, Ьлт.

^ couvent le camarade qui «renonçait au moiule». Tout le long du trajet on buvait et mangeait à ses Irais; en roule on se livrait à des danses pleines de gaieté; le futur moine à moustaches grises, monté sur un beau coursier, s'avançait à la tête du cortège; en route il descendait souvent de cheval, se livrait à de copieuses libations et я la danse.

Il тскался «паппрысядкы». Вс1..\ъ истрЬмныхт. ii по- 11 invitait tous les passants à se joindre à ses compagnons

иеречпы.чъ опъ приглашал ь г.ь спою ко.мпанпо, уго- |цалъ напитками п прсд.ыгалъ i;cci;o:îMOVKiibiH ;!акускп. Мели онъ увпдптъ на сьосмъ пути иозь сь юртками, пемсдленио полскакпиаетъ къ нему, опрокплыпастт. его пр.ср.чъ колесами, п ися пссс.ыя комшипя

et les régalait largement. Rencontrait - il en chemin une charrette chargée de pots de grés, il se jetait dessus, la renversait et tous ses joyeux compagnons se mettaient .'i danser sur les pots et à piétiner dessus, jusqu'à ce qu'ils l'u.ssent réduits en miettes. Htait-cc une charretée de pois-

тотчае-ь подоЬгаетъ къ горшка.мъ, пляшстъ по ппмъ .son, — il se jetait également dessus, la renversait, les roLies

en l'air, éparpillant le poisson aux quatre vents et clamant: «Rassa.siez-vous, bonnes gens, et pcnsex à celui qui renonce au monde! « Rencontrait — il une marchande de craquelins, il lui achetait toute sa marchandise et la distribuait à .ses gais compagnons. Aperce\ait-il un tonneau de goudron, il sautait dedans, se démenait et se livrait л mille tours. Chaque fois qu'il causait un de ces dégâts, il remboursait tous ceux qu'il avait ainsi dépouillés, en jetant des ducats par «poignées».

C'est ainsi que lui et toute .sa joveuse escorte atteignaient le couvent; ses compagnons s'arrêtaient sous les murs de la .sainte demeure, il leur adre.s.sait force saints en se tournant successivement vers les quatre points cirdinaux les conjurait de lui pardonner ses ofl'enses, donnait à chacun d'eux une Iraternelle accolade, puis s'approchait enfin de la porte du couvent et v frappait.

- Qui vive?

— Zaporogue!

j — Que vient-il faire?

I — Son salut!

La porte s'ouvrait et il pénétrait dans le couvent, tandis que ses joyeux compagnons, les musiciens et les barils d'eau-de-vie, de bière et d'hydromel demeuraient dehors. Une fois dans l'enceinte du couvent, le xaporogue se débarrassait de sa ceinture qui contenait le reste des ducats, la remettait aux moines, d.;pouillait .ses riches vêtements, passait un rude cilice et commenc.iit ainsi l'oeuvre pénible, mais depuis longtemps désirée, celle du «salut» de .son ,ime.

I Cependant, si quelques vieux cosaques entouraient leur départ de la Siétcha de toute cette pompe fantasque et

\ bruyante, il y en avait d'autres, en revanche, qui quit-

ji разбппастъ m, дребезги. Пели опъ заппдпгь позъ съ рыбоп, laKVKe подскакш-.аегъ къ нему и опрокпдываеть г.перхь колесами, а псю рыбу разбрасыиаетъ по площади и прпюпариваеть: «Ижьте, люде добрп, та по.мпнапгс прощальипка!» Если онъ наскочить па «перекупку» съ бубликами, го также забпраетъ у нея net бублики и раздастъ п.хъ весслоп KOMiiaiiiii. Если е.чу попадется лавка съ деггемъ, онъ тотъ же чась скачетъ въ бочку съ дегте.чь, танцуетъ и выкн.п.!васчъ всевозможные «выкрутасы». За всяк1п убыток ь 11.111 шко.чу пллпггь погернГ.вшнмт. червстца.мп, ра;;бр.тсывая нхъ в<яфугъ себя «;кмсням11».

Такт, добирается прота.п.нтсъ со своей KOMiiaiiien до са.маго .монастыря; туп. l^•oмnauiя его останавлп- 1!ается у crLub святой обители, а са.мъ опъ к.ыняегся собрапше.муся пароду на вс1. на чс1ыре стороны, просить у вс'Г.хъ про1це1ця, браккп обнимается съ каждымь п, наконецъ, подхолптъ къ воротамъ монастыря II СТуЧПГЬ ВТ, IllI.Vb.

Тогда ворота отнпраюгся, п ||ро1ц;1льнпка г.пусклюгь въ обитель, а вся его веселая компа1НЯ, сь му;1ыкам11. горилками, ппвамп н медамн, остается у ограды .монастыря. Са.мъ же прота.м.ннкъ, скрывшись за ст1- HOi'i монастыря, сшгчаетъ съ себя чересь съ оставпшмпси червонцами, огдастъ его .мопахамъ, сбрасыпаетъ дорогое платье, падЬв.астъ грубую г..|ася1тц\ II прпступлсп, къ тяжелому, но давно желанному «ciiaccniio».

Если один пзь сгарыхъ козаковъ o6craixr,i.iii своп i taient leur «mère» sillencieusement et brusquement; pcrуходъ пзь СЬчп такъ открыто и съ такн.мн iipirn- .sonne ne savait quand celui-ci ou celui-l;i avait disparu дамп, то за го друг1с покидали «матку» свою совср- ] ni où il s'était réfugié; plus tard seulement, on découшенно безгласно ii неожиданно для другпхъ: нпкго : vrait par hasard un ascète solitaire au fond du désert. HO эниъ, когда козакъ псчсзалъ и гдЬ онъ дГ.вадся; d'une forêt ou d'une grotte riveraine, ne se nourrissant только какъ-нибудь случайно открывали нотомъ ка- que d'hostie, jeûnant et priant, supportant avec un .stoi-

cisme extraordinaire toutes les privations imaginable--. mais à la mort duquel on découvrait sous les haillon . entussés dans sa hutte un document émanant de la .Siétch л

шаго съ необыкновенною твердостью всячсск!я не- et mentionnant en termes élogieux les prouesses

ВЗГОДЫ, HO пото.мъ умнраг.шаго и остаатявшаго въ свое.мъ убЬжннгЬ .между рубищами выданный пзъ Коша запорожскаго аттссгатг такому-то козлку за учает1е его въ пеодпократныхъ походахь нрошвъ 11епр1ятелеп.

tel ou tel cosaque dans des campagnes contre l'ennemi.

Il y avait d'ailleurs d'autres cosaques, lesquels sans

recourir à aucune de ces deux extrémités, quittaient la

Siétcha pour cause de grand a^e, prenaient leur «retraite»

.^. et se retiraient dans une des palanques zaporogues où ils

Были, 1;прочс.\п,, Il Taidc козлкп, которые, по пдл- '■s'ndoiiii.iiciit paisiblement à des travaux cliampétres, tcrmi- Еляег. 1111 in. какмя крайиосш, осгаплялп CL'ii. по ста- nain ainsi leur existence, remplie autrefois de tant d'agipocTii л1.1Ъ II yxo.iii III r.i. «аГяшгп.» ci. Ka!;yio-iiiiô\Mi. tation et d'aventures. 113'b 3aiiop(v,i;ciciixT> iia laiioi-ci. ii.ii! oâiacieii для за- 11ят!я мирными ce. тьско-хозпйс! пенными или домашними sainrriMMii, среди которыхъ и оканчииалн свою /K11311I., 11С11ол11С1ш\ К) трспогъ 11 псямсскнхъ ириклю- 'iciiirt. 1

Ярмарка въ Малороееш. Une foire dans la Petite-Russie.

Чго за c.iaijiioc ce.io l\ouieiiMroi;Kal Опъ1.3'/Каи Г.СК1 Пкагеринос laiîCK'vio ryôepiiiio, изт. к'опиа m. i;oneiii.. a такого другою села, какъ Кошсняговк'а па рЬчкГ. Ope.iii и I\oroi;ci,oMi. лиманГ,, не iiaii leiui. ты 1111 во тгЬкъ! Как1> иытпо и какт. далеко раскниу- .■|ОС1> оно ио тирокои-нтрокой н пологой до.тн!.! Скол1.ко вь немт, очаровагельныхъ зслсн'Ьютнхт. садочкор.т., и какъ кт. тЬхт. салочкахт. зал111;а10]ся ш. псссннее прем'л co.ioiaai! Да, и Kaicie 1г1.г,уч1С да ю-

.юснстые солор.пи! II какт, .noôim, с.пнтк

соловьев ь м'Ьстный иапъ староста, Грпиы.о Помиятый, — болмие, правда, вт. тГ.хъ садкахт,, гд1, бсзугЬппю 11р;)1;од1ггь время либо молодая вдова, либо солдатская жена... Гм., и «.тогепный» же тот'ь iiain. староста «до того бабкя", а розу.мныи-розумный та- Koii, что сколысо бы въ обтесп'.енион icaccl; ие дос1а1;ало денегъ, а при Biie;'.aiiiioii iioi;I,pi;b ont ока- •/Кутся НС только сполна, а даже съ нзпнпко.т)... По вы иос.могрнгс, какай славная вт. томъ се.гГ. Кошенятовк'Ь иеркивка, .трсвияя - ирелревняя, съ красной /кедГ.зиои крышей, съ б.кстятими золочеными купо.кгмп, ст. деревянной pl.iiier4aioii oi радой и ст, высокими - иревысо1С11М11. вокрх г к той oipa.iiJ, юио- .■|ЯМ11, что гакь и дрожатъ, laKi. и теичук-я ме.кмх собой о| I. ,чуно1:е1НЯ .югкаю в1,герк"а cr.oii.\ui темио- .:e.ieiiKiMii н иродо.иор.ато-узкн.мн лнсючкамн! II какой ори! нпа.н.ный багюшка, riapociriiii Моркогут.. сду/|;пть ВТ. гой церковк'Ь: ст, длинной-нретлннио!) сЬ.юй бородоГк а слмъ такой .малеш.ктй, какъ ногогокт,; на носу носитт. зо.югые очки, а когда ci. kI.mi. говорпгь. К) смотрнп. не черезт. очки, а Н-.ь-но п. ОЧКОВ1. и не прямо на человека, а ôo.ii.nie ni, .icm.iio. сильно нак.юнившись В111К!Ъ н вь то ж'е время, какъ бы д.г,1 рлвпо|гЬс1я, опираясь обеими руками на Bucoidn иосохъ. Л когда опт, с.|ужнтт, обЬ.тню, го, сд'Ьлавт, какой-нибудь i;o3r.iaci,, тутъ же, какъ 6i,i нсвзначаГк сироснгь сгоро-.ка, ">т ие села матугнка бычка на иродажт. на ярмарку», и если нове.ш, то «якого, чи 1111ВГорач1;л, чи грсгячка»; или же, нокадивъ вт, алтар1, кадидо.мь, также, какъ бы невзначай, иодойдегъ кт, окну и са.мъ ссбЬ замГ.тптъ пслу.хъ: «и какъ генерь iiiiipoico ра:!.111.1ся Кого1'.с|ай лнманъ и какь бы хорошо нрокатигься ио .шману на .юдочкЬ да выбрагьси вт, далск1й дубовый и гЬинстый орсльciciii лГ.ст, .та паладин, бы гамь казлпочекь да сва-

Pour un fameux village, la Kocliéniatovl;a est un laineux village! Он aurait beau parcourir toute la ргомпсе de léliaterinoslaw, on ne trouverait jamais un village qui puis se égaler le village de la Kocliéniatovka, situé aux bords de rOrclc et du limaii de Kotow! \'aste et tlorissant il s'étend d.ins un beau vallon en pente dmice! Quclk quantité de délicieux jardins liixuri.mts de ^■erdure, tout \ibrants des chants du rossignol au printemps! Ht comme les rossignols y chantent! Ht avec quel délice le bailli du village, Grit/ko Pomniaty écoute ces dou\ chanteurs.— surtout dans les jardins où se promène lauguissammein une jeune veuve ou une femme de soldat, dont le man se trouve au régiment... C'est qu'il est «amateur du beau sexe», le bailli, et m.ilin. donc! manqLic-t-il une sonnne quelconque dans la caisse communale au moment d'une subite revision, on la retrouve non seulement intacte, mais encore surpassant le chillrc présumé... Admire/ un peu la jolie petite église du village, si ancienne, avec sa toiture de 1er. peinte en rouge, ses brillâmes coupoles dorées, .sa grille de bois entourée de hauts tilleuls qui frissonnent et semblent chuchoter dés qu'une brise légère agite leurs petites feuilles oblongues, étroites et d'un vert foncé. H.t quel original que Parthénis Morkotmine. le curé de cette église, avec sa barbe si longue et sa petite silhouette grêle: son nez est bien orné d'une paire de lunettes d'or, mais dés qu'il cause avec quelqu'un, ce n'est pas à travers ses lunettes qu'il c<intemple ыт interlocuteur et non pas cet interlocuteur lui-même, mais bien plutôt la terre Л ses pieds, tout en s'appuyant des deux iiKiiiis sur un grand b.iton. alin de garder l'équilibre. Son dos est toujours voûté. Souvent il Un arrive, tout en disant la messe, de demander brusquement, comme p.ir hasard, au bedeau; «ma femme a-t-elle mené le boeul ,\ la toire? • Si la réponse est aflirmative, il demande « lequel?» D'autres

I fois, après quelques coups d'encensoir, il s'approche, comme par hasard, de la fenêtre et rcnnirquc tout haut, se parlant. Л lui-même: «comme il a largement débordé, le liman et qu'il ferait bon s'y promener en bateau jusqu'à la belle forêt de chênes sur l'Oréle; on pourrait y allumer un bûcher et cuire une bonne soupe au poisson. lié, hé!.." Et cette belle place unie qui entoure l'église de trois cotés, et cette porte remarquable au bout de la place, derrière le moulin du seigneur et l'auberge tenue par un juif! Vous-vous imaginez peut-être que c'est une porte

.^- comme une autre. Ah, que non! \'raiment, la porte Dorée

рить бы рибьсм юшки. Э.чъ!.." Но одиакожп. ii03-*de Kicw ne saurait lui Ctrc comparcc! Ni celle de Viaвольте: какай ровиая и какая обширная п.юшаль рас- dimir sur Kliazma! Son style fait penser aux pyramides кинулась нерслъ тою церковкою съ трехъ сторонъ и , d'Fgyptc! Mais voyez le malheur elle est loin d'égaler как1я замЬчатсльныя ворота стоять въ коицЬ топ ' ces pyramides par sa hauteur ni par ses proportions... плошали, за барскп.мъ вНугрякомъ ii за еирейскп.мъ ППе est dépourvue également du terrible sphinx, ou 110с-юялы.мъ дворомъ! Да вы поду.маете: такъ себ1. homme-lion, couché aux pieds des pyramides depuis des lîopora 11 больше ничего. Овва! Что норсдъ этн.мп siècles, depuis des milliers d'années, narguant les hommes i:opOTa.Mii Золотыя ворота вь KieBt? Что передь мимп et le temps... La seconde porte, en revanche, située au Золотыя --КС ворота во Влалп.м!рЬ-иа-КлязьмЬ? Да вЬдь ' bout opposé de la place, et conduisant dans la propriété Il iio стилю II HO за.мыслу это uacтoяlцiя emпcrcкiя du général Kourkoul-Zaporojsky, e.st flanquée de deux ппра.чпды! Boit, юлько того... ouii пе.чиого высотой lions extraordinaires, à gueules béantes et terribles, et lie дошли до настояпигчъ егинетскп.хъ пнра.мндъ... dont l'analogie avec le roi des animaux est si frappante

que l'un des lions rappelle plutôt le mois de lévrier et l'autre ressemble à Hapl;a .Synachlca, paysanne grêlée et privée de l'ornement nasal, la «plus horrible mégère de tout le village», avec un trou à la place du ne/, des fentes en guise d'yeux, un goulTre au lieu d'une bouche, absolument comme le lion d'argile de la porte du propriétaire. -Mais quelle foire fameuse que celle qui s'ouvre chaque été sur cette place de village, le 29 juin, jour de |a Saint-Pierre et Paul...

Oyez un peu la description de cette t'oire et dites

a quelque part une foire semblable à celle de la Kochéniatovka du glorieux di-strict Xovomosliovsky. de la glorieuse province de lékatérinoslawr l:coutcz-moi donc cela!

Trois ou quatre jours déjà avant la Saint-l'ierie on se livre à Kochéniatovka .1 divers préparatifs sur la

Ily, Il lie такъ обширны, какт. нпра.мнди... Ile и.мЬютъ Il того страшна! о ctl^iiiiKca, т. е. чсловЬка-льва, который стоить у подно;кья пнрамндъ, етонтъ нЬсколько вЬковт., нЬсколЫчО тысячелГптн, издЬпаясь и падь чслоб1;ко.мъ, и надъ вре.менемъ... Зато друг1я иоpoia, коюрыя сюягь на друго.мъ концЬ площади II ведут-ь ВТ, барск1й дворъ генерала Куркуль- За порскскаго, украшены иеобыкновеыны.ми фигура.мп лвухъ ЛЬВОВ!., съ страшны.ми, вкчно открыты-мп пастя.мн, и такого норазигельнаго сходства съ иаре.мт.

"/кнвотны.хъ, что одинъ левь поход1пъ скорЬс на après, la main sur la conscience, s'il v сентябрь .мЬсяцъ, a другой скорЬе на рябую и безносую кошеняговскую бабу Гайку Сынашку, страшиЬс которой «не.ма тай не було на псемъ сели» и у которой Е.\г1,с10 иоса — дырка, вмЬсто глазъ — шсли, в.мЬсю рта — пропасть — вотъ точь въ точь, какт.

о.И1ако-'/КТ.: какая зиа.чеиитая яр.марка иываечь на той кошеняговский плошали к'аждое .тЬто, въ день Петра II Павла, 1|011Я 29 дня!..

глпняный левъ, CTWiiuiu на панских ь ворот ахъ. Но grand'place: on enfonce des pieux, on construit lorce

boutiques, on organise tout un marché avec de nombreuses échoppes. Tous ces préparatifs .sont dirigés par le doyen et le bailli du village, et surtout par le ,sous-oiricier Petro Abramovitch Passichny, personnage lort important et fort influent dans le village, grâce à la grosse médaille d'argent qu'il porte au cou et qui lui a été octroyée par la grâce нибудь яр.марка, какт. въ селЬ Кошенятовк!; славнаго de son souverain. La foire attire une grande affluence de Иово.московскаго уЬзда с.ывной Пкатерииославской monde, venant des provinces de lékatérinoslaw, de Polгубер1пн? Такъ, вотъ послушайте! tava, de Kharkow, de la Tauride. une l'oule bigarrée et mé-

i'/KC за три, за четыре дня до Heipa и Павла вь lée: des petit-russieiis et des grand-russieiis, des allemands. селЬ Кошеия говкЬ д■L^aIOTCя на oôiinipiioii п.топитдн, des juifs, des bohémiens, des bulgares, des arméniens. противъ церкви и по.чЪшичьяго двора, разныя при- ; lit quelle di\ersité de marchandises, de volaille exposée, готовлсн1я: вкапываются въ землю столбы, воздви- de bétail amené à cette foire!

гаются отдктьныя лавочки, разбиваются цЬлые ряды, j Une foire de village est loin de ressembler à une foire устраиваются .малсныая яточкн. ВсЬмъ этнмъ дЬло.мъ ! dans une ville, où elle se perd complètement au milieu орудустъ старшина, староста, coTCK'ie 11 главны.мъ ' de l'agitation perpétuelle d'une ville qui n'est en .somme. образо.мъ урядникъ, Пстро .Лбрамовнчъ Пасншный, qu'une tbire permanente. Tandis que dans un village, c'est лицо весьма важное ii весьма вл1ятелы!ос въ сслЬ un événement important, un événement hors ligne, .111 КошенятовкЬ, удостоенное .монаршей милости въ événement extraordinaire. Tout le monde l'aiteiid, jeunes вндЬ бол1.шоГ| серебряно!! меда.ш д.тя !10шеи1я на et vieux, hommes et lemmes. surtout jeunes lilles. la HieL. Ko дню Пегра и Павла въ Кошсиятовку съЬз- gcnt enfantine s'y pré|\ire six mois ou même un ,ui i\ жается .масса народа из ь Нкатерииославской, Полтав- l'avance: lorsqu'un gamin а reçu .1 P.iqucs de son par- CKOi'i, XapbKOBCKoii, Таврической ry6epHiii, разны.хъ rain ou au nouvel an du seigneur du lieu, un ou deux. 3i;aui!i, сос1оя1П11 и народностей — малороссов!., вели- quelquefois même jusqu'.i trois copecks, il en\eloppe KopoccoET., iiLmucB!., /i^ii.tOBX, цыгань, бо.иаръ, ар- soigncu.semeiit la forte .somme dans un lambeau de linge .мя1гь. Il, Боже .мой, скол1.!;о тутъ товару ионрнво- et l'enfouit en cachette dans la terre prés de la chaumière ЗИТСЯ, сколько тут ь живности иовыставляегся, сколько paternelle ou dans le jardin, au pied d'un pommier, .t-

cicoTa иоиригоняегся; tendant ensuite avec impatience le jour bienheureux de

Яр.марка ВТ. сел1. :)io не то, чю ярмар1;а вь ю- 1а loire qui amènera une foule de !i:archands de p.iin

родЬ; въюродЬ она совершенно пропадает ь и совср- d'épicc, de sucres d'orge, et autre friandises incomparables.

iiieiiiio теряется въ городской сутоло1с1.; вь городк и,,, contre lesquelles il pourra échanger son petit pécule.

Осл. lofo |;л-,1;.11>|й iciii. яр.маркл. IVi. сел h л<с 3To*''.\!ais s.ms parler de ces Iriandiscs, le bambin rêve li'aecoôij-ric важное, coGi.iiie riij.iaioiiiceeii, coilijiic лля;с , qucrir a la foire soit un piiicaii en grés, soit un chalumeau 'i|-e:ii:i.i'iaiMioc. Ярмарки i;i. ce.rh '/КЛ) гь ii сгармс, ii j peinturluré, л h grande jalousie d'un autre bambin, son мл1ые. Il My>i;iimn.i, ii •/Kemuiinu и ил. >1сети1111Ъ bi. | plus prociic voisin!.. Les jeunes gars, eu.x, ont d'autres ocoôemiocrn лмпч.па. ,'ll.ii;opa за мо.тгола, лаже за ' rOves: si l'on pouvait, en peinant ferme chez le .seigneur. uLujii ГОЛ1. loioumcii i;i. яр.марк!;: полупи; ь oii. ' clic/ l'allemand on même cIkv le rklie maeliand du vil- "icpciiieiioro бап.ка за к\ ri.io па снятий нечерь» плп ] 1а;е, amasser une di'^aine ou ime vingt.iine de roubles et oii. nana за «посипат.С" на попый голь олпу пли i s'acheter une paire de bonnes bottes, une belle veste, une

.ti:l-, .1 ппогла П три копЬйкп, мальчуглпь бсрс/кпо | запер irjuacn. ci:on огро.мп1,п1 капитал!, иь тряпочку, Taiii.o.Mi. 01"ь i:cI..\t. злрипаетт. его кулп-1т|')ул1> въ зе.мл» подт. заиллпику или же въ слд1су подъ яблопь- |;ой п жлстъ ПС дождется того ралостпаго п счастли- |)!йтлго дня, когда г.т, село иопаГ.дугь купцы па

ceinture en laniage л ramages, une casquette couleur cerise Л visiéic de cuir — de cuir et non de coton, un chaïK-au de paille pour les travaux d'été, voire même un bonnet d'astrakan pour l'hiver, et, s'il reste de l'argent après toutes ces emplettes, .se procurer encore des pains d'épice, des bonbons et autres friandises, afin de pouvoir régaler le

яр.мпрку ст. слалки.ми пряипка.ми, сахарными конфс- cas échéant, la "beauté brone on blonde», objet des voeux гамп, превкуспы.мп рожками, брусиклмп п медяии- 1 du gars. Les hommes âgés aspirent à se défaire le plus камп, чтобы пром1.ияг1. спои зап1.т11ыя денежки иа I avantageusement possible de leurs boeuls, chevaux ou ни Cl. Ч h.MT. ne срапнимыя лакомсша. Но хорошо i cochons, jeune taureau ou génisse, c^^ qui leur permettrait

было бы, кро.ч1; лакомстиа, купнтк .мальчугану ДпмуськЬ па яр.маркЬ какой-нибудь глиняный свистунчпкт. пли узорчатую сопилочку, тогда эхъ! и позавидопалъ бы Ди.муськЬ сосЬд||1й хлопчпшка Захарько!.. Марубк-ц уже мечтают ь о лруго.мт.: какъ бы пмъ, поiViy/iciiBT. у пана или у нЬмца, а то такт, у богагаго купца, зар.тботать лесяюк ь пли два рублей и на тЬ лепып к-уппть добрые чобогы, хорошую чумарку, узорчатый шерстяной пояст., wiHiiiêi'.aro цвЬта съ кожаиымь, пепрем1.11ио кожанымт., а не бумажным!., козырькомт. картузъ, плетсньн"! для лЪтнихъ рабогъ бриль, а то такт, и смушковую, для зимней поры, шайку, и ec.iii останутся отъ этой покупки серебряныя пли .мГ.дныя деньги, то купить ешс пря- И11К01П., i;oiiil>CTT., солодкпхт. рожковт. для того, чгобы угостить ими, при случаЬ, «чорняву, або бп- .1яву дивчину», сердечную зазнобу молодцовагаго парубка. Дядьки мечтаютъ о томь, чтобъ повыгод1Н;с продать воликовъ, копячект., свинью, бычка, пли тешчку, потомт. ВТ. аккурап. рлсн.тагиться со всякими иодагямп, па остаинняся деньги купить vkihikL какопппбудь подарокт. и самому винить ст. пpiятeлeм^, "Доброго могарич\ " въ веселой 1сорчс.чк"Ь. Дпвоча порода, какъ уже m. малыхъ лЬтахъ, такт, еще больше того пъ большихт. одного с^грастпо жсластъ —

de payer leurs redevances et d'acheter, avec le restant, un présent pour leur femme, ainsi que d'olTrir une «tournée» à un camarade dans quelque guinguette. Quant aux filles, petites ou grandes, elles ne désirent ardemment qu'une chose, — pouvoir se procurer le plus de fanfreluches possible, rubans pour leur nattes, percale de couleurs vives pour des jupes, colliers en verroterie verte, jaune et bleue, fleurs et rosettes pour faire des couronnes et enfin des chaussures à talons ferrés de CLiivre, «claquant et cliquetant». Les petites lilles rêvent à tous ces atours sans aucune idée préconçue, tandis que les jeunes beautés du village v voient un moyen de plaire et de séduire les beaux gars qu'elles affectent de détester en présence de leurs père et mère, mais qu'elles reluquent à l'église, dans la rue et auxquels, au fond d'une "épaisse cerisaie» elles prodiguent les mots les plus cares.sants, murmurant de leurs «lèvres de corail»: «Mon cosaque adoré, mon bienaimé, mon bel oiseau bleu.» Les jeunes ménagères, elles, attendent impatiemment la foire pour se défaire d'un coq, d'une poule, voire d'un petit cochon, vendre du beurre et de la toile et se payer, avec le prix de ces produits, de la percale pour une jupe ou du brocart pour un bonnet, non pour séduire les gars du village, mais pour mieux plaire à leurs «hommes». La jeune ménagère a encore besoin, oh! mais l.t, absolument besoin d'un pot de grés

побольше купить ceût, нарядовъ, v e. стрпчокъ или ' et d'une soupière de faïence pour la soupe aux betteraves.

d'argile jaune ou rouge pour boucher les fentes du fourneau et pour en enduire les murs de sa chaumière au moment des grandes fêtes, de lin pour tisser de la toile

ленючскт. UT. icociJ, яркаго ciniiy на сипднышо, намыста зелепаго, желгаго п голубого па шею, квпгокт. п шумихи для вЬнковъ на голову, иакопецъ

чсрег.ичкшп. па полковкахъ «зт. скрыномъ та зъ j bien fine, dont elle fera ensuite des chemises et des manрыиомъ». При это.мъ маленьк1я дничатка стремятся 1 ches bouffantes. De quoi n'a-t-clle pas besoin encore' Kl. такпмт. парядамъ бсзь всякой особой uLiii, а | II lui faut du lard pour la soupe aux betteraves, une vingкзрослыя дивчатл видят ъ m. то.мъ также и срсдсгпо 1 tainc de poissons secs pour le prochain carême, de la Kl. тому, чгобы поправиться и прельстить своимъ нарядом!, иарубкош., icoiopijxT, oui. при свопхт. матеpvixi. лл при батьклхт. во!ь icaixi. не пыносять, но на когорыхь он!, или гд1.-Н11буд!. ВТ. церкви, пли на \ тип!., а еще нуше loio «въ темному пишисвому ел i()4KVi' воть ка!, Т. злглялывлюгся II воть клкiя .1ас1,('пыя с.!01!ечка своими «1ч-орлл.1ов!.1М11 губоньклми» шепчуп.: »11 козлчеиьку любый мш, и голубчику Miii, и le^'leлI•!Kv м1й, п coico ii.ii.y сызоперый м1й». Mo ю-

viande salée, tant pour la famille que pour traiter des hôtes un jour de fête. Et l'emplette la j'Ius pressée pour elle c'est celle de pains d'épice et de pipeaux en grés pour ses gamins, ainsi que de bonbons pour .ses bambines. Llle ne saurait y manquer, |юsitivcment! Car dès que la jeune femme rentre che^ elle, les bambins se cniniponnent à 5л jupe en сг1л1и: «Млтлп, donne-nous du pлin d'épice. Млшлп, donne nous des bonbons!» Llle п'аигл qu';\ tirer ^de чл poche ses friлndes emplettes et .'t les distribuer л la

аиаы ждугь ярмарки сътЬмъ, чтобы продать nm;ii',.' пли курку, а то такъ и порося, масла пли полотыл, а ccôii купить кубопаго сптцу на спидньпио пли парчи иа очипокъ, но не съ гЬмт., чтобы прслыаапь молодихъ хлопцивъ, а съ тЬмъ, чтобы больше нравиться С1юимъ «чолоЕИкАмъ». Нсобход1Ьмо также и — какъ CUIC необходимо — мoлoдипt купить глипяньи'! горшочекъ п полпвьяпую мисоч1су для 6opniy, 'желтоп или jv-pacHon глины для подмазки печи и прысьбы къ большимъ праздникамъ годовымъ, лёиу для тонкаго полотна на сорочку да на рукава: «Пидтячкм и изъ плоскони сбреде, а рукавия треба бъ зъ лену зробыть». Да и чего cii еще не треба? Трсба-бъ п сальця купить, чтобы «1тк"олы>> вкинуть въ бори1ъ; треба-бъ и рыбкы-таранухи дссяточекъ — два для спасовскмго поста захватить; треба-бъ и солонпнкч! взять, чтобъ «коли-ип-коли» свою душу поскоромить да и чужого чоловпка въ празднпкъ угостить. А ужъ чего прежде всего треба купить — так^ъ это хлопчак'амъ по прянику да по свиступпу, а дивчаткамъ по коифегкЬ да по ро5к'евой ciê;Ki;b. Эго уже пологкителыю треба! А то пр1илетъ молодыия домой, а дЬтвора и впЬпптся СП за спидныпю: «Дай, мамо, пряныцька! дай, мамо, конахвстыка», тупъ она и выймстъ всю свою лакомую покупку изъ-за пазухи п обдЬлитъ сю малую челядь свою.

Такъ вотъ отчего желательна та ярмарка для Bcl.xb дсревенскпхъ обывателей.

marinailie. Ht voici purquoi la foire est tellement désireV' par tous les villageois.

Au.ssi s'y rendent-ils de partout, Л pied ou л cheval. Que de scènes, que de types, quelle vari.tc de di.iloLjues. Venez donc sur la place, observe/ et écoute/ ce qui se dit par toute cette foule rassemliléc.

N'oici une double гапцСе de boutiques, encon'.brvcs de divers ustensiles et de \aisselle. Ce qui saute aux veux avant tout, c'est un amoncellement de pots, de soupières, de marmites, de poêles, de réchauds, et caetera. Derrière un des tas de ces marchandises se tient un vieillard de naute stature, à petites moustaches i;rises, portant une larj,e culotte serrée en bas par les ti;es des bottes, coilTc d'une casquette uSlC, maigre et d'aspect sévère. Que'le expression importante sur .son \i.saue, quelle conviction de la valeur pr»;cicuse de la marchandise Ctakc desant lui. Aux profonds saluts qu'on lui adresse il ne riposte que par un sipne de tète très vague, daignant à peine répondre une paire de paroles aux avances qu'on lui f.iit. Voici une jeune ménagère, propre, endimanchOe, un peu coquette, qui s'approche du vieillard. l'.lle passe longuement en revue toute la vaisselle étaLe sur le sol, avise un petit pot de grès et demande d'une voix insinuante:

— - \'eux-tu me le laisser pour deux copecks, vieux?

— Je te le laisse pour trois copecl;s! lui répond le vieux d'un air d'importance.

-' Mais il est tout petit!

Prends-en un plus grand!

— Mais il est mCme un peu fêlé!

— Prends-en un autre, bien solide!

Voyons, céde/.-le moi pour deux co|'ecl<s!

J'ai dit trois copecks, c'est trois copeck:

suis encore bien bon, car il en vaut cinq et si je te le cède pour trois, c'est par bonté pure.

Mais la jeune lemir.e, trouvant décidéinent que c'est trop cher pour elle, s'adresse à un autre marchand.

A quelque distance du vieux potier, se tient un autre vieux qui vend des peignes et d'autres objets. Devant lui sont étalés peignes et démêloirs en bois, bro.s.scs et fuseaux Il a un air encore plus grave et plus solennel que le pren.ier. Voici un hobereau sa:is importance qui s'approche de lui et demande tout doucement:

De quel endroit vene/-vous?

D'Okhtyrka!

— Qu'est-ce que c'est, Okhtyrka?

— Ben, c'est une ville!

— Et de quel village étes-vous?

— Mais puisque je vous l'ai déjà dit!

Alors, dites, c'est une ville importante? Je vous crois!

Ht toute la physionomie du vieux rellète si éloqueiiiment son orgueil d'être né dans une ville aussi к importante», en même temps qu'une telle condescendance, voire même un tel dédain pour le petit hobereau qui se tient humblement devant lui, que le vieux marchand semble un être d'une essence supérieure, inabordable pour un aussi misérable mouchercjn que le petit hobereau. .Mais après sa répon.se orgueilleuse, le vieux interroge négligemment son interlocuteur:

— lit vous-même, d'où venez-vous?

— - Будс вииъ у тсОе и зл три! Я и такъ rioGo-^ /КОМУ. То ему настояша цина пьятакт., а я уже побоясому отдаю за тры.

Но молодпчка, наГыя такую цЬиу bucokoi'i для себя, отходитъ къ дру10.му продавцу.

— 3;;11Д1;иля сасъ сюди Богъ npuimci,?

— Каясу зъ-нидь О.чтиркы Taii уж-с!

Тутъ на лицЬ дядька столько сказывается вслнч1и OT"b того, что онъ нзъ «важэнного» города и столько снисхождсн1я, если даже не презр-Ьн1я, къ за.чудало.чу панку, смиренно стоящему персдъ нимъ, что са.мъ дядько ка/кется недосягасу.ы.мъ гнгантомъ, а паиокъ — жалкою .мурашкою. Но дядько, съ такой гордостью отв1ливщм'1 на вопросъ нанка, небрежно бросастъ и ему съ своей сторокы вогфосъ:

важенъ городъ Охтырка, но городъ Петербургъ даже н въ предсгавлсн!н дядька все-таки важнЬс, и пото.чу онъ ЕОлей-нсЕолсй псрсмЬпястъ свое обращен1е вь OTHouicHHi иаик-а и, спустивъ Bbicoicin тонъ на обыкносснный, сознаётся ему, что онъ изъ села Водолагь — «ноложн.чъ, тоже не манэньке село!» что топаръ его, по иынЬшннмъ плохи.мъ временамъ, очень плохо ндетъ и провозъ его въ далекую даль «куштуе» столько, что не стонтъ и вск.хъ, сдЬланны.хъ на него, зачратъ.

Ente ниже дядька гребенщика стонтъ дядько, продаюиий крснду, т. с. мкгь для мазки хатъ. У ногь его лежитъ цЬлая груда к-рсйды, у самого же у него 1!ся «ИЫ1М», т. е. все лино, вымазана мЬломъ.

— Moi?

— Mais oui, — vous:

Et il faut rcntcndre, le ton de ce vous!

— Je suis de Pétcrsbourg.

— De Pétcrsbourg? demande le vieux, étonnO.

— De Pétcrsbourg! répète l'humble hobereau.

Du coup, les rôles se trouvent brusquement intervertis: Okhtyrka a beau être une ville importante, Pétcrsbourg, même tel que le vieux peut se Timagincr l'emporte tout de même sur sa ville natale; aussi moJific-t-il involontairement son attitude envers son interlocuteur, et, baissant sensiblement de ton, lui avoue-t-il qu'il est né en somme, au village Vodolaguc, «aussi grand qu'un autre, vous savez» que les alTaires vont mal par le temps qui court et que le transport de .ses marchandises lui «revient» vraiment trop cher.

Un peu plus loin se tient un m:ircband de craie qui sert à blanchir les murs des chaumières. La craie s'amoncelle en tas devant lui et tout .son visage en est entièrement frotte.

— Oircst-cc que cela signifie? Pourquoi t'es-tu frotté avec ta craie et te tiens-tu là comme une statue?

— Vous ne comprenez pas pourquoi? Mais c'est pour qu'on voie que je vends de la craie et non autre chose!

Après les boutiques de poterie viennent les boutiques de produits divers. On y vend du lard, du beurre, du fromage blanc, des oeufs, de l'oignon, de l'ail, des poires, et caetera. Un homme est debout auprès d'une charretée de poires sèches. Il crie: «Voici la poire! la poire!» Un gaillard de 35 ans s'approche de lui et demande laconiquement:

— Combien le «védro»?

— Vingt-cinq copecks! lui répond-on avec le même laconisme.

— Et si on t'en donnait quinze et qu'il soit plein i déborder?

— Ben, va pour quinze!

— Et tu mettras tes poires dans un seau à moi?

— Va pour le tien!

— Et il débordera?

— C'est à dire qu'il sera tellement plein que je me demande comment tu feras pour le porter intact jusqu'à la maison?

— Comment je ferai? Tu vas voir. Je vais m'installcr là, près de ta charrette, je mangerai toutes les poires qui dépasseront les bords et j'emporterai ensuite le reste.

Et, après avoir payé les quinze copccks couvcnus pour un «védro» de poires, plein à d. border, l'homme s'mstalle à coté de la charrette et se met à manger ses poires; quand il n'y en a plus que jusqu'aux bords tout juste, il quitte sa place et s'en retourne tranquillement à la maison avec le reste.

Voici une jeune paysanne qui trimballe de puis longtemps déjà sous le bras un coq à plumage rouge, qu'elle j propose à tout venant.

— Pourquoi trimballes-tu un coq, ma belle? Si tu I veux absolument vendre quelque chose, propose plutôt

une jeune poule qu'un vieux coq, lance gaiement à la I jeune femme un joyeux luron.

^ — Une poule, voyez vous ça! l'en ai besoin moi-même,

Къ UCMV подходигъ дядько л-Ьтъ около 3 5 и лако-^dc та poule! - apond d'un ;ur provocant la jauK

— А якъ я in понесу? Сял\- у тебе коло воза, верхъ увесь ззммт. (т. е. съ'к.чъ), а тс, шо зостанетця, додо.му понесу.

И дядько, уплатнпъ пяшадцаи, копЬекъ за ведро грушъ «зъ всрхо.мт.», садится возлЬ воза продавца и иачннастъ LcTb груши; Ьстъ до ткчъ поръ, пока количество грушъ ис сравнялось съ в1;1ша.мп цыбарк-и, 11 тогда снп.мается сь мЬста и преспокойно съ остапши.чися груша.чп пдетъ домой

femme en .se perdant dans la toulc.

Dans la rangée des boutiques où Ton vend des bonnets de fourmre, des chapeaux de paille et des casquettes, se glisse im homme de haute stature, à moustaches noires, longues et épaisses, coilïé d'un couvre-chef d'une lorme indéfinissable, d'un certain âge déjà, mais imbu de sa propre dignité. Il est visible qu'il cherche à reconnaître quel-iu un parmi les marchands, i'ouillant des yeux dans la loulpar-dessus toutes les têtes qu'il domine. Jùilin il le découvre, celui qu'il cherche depuis si lon.;temps.

-- Bonjour, monsieur Grial;!

— Bonjour, monsieur Schpak!

— Avez-vous dans votre magasin un chapeau pour moi-

— Mais parfaitement! Choisisse/ en un à votre i^oiit' lit combien en voiiky-vous-

Un rouble!

Et si on vous en proposait cinquante copecK'sr

— Non, ça ne fait pas mon aflaire!

Le ton de la réponse est tellement résolu que «monsieur» Schpal;, liomme probablement aussi résolu que «monsieur» Griak, s'en va immédiatement du céité opposé.

Въ этомъ же ряду давно уже вертится какая-то se proposant peut-être de dénicher un marchand рКл

— ■ Эгс, курку! Курка и соби здасгся! задорно OTB-fe4acTT> бабенка и скрывается въ толпЬ.

А вотъ по ряду, гд!'. продаются шапки, брыли да картузы, пробирается высокаго роста съ длиниымп, густыми черными успшами, въ какомъ-то неопред'кленно.чъ на головЬ шлык'Ь, уже совсЬмъ не молодой, но yBtpcHHbin въ своемъ достопнствЬ дядько. Онъ видимо кого-то пшетъ изъ продавцовъ, зазирая черезъ головы людей, толкаюшихся взадъ п впередъ

accomir.odant.

Dans la rangée des boutiques où s'étalent des pelles en bois, des pioches de ter, des cuves petites, moyennes et grandes, des mortiers de chêne à pilon, on retrouve de nouveau un peuple de vendeurs et d'acheteurs. l'I.intc devant un monceau de pelles en bois, le diacre du \illa;.;e. un homme à cheveux gris, maigre et efnaiiqué, avec sa longue natte dans le dos, vêtu en ce jour de tcte d'une soutanelle neuve, un peu trop large pour sa chétive personne, est en train depuis longtemps déjà, de passer en revue toute cette marchandise. Il s'appelle F.lie l'édorovitck Slivitsky; dans sa lointaine jeunesse il a\ait eu l.i réputation d'un joyeux dnllc, ne boudant pas devant la bouteille, mais à l'heure qu'il est il jouit d'une .solide réputation de grand connaisseur en matière de règlements de l'église et de fin commentateur du calendrier de Bruce.

no этому же ряду. Вотъ онъ, наконецъ, нашелъ того, i «Oh! c'est un savant, un grand savant! Il damerait le

pion

au père Parthénis lui-même!» dit-oii en parlant dm. Depuis longtemps déjà il aurait pu être prêtre, mais cel.i est impossible parce que c'est un cveul remarié». Sans jamais se tromper il prédit le temps qu'il fera, (d'après Bruce), et au commencement de chaque nouvelle année il annonce d'avance la naissance dans tel ou tel pays, à telle ou telle date, «du plus sage des princes ou d'un grand souverain». Depuis longtemps déjà Slivitsky louille dans le tas des pelles, les prenant et les reprenant l'une après l'autre, mais ne parvenant pas à en trouver une a

безапслляшонно, что «господынъ» Шпакъ, должно son goiit; tantôt il la veut plus large, mais bien en main быть, челов^ъ столь же р1шительный, какь п са.мъ tout de même; d'autres fois il la veut plus forte, mais en «ГОСПОДЫ1П.» Грякъ, немстленио от.ходитъ въ дру- même temps plus lé.,cre. Le secret de toutes ces hésitaгую сторону, можетъ быть, съ т+.мъ, чтобы искать lions était que le marchand voulait vingt-cinq copecks pour ссбЬ уже не Гряка, а какого-нибудь Сороку или Го- \ 1а pelle en question, tandis que Slivitsky lui en offrait робця. quinze, ne se décidant à ajouter encore cinq copcck qu'après

— A Еъ ряду, гдЬ повыставлены дсревянныя ло- une heuie entière de marchandage. A force de lutter паты, желЪзные заступы, больш1я, средн1я п малыя d'entêtement, le marchand et l'acheteur étaient presque кадочки, дубовыя съ толкачами са.-ютовкп — тамъ exténués et nul ne sait quand cette scène aurait pris fin свои продавцы II свои покупатели. Вотъ возлЬ кучки «psi le même petit hobereau qui venait de s'entretenir avec

лсренпиныхъ юпать давно уже поит I. Il дапно перс-* le marchand do peignes, ne s'était mêlé de l"alïaire; par

порачпвпетъ сверху до низу товаръ MtciHi.iil iiain. considération pour sa science approfondie en matière de

д|,11къ, с|-,до1"|, сухотавий ii мотсобразныЛ на пплъ, tiiéologic et sourtom pour son interprétation perspicace

съ ллпнпой KoCHHKoii назади, въ новомъ, ради du calendrier de Bruce, il lui fit présent d'un billet d'un

пра.шнпка, hI.cko.ii,ko проеюрномь ne no (j)mypl, rouble tout neuf, tranchant ainsi le noeud gordien entre

подрясппк!.. Это Илья Хведороппчъ СлпвпшаП, Slivitsliv et le marchand. Slivitsky tomba sur le champ

когда-то, въ дин дале1;оп молодости, славпвипнся d'accord avec son obstiné interlocuteur et emporta la pelle

ciîOiiMi. веселым!, нравомъ, KOTopui'i нрпводплъ его avec une joie indescriptible, la passant et la repassant de

ne pan, то въ Капернаумь, то вт, Кану галплей- 1а main droite à la main gauclie, afin de bien juger si

скую, a Tciiepi. yтвepдllвшiГl за собой репуташю вс- elle est bien en main, commode et légère. <>\'ous avez

лнкаго знатока церковпаго ycTaia и тонкаго нетол- choisi une fière pelle, vous savez! ППе va lancer la terre

коватсля брюсовскаго календаря. «О, это знаюка, toute seule!..»— «Bonjour!» — "Bonjour!- — «\'ous allez л la

i;e.MMcin знаюка! Ohi> m само.му отцу Пароент1Ю, якъ foire?» — «А la foire, oui!.."

Коли, то пндъ нпсь mjHXBu ппднссе»; оиъ давно Dans la même rangée, mais un peu plus loin, .sont

)AX бъ II «иопуваг.ъ", iaKi. нельзя ему чсрезь то. exposés des colïres de grandeurs diverses, en bois pein-

■rio онъ «другу -/KiiiiKy лер/кыть», т. е. что на вто- turluré. Là aussi on se livre ,i de grands nurchandages;

poM /KCHt -/Кснать. Онъ за.мЬчателыю удачно пред- les acheteurs sont principalement des pères et surtout des

С1;азы1;ает1. (no Pipiocy!) погоду на каждый день, а mères, en puissance de lilles .i marier dont on prépare le

гакже заран"Ье, въ начал'Ь каждаго новаго года, trousseau. En choisissant un collre. on veille surtout ,i ce

об|,;шляеТ1>, въ какой странЬ ii когда именно ро- qu'il soit peinturluré de couleurs vives, .\ grosses lleiirs.

дпгся «мyдpt.йшiй царевпчъ или вeликiн завоеватель tant sur le couvercle que sur les quatre parois, surtout

прпинъ»... Илья Хведоровмчъ давно уже усерд- sur celle de devant, .i ce qu'il soit encerclé de larges

С1вуетъ возлЬ кучки лопатъ; пъ который разъ онъ bandes de fer, muni d'une serrure à lente sonnerie et de

vvKe переворачпвастъ ее, in. |;оторый разъ онъ бе- roulettes, afin de pouvoir le déplacer fiicilement; il faut peTi. въ руки то одну, то другую лопачу, но нпкакъ ; aussi qu'il soit muni intérieurement d'un petit comparti-

iie \\ожег1. выбрать по своему вкусу: то ему нужно ment pour les aiguilles, le lil, les colliers, les coraux et

noimipe, но чтобы она вмЬстЬ съ тГ.мъ бьыа п autres menus bibelots. Les coffres les plus en vogue sont

■• '.аманта»; то ему надо потолще, но чтобы она была ceux qui se confectionnent dans le chef-lieu lui-même.

Il .leiKa. Л весь секреть состоял!, въ томъ, что проlanem. «иурувавъ» за лопату 2] коп'Ьекъ, а Илья

X'oici, près d'un coffre de ce genre, un couple, «l'homme et sa femme», qui le marchandent depuis longtemps

Хведоровнчъ да1;а.1Ъ ему tj ii только послЪ uiuiaro déjà, presque depuis le lever du soleil: plusieurs fois déjà часа торга сд'к1алъ прибавку въ пять конЬекъ. Такая ils se sont adressés au marchand, puis se .sont éloignés, неуступчивость съ одной стороны ii стойкость съ manoeuvrant tantôt tous les deux ensemble et tantôt другом доводили II продавца ii поклп.атели чуть ли isolément. Depuis longtemps déjà ils ont examiné le cofiie до пзисможе1ПЯ, ii когда бы все это окончилось — frc jusque dans .ses moindres détails, éprouvant la solidité неизвестно, если бы въ этотъ торгъ не г.мЬшался > des gonds de fer, prêtant l'oreille à la sonnerie de la serlIpoxoдIlBIuiй мимо «паиокъ», тотъ самый, коюрый ' rure, tàtant les roulettes en bois pour juger de leur soliвелт. бесЬду ст. гребеншпкомъ: \ва>кая Илью Хвс- dite, admirant l'éclat des couleurs et le dessin des lleurs. лоровпча за его глубокую начитанность въ евятомъ Plu.sieurs fois déjà ils ont déplacé le collre, le tournant et micb.Mh II eiuc больше того за тонкое rioniiMaiiie брю- le retournant dans tous les sens. Décidément, il n'v avait

совскаю календаря, онь подарплъ ему новснькт оумалчный рубль и тЬмъ разрубплъ Гopдieвъ узслъ ме'/кду Ильей Хведоровпчемъ и продавпомъ. Hoc.it ■того Илья Хведоровичъ скоро сошелся съ тугп.мъ иродавиемъ и съ неописанной радостью понесъ ло-

rien à у redire, mais le malheur était que le marchand en «demandait une trop forte somme», qui se montait à «huit roubles vingt-cinq copecks».

— Voyons, pays, rabattez-nous quelque chose sur le prix, ne fût-ce qu'un rouble, nous vous en serons si reпату домой, пробуя ее па пути то правою, то л^Ьвою ' connaissants!

рукой II тЬ.чъ желая убЬднгься, «чи вона замашна, 1 — Impossible, tout л fait impossible! \'ous voyez 411 Boiia нсзамашна, чи вона важкЛ, чп вона иеважка». , vous-mêmes qu'il vient de notre chef-lieu.

«Отъ пе-жь II выбралы, Илья Хведоровпчь, лопату.

— Oui, c'est vrai, nous le voyons, mais vous savez, pays, c'est cher, huit roubles, ne pourriez-vous faire un petit rabais? La jeune mariée prierait Dieu pour vous, matin et soir. Faites un rabais, monsieur le marchand, nous vous en .serons bien reconnaissants!

— Mais puisqu'on vous dit que c'est impossible! Je ne demanderais pas mieux, mais n'oubliez pas que ce collre

образомъ, торгуются батыси и въ особенносш ма- а été fabriqué Л lékatérinoslaw même. Tenez, adressez

vous donc Л cet autre marchand, là-bas, il vend des cof-

имъ приданое. При покупкЬ скрыни главное iiHiiManie fres fabriqués à Krylow, il vous en donnera un à mell-

обратается на то, чюбы она была расписана яркими leur marché.

красками п изукрашена ивЬтами, какъ па крышЪ. т — Tu n'as pas besoin de laire fi de Krylow, toi! Ce

laicb и на иоиахъ, въ ocoGcHUOCiii же спереди, чтобы '■!• n'est pas non plus une \ille de païens et les eollres qu.on

она была окована широкп.чп полосками жел'Ьза, чтобы она пм1-.ла замокъ съ громкпмт. п протяжнымъ звоно.мт., п чтобы подъ ней были колеса для свободнаго псрсдв11ган1Я съ м^Ьста на м'Ьсто, а внутри былъ бы euic небольшой «прыскрынпчокъ» для пголокъ, пп-

у fabrique sont peut-être plus beaux même que ceux du chef-lieu. \'eiiez donc par ici, hé, le père et la mère, je vais vous montrer lui cofire qui n'.i pas sun pareil, ni)ii .seulement dans le chef-lieu, mais dans l'empire tout entier. Mais la mère sait bien qu'acheter pour sa lille un

токъ, на.мыста, коралловъ 11 то.му подобыыхъ мслкпхъ [ coflrc venant du chel-lieu ou bien un collre venant ьешицъ. Ca.MUMii ценными скрынями считаются Т'Ь, ' d'ailleurs, — sont deux choses bien dillérents et que le который сдктаны въ «губсрн1н». т. с. въ само.мт, résultat ne sera pas le même. Si l'on se décide pour le тородЬ Екатерпнослап!.. coffre fabriqué dans le chc(-licu, tout le village le saura

Вотъ Бозл-Ь одном такой CKpi.uni давно улчс, чуть : et cela pourra bien iniluencer un riche prétendant. Aussi ЛН не съ самаго ранняго утра, торгуются «чоловикт^ se remet-on л marchander le colhv en question et cela Il его жпнка"; уже нЬсколько разъ они то приступали dure de nouveau pendant Jeux on trois heures, lùilin, къ продавцу, то 01ступалп отъ него, .д-Ьиствуя то l'emplette est faite et on roule triomphalement le collre совмЬстно, то порознь друп. отт, друга. Они давно ^ jusqu'.i la maison. Chemin faisant, chaque fois qu'on reiiyvKC II во BctxTj подробностяхъ осмотр'Ьлп скрыню, , contre un passant, qu'il se rende à la fure ou qu'il en Il пробуя крепость жел'Г.зны.чъ петлей, и прислушп- , revienne, il s'arrête immanquablement .1 la vue du colhe наясь къ звону замка, и осматривая прочность .дере- , qu'on roule devant soi, se met à l'examiner en détad, s'inг.янны.чъ колссъ, Il любуясь яркостью красокъ II фи- ] forme du prix, s'extasie sur l'éclat des couleurs et des I урностыо цв-Ьтовт,. У;кс нЬсколько разъ они п перекатывали скрыню съ одного дмЬста на другое, нЬсколько разъ п переворачивали се съ одного бока на другой и несколько разъ ставили се «па попа» — скрыня и такъ п сякъ выходила хоть куда, да одна б-Ьда: продавецъ «слпшкомъ вслыку суму иурувавъ»

leurs, sur la sonnerie de la serrure, souhaite ,i la future mariée autant de boheur que le cofi'te peut en contenir et s'éloigne, pendant que les heureux acquéreurs continuent à rouler leur collre d'un air plus triomphant encore. .\ s.i porte la mérc est accueillie par ses voisins et voisines qui se mettent également л examiner le colTre eu détail, за нее, a именно: «ажъ впспмъ карбог:анцевъ зъ четвер- j s'émerveillant des lleurs et de la sonnerie surprenante de такомъ». ! la serrure: «Pour un lier collre, vrai, c'est un lict collre'

— Ta ycTyiiim. такы, земляче, .чочь одыиъ карбо- Et sur des roulettes ecore! Et avec un compartiment л памьчпкт., сиасыОи г.амт.! l'intérieur! Tu peux épouser .1 présent qui tu voudras. Г11

— Неможна, ни якь неможна! Бо пя скрьтя, — [ sais, Marianne, même un lils de roili' самы бачите, — роблена не дс, якъ у губерн1и.

Cependant la foire bat son plein. Xon seulement la loule qm s'y presse ne commence pas encore .'i diminuer, mais elle ne lait au cdiitraire que grossuv l.e soleil qui s'est levé de bonne heure est déjà assez haut dans le ciel et en pleine splendeur. La foire devient de son coté de plus en plus animée et bruyante. On entend d'un

— Шо-жт, ЯКТ. ие.мо;кпа! Я бь и радт> такм. côté de la plue les \(ii\ criardes et grasseyantes des juilsl С1фыня жъ губсрськп: y са.мс)му Катсрыпослави poG- ainsi que celles de leurs femmes et de leurs enfants, qui .leiia. Онъ пидть до того дядька, у того скрыни зъ s'égosillent pour attirer ù leurs échoppes les jeunes lilles, Крылова, то той II дешсвше вамъ вплдасть. : les ménagères et même les hommes âgés, leur |iroposain

— Л ШО жь ты думасшт. на счеть Крылова- percales, fichus, bonnets, lleurs, rubans et autres articles Крыловъ тожъ не поганый городь, а скрыни въ нему | de toilette féminine. Plus loin, parmi une espèce de maроблятця такп, пю, .може, краше й губсрськыхт. 1 гее montante de voix on entend distinctement la voix d'un

скрынь. Ось пдить сюды — лышень, панпматко, то я вамъ покажу таку скрыню, шо не тплькы въ гуôcpuiii, а дссь и во ПС1Й uMiicpiii не найдете такой. Но паниматка хорошо знаетъ, что одно купить «ДОЧШ1» скрыню «губерську» и другое купить скрыню «нсгуберську» — слава cobcL.mb не та: о губернской скрынЬ будетъ знать все село, и это можеть послуя;11ть приманкой для богатыхъ женнховъ. II пото.чу Topi ь за «губерську» скрыню снова возобновляется и снова длится два-три часа. Наконецъ, скрыня куплена и торжественно перекатывается прямо съ ярма-

marchand de cochons qui prodigue les serments les plus variés, tout en se fourrant de la terre dans la bouche, afin de convaincre son acheteur que les deux truies qu'il lui propose sont les bétes les plus extraordinaires du monde, car l'ime d'elle met bas deux fois par an is petits cochons à la fois et l'autre — iS, tandis que le porc, «s'il se dresse sur ses pattes de derrière atteindra» l'épaule de ce grand cscogriiïe, le gendarme André, qui garde la maison du général". Les cochons qui sont attachés soit par une patte, soit par deux, et que les acheteurs tiraillent sans cérémonie, poussent des cris assourdissants, auxquels

рочной площади домой. Каждый встрЬч11ыГ|, идя на répondent les glapissements perçants des pourceaux, eiitasярмарку пли возвращаясь съ нея, увидя перекаты- ses sous les cliarrettes dans des .sacs. De la troisième rangée ваемую чсрсзъ площадь скрыню, непременно остано- des boutiques parviennent les clameurs provocantes et sauиится, осмотритъ скрышо со всЬ.хъ сторонъ, спросптт. I vagcs des bohémiens qui entourent d'une foule compacte о ц-Ьне, похпалитт. краски, похвалитъ удивительно un troupeau de chevaux et crient tous ,1 la fois, s'cgoразрисованные на iieii пвЬты, выслушаегь, какь t|. sillent, lèvent les bras en l'air, haussent les épaules, dé-

ipnMku (KOllllll, l;l. Cl,|l|Jlll. UMOKI,, IlOiUC HlI I. ô\.i\lIK'li МОЛОДО!'! C!f>!l.!;n C'iaC!!.!!, CK0.1!,!;0 .\!OVi;C!l> !;C4

i.!;pi.ii!ii i;mI.ci!I!!. i;!. l4ôI., !i i!0!o\n. поел I. i;ccro Toin

0!0|'|ДС! 1. !ipO'!!., a 1ч\ lll!l;!l!!C !СЛ!Я!1. С1Ю10 C!;p!Jl!IO ДО- Mon C1!IC CI. (■3ol!.IIII!M-l, TC)p;!;CC!llO.\n.. y C.1M!,!XI. i:opon, ||.11!11МЛ!!;у UC!pl.'!.llOri. СОСГ.Л!! I! СОс1,Л1ч-!1, Taiw!;c

осматртиють с1ф1.111!о со i-.ci.xi, ciopoiii., также ули- К1июгс11 :;ам 1.'1ЛТСЛ1.111.1М1, на нем iu;bia.\n. ii залН.чаic.ir.iioMv :ii;oiiy ?.a\ii;a: «Oi i. скрипи, laui. cicpi.iiiH! Ta me H ira колесах!.! 'Га me li 31. iip!.icKpi.iiiKOMb! Teiiepi. !ai;T>, 1110, Mapi.iiiii;», хочк лл ксротсппча нами,!;!, ниход!,».

А мс;кду тЬмъ ярмарка плеть ciioiiMi. мерсдомъ. .||одп пока сше не yÔKiiiaicm, пзъ пся, а вес прпОлвляются. Раис Hcico'miiuiee !:ъ готъ дет. солнце под- 11ЯЛ0С1. уже дово 11.!!о i)!jco!;o I! иступило во Bcl; своп npaiia. Соойразпо сь нимт. п ярмарка разпсрпуллск но нею imipi. II oiioi'o па iici'i сгаповплось псе мпо-

I олюлп bi"! п niyMiihi'i. Во1ъ въ олпомъ ряду площади слиппю, каш. •,!;!!ли, жпдовкп п жпденята, i,"pi!43, !;apiaBH п 1ар1.!са1:я па 1'.ся|ис голоса, надрыi;aio!LH ло упаду, зазы1!ая подъ своп нав^ъ дпв- 'lai ь, мо.толпиъ п по',к11лыхъ Gaôi, п предлагая ii.\n. разные сптп!.!, план;!!, icnniKn, cipipiiai, очппкп, плн-

ЧОХП и ЮМу ПОЛОбИ!.!!! ВСПП! •,!CeilC!;ilXb ОДЬЯП!!"! II

уоранспп.. Въ другом!, ряду пзп. п1.ла!0 моря разноооразп!.1Х1. ro.Tocoi'.i. отчетливо раздастся голосъ пролампл icaôanonT. 11 ciMincii, которьи"! божптся-кляпется, ЦТ. роп. землю кладет!, п все для того, чтобы ув1.рии, ;1о!;упателя вч. iieo6i.iK!ioBcmi!jxi. CBOilcTiiaxi. СВОИХ!, сппиеп, изт, icoiixi. одна два раза т. годт. дасть по I), а другая по i8 поросягь; а 1слоапт,, если поднимется па за.ття ллп!.1, таш. станетъ по плечи "OT1. тому !;1.1сокому -/ijanjapMy Oiuipiio, шо CTepev!;é гс11ерал1.ск1Г| двпръ». При этомъ сиппьп, прп- !;яза!1П!.!я за одну плп залвЬ иогп къ возамъ п безперемопноподталкппаем!.!-,! покупщиками, крпчатъ благпмъ .матомъ па вс1. ряд!,!; спппьямъ вторят-ь пропзп-

ТСЛКПЫМТ. и HCHCTOIM.IMT. КрИКОМЪ ПО|ЮСЯТа, у.ТО"/КСП-

iiLie ПОД!. |-.озам11 |;т. мКшках!.. Пзт. третьяго ряда Несутся :;адор!!!.1С и л!!К1е кршл! nuiam., KOTopi.ic обступили толпо1"| nlviMi'i I уртътошадс!"! п псЬ разом!., па BCMi.ie голоса, крнчагт., галдятъ, машутт. руками. !iepe.ieprni;aioT !. плечами. 1;сячсс!сп хуля п ни во что ставя тошалеГ! продависвь п беззастЬпчипо расхва- 1И1;ая собс!!;е!1!1ыхт. за Кзженнихт. п затаскаппыхъ кмячт.; лля итого они 6i.icTpo вскакшають на свопхъ копоп г.ерхомъ п тутъ же съ гикомъ п крпкомъ носятся, клК1. omaniemiMc. по ярмарочпо!"! площади

II ПОТОМ!, вызывпютс п со CBoiiCTBeiiiiijMi. пмт. пыган- С1;11мъ iiuroBopoM'B крпчатт,: чА шо, землячс, яка коняка! 'Га така одна моя бпльпп. сгос, ппжъ твопхъ тры! 'Гл ия коняка in. саме пекло г.скоче. inei"i п па-

1ЛЛ т. 1:!.1С1;оче! la noii.i la три дни и трехт. охлпкпвт. сипа Не зт.ист!.. II.e така коняка, шо вона у мене одннмы |;||.1Я1,ам1.! юдустся! Ось лив11С1>! oci. дыг.ыс!."' II III.!! лит. лля локазлтельстил того, что его |,оняи.1 о лними !;||.»11,амн голустся, полнимаеть еь .1СМЛ11 KOliCKili 1С113ЯКТ. и суетк его своему коню въ роТ!.. I\om., пр1учеп111.п1 к к тому зарлн1.с, берет к in.

'■préciam d'une mnniére éliontée les chevaux des niarcliands ' et portant sл!ls vergogne aux nues leurs propres rosses fourbues et malades; pour prouver l'excellence de leurs bétes, ils les enfourchent vivement et se mettent л galoper sur la place comme des insensés, en [Kiussant d'un nir provocateur des excKimations assourdissantes; nHeiii, pays, quel fiérc béte j'ai 1л! \ lui tout seul mon clieval en vaut trois de tes clievaux! Il est capable de .sauter jusque dans l'enfer et d'en revenir sain et sauf! En trois jours il ne mange pas trois brassées de foin, il ne mange que du fumier, mon cheval! Tiens, regarde! Regarde!» Et pour , prouver que son cheval ne se nourrit réellement que de fumier, le bohéinien en ramasse une poignée et la fourre entre les dents de son cheval. Celui-ci, dressé d'avance, se [ met Л le m.astiqucr tranquillement. «Quels tours n'apprennent-ils pas A leurs bétes, ces diables de bohémiens, rien que pour tromper le monde!»... Une rumeur continue et sourde s'élève dans la quatrième rangée des boutiques; c'est là le marché aux boeufs. Ici il ne s'agit plus de surprendre par la vélocité des bétes, mais il faut prouver que les jarrets des boeufs sont solides, les cornes dures que les boeufs sont cap.iblcs de traîner une charge de 60 pouds, qu'ils ne consomment que peu de fourrage et pourront servir i leur nouveau patron de camarade et d'ami. "Regarde les un peu, ces boeufs, vois comme ils sont forts et bien en chair. Ils .sont de force Л démolir une cabane tout entière, mes boeufs; tiens, si tu en veux a quelqu'un, p.\sse une corde autour de .sa cabane, attache ces boeuls л cette corde, — et en un tour de main la cabane .sera culbutée. Regarde, l'ami! de belles bétes, hein! Tiens, vois un peu celui-ci, tout gris, A cornes dures, eh bien! il comprend tout ce qu'on veut et tout ce qu'on souhaite de lui, — c'est un véritable ami, tu sais! Tu n'as qu'à l'atteler à ta charrette et Л t'étendre toi-même au milieu — dors sur tes deux oreilles, car il conduira l'autre boeuf, le noir, ramènera ta charrette .\ la maison et, arrivé devant ta porte il se mettra Л meugler, comme pour te dire; hé, patron, debout, nous voici arrivés! Une bête prodigieuse, quoi!» Aussi faut — il entendre le marchandage auquel se livrent ici bouviers et acheteurs! Combien de fois ce dernier vicnt-il interpeller le bouvier pour i s'éloigner ensuite de nouveau! Combien de fois le bouvier ' atteste .sous serment que ses boeufs valent 200 roubles I pièce, t.mdis que l'acheteur lui affirme que 100 roubles j la рл1ге serait déjà beaucoup trop cher! Que de fois ne se topent-ils pas dans la ntain, que de fois n'examinent-ils pas les bétes jusque dans les moindres détails, t.itant les cornes, les sabots, tirant leurs oreilles et leur queue, pour juger si la béte n'est p.vs trop mлlgre, si ses cornes sont I redoutables, ses sabots durs, ses oreilles chaudes». Ils s'éver- I tuent à .se persuader l'un l'autre, ils prodiguent l'un à l'autre I exhortations et propos flatteurs, se traitant de camarade, ! de pays, de voisin, de compère, mais le tout en pure perte. i |-inalement ils se quittent sans tomber d'accord sur le prix.

«iNlillc diables! On s'est donné des ampoules .'i force

de se toper dans la main, mais les boeufs ne sont pas

' achetés tout de même!. » V.n revanche, si l'on tombe d'ac-

! cord, on se décoche force tapes amicales, jetant son couvre-

ichef sur le sol, faisant un "r,\nd signe de la croix en se

ротъ кпзякъ 11 преспокойно жусть его. «Отъ то 6ii--''tmirnnnl succcssivciiicnt du cote des quatre points cardiсопы цыганы, 4o.\iv тмлькь! ионы не навчатъ свопхъ ' iiaux, déposant selon Гичацс des poii;nOcs de terre humide KOHCÛ, aôu тплычы нашого братчпка обдурять!.." Вт. sur réchinc des boeufs, afin qu'ils ('prospèrent et engraisметперто.мъ ряду стонтъ сп.юшноп безпрсрмвный п sent»; enfin, après avoir échangé force souhaits de prospèivcTofi г\лъ: тамъ продаютъ и иокупаютт. половъ. rite et après avoir réglé les comptes, on s'en va naturcl- Тутъ vvKe не прытью надо удпвляпь, а удпнлять тЬ.мь. Icment boire la goutte au cabaret, afin d'arroser le marché чтобы волы были крЬпкн на нош, тверды на рогъ, I conclu: «aucun marché n'est vraiment conclu s'il n'a ete Tauiiuii иудовъ 6o клади, "iuii очень мало chua ii j arro.sé. Lorsque dcu.x vieux échangent leurs béquilles, ils были бы друзья.мп-товаршиамп хозяину. «Тутъ, чо- ! arrosent cet échange, d'autant plus s'il s'agit de la vente ловпче, n волы, тутъ уже й полы: и просторп, тай ' d'une paire de boeufs. C'est un marché sérieux!" .Mais ce подысысь /КС ты са.мъ, у яко.чу воны тплп. Цс такп n'est pas encore tout: lorsque le bouvier a touché le prix Г.ОЛЫ, ШО П.МЫ тнлькы хаты перевертать: якъ на кого : de ses bêtes, il doit lancer dans le pan du vêtement de есрдытып, то :>ачепы хату капато.мт., а до каната ппдвсды оци.чь полпвъ, го ьона тнлькы lue.iecHC уверхъ. Тутъ, С1сазат1. юбп, дидьку, и полыкы! тутт. же п полыкы! Оасй сирый Kpyropoiirt внлъ, такт. г.пнъ чуе, чн.мъ ты й дышыш'ь, чого ты й хочешь, — НС вплъ, а друзяка! Навалы на него хуру, а самь лягай у ссредыну поза тай сны, якт. у .хатп на печи. винт. II чорыого за собою поведе и тебе додо.му прыр.езс; а якт. прыпде пндъ ворота, Т(3 стане та шей зареве: уставай, бачт., хозяину, ось додо.му прыбулы!

Одно C.IOBO вплъ такый, шо онъ якын!» Зато ужъ I dernier jugement, sur Saint-Lazare, ou la complainte du

riche ruiné: «Tant que j'avais de la fortune, on me recevait partout avec joie, mais depuis que j'ai tout perdu. гуютия якъ завода». Сколько разъ нокупщпкъ под- on me traite d'imbécile. Je dis adieu au monde et \ais me ходить къ продавцу ii сколько разъ онъ отхо.титъ ; retirer au cou\ent! Je macérerai mon corps pour le s.iliii on. пего! Сколько разъ продавецъ клянется, что его | de mon àme. Allons, vile carca.sse, reste là sans bougerl волы стоютъ lie .мепЬс, какъ 200 карбованпсвъ «на Demeure immobile en attendant le dernier jugement! 1:11e молодпя» Il cKo.ibKO разъ нокупщпкъ разув1.ряеть его, что за ннхь н сто карбованцевъ дать такъ п го много! Сколысо разъ они хлопаютт. другъ друга по буя каждаго нзь ппхъ п за рога п за копыта, дергая п за хвостъ, II за > иш, "чп не сухоребрый вплт, бума, чп твердый у него рнгъ, чн надежнн копьпа, чп пупкый хвпстъ, чп горячи вуха». Опн п уговарнваютъ другъ друга, и усопЪтеваютъ, п ублажаютт.. при чемъ одпнъ называетъ другого товарпшемъ, землячко.мт., другой велпчастъ перваго сябро.чт., ку.чко.мъ, кумочкомъ, II все-таки, не сойдясь въ iitHi.,

l'acquéreur une pièce de monii:ue de 2o copecks, car s il y manquait, les boeuls ne se laisseraient pas emmeivr par leur nouveau maître. F,nlin. ce dernier détail ivulé. les deux compères se séparent.

-Ли centre de la place, où convergent toutes les boutiques, retentissent les voix criardes des mendi.uns a\eiigies, et des gamins qui les conduisent et portent leur besace. .Mendiants et gamins s'égosillent .1 qui mieux-mieux, enll.mt les veines et les mu.scles de leur cou et de leur visage, psalmodiant des chants religieux et des psaumes sur le

Il торгуются здЬсь! Вотъ тутъ-то именно, а не гд!. въ друго.мт. мЬст+. II сложилась поговорка: «Тор-

sonnera l'heure du dernier jugement, et chacun sera jugé selon .ses oeuvres...» Les complaintes perçantes des mendiants sont accompagnées ordinairement des sons discordants d'une espèce de lyre en bois à plusieurs cordes et à petits cylindres. l:n pa.ssant devant les aveugles les bons orthodoxes, attendris jusqu'aux larmes à l'ouie de ces "psaumes» divins déposent dans les petites sèbilles posées par terre devant les mendiants leur obole, un, deux et même trois copecks, pauvre argent gagné par un pénible labeur...

.\u delà du groupe des aveugles on aperçoit un joveux cabaret, dont la porte est grande ouverte. Autour de lui расходятся прочь. «Хан его rpeui. внзьме! Тплькп se pressent des paysans, jeunes et vieux, ГеШоигаШ de руку набылы, такъ то н не вдержышъ, а поливъ tous cotés d'une masse compacte. —tel un essaim d'abeilles такъ II ne |;упылы!..>) Ho зато yvKi. если сойдутся, autour de leur ruche par une belle journée d'été. De l'in- TO тутъ бьюгь пола объ полу, бросаютъ своп шапки térieur s'échappent les doux sons du chalumeau et le bruit na зе.млю, крестятся па Bct на четыре стороны ши- du tambourin, instrument musical si cher aux ukranieiis. poKii.MT) крссто.мъ, кладутъ на спину воловъ ко.мкп , «Don-don-don! don-don-don! don-don-don! Don-don-donсырой зе.млп для того, «щобъвоны здоровп та гладки don-don-don!» On distingue de loin le bruit d'une danse

oy.ibi», высказываютъ другъ другу самыя блапя по- •,келан1я п въ icoHut конповь, разсчптавшнсь вочпстую, непре.м-Ьнно пдутт. въ корчму заннглть мого-

efTrénéc, des trépignements tels que le plancher, les vitres et les murs mèiile du cabaret en tremblent. «.Mes beaux pantalons, ohé». — .Mes larges pantalons! lit j'en ai encore

рычъ: бсзъ могорыча нЬтъ n дЬлу конца: старьпп ! trois paires à la maison». --«Tu mens, fils de chienne, tu

п'еп as qu'un et encore tout déchiré...» — «Ohé, \ieux. l'as-tu vu, ce prodige! là jument du curé a mis bas des pourceaux, a mis bas des pourceaux, mais les laisse crever de

лучпгдпп отъ покупателя деньги, непремЬнно должснъ faim, les pourceaux piaillent ferme,— vu qu'ils ont le ventre бросить е.му въ полу «српбный злотый», т. е. серебря- J vide, les voila qui ont si faim qu'ils s'envoient comme iiyio двадцатнкоп |.счную монету, пото.чу что иначе волы ' des oiseaux, ils s'envolent comme des oiseaux et se periie пойдутъ новому хозяину въ руку, и только послЬ chent sur le grand chêne. (Jhé. vieux, l'as-tu vu, ce pro- Bcero этого «сваты» расходятся въ разныя стороны. ^digc-lA? Dans les champs un paysan qui péchait du beau

л погь в I. c.iMofi средни h п.ютлли, к\лл схо- ЛЯ1СЯ концами nci. торюнис ряды, uo.uyxi. громко tu ллшастсл р |-.:îi;iimii и iu.icoiciimii голосами miiuuxi,

ClhlIllOIM. )l ПХЪ ХЛ0П'1.1|,01!"1. .м1,Х0110ШЬ. СлЬпИЫ II

mI.xomoiiiii налрьпмют 1. спои голоса, пигягипаютъ пс1; Ж11Л1.1 II net, мускул:.! мл mcl. и па лип!., пиполп лу-

t poisson, le \о\\.\ qni см atlraix-, olic, plein ses pantalons!

Mais voici que рлг iiK'garde il лчглрс encore un ours,

Iié-Lbia, lin ours, ohé! •>

Voici un couple d'amis intimes qui sortent Ьrлs dessus

bras dessous du joyeux cл^aret. Titubant et tirant chacun

de son coté, l'un à droite, l'autre .-\ gauche, ils s'acheхоиныя nLciiii II <сал1.м1,1>, г. с. псални про страт- minent lentement vers la grand' route, poursuivant d'une iiui'i суд1., про праиелиаго .Дазаря, про злую «хор- langue pâteuse, un entretien commencé depuis longtemps, ryiiy» oGiviut.iiiiiai о погача: u'I'a якл. 6yin> я оогатъ, - Compère, compère! Dis donc, compère! Je lui mé-

TO псякъ мепп радъ, якъ стапъ я харпакъ — всякъ ' nage un cliien de ma chienne, Л celui-là, tu sais!.. Je, je кажс: дуракъ; та прощай увесь мирт>, — я ппду въ ' suis un homme rigide moi, il verra va... Compère, dis Haiiacrijpi,! Я коси: ccymy, a душу спасу. Ta лежи donc, compère! 1! aura alïairc à moi, tu sais... моя кость, лежи ne лиыжы! Лежи uc двыжи, стрлш- — Tu sors encore du cabaret, espèce de propre à

Пою суду жлм! CipaïuiiuM судъ прыйде — всимъ ' rien! décoche tout à coup à «Пютте rigide» sa chère Д11Л0 иайдеч... Cnoe душсраздпрательное irhiiie слЬпцы, moitié en s'élançant sur lui. Qu'as-tu-fait de la toile que iio оГ)Ыкпопеп1ю, сопропождаютъ громкой п рыпучеи ; je t'ai donnée pour la vendre, dis? m poil na чреляхъ», т. с. па дсревяппыхъ съ нЪсколь- — Je l'ai vendue!

KiLMii струнами п ст, круглыми валиками лпрахъ. И -- Et où as-tu mis l'argent?

православиыс люди, проходя1и1е мимо сл1.тювь, слезио — Je l'ai laissé au cabaret!

умиляются отъ такпхт, иожествепныхъ «сальмъ» и — As-tu oublié que tu as promis, que tu as juré de

тутъ же опускаютъ вл машечкп, поставлепныя псрсдъ i ne jamais plus y mettre les pieds?

СЛ LiiuaMii прямо па зсмл Ь, спои трудовыя денежки — ' — Веп, quoi! J'ai promis! Et juré! Mais pourquoi кто копеечку, кто дпГ., а кто и три... «Опеп слипець l'argent est-il si rond et roule-t-il de lui-même au cabaret паГюпльше вспхт. грае: як'у хочешь, таку и загра, а i dés qu'on passe devant?

iiaii'imHC Лазаря грл"...

A поодаль отъ круга сл1. пповъ стоптъ съ открыты.мп дперямп п веселая корчма. Ее густо п со всЬхъ сюропъ оолЬпплп, какъ облЪпляюпъ пчелы ульи пъ холк1Г| .MaiicKin лень, д1.ды, дядьки и napyOïni. Пзъ глуоипы ея слышатся tchkIc звуки симпатичной сопплочкп и любпмаго украинцами музикальнаго инструмента бубна: "Ду-ду-ду! ду-лу-ду! ду-ду-ду! Ду-ду- Av -лу-ду-лу!" ^ '/КС издали слышно, какъ подъ звуки бубна кто-то молодецки отлирасп. такого трепака, отт. котораго дрожит ь иолт,, дрожатъ стекла, дрожать cil.iiu корчмы. «Эхт., штапы мои, шаровары, та те й дома трое!" — «Тай брешс >къ собач1й сьшъ: одни, якъ есть, тай ти позычени!".. — «Ой, ты, дядьку Муciio, 411 бачыпъ ты чулас1|0? Ятсъ попова кобыла пор(.'сяга водила, иоросятокъ прывела, а имъ исты не лл.1а, поросята пытать- воны iiciu хотять, воны | исты СХ0ГП.1Ы та :!няль1ся иолетплы, та знялыся по- ! летилы, на дубт.-дерсно силы. Ой, 1ы, дядьку Мус1ю, чи бачыБъты чулас11о1' Якл. у поли мужыкъ штзиьмы рыбу ловьнгь, штаньмы рыбу ловивъ тай медведя злчипывъ. Ой, ну-дл-пу-да-пу-да тай медведя зачииывт.»...

Кумь, к\мь! С.гухай сюлы, кумь! Я ему пил- ]кх\ . я ему. тому Jaiicpiocii, покажу!.. Я. . я чолоникъ прогый, я е.му . 1\ум1.. слухай сюды. кумт,! Я ём\ ||о-ка-/ку. ч зт, тпмь, то ему пилиесу . !

Ah, c'est ainsi! ch bien, tiens, tiens, tiens!.. Et la «chère moitié» fait pleuvoir sur «l'homme rigide» une volée de coups de poings un peu partout. Mais l'homme ne parait pas plus se soucier des coups de sa i'cmme que d'une piqûre de moucheron.

— Compère, dis donc, compère!..

Mais depuis longtemps déjà le compère a disparu, dés qu'il avait aperçu l'épouse de son compagnon, il avait lait appel à ses dernières forces et avait tourné à gauche. Bientôt il disparut au fond de la cour de sa maison.

Soudain à tout ce bruit, ces cris, ces glapissements, ce tapage, à tout ce tumulte de sons, de paroles et de voix, vient se joindre une lente et rude sonnerie de cloche, tintant dans la cour du seigneur. «Voici la cloche du général Kourkoul-Zaporojsky qui sonne pour le dîner». I Adieu donc, foire splcndide, avec tous tes «vieux», ! tes divers marchands, tes jeunes femmes, jeunes gars et ] jeunes beautés villagloises!

- И зарпкавсь! II запрысягавсь! Такъ шо-жъ якъ ти грошн та дуже кругли! Якъ идсшъ мымо корчмы, такъ саиы й кютятия туды!

Но KVMa уже давно и сл-Ьдъ простылъ: завидя жиночку своего любезнаго куманька, оыъ сооралъ всъ j свои слабыя силы и «швыдсиько» свсрнулъ вл-Ьво отъ корчмы и потомъ скоро скрылся въ глубин-t своего двора. I

Весь наличный составъ запорожскаго низового войска pi',3K0 paздtлялcя на двЪ катсгор1и: с'Ьчевыхъ козаковъ или товарищество и посполиты.чъ козаковъ или зи.мовчаковъ. СЬчевые козлки жили безъ женъ и, по исконнымъ старокозапкимъ обычаямъ, не iLMt-iH права вводить въ С1чь ни единой женщины, т. е. нн матерей, ни сестеръ, ни женъ. Это объяснялось гЬмл,, что запорожцу, взявшему на себя роль вЬчыо воевать съ непр1ятелемъ, некогда было «возиться съ жинкою». КромЪ того, у заиорожиевъ ходило предан1е, что въ тотъ день, когда стуиитъ въ С1.чь женщина, не сун1ествовать больше СЬчи. H говорятъ, «НИКОЛЫ Потёмци не взяты було-бъ Сичи>, если-бъ передъ т1;мъ одинъ изъ сЬчевыхъ старнимгь не провелъ, подъ и.менемъ джуры оруженосца, въ СЬчь какой-то молоденькой московской красавицы. .Ьипая себя семейнаго счастья и семейной радости, сЬчсвой козакъ зато счигалъ себя исти1ты.\1ъ «лицарсмъ». участвовалъ въ иолучен1ц военной добычи, войскового жалованья, подавалъ голосъ на войсковыхъ радахъ во всЪхъ случаяхъ ч.1Стной и об1нествеиной козацкой Ж1г,и1и, пь военное время выступалъ съ ору-

Hivernage cosaque.

L'armée eflcctiye des zaporogucs du bas-Dniùper se divisait en deux catégories bien distinctes: les cosaques de

j la Siétclia ou la compagnie cosaque proprement dite et les cosaques ruraux ou hivernants. Les cosaques de la Siétcha

j n'avaient pas de femmes et les usages antiques leur interdisaient d'introduire une seule femme dans la Siétcha, fût ce une mère, une soeur, ou une épouse. Cela était motivé par cette considération que les cosaques étant appelés à guerroyer sans cesse contre l'ennemi, n'avaient guère le temps de s'embarrasser, d'une «femelle». Il y avait en outre une superstition courante chez les zaporogues prétendant que le jour où une femme pénétrerait dans la Siétcha, serait le jour de la perte de cette dernière. Rt jamais, afTirmc-t-on, «Potcmkine n'aurait pris la Siétcha" si quelque temps auparavant un des doyens de la Siétcha n'y avait introduit une jeune beauté russe, déguisée en écuyer. En revanche, les cosaques de la Siétha, se privant volontairement du bonheur et des joies conjugales se targuaient d'être de vrais «chevaliers"; chacun d'eux prenait part à la distribution du butin, au payement de la solde militaire, votait

I au conseil cosaque lorsqu'on ydébattait des affaires inté-

^ rieures et publiques. Пп temps de guerre il partait en

н;см I. m, pvK.iM. iipoim; 1. ис11|1111гс.1я, lii. мирное прсмя "campagne, se livrant en temps de paix a une vie disпрслапался иееелмо.пмрамъи рл и y.iy, ечптля iiccooTcl.T- sipéc, passant d'un lesiin à un autre et trouvant que le стпуюшпмь 3i!aiiiio «лыиаря> SDauic пахаря ii ломонода. : titre de laboureur et de ména.t;cr n'était nullement compa-

Ho Kio /ive 11СПОЛПЯ.П. иъ Запорожьп :tnanic lia- tible avec son rang de chevalier», харя II домовода? Для исполнен!!! ойязаниостсй пахаря Mais qui donc remplissait dans le Zaporojié les fonc-

II домовода сушесгповалъ иъ Заморожы! особый кллссъ ! tions de laboureur et de ménager? Le Zaporojié possédait людей, такъ пазисасмыхъ посполитихъ, жпвшихъ | dans се but une classe spéciale, celle des cosaques ruraux семьями въ зпмовшпсахъ пли козачьпхъ хуторахъ, раз- ' qui demeuraient avec leurs familles dans les hivernages ou бросаппыхъ по ссГ.мь запорожским ъ паданками или métairies cosaques, disséminées ça et là dans les palaiiqucs округамъ. Сколько было чакпхъ хуторовъ иъ Запо- ou arrondissements cosaques. On ne saurait préciser le

рожьн, за пс11м1н1емъ даниыхъ, сказагь нельзя, какъ нельзя сказать и того, какъ велико было число посполитихъ козаковъ. Можно сказать ' лишь, что къ концу историчсскаго су1исствоваи1я Запорожья вс1;хъ обитателей зимопниковъ было около 90,000 челов1,къ, причсмъ наибольшее число посгюлитихъ приходилось на наланку Самарскую (теперь Ново.чосковск1й уЬздъ Екатсршюславской ry6cpuiii), какъ самую богатую дарами природы и наиболЬе удаленную отъ иаб1.10въ татаръ; наименьшее число посполитыхъ приходилось на восючныя паланки, калм1усску10 и прогноинскую (теперь .Ллександровск1й у1.здъ Екатеринославской губсрн1и и .iHtnpoBCKin Таврической), какъ на смс/Кньш съ тагарскнми кочевьями. «Близь границы не

nombre des ces métairies zaporogucs, manquant là-dessus de données sufTisantes, tout comme sur le chilTre des cosaques hivernants. On peut seulement affirmer que vers la fin de l'existence historique du Zaporojié, le chilTre des cosaques ruraux montait à 90.000 hommes environ et que la palanquc la plus peuplée se trouvait ôtrc celle de Samara, (actuellement le district Novomoskovsky de la province de lékaterinoslaw), qui était en même temps la plus comblée des dons de la nature, ainsi que la plus éloignée de la région des invasions tatares; le nombre le moins important de ruraux se trouvait dans les palanqucs de l'est, comme limitrophes aux régions des tatares nomades. «Il ne faut pas construire sa maison à proximité de la frontière», disaient les zaporogucs et on voit que ce dicton était inspiré

строп св1тл1111Ы» — говорили запорожцы, п Э1а по- par des faits réels, словипл, какъ видимъ, им Ьла свой реальный смыслъ. Les cosaques rurau.x du Zaporojié qui vivaient dans les

П0СПОЛИТЫО, жипш1С въ Запорожьи хуторами или métairies, se livraient comme tous les paysans en général, à

зимовниками, какъ и сообше всяк!с крестьяне, зани- l'agriculture, à l'élevage des bestiaux, à l'industrie des ha-

малпсь хлЬбопашсство.мъ, скотоводство.мъ, коневод- ras, à la pèche, au jardinage, à l'horticulture et caetera. La

с1вомъ, рыболовствомъ, садоводствомъ, огородничествомъ и 1. п. Разница между посполитыми, жившими на TcppiiTopiii Польши пли Pocciii, 11 посполитыми, жившими на reppiiTopiii Запорожья, сосгояла въ томъ, Ч10 запорожхкче посполптые не знали, что такое крЬпостничество и не были ci Lcueubi границами землевлад1н1Я. Хотя въ Запорожьи вся земля принадлежала войску и никому въ частности, но такъ какь у злпорожцевъ земли сравнительно съ населен1емъ было слишкомъ много, то псяк1п моп.

différence entre les hivernants du territoire de la Pologne ou de la Russie et ceux du territoire du Zaporojié était que les hivernants zaporogucs ignoraient le servage et la contrainte dont souffraient les populations limitrophes. Bien que le territoire du Zaporojié fut la propriété de toute l'armée cosaque et non celle de propriétaires particuliers, chaque zaporogue avait le droit de choisir un lot de terrain aussi vaste qu'il pouvait le cultiver par ses propres forces, parce que l'étendue du territoire était trop vaste en comparaison avec le chiffre des habitans. Jouissant d'une large liberté

рать ceôk такой участокь, какой въ состоя1П11 былъ individuelle et de biens territoriaux, les zaporogucs ruraux

étaient en retour tenus de remplir certains devoirs et obligations institutés par la Siétcha et consacrés par un usage séculaire. Par exemple, les ruraux, qui se livraient de préférence aux travaux champêtres, étaient quand même con-

ctчeвы.\lъ товариствомъ и оспяшенныя вЬкамн исто- sidérés comme des cosaques: ils n'étaient pas exempts du ричсской жизни запорожцсвъ. Такъ, занимаясь по | service militaire et lorsqu'il se présentait des cas exccpпреимушсству занят!ями крестьянъ, посполптые вмЬ- tionnels, et qu'il s'agissait de grandes campagnes, ils étaient

convoqués comme les autres cosaques. On tirait dans la Siétcha une salve de coups de canon en guise de signal, et on détachait dans toutes les palanqucs des «hérauts», chargés spécialement de convoquer tous les cosaques; alors les cosaques ruraux, se munissant de chevaux, d'armes et de vivres, prenaient immédiatement le chemin de la Siétcha. D'ailleurs, tout cosaque hivernant était tenu de se présenter i.nc fois à la Siétcha, (probablement avant d'entrer dans l'armée zaporogue), «afin de prendre langue».

Outre les devoirs du service militaire les ruraux étaient были являться m. Кошъ (вероятно, одинъ разъ ие- également ap|->clés à monter la garde et les cordons saniрель |;С1\11лен1смъ i;b злиорожское войско) «лля взятья taires, à réparer les maisons dans la Siétcha, à élever di- НЛ козлпгг.о в<ч1ск()П1.1\1. прнклзот.». ^verses constructions militaires. Mais leur obligation princi-

CTt съ эти.мъ считались и козаками; они не были освобождены отъ обязанносгсй войны и въ исключительныхъ случаяхъ, когда дЬло шло о болынпхъ походахъ иротивъ непр1ятслей, также призывались къ opyvKiio. Тогда въ СЬчи условно стрЬляли изъ пушекъ, II въ паланки разсылалпсь особые «машталиры» для призыва к ь походу всего козачсства, и n()Cii(jjim.K', .!лплсш11сь конями, оруж1емъ п прода- В()льсгв1ем'ь, немедленно шли къ СЬчи. Вь виду 1юенныхь обя:'.л11нос1сй всЬ поеполитыс вообще должны

KpoMt обязанности военной службы, посполитыс также призывались для карауловъ и кардоновъ, для починки Бъ Ctmi куреней, возведсн1я артпллер1Г1скп.чъ п другнхъ козацкпхъ строен1|'|. Но главною обязанностью пхъ было — кормить сЬчсвыхъ козаковъ. Это были въ собствснно.мъ смыслЪ запорожск1с домоводы; обрабатывая землю, разводя скотъ, лошадей и овецъ, они заготоаляли на зимнее время cfeuo, устраивали пас-Ьки, собирали мсдъ, (|зрукты, овоши, вели мелкую торговлю, промышляли солью, содержали почтовый станц!и и т. п. Главную массу всего избытка они доставляли въ Ct4b на потребу сЬчевыхъ козаковъ, остхтьную часть оставляли на пропнтан1е самихъ себя и своихъ семействъ. КромЬ доставки въ С'Ьчь воловъ, коровъ, тслятъ, овецъ, разиыхъ oBouicfl и (|)руктОБЪ, посгюлитые обязаны были также платить въ СЬчь такъ называемое «дымовое» до 1758 года 1 рубль съ семьи, а съ 1758 — полтора рубля.

При постоянномъ CHOiueuiii сЬчевыхъ козаковъ съ посполитыми козаками пли зимовчаками между т^Ьми и другими выработались особаго рода условные термины и пароли. СЬчевые козаки, пр1Ьзжавш1е въ зпмовникъ или козач1й хуторъ, не слезая съ коней, должны были прежде всего три раза прокричать: «Пугу! пугу! пугу!» Хозяпнъ, услышавъ крикъ, отв^чалъ пр1'Ьхавшимъ два раза: «Пугу! пугу!» Hpi- •Ьхавш1е на этотъ двукратный отвЪтъ снова кричхти: «Козакъ зъ лугу!» Хозяпнъ, не довольствуясь эти.мъ, черезъ окно спрашивалъ: «А зъ якого лугу, чи зъ Велыкого. чи Малого? Якъ зъ Вслыкого, йды до кругу!» BcMOTptBmncb въ всадниковъ и убЬдившись^ что то действительно сЪчевыс козаки, хозяинъ зимовника крпчалъ и.мъ: «Вьяжите коней до ясель та просымо до господы!» Тогда нзъ хаты выскакивали хозяйскме .хлопцы и вводили козацкихъ коней въ конюшн.ч. а самимъ гостямъ указывали .\одъ до «господы». Гости сперва входили въ сЬни, клали та.мъ на «тя/ка.\ъ», т. е. на кабиц-fc, свои paiiiuia, загЬ.мъ изъ сЬней вступали въ хату, тамъ прежде всего .молились на образа, пото.мъ кланялись хозяину и говорили: «Ота.чане, товариство, ваши головы!» Хозяинъ, отв1.чая на поклон ь поклономъ, говорнлъ: «Bauui головы, ваиш головы!" Пото.мъ просилъ садиться npi- •Ьхавши.чъ гостей по лавкамъ и прсдлагалъ имъ разныя угощеи1я — напитки и кушанья, при че.чъ обыкновенным!, кушаньем!, была тетеря: если случался скоромный день, то варилась «тетеря до молока»: если же случался постный день, то варилась «тетеря до воды». Погулявъ и весело и довольно н1к:колько дней, гости собирались въ отъЬздъ, благодарили ласковаго хозяина за угошен1с словами: «Сиасиби тоби, батьку, за хлибъ за силь! Пора уже по куреня.мъ розъизжаться до домивки; просымо, б.1тьку, и до насъ, колы ласка»! — Прошайге, паны-.молодци, та выбачайте: чимъ богати, тимъ и ради. Просымо не погниваться». После этого гости выходили изъ хаты, хлопцы подавали имъ иакормлснныхъ, напоенныхъ и осЬдланныхъ лошадей, и сЬчевики, вскочивъ на своихъ коней, уносились отъ зимовника.

pale, cotait de pourvoir à l'alimentation des cosaques de la Siétcha. Ils étaient vraiment les ménagers du ZaporojiO, dans le sens le plus étroit du mot; ils cultivaient la terre, élevaient du bétail, des chevaux et des brebis, ils emmagasinaient du foin pour l'hiver, recueill.Tient le miel de leurs ruches d'abeilles, récoltaient les fruits et les légumes, se liraient aussi я un peu de commerce, débitant du .sel, par exemple, entretenaient des relais postaux, et caetera. Ils fournissaient à la Siétcha tous les produits dont les cosaques avaient besoin, gardant le reste pour leur propre consommation ainsi que pour celle de leurs familles. Tout en fournissant à la Siétcha des boeufs, des vaches, des veaux, des brebis, dilTérents fruits et légumes, ils devaient encore payer à cette même Siétcha une espèce d'impôt,— un rouble par famille jusqu'à l'année 1758 et un rouble 50 copccks à partir de cette époque-la.

Comme les cosaques de la Siétcha entreten:\!ent des relations suivies avec les cosaques hivernants, ti • gage conventionnel s'était établi entre eux. Lu: „..^ .^> cosaques de la Siétcha \enaient en \isite dans une mOtairil de l'hivernage ils devaient, avant de descendre de cheval, crier à trois reprises: «Pougou! Pougou! Pougou!» En entendant ce cri, le maître de la métairie devait riposter à deux reprises: «Pougou! Pougou!» A lors les arrivants s'écriaient: «Cosaques de la plaine!» Le maître, non satisfait encore, demandait par la fenêtre: «Vient — on de la

i Grande on de la Petite plaine? Si c'est de la Grande,—

I entrez!» Et après avoir bien dévis.Tgé les cosaques et s'être convaincu qu'ils appartenaient réellement ;i la Siétcha, le maître de la maison leur criait: «.Attachez vos chevaux et entrez dans la maison!» Ses domestiques accouraient alors, conduisaient les chevaux des visiteurs à l'écurie et indiquaient le chemin aux cosaques. Les visiteurs entraient dans le vestibule, .se débarrassaient de leurs vêtements, pénétraient ensuite dans la pièce principale, s'inclinaient avant tout

[ devant les saintes images et saluaient le maître de la maison, en lui adres.sant cette formule: «De la part des .atamans et de toute la compagnie, s;ilut!» Le maître de la maison les saluait également en répétant: «Salut, salut!» Il

! invitait ensuite les nouveaux venus à prendre place sur les sièges et leur offrait tout un festin, — rafraîchissements et mets divers, parmi lesquels ligurait généralement un coq de bruyère: si c'était un jour gras on l'accommodait au «lait», si c'était un jour maigre, — il était cuit à «l'eau». Après plusieurs jours, pas-sés ;i s'amuser et à festoyer, les visiteurs se disposaient à repartir et remerciaient leur aimable hôte en disant: «Merci pour ton pain et ton sel, vieux père! Il est temps de rentrer chez nous; viens nous voir à ton tour si nous ne t'avons pas trop déplu!» — «.Adieu, mes braves, vous avez vu que j'ai fait de mon mieux. \'e me gardez pas rancune si ce n'était p.xs assez bien» Les visiteurs quittaient ensuite la maison, les valets leur

I amenaient leurs chevaux tout sellés qu'on avait fait bien manger et bien boire, et, enfourchant leurs montures, les cosaques de la Siétcha s'éloignaient de l'hivernage.

1 Le plan d'une métairie cos;ique de la fin du .W'Ill siècle qui s'est conservé jusqu'.'i notre époque, rend très

I nettement l'aspect des diverses parties dont ces métairies se composaient. Celle-ci est située au bord d'une rivière

y et a la forme d'un large carré. On aperçoit d'abord la

iM.uii. Ko.i.i'ii.Miii .\\ lop.i л.км 1. iiciioc iipcLciau.iciiK- о юмъ, какъ гяп. усгрлтмлся и какш части входили i;i. составъ сю. Хуторл. прммыклет1. къ р1.к1; п прсл- LiaïuiicTi. пзъ себя обипфпьи! четырсугольиикъ. Tyi ь |;ид!1ы прежде Dcero въ1,зд1иля ворота, затЬмъ oôтпрный дворъ, въ глуоппЬ котораю представлена длинная хата нлн «господа' съ ко.морой, сЬнями, 1.у.\нен и свЬтлиией; съ д^вой стороны, вокру! ь лпора, илутъ — амбаръ, начинал огъ воротъ, повптка для тсл1,гъ и къ KOHuI,, протнвъ «господи», ХН/ККа, (маленькая хижинка); съ л1ьвой стороны — снова помитка, скотный дворъ, въ одну дии1|о съ «господою» амбаръ, правде амбара, въ лии1ю, скирты сЬна и соломы; дальше — клуня и выше клуни — порога для 1ю:!ки хлЬба съ поля. За диоро.мъ и токомъ, къ рЬк1., идутъ садъ и огородъ, къ которымъ ведутТ) калитка, .между «господою» и «хижкою» (вт, садъ), и воропа, .между «господою> и •амбаромъ>. Съ лицевой стоp(jHbf, i;03.Tt ворогъ н по угламъ, полагались еще ие- 1;1,1сок1я башенки, откуда 1;озаки высматривали нсирштелси и, можетъ быть, стрЬлялн по инмъ изъ гакиииицъ.

■''piirtc pniKip.lle, puis une i;r.m(Jc cour nu IoikI ^i^: Liquelk se dresse une longue maison avec un magasin, un vestibule, une cuisine et une belle piiïce bien claire; .i dmite. le long de la cour, une grande grange, puis un abri .1 nuwiu pour les charrettes, et tout au fond, vis-à-vis de la maistm princip.ale, une petite cabane; à gauche, — un second auvent, puis une vacherie, sur la même ligne que la maison principale, puis un m.tgasin et plus loin, plus à droite, des gerbes de foin et de paille; plus loin un m.igasin plein de blé et un peu plus haut, — une porte cochOre pour le passage des cliarrettes... Du cotii de la rivière, aprOs la cour et l'enclos aux meules de blc-, viennent le jardin et le potager, auxquels on accède par une petite porte qui se trouve entre la maison principale et la cabane, (pour le jardin), et par une autre porte, celle entre la maison principale et le magasin. I.a façade était encore agrémentée de petites tourelles, placées prés de la porte et aux quatre coins, du iiaut desquelles le,s cosaques guettaient l'ennemi et tiraient peut-être sur lui des coups de mousquet.

Проводъ козака въ войско. Départ du cosaque pour l'armée-

Тяжела была жизнь малоросс1Йскаго козака, вЬчно i;c>eiui;maro то сь татарами, :о съ турками, то съ поляками, оттого вЬчпо илходившагося въ тревогЬ, постоянио покидавшаго семью, отч1й до.мъ, родину для того, чтоб!,! бороться сь закаленными врагами ixero нерусскаго, всего нехристынскмго, всего непрлиославнаго. Тяжела была доля и малоросс1йской козачки, г. с. .матери, жены козака или дЬвины, которых!, иокидалт. козак'ь ради войны. Въ высшей cienenn поэтично, трогапельно н вм1;стЬ съ тЬмь чрезвычайно праг.днпо изображаюп. долю украинской 1;озачкн малоросс1йск1я народиыя н1.сии, дошедння до нашего времени и записапныя въ разное время любителями пронзвелсн1й народнаго творчества. Въ особенности тро1ательнь1 гЬ пЬсии, въ кчторыхъ воспЬвается душевное горе украинской дивчины, долгое время, «широ и вирно» кохавшсГ! мо- .10Д010 козака и потомъ принужденной съ ни.мъ разст.атьсн въ виду нсмннуемаго отхода его въ войско.

Молодой козакъ, встречаясь съ дивчиною то «у рубленой крыныченькы», то въ компан1|1 на улип!., то въ саду чпидъ кал1,шою», давно уже заглядывается ил красавицу: сперва оиъ смотритъ нл нес .молча, поюмл, сле1ка начинаетт. «жартовать" съ ней, назьиля ее серлснькомч., ластивочкой, квиточкой и. m :'.ирот.кой. Мо.юдость, красота и особое yдaJм.cтвo Ko.iaKa НС могутъ не тронуть "дипочого» сердиа: .ип;чина также сперва робко, потомъ иГ.ско 1ы;о см Кл 1.е c.MoipuTT, нл козака и ил ласковь1е гиштсты ею 01в1.члеть то иродолжчггельиыми взглядами, ю яр- 1,|г\Г1. р\ мят1ем ь. го тихими и i;opoTKiiMii H3i<i\avm.

Dure était l'existence du co.saque petit-russicn, éternellement guerroyant avec les tatarcs, les turcs ou les polonais, vivant une existence toujours agitée, toujours forcé de quitter brusquement famille, maison paternelle et pays natal, pour s'en aller conibatre les ennemis jurés de l.i nationalité russe, du christianisme et de l'orthodoxie, il était bien dur aussi, le lot de la femme cosaque, c'est .1 dire de la mère, de l'épouse ou de la jeune fille que son fiancé quittait pour s'en aller à la guerre. Les chansons nationales de la Petite-Russie, parvenues jusqu'à notre époque, notées à divers moments par les amateurs de la poésie nationale, dépeignent de In façon la plus poétique, la plus touchante et la plus vraie, la destinée de la femme cosaque. Les plus émouvantes sont celles qui chantent les chagrins d'amour de la jeune lille ukranienne qui aime depuis longtemps avec «tendresse et fidélité» un jeune cosaque et qui se voit sur le point d'être séparée de lui. parce que le cosaque doit partir pour l'armée.

Les deux jeunes gens se sont vus maintes fois déjà, tantôt dans les champs, prés du puits, t.antôt dans la rue où la jeune fille se promenait avec ses compagnes, t.-uitot

î dans les jardins sous «l'obier», et depuis longtemps déjà le cosaque est charmé par la jeune beauté; les premiers

' temps il s'était contenté de la contempler en silence, puis il se met à lui f.iire un brin de cour et lui prodigue les noms de petit coeur, d'hirondelle, de jolie lleur et caetera. Le cosaque est jeune, beau et brave comme tous les cosaques; le coeur de la jeune fille est touché et elle commence par lancer au cosaque de timides oeillades л la dérobée, puis s'enhardissant petit à petit, elle répoi:d

y л ses tendres épitliétes par de longs regards, une vi\t

Si

Чудные л1л1:1^' > KpaiiHCKie нсчсра, иссслыя lacGciam.ii соловейка, игрипыя кукоиат.я зозули, вссел1,И1 и 3BOHKiii свпстъ дремлют, таинственным iicpcuicmuпан1я древесныхъ листьев ь между coôoii — все это способствустъ тому, что козакъ и дивчина, встр^тясь случайно въ темномъ вишневомъ саду, не доьольствуются уже одними робкими взглядами другъ на друга, а псреходять кп. горячимъ, глубокимъ и беззав'Ьтнымъ |1Любои1амъ». Влюбленнымъ сочувствуютъ не только живыя cyuiccTBa, но даже неодушевленные бездуиип,1е предметы:

"l' rougeur et de petits soupirs étouffés. Les belles soirées estivales de l'Ukraine, avec leurs chants du rossiiinol. les cris enjoLiés du coucou, les gais et bruyants sifllcments

\ du héron, les chuchotements mystérieux des tcuillages,— tout cela favorise les amours des deux jeunes gens et

t ceux-ci, lorsqu'ils se rencontrent par hasard sous le couvert d'une ombreuse cerisaie, ne se contentent plus d'échanger de timides regards, mais passent à des piopos enflammés, expression d'un amour tendre et profond. Les amoureux inspirent de la sympathie non seulement aux

. êtres animés, mais encore aux choses inertes.

«Quand nous nous aimions

Les chênes desséchés se couvraient de leuillcs.

Quand nous nous embrassions,

Les vieux chênes en frémissaient».

Родители, если только нлходятъ козака «иидь пару» дивчинЬ, не ставятъ препоны своей дочери, и тогда для влюбленныхъ наступаетъ самая ечлс1Л11вая и самая очаровательная пора нъ ихь жизни. Дивчина отдается своему мило.му вс1>мъ своимъ ссрдисмь и всею своей душой; только вт. отношен1и тЪла она остается coBepuicHHo чиста: кохання дивчины да i;oза1са хотя и впол1гК беззавЬтное, но и B.\rtcih сь гКмъ виолн'Ь бсзгрЪшное. Дивчина ласкаетт. своею Mii.iaio, иЬ.|ус1Ъ и милуетъ его, дивчина и дышитъ и слышитъ своимъ ко:!аченьком ъ, она живетъ и дутой и ссрдием1> неразлучно е ъ нн.чъ; исполняя съ особеннымъ pnciiicMb uch самыя тяжелыя дoмaluнiя работы, она сь тЬмъ вмЬстЬ находитъ время, чтобы выитть шолкомъ своему мило.му либо сорочку, либо хусточ1су-илаточокъ чпро свято» (для праздника).

Золото.мт» рубыла — За-для loro козаченька,

Мать не препятствустъ счастью своей дочери и ждстъ-поджидаетъ только осени, чтобы принять сватовъ отъ жениха, а тЬмъ временемъ прилагастъ всЬ crapanifl къ тому, чтобы поуютнее свить «кубслсчко» ciîOHMb молодятамъ. Для этого въ ближайшую ярмарку покупается будущей молодой росписная съ узорами «скрыня»; къ предковскимъ «бабусинымъ' плахтамъ прибавляются новьт, болЬе нарядныя и жинописныя плахты; прикупаются серебряные иозлатсн-

Longtcmps secret, l'amour de la jeune iîlle pour le cosaque est enfin connu de son père et de sa mère, et

I finalement, du village tout entier.

! Si les parents trouvent que le cosaque l' convient» Л leur lille, ils ne s'opposent à rien et les jeunes amourei.x entrent alors dans l'érc la plus heureuse et la plus enchanteresse de leur vie. Tout en donnant à son bicnainié tout son coeur et toute son àme. la jeune fille garde intacte sa pureté \irginale: ils ont beau s'aimer passionnément, leurs amours restent immaculées. La jeune hlle e.iline et embrasse tendrement son bienaimé, ne respire et ne Mt que par lui, est totijours a\ec lui de coeur et d'àme; tout en apportant un zèle particulier aux travaux domestiques les plus rudes, elle trouve encore le temps de broder avec

I de la soie une blouse ou un mouchoir pour son bienaimé.

«Llle \ л brodé avec de la suie Et l'a ourlé avec de l'or Pour son cosaque Qli'cIIc aimait si fidèlement').

("et amour si «sincérd du jeune couple doit natii- ' rcUemcnt aboutir au mariage, but et rêve secret des dcu4 amoureux.

«11 est temps de couper ton blé, la méie. Car l'épi est si lourd qu'il se penche sur sa tige. Il est temps de marier ta fille, la mère, Car sa voix est déjà tout altérée».

La mère ne s'oppose pas au bonheur de sa fille et n'attend plus que l'automne, moment où le prétendu enverra demander ofliciellement la main de .sa fille; jusque l.i elle s'occupe avec zèle à préparer pour le jeune couple le «nid» le plus tiède et le plus confortable. Des que l:i foire est ouverte, les parents de la jeune fille y achètent un «coffre» à pcinturlurages multicolores; aux jupes antiques, provenant du trousseau de l'aïeule, on joint des jupes toutes neuves, plus élégantes et plus belles; on lait l'acquisition de ducats d'argent doré et de <i colliers» en verroterie de couleur et en corail. La lamille du prétendu se livre également à de grands préparatifs, f^ependant, les deux amoureux ne perdent pas de temps et chaque -:^fois qul'is se rencontrent dans un endroit écarté, ils échan-

iii\n, разноцвЬшыя стсклянныя ir'-gcnt de tendres baisers en roucoi.il.int comme une «paire

de tourtereaux». Tout à coup se lève le jour nOiastc et les «sincères amours» du cosaque et de son amoureuse sont brusquement interrompues:

«Nul n'y pensait, nul ne s'y attendait. Mais voici que les gars doivent partir pour l'armée: Que ceu.\ qui ont des chcvau.4— les fassent vite seller, Que ceux qui n'en ont pas, en achètent au plus vite. Que ceu.x qui ont un lils,— l'èquipent sans retard. Que ceu.4 qui n'en ont pas — louent vite un remplaçant".

Cette nouvelle perce le coeur de la jciiiic lille comme une lame aiguë. C'est donc pour cela que le coucou avait jeté la veille des cris si plaintifs dans le jardin pendant qu'elle le traversait; c'est donc pour cela qu'elle a des songes si ciTrrayants depuis quelques nuits; c'est donc pour cela que depuis quelque temps son bmn bienaimc lui était encore plus cher, tellement qu'elle «n'avait pas assez d'yeux pour le contempler et qu'elle ne pouvait jamais s'arracher de lui». Mais la jeune fille est une vraie fille de l'Ulcraiiie et de son père, un cosaque: sachant bien que le devoir sacré de tout jeune cosaque est d'être le défenseur et le champion de sa patrie, elle s'eiït^rce de refouler .son chagrin, elle s'efforce de prouver qu'elle ne se laisse pas abattre

H Me дукаг ы и к i. i

корал.ювыи «пл.мысгл". Соотв Ьтствеппо с ii этп.мъ дЬлаюгся npiiroTOBaeiiiîi п сь се.мьк жениха. Меж.гу тК.мъ илюблепиые козакь и дивчина не теряютъ даpoMi, пре.мени и, при сстрЬч+, въ како.мъ - нибудь укро.мно.\п. «куючк!'", ци.нуючся ча милуются, «мовъ тп голубьята».

Уси.мъ парубочкомъ у biuci.ko йты:

Острою болью врезывается въ «серденько» дивчины такое ii3BtcTie. Недаро.мъ же ей накануне такт» «жалибнснько зозуля у садочку кувала»; недароыъ же ей так1с зловЬщ1е сны въ поел Ьдн1я ночи снились; недаро.мъ же eii ея милый-чориобрывый такъ любь, такт> .милъ и такь дорог ь ка:!ллся въ rioc\Tfc„Tiiie вечера, что она на него «ды1;ылась бы и не надывылася, мылувала бъ ею и не намылувалася». Но ливчина— пегая украинка; она «спрЛ-.кня» (настоящая') .ючка своего батька-козак'а: зная, какой свяшениьн! до."1гъ лежитъ на всяком ъ .молодомъ козакЬ, какт. заиттник'Ь и оборонителК отчизны, она старается, какъ можно, глубже скрыть свое личное чувство, она силится показать, что далека on, того, чтобы «вдаиагыеь» въ тугу (печаль), и только одна пеныса рпдненька знаетт. ея истинное iiacTpoenie:

Me.ià хату, мела сины

par la tristesse, et seule sa mère chérie sait ce qui se passe réellement dans son .ime:

«Elle balayait la maison neu\e et son vestibule,

Et soudain la voici toute pensive.

Sa mère entra dans la maison neuve

Et se mit à lui demander:

«Pourquoi donc, ma fille chérie,

Soupires-tu si profondément"-"

La question pleine d'intérêt de .sa luére touche la jeune (ille qui n'a pas la force de jouer son rôle jusqu' au bout et avoue à sa mère en sanglotant à quel point la séparation avec son bienaimé est «dure» pour elle; elle supplie sa vieille mère de prier Dieu pour qu'il lui donne la force de .supporter cette dure séparation. Elle ne songe pas une minute que son cosaque puisse préférer de rester auprès «."I.OHbua», тронутая учасглншлмт, вопросомъ своей ' d'elle au lieu de se rendre à l'armée,— non, elle sait que «iieiibKii», не выдсрживастъ до конца своей роли и съ le but le plus important pour tout cosaque c'est de comрыдан1см'ь признаётся матери, какъ «тяжко та важко» , battre l'ennemi au nom de la foi ancestralc et pour la

en ра;!лучаться съ сужены.мъ; она просигъ старую

défense de tout le peuple petit-russien et de

son pa\s

«пеньку» замо.'нш. Бога, чтобы oin, даль силы ne- j natal, l'Ukraine. Elle ne demande qu'une seule chose au реиссти тяжкую разлуку съ милымъ. Дппчина не ! Créateur, c'est qu'il préserve son bienaimé de la balle мечтаетъ о то.мъ, чтобы ея козачснысо, вмГ.сто высту- 1 ennemie et le ramène après la guerre auprès d'elle, sain и.кчпя г.т. 1ЮЙСК0, прсдпочелъ остаться до.ма, возлЬ et sauf. Que de tendresse, d'abandon et d'amour ne proср.осй коханкп, — н'Ьть, она знаегъ, что д.гя всякмго \ digue-t-elle pas à son cosaque pendant les quelques jours K4)3ai;a— первая 1гЬль жизни — dto Eoiina съ пепр1я- qui précèdent leur dure sépanation!.. ге.1Я.ми за прсдковскую вГ.ру, за украинск1й наролъ, I за рпдиу Украину. Она просить Бога только объ плномъ. чтобы Господь затитплъ ея коханпа отъ вр.Г/Ксской ny.in и р-ернулъ его невредимымъ посл'Ь войны «додому». II СКО.И.КО ласки, сколько нЬги, сколько любви выказываетъ дивчина козаку вт. послЬдте дни ихь горькой разлуки!.. Jp

«Mon cosaque, mon bel aimé, Tu vas partir, me laisser seule.

Mon bienaimé, écoute moi donc, Boste encore une heure auprès de moi!

— Je ne demanderai pas mieux, jeune (ille, Que d'en rester deux encore:

Козачсньку, Miii голубе,

II двн зоставаты:

Уже BiucKO высгупае, —

Si'

Па KOIO жъ ты мо.юдую

Хпба смертью постраждаю — любыть nepeciany. j

Тяжко разставаться дпвчпп'Ь со свопмъ козакомт., тяжко п матери смотрЬть па страдац1я своей дочери, II чтобы облегчить пхъ, мать пзбавлястъ свою дочь отъ посл^тппхъ мипутъ разставан1я съ мплымь; вопреки просьбы дочери разбудить ее утромъ в ь день выступлеи1я козаковъ изъ села, мать, напрогивъ того, устраняетъ все, что только можстъ парушагь сонъ ея донькп:

Чомъ меие, моя матшию, рано не збуды la. Ой, якъ тая кунпаи1я съ села выходыла?

Та на коныку похылывся; Ой, iipoHiaft, протай, панове-громадо,

Та вжс жт» менп та ini хустыны

Та вжс жъ мени 1и не носыты, Oii, .хиба за-для славы, козацькоп c.iaubi

Mais vois, l'arniée se met en marclic, — I£t je n'ai pas à perdre de temps...

Comme les boeul's allaient aux champs.

On en vit revenir les brebis.

Et la jeune fille fondit en pleurs Debout auprès de son cosaque,

— Beau cosaque, mon aigle noir Où t'en vas-tu ainsi?

Et moi, pauvre jeune fille, A qui me laisses-tu donc?»

En se quittant le cosaque et la jeune fille Ochangent d'ardents serments de fidélité et de dévoûment éternel et réciproque qui durera tant que "le soleil luira»:

('Les mois et les années auront beau passer,

Cher coeur bieiiaimé, nous nous aimerons tout de même!

— Jeune fille, mon coeur, ma bien douce colombe, Je ne cesserai de t'aimcr que lursque je serai ninrt!»

Si la jeune lille soullre du départ de son cosaque, sa mère souffre également du chagrin de sa fille et pour lui adoucir un peu les derniers moments elle lui évite les derniers ;tdieux déchirants, et quoique sa fille lui ait demandé de la réx'ciller ;'i l'aube le jour où l'armée quittera ic village, la mère écarte au contraire tenu bruit pouvant intern^mpre le sommeil de son enlant:

"Pourquoi ne pas m'avoir réveillée л l'aube, dis ma mère. Alors que les soldats .se mettaient en marche?

— Si je ne t'ai pas réveillé à l'aube, vois-tu, m.i lille, C'est pour t'éviter la peine de voir partir ton liancé,

— Crois-tu donc, ma mère, que je n'ai pas de peine Je suis si faible, mère, q'un .souille de vent me renverse, (jois-tu donc, ina mère, que je ne verse pas de pleurs? J'ai tant pleuré, mère, que je n'y vois plus clair.»

Mais si la mère n'avait jiris aucune mesure préafible pour empêcher sa lille de taire ses adieux л si in liancé, les choses tournaient encore plus tristement:

«Au nwmeilt de se mettre en route et de quitter

l'Ukraine Le cosaque s'inclinait sur .son cheval en disant:

— Adieu, adieu tous, frères et camarades. Je demande pardon à tous ceux que j'ai pu olîenser,— Puis voici qu'il se penche et .salue la jeune lille,

i Sons descendre pourtant de son beau coursier noir.

Et voici la jeune lille qui lui donne son fichu. ' Son beau fichu de soie et tout brodé d'cr.

— Je ne le porterai plus, ce fichu, non vraiment. Je n'aurai plus le coeur de m'en parer sans toi. Mets-le donc sur ta selle, mon cosaque \aleureux,

! Qu'il soit comme un trophée d'amour et de regrets."

En partant pour l'armée, le cosaque priait sa bienaimée

' de ne pas se laisser "aller à sa douleur», de ne pas per-

■ mettre au chagrin d'altérer son "blanc visage», d'avoir foi en lui, en la fidélité de son amour pour elle, lui |iromettant de l'envoyer demander en mariage ofliciellcmein dès

%• qu'il ser.iit de retour:

ОгъЬз'/Каи lib войско, козакъ просмлъ свою ми-'' лую «НС вдаплтысь въ тугу», не омрачать печалью 1 свое «бмлос лычепысо", вЬрить ему, что оыъ иеиз- ] мЬнмо будетъ любить ее п, когда возвратитсбт домо1'|, то НС замсдлптъ 11рнслат1> кь нем спатовт. и «одру- /КЫТЫ1Я» сь нею.

.Муппс.нли.ю ЛИН наступали для дивчины сь отъ- •Ь:;димъ ся кохамиго козака: то она трепеи1етъ за то, чтобы козака не сразила «невирная ку-1м»; то она сграин1тся того, чюбы онь не нанюль «пичои ДИ1;чыны»; 1о она боится за ю, чюбы ея магь, не дождавшись возвраи1еи1Я съ похода козака, не отдала се за другого, боглтаго. но нсмнлаго ея сердцу парубка. Оь оть113домъ козака невесело ди1!чни1; дома, ipyciHo и на улнцЬ. Вь то время |;акъ ея подруги веселятся, поютъ нЬснн, жартуютъ съ козаками, дивчина, убитая ropcMTi, стой г ь вь одиночсствЬ и вспомннаегь о своемт. далеко.\гь милo.^гь, задавая ceôi. воирост., помынтъ ли и о1ГЬ о ней вь дмекой сторон!,, к'ак'ь вспоминас! к она о нем ь h.i Украйнк.

Дивч1Н1а не ошибается въ своихъ .мечтах ь: ея кох.шын козакъ не только вспомннаегт. о ней, но жи- ];ei I,, дьинечт. ею, думаетъ, мечтает ь о neii; одна1,о, С1рашиая даль, раздЬляюшаи его оть коханой тнвчины, иавод1ггь н на него тя'/КК1Я думы:

'Га ни вь день la ни вь ночи.

Ой, ЯКЪ бы /КЬ MClHI, МЫЛ.1,

Сивь ôr.i, унавь бы въ .мылои вь сгду,

Да.1ек1е походы, Tpyini.ie пути, С1рашныя схватки C(j стра1пнымп врагами бьии причиной того, что ко- •.;аки далеко не все1да возвращались въ .\и1лую ихъ сердцу Укрл11ну, подь гЬнь кучсрявыхъ выи1еиъ н подъ «рясные» кусгы червоноГ! калшн.ь Mnorie изт. нихь безвременно н трагично по1иба.н1 въ днкихь сгепяхь оть мкткой вражеской пули или оть верных ь \ даров ь сабель-янчарокъ. И если товаришп не ус1гЬва.1Н выхпашть гЬла убитаго нзь рукъ невЬр- HI.IXT., то «ти.ю его козацькос ôn.ie», брошенное въ открыго!! степи, обмываемое дождемъ, обвГв.темое буйнымь в1.тромъ, .1СЖ.1Л0 до г1-.хь порь, пока нзь г.ызт. |;озака вырост-гль высок1й ковыль, а иромс;кду реберъ вып(Х1за.1а тырса-трава, прнкрывавиктя собой, i'.mI.cto чсрвоной китайки, бляюродиыя кости льнырягероя.

Напрасно ncjc.rh юго дивчина •/K.i.uia возвран1еи1я своею М1ПП10 на Украину: не один ь день весной стояла она вь с.1Д\ ноль ка.ииюю и за.и.мчпво смо-

«Et 1с cosaque est parti.

Par des chemins sinueux,—

Et la tille se mit à pleurer

Et ses larmes coulaient promptes et drues...»

Une vie bien triste commençait pour la jeune fille après le départ de son bienaimé; tantôt elle tremblait à l'idée qu'il pouvait tomber solis les «balles des infidèles», tant()t elle se tourmentait à la pensée qu'il l'oubliait peut-être, pour une «autre», ou bien encore elle craignait de voir sa mère se lasser d'attendre le retour de l'amoureux de sa fille et de vouloir marier celle-ci à un prétendant riche, mais qu'elle n'aime pas. Depuis que son cher cosaque est parti, la jeune fille ne se déride jamais, m ,i la maison ni ailleurs. Pendant que ses comp.agncs s'amusent, chaiitcnt et .se font conter lleurette, elle se tient л l'écart, solitaire, en proie à son chagrin, songeant au bienaimé qui est si loin, se demandant s'il pense ,i clic l.i-bas, comme elle pense à lui ici, dans leur Ukraine.

Cependant les rêves amoureux de la jeune fille ne la trompent pas: non seulement son bienaimé ne l'a pas oubliée, mais encore il ne vit et ne respire que par elle, ne pense, ne rêve qu'à elle seule, mais réloignemeiit lui suggère des idées mélancoliques:

«Je ne puis fermer l'oeil, Ni le jour ni la nuit.

Oh, si j'avais, chère aimée.

Des ailes pour voler,

Si j'avais des ailes d'aigle et des yeux de rossignnl. Je me serais envolé la nuit prés de ma bienaiméc. Je me serais abattu dans son jardin ombreux, Je me serais perché sur la treille et j';turais attendu Que ma bienaimée sorte et me donne la douce joie de

la voir.i'

La longueur des campagnes, les diiricultés du tr.ijet. les luttes terribles contre des ennemis redoutables ne permettaient pas toujours aux cosaques de revenir dans leur chère Ukraine, sous l'ombre des cerisaies et des obiers rouges. Qiiantité de cosaques succombaient prématurément et tragiquement dans les steppes sauvages, .sous les balles ennemies ou sous les coups terribles des sabres recourbés. Et si les camarades n'avaient pas le temps d'arracher le cadavre du mort des mains des inlidéles, la «dépouille cos.aquc» gisait abandonnée dans la steppe, baignée par les pluies, battue par la fureur des vents jasqa';i ce que des herbes poussassent dans les orbites du mort. D'autres herbes, toutes rouges, poussaient également entre les ccites, couvrant les nobles ossements du héros comme d'une espèce d'étofle écarl.itc.

En vain la jeune fille attendait alors le retour de son bienaimé ati pays: elle avait beau, .au printemps, passer des jours entiers dans le jardin, sous l'obier, en fi.xant un regard pensif sur le lointain horizon; elle avait beau planter dans son jardin des pervenches au nom de son bienaimé, pour lui porter bonheur; elle avait beau broder des fichus à son intention... Cependant, voici qu'on voyait revenir un cosaque, puis un autre, un troisième, mais son тр bienaimé à elle ne paraissait toujours pas:

Aiii.i^i>Mi. Укр-11111гк011 CrapitiiM.

•ipli.ia RI, далекую даль; ne олпт. разъ она сажала" пъ саду любысток'ь да xpcmaii,ii"i 6apumioi;b на счастье спосго возлюбленнаго козачсш.к'а; пс одну хустку ома вышпла дли своего коханого... У/КС вернулся съ похода одннъ козакъ, вернулся другой и трет1н, а ся милаго «якъ нема, тай нсмас».

Пншла жъ вона до Kicna, Чорньщсю сгата...

«Mon bicnaimc ne revient pas.

Il ne revient pas, le soleil de mon àme. Que de tristes heures n'ai-jc pas passées En attendant son retour à ma fenêtre.

Longtemps la jeune liUe attendit son cosaque. Tant qu'à la lin elle cessa de l'attendre. A son tour, alors, elle partit pour Kiew, I:t, une fois arrivée, elle entra au couvent»...

Григор1й Саввичъ Сковорода. Grégoire Savviteh Skovoroda.

Съ пмене.мъ Григор1я Саввича Сковороди соедн- ^ Се nom de Grégoire .Savviteh Skovoroda est le nom няется имя малорусска10 г|1илософа, ученаго, по.эта , d'un philosophe petit-russien. en même temps que d'un s.i- II артиста, весьма популярнаю r,i, cuoe время no bcI.xt. i vaut, poète et artiste, qm fut fort connu ,i .son époque d.ms les

слояхъ общества MaлopoccilI, ori. ооразованнат западно-свропейскп пана п до no.iyrpa.Moiiiaro селянина. Родиной Гр||1ор1я (Саввича Сковороды было село Чернухи, к1сг.скаго на.м'Ьстннчестпа, лубсискмго

sphères les plus diverses de la .société petitc-russienne a commencer par les nohles ayant reçu une instructiont tmit européenne et à finir par le paysan à demi-illettré. Skovorod.i est né au vill.agc de Tchernoukhi (lieutenance de Kiew. arroiv

округа, rat жили его родители, люди простого ко- | di.ssemcnt de Louhensk); c'est là qu'h.abitaient ses parents, de зацкаго зван1я, разумеется, 61vtHaio лостапса n про- J simples cosaques, pauvres et simples d'àme. «Né pauvre, de

стыхъ 1Ю11ЯТ1Й. «Одъ бпдныхт. бндный я родывся. нужду пидклЛвъ, нуждою вскрывся" — моп. бы по справедливости сказать о ссбЬ Сковорода. Ivro, какт. и въ какой степени вл1ялт. на малснькаго Сковороду въ смысл!, развштя пъ пемъ страсш к ь BucoiaiMb стремлсн1я.мь и иаукЬ — нсизвЬспю. llsctcnio липп.. что уже вь очень раннее время у мальчика обнаружилась страсть ВТ) одно и то vKe г.ремя кт. музык1., иЪныо II иаук1., нсл"Г.лстп1с чего мальчпкъ холилъ пъ церковь, становился кт. дьячкамт. па клиросъ и полпЬва.гь пмъ. Страсть кь музыкЬ вырази. laci. m. это время у мальчика тЬмт., что онъ пача.гь трать

parents pauvres, .Skovoroda aurait pu dire en toute justice de lui-même qu'il avait «lié un pacte avec la misère». Quelle lut l'influence qui inspira à Skovoroda-enfant des aspiration-, élevées et le goût de la science,— à quel degré et comment cette inlluence lut e.\ercée,— on l'ignore. Toujours est-il que le petit garçon manifesta de fort bonne heure un .uiiour passionné pour la musique, les chants religieux et la science; il s'en allait à l'eglisc, se mêlait au choeur des chantres et joignait sa \oi\ aux leurs. S.i passion pour la musique .se manifesta par de continuels exercices sur le chalumeau qu'il remplaça plus tard par la llùte. Quant à l'amour de l'étude, ils eut aussi sa ina-

iia comi.iKi (или дудк-Ь), которую впослЬлств1|| за- nifestation: de très bonne heure, sans qu'on sût qui le lui мЪнилъ флейтой. Любовь къ наукЬ ск-аза.ысь въ avait enseigné, il avait appris à lire et à écrire, passant цсмъ ткмъ, что опт., также очень рано, нсизвЪстно ; souvent des heures entières dans un coin de I.i cabane y кого научился читать и писать и просижив.тлъ | p.atcrncllc л apprendre par coeur des passages entiers dans нерЬдко по цкпымт. часа.мь въ к'аком ъ-нибудь углу i un livre. Quelquefois il s'en allait au fond des bois et своей хаты, выучивая что-нибудь изъ книжки на- s'y plongeait dans de profondes méditations, résolvant à изусть. Иногда же, покидая xaiy, онъ ухолнлъ въ .sa façon maintes questions sociales et abstraites. чашу л hca и тамъ предавался размишлс1пямъ, р-1',шая ]'.п )iréscnce de ces dispositions particulières, mani-

по-своему различные -/KnTcncKie и отилсчснпыс во- festée par le petit garçon, son père le plaça dans ГЛсапросы. demie théologique de Kiew où l'enfant donna des preuves

Особенная склонность кь паукЬ, обнаруисенная ; de facultés peu communes, en même temps que d'une мальчикомъ, была причиною того, что отеиъ отдалт, '. voix-fort agréable. Cette dernière ciionstance lit qu'on le его для научен1Я въ к1евскую духовную академ1|0. , transféra bientôt de Kiew à St.-Pétcsbourg pour y fane Въ акадсм!!! мальчикт, обнаружил ь педюжииныя спо- , partie de la chapelle de la cour de l'Impératrice Elisabeth собности II BMtcrt съ тЬмт. необыкновенно пр1ятный Pctrowna qu'à cette époque déjà on formait surtout de юлось, который скоро привель его къ тому, что .^•. chantres choisis parmi les pctit-russiens. Skovoroda resta

113 ь KicBs сю забрали иъ Петсриургъ. въ придвор-* chantre pendant deux on trois ans et ensuite on le retrouve пую капе.1лу императрицы Плпзавсгы Петровны, на- de nouveau л Kiew en I7-14> où il vint л la suite de нолнявшуюся уже bi. то время главнымъ образомъ ! l'Impératrice Elisabeth Pctrowna qui visitait Kiew. Skoголосамн n?.T. .\ia.iopocciii. voroda réussit à obtenir sa démission, tout en gardant le

Вт. ntB'inx 1. Сковорода состоялт, около лвухь или трехт. л1,ть, иослЬ чего снова очутился въ KieBh.

titre de premier cliantre de la cour, faveur qui n'était accordée qu'aux chantres les plus remarquables, et il rentra

Вт, 1744 году Kicm> пoctтnлa императрица Елиза- à l'Académie théologique pour v terminer ses études. A пета Петровна, и m, числЬ си придворнаго штата l'Académie il se mit à étudier l'hébreu, le "тсс, le latin.

билъ Сковорода. Сковорода получплъ увольнен1е съ чино.чъ придворнаго уставщика, дававтагося самымъ сиособнымт. 1гЬпчимъ, и ВТ, этомъ зван1)1 снова поступилъ въ духовную академ!ю для 0K0H4aHifl учен1я. Тутъ онъ училъ — еврсйск!» языкъ, гречсск111, датинскчй, краснорЬч1е, фплосо(|)1|0, метафизику, естественную истор1ю, богослогле. Занимаясь усердно всЬмп названны.ми науками, Скоиорода далскп. билъ, однако, оть мысли поспяшат!. себя въ духовное зван1с, и потому, выйдя 1кзь академ1и, избралъ ceôt другой путь. Ему хот-Ьдось, во что бы то нн стало, продолжать свое образоваи1е помимо академ!и. Счастливый слу-

.léloquence, la philosophie, la métaph>-siquc, l'histoire naturelle, la théologie. Tout en se livrant avec acharnemctii à toutes ces études, Skovoroda était cependant bien éloigné de l'idée d'embra,sser la carrière ecclésiastique et il choisit une tout autre voie à sa sortie de l'Académie. Il voulait, coûte que coûte, poursui\Te ses études sans v mêler l'Académie. Un heureux hasard lui vint en aide. Le générl-major Vichncvsky venait d'être chargé d'une mission de toute confiance en Hongrie et traversait Kiew, en se rendant de Saint-Pétersbourg au pavs où l'appelait cette mi.ssion. Il avait besoin d'être secondé par un homme d'église, versé dans les questions de théologie et de chant

чай помогъ ему въ этомъ. Пзъ Петербурга въ Вен- ■ liturgique, et qui possédât en outre l'allemand et le latin. гр1ю отправдент. былъ, съ различными полномо- On lui désigna Skovoroda et celui-ci partit avec lui pour ч{ямн, генерал ь-ма1оръ BninucBCKin. Генералу Виш- l'étranger. Skovoroda visita Vienne, Ofcn, Prcsbourg et Невскому понадобился uepiionmiin., г'.навипй устапъ, | plusieurs autres villes d'Autriche et de Hongrie, où il lui ni. nie и ионимавппй ио-пЬметчИ и ио-латыни. Виш- ' lut donné de voir et d'entendre de vénérables piiilosophcs невскому указано было на Сковороду, и вотъ Ско- ' et savants, А son retour dans sa patrie Skovoroda apprit ворода отпрашяе ГСЯ со свои.мъ патрономъ за границу. ' que depuis longtemps déjà ses parents étaient descendus 3a границей Сковорода побыпалъ въ Bi.iit, Офсн-fe, ! au tombeau.

ПресбургЬ и нЬкоторыхъ другихъ городахъ Австро- Benrpin, въ которыхъ вид'клъ и слушалъ пзвЬстныхъ (1)илосск|юпъ и учсныхт.. Изт.-за границы Сковорода возвратился прямо на родину, но тутъ узнадъ, что его родители давно уже сошли въ могилу.

Простившись сь родными мЬстами, Сковорода направился въ г. Персяс1аг>ъ, куда пригласилъ его егшск-опъ Ннкодимъ Срсб1ишк1й для зaнятiя мЬста \чителя noasin. Въ качества vчIlrcля по:)31п Ско-

Skovoroda lit ses adieux au pays natal et prit le chemin de la ville de Péréîasiaw, où l'évêque Nicodéme Srebnitskv lui proposait de remplir l'emploi de professeur de poésie. Pendant qu'il exerçait son emploi, Skovoroda composa un «Manuel de la poésie", mais les innovations qu'il y avait introduites déplurent л .Monseigneur et suscitèrent entre lui et Skovoroda un mécontentement réciproque; l'évêque exigeait que les belles-lettres lussent enseignées à la vieille mode, mais le professeur n'était pas de son avis et lui

ворода составилъ «Руководство о поэз1и>>, но ввелъ | répondit par le proverbe latin: «Alia rcs sceptrum, alia въ нсмъ 1ак1я новшества, которыя не понравились I plectrum», c'est-à-dire que la crosse épiscopalc est une пладьИчЬ и вызвали обоюдный нeyдoвoлIA:твiя: п.ы- chose, mais le chalumeau du berger en est une autre. A дглка требовалт. прсг10да1;ан{я словесности по crapimb, ' la suite de ce dillerend Skovoroda donna sa démission et HO преподавате. И,, ne соглашаясь с-ь нимъ, oтвtтилъ i entra en qualité de précepteur dans la niai.son d'un proсму латинской пословицей: «Alia rcs sceptrum, alia | priétairc petit-mssicn très connu, Etienne Tamara, qui avait plectrum", T. e. иное дЬло Г1астырск1й жезл ь, а иное | un fils.

пастуии.я С1:ир1,.и., и посл1. того сложил ь съ себя ; Mais dans les commencements Skovoroda ne s'enten- 3Bauic учителя nojsin и иерсшслъ, въ качеств!, до- j dit pas non plus avec Tamara dont la morgue était telle машняго учителя, къ сыну извЬстпаго малоросс! йскаго ; qu'il ne daignait presque jamais adresser la parole au préпомЬшика, Стеиапа Тамары. ccptcur. A la suite d'un conflit violent avec Tamara,

Ha иервьи"! разъ, однако, С|;опорода, не сошелся и съ паномъ Тамарой, которьи'| отличался .такою на-

Skovoroda quitta sa maison et partit d'.abord pour Moscou et ensuite pour la laure de Saint-Serge. Mais l'amour que

дмснмостью, что почти ник-о1да не удостаивэлъ сво- ■ Skovoroda portait л son pays natal le ramena en Ukraine: ммъ ра:<1опоро.\гь учителя. Пос.гЬ ptmитcльнaгo столк- une fois là, cédant aux conseils de ses amis et aux instantes новеи!я съ Тамарой, Сковорода оставилъ его домъ 1 prières de Tamara il consentit à reprendre son rôle de и ОЧУТИЛСЯ сперва въ Москва, потомь въ Троицко- I précepteur du jeune Tamara. A partir de ce moment

des rapports admissibles s'établirent entre le vieux Tamara et Skovoroda. Fasciné par les beautés de l'admirable nature méridionale. Skovoroda sentit s'éveiller en lui l'inspiration poétique et il écrivit sa première pièce de vers: «Pendant que tu foules le sol de la terre, lève tes re-

МСНИ межл\' старым!. Тамарой и Сгсопородой усга- égards vers les cieux!« Lorsqu'il lut ses vers au vieux

11Л11С1, ôo.it.c lum мспЬс чсло1'Л-.чоск1Я о rHomciibi.'t' Tamara celui-ci dit au nouveau poC-ic d'un ton pOncirc:

O'iapou.inmjM к-рас(ггам11 мягкой К'жнорусской природы, Сковорода почувспюиаль въ себ!; uoiiu'ieci;oc вдо.\но1:ен1с и напмсалъ первое свое стихотпоpoiiie «Холя на землЬ, обращайся на небссахь». Когда ноэтъ прочпталъ свое стнхотворен1е старому ТамарЬ. то Тамара съ чумсгвом!. сказаль ему: «Лругь Moii, Г)оп. благословпл'ь тебя даромп. духа н слова». Особиц подъемъ духа, полнмеское тпорместео, созерцате.и.нос Hacipoeiiie были причиной того, что Сковород!; начали во сн1. являться различный видЬн1я. Когда онъ засыпал I., то ему «снились napci;ic чертоги, наряды, музыка, пля(:ан1я; гамъ любяннес! чо uluu, то въ зеркала смогрЬлись, то б!.гали изк ио1чОЯ въ ПОКОЙ, снима.п1 маск'и, садились на богатыя иосгсли. Пзъ иарскихь чертоговъ попела меня сила кь иросгому народу. Люди шли по улип!., со ск.чяиницами въ рукахь, шумя, веселясь, шатаясь, пакжс и любовныя л1;ла ср<>д1и.ьмь ссб1; образо.мъ происходили у нпхъ»...

lÎM'Iicrh сь ,iapoM ь по )та у Сковороды въ эю же

«Dieu t"a béni, mon ami, en t'accordant le don de l'e.sprit et celui du verbe». En proie ,i l'extaitation particulière propre au don poétique, toujours plongé dans l.i contemplation d'un idéal supérieur, Skovoroda eut bientôt des visions. En s'endormant il rêvait de «palais, de ricbes \ éléments, de musique, de belles dames; les palais étaient remplis d'aïuoureux qiii cliantaient ou se mir.iient dans les glaces, ou passaient en courant d'une piéi^e dans tine autre, se déma.squaient, se reposaient sur des lits somptueirx. La nu me force mystérieuse qui m'y av.ait amené me conduisit de ces palais dans le milieu du peuple. Dans les rues je vis des hommes marcher en tenant des bouteilles, bruvant^, t;ais, titubants, et chez eux comme là — bas l'amour ne perdait pas ses droits...')

Simultanément avec le don poé'.'que, Sl;ovoroda m.inilesta des vertus ascétiques il n'absiirb.ut quelque nouniture qu'une fois par jour, le soir après le coucher du soleil, ne mangeait que des légumes et du laitage, mais jamais de viande ni de poisson, ne dormait que quatre heures par jour, se levait avant l'aube, se couchait à

время обнаружились и своисгва аскета: пшиу онъ ' minuit, mais nonobstant tout cela demeurait «toujours gai иринималп. только вечеромь, по заходЬ солнца, Ьлъ vaillant, et plein de bonne humei;r, causeur, aimable,

только OBOHiH II .молочный о иода, мяса и рыоы вовсе lie употрсблялъ, спалъ только 4 часа въ сутки, всгавалъ до зарн, ложился въ полночь и при все.мъ томъ «былъ всегда всселъ, бодръ, подвиженъ, воздержен ъ, благодушенствуюшъ, словоо.чотсиъ, пзъ всего выводяш1й нравоучен1е и почтптелснъ».

sachant de toute chose dé-gagcr une moralité»

L'éducation du jeune Tamara terminée, Skovoroda quitta

pour quelque temps la Petite-Russie et partit pour la prn-

vinc de Koursk. 11 choisit pour résidence Starit/a, un des

villages les plus pittoresques de la province de Koursl;.

dans le district de Belgorod, aux bords du haut Donet/.

village environné de forets séculaires, vierges, inextricables.

Il s'y livrait à de profondes méditations, scrutant tous les

tréfonds de sa propre àme et il y écrivit quelques ouvrages

de philosophie.

F.nsuite Skovoroda se rendit dans la ville de Kluukow

où il lit, entre autres, la connaissance d'un jeune proprié-

ственными, дремучими л1-.сами. Сковорода зас1..1Ъ на j taire foncier Kovalsky, dont il devint bientôt le maitre нЬкоторое время, предался глубокимъ размышлсн1ямъ, et l'ami. Cette amitié dura jusqu'.i sa mort. «Le jeune

homme, élevé jusqu'ici en partie par des rhetoriciens d'une instruction insulhsante et en partie par des moines, prêta Пзъ села Старины С|;оворода переЬхалъ въ го- une oreille avide à son nouveau m.iitre. Les premiers préродъ Харькогл. и тамъ между ирочпмъ познакомился ' tendaient que le bonheur consistait dans le bicn-étrc, les cb молодымъ по.мЬшпко.\п> KoBxnuiCKUMb H скоро riches vêtements, les distractions et les fêtes. Skovori)d.i сд'Ьла.1Ся его наставником!, и другомъ до самой lui enseignait que le bonheur consistait à limiter ses désirs.

л savoir .se dompter et à accomplir laborieusement son devoir. En outre ia vie même et les actions de Skovoroda

монахами, съ жалнос! ью сталъ DCiviuiinai ься ni. слова ne faisaient que confirmer ses paroles. Son disciple étu-

diait sous sa direction ses auteurs préférés de l'antiquité: Plutarque, Fiion, Cicéron, Horace, Lucien, Clément, Ori-

Сковорода говорптъ, что счастье — orpaHirieiiie же- ' gêne, Denis l'Aréopagyte, \ilus et .Maximele Confesseur. ла1ПЙ, обуздаН1е uo.ui u трудолюбивое iicnpaB.ieHie En même temps ques les anciens on étudiait les nouveaux долга. Вдобавокъ къ этому, словамъ Сковороды auteurs».

отвечала и жизнь его и его дЬла. Ученнкъ нроходп.1Ъ i (lette vie si à part, ces talents variés, cette intégrité съ нимь любимыхъ древнп.чъ авторовъ: Плутарха, et cet extrême ascétisme rendirent bientôt Skovoroda 'l'iKioHa, Цицерона, Горашя, Лук1ана, Климента, Ори- l'homme le plus populaire de Kharkow, tant dans les leiu, Д1оиис1я Ареоиагпта, Пила и Максима Пспов1>д- cercles des gens du monde que dans le peuple. Comme инка. Новые писагелп ш.ш съ ними рядомъ». il jouissait d'une bienveillance particulière de la part du

Своеобразная жизнь, разнообразность дарован1й, i gouverneur de la ville, Skovoroda aurait pu obtenir une неподкупная честность, особый аскстизмь были при- ' position stable, mais il n'y songeait même pas: il se li- Ч11НОП того, что Сковорода скоро сдГ.лался iiony.uip- vrait à présent avec passion au chant et.i la musique, пЬйишмъ человГ.комъ въ город1. Харьков!, какъ^^- passant du violon à la llùte, de la pandovire au lympamm

среди люден высокаю иоложсшя CToli массы. Пользуясь самы.чъ благосклониымъ випiiaiiie.Mi. Mi.cinaro губернатора, Сковорода мог ь бы упрочить себЬ надежное 11оло;кеп1е въ чннопнпче- CKOi'i слу'/Кб'Ь, но оиъ далскъ былъ отъ этого: теперь опь сь особенною страстью предался пГлию и музыкЬ, при чсмъ пгралъ попсрсмЬпно на скрн1н< Ь, с1)лснттравсрсЬ, бандур!., гусляхъ н сопнлк'!;. Въ пгр1'. иа coHiLiKt онъ достнп. не только артнстнчностн, а даже Енртуознос1п: удаляясь по вечерамъ въ pouHi, опь внимательно вслугнивался тамъ въ nl.iiic птпць и потомъ артистически псредавалъ его на такомъ, слин1комъ нссложиомт,, мульпильном ь HHCrpy.MClnl'., какь сопилка. «Сонилка была неразлучною спутницею его; переходя п:п, города въ городь, изь села въ село, по дорогЬ опь всегда или и Ьл1,, или, bi.iпувъ изъ-за пояса люб1ь\и1пу свою, наигрывал i. на ней свои нечалгныя с[зантаз1н и снмс[юн1и1>.

Въ 1766 голу Сковорода, по представлен1ю mLctнаго губершпора, назпаченъ былъ прсиодавателемъ «праглмъ благонрагая» въ харьковское училище. Въ руководство ученикамъ онъ написалъ сочинен1с «Иача.н.ная дверь кт> хрпст1анскому добронрав!ю для молодого шляхетства Харьковской губсрн1н». Это сочпнен1с сдЬлало большое впсчатлЬн1е. Но въ то время какъ одни восторгались эгимъ сочннсн1емъ, друг1е приходили отъ него въ неголован1е. Негодоliaiiie нослЬдни.чъ enie бол Le возросло нослЬ nepBoii леки1н преподавателя. «Весь м1рь снпгь! говорилт. лскторъ. Да ешс не такъ спитъ, какь сказано: anie уилдечъ не розб1ется; сннтт> глубоко, прогянувншсь, будто ушибленъ! А наставники не только не iiptjбуживаютъ, но cnie ноглажнваютъ, глаголюн1е: спи, не бойся, .чЬсто хорошее... Чего опасаться?..» И написанное сочннсн1е и пронзнессниая лекц1я вызвали иъ сред'Ь учителей и охранигелен гнкольпььхт. порялковъ ц1ч1ый псреполохт., сл'1.дств1емт> чего было от- CTpanenie Сковороды оть должности учителя н добровольное удале1нс его иъ глухое и лЬсное им Lnie нановь Земборскпхт., близь Харькопа.

Г1иск'ольк"0 НС сокрупыясь потерей мГ.ста, Сковорода, СН.1Я въ naci.Kb им t.nin Земборскихь, наннсалъ два 11^нлосо1|)Скнхъ сочннеи!я «Илркнзь, познай самого Себя» и «Книгу Лсхань о нознан1н себя».

Оставнвт. HMi.iiie Земборскихт. и посЬтнвт. ni;сколько селъ и городовъ (между прочимь городь К1евъ), Сковорода въ концЬ концопъ снова явился въ слободскую Украину, т. е. теперсннпою Харьковскую губсри1ю. «Въ это г.ремя Сковород!; было уже 5 3 года, говорить одинъ нзъ его б1огра<1ювъ; а онъ ионрсжпему былт. такой же безиечньн!, старый ребсliOKT), такой /КС чудакъ и охотннк'ь до уедпнсн1я, та1>()й же мыс.нггелг и неиос!,да. Съ этого времени Ячизиь его уже приннмастъ вндъ постояиныхъ персходоы>, стране гвован1й 1г1.нн<омъ за согни версгъ н краткпхъ ОТДЫХОВ!, у нсмногн.хт., к'оторыхъ опъ .нобиль и которые гордились его пос1;н1еи1ями... Въ Kpainieii 6!uhocih переходнлъ Сковорода но Украйн!., пзь одного дома въ другой, училъ д1,1ей нрнм1,ром ь непорочной ;кизни и зрЬлымъ иастзвлен1емь. Одс/кду ^^tait en route

такъ и среди npo-*et au chalumeau. 1{п ce qui concerne ce dernier instiuuient il y acquit une véritable virtuosité: il s'enallait le soir dans les boca.^es écouter atteiuivenient les chants des oiseaux qu'il imitait ensuite sur le chalumeau, cet instaiment musical si simple. «Le chalumeau était son compagnon inséparable; cheminant de ville en ville, de village en vill.v^e, il ne cessait de jouer et de chanter. Tirant de dessous sa ceinture son instrument i;tvori, il exécutait ses mélancoliques improvisations et même des symphonies entières».

Пп 1766, sur la repésentation du gouverneur. .Shovoroda fut nommé professeur «des bonnes moeurs» au collège de Kharkow. Il écrivit pour ses élèves un manuel portant ce titre: «Leçons élémentaires des bonnes moeurs л l'usage de la jeunesse noble de la province de Kliarkow". Cet ouvrage fit .sensation. Mais, pendant que les uns s'enthousiasmaient, d'autres étaient indignés contre l'auteur. L'indignation de ces derniers ne lit que croître après la première leçon du nouveau prolesseur. « Le monde entier est plongé dans le sommeil! disait ce prolesseur. Et ce n'est pas le summeil dont parlent les écritures et dont on se réveille sans se faire mal; non, il gît tout de son long, comme un blessé profondément assoupi! lit au lieu de le réveiller, les maîtres passent doucement la main sur lui en disant; dors sans crainte, la place est sûre. Л quoi bon travailler à son salut?!.» Tant l'ouvrage écrit par le professeur, que sa leçon alarmèrent le monde des prolesseurs et des préposés à la garde des règlements scolaires, et tout ce bruit eut pour suite la révocation de Skovoroda de son poste. Skovoroda se retira de son propre mouvement dans une propriété .sauvage, entourée de bois, aux environs de Kharkow, appartenant à la lamille des Zemborsky.

Nullement atlecté de la perte de sa position, .Skovoroda, au milieu des nombreuses ruches d'abeilles de la propriété des Zemborsky, écrivit deux ouvrages de philosophie, portant les titres suivants: «Connais toi toi-même, Narcisse», et «Comment il faut l'aire pour se connaître soi-même.»

Après avoir séjourné pendant un certain temps dans le bien des Zemborsky, Skovoroda partit, visita plusieurs villages et villes, (entre autres Kiew), et finit p:ir revenir en Ukraine. «A cette époque Skovoroda était déjà âgé de 53 ans, dit un de ses biographes; mais il était toujours aiussi insouciant, un véritable vieil enfant, toujours original, amoureux de la solitude, toujours penseur et nomade. A partir de ce moment sa vie prend un caractère de perpétuel vagabondage; il parcourait Л pied des centaines de verstes ne laisant que de courtes haltes chez les peu nombreux amis qu'il allectionnait et qui étaient fiers de l'héberger... Très pauvre, Skovoroda, pérégrinant de village. en village servait d'enseignement vivant pour les enfants par la pureté de .sa vie, et il leur inculquait les mêmes préceptes que cc\.K qu'il suivait. Son costume ne se composait que d'un simple sarrau gris; il ne se nourissait que des aliments les plus grossiers. Les femmes ne l'attiraient nullement; il accueillait tous les ennuis avec une indillerence absolue. Lorsqu'il était resté quelque temps dans une maison amie où il dormait la nuit, — en été sous un arbre, en hiver — dans l'écurie, il prenait avec lui sa bible en hébreu, fourrait son chalumeau drns ,sa poche et se n.itusqu'à ce qu'il se décidât à une nouvelle

Скитаясь повсюду съ посохолгь въ рукЬ и ст. сумой за плечами, ироиовЬдуя иездЬ— и въ иолЬ, и В1. дсревпяхъ, и въ пасЬкахт>, и въ иомкшичьпхь домахъ, Ск'оворода окоичилъ свои дни октябри 29 дня, 1794 гоЛа, ni. сел h 11ваиовк1; Харьковской губернЙ!, Богодухопскаго у'1.зда, hmIuIh друга своего Копалннскаго.

О поел Ьдиихт. Mmiyiaxb жизни Сковороль! уче- Ы1,1Й II. II. Срезнсг.сктй говорить сл'Ьдуюшсс: "Въ деревн!; у иом"Ьинн<а Ковалинскаго небольшая «кимнйтка", ок1!ами вт> садъ, отдельная, уютная, была посл'Ьднимъ его жилин1емт.. Вироче.мъ, онъ бысалъ въ ней очень рЬлко; обыкновенно или бссЬдопа.чъ съ хозяиномъ, так;ке С1арикомъ, добрымъ, благочестиш.гмъ, или холнлъ по саду и по поляиъ. Сково-» рода до смерти не переставалъ любить жизнь уединенную и бродячую. Быль прекрасный день. Къ помещику собралось много сосЬдей погулять и повеселиться. 11ослу1иать Сковороду также было въ предмстЬ. Его век любили слушать. За обЬдомъ Сковорода былъ иеобыкновснно вссслъ и разговорчпвъ, даже шутиль, разсказывалъ про свое былое, про свои С1ра!1ств1я, испытан1я. Изъ-за обЬда встали, будучи Bci, обворожены его 1;раснор1,ч1емъ. Сковорода скрылся. Онъ иошелъ въ садъ. Долго ходилъ онъ по излучистымъ т ройникам ь, рвалъ плоды и раздавалъ ихъ работавши.мъ мальчикамъ. Такъ прошель день. Подъ вечеръ хозяинъ самъ пошелъ искать Сковороду и наи1с.п. его подъ разв+.систой линой. Солнце уже заходило; послЬдн1е лучи его пробивались сквозь чаи1у лнстьсвъ. Сковорода съ заступомъ въ рукЬ рылъ яму — узкую, длинную могилу. «Что это, другъ Ppinopin, чЬмъ это ты занять?» сказалъ хозяииь, подошедши къ старцу. «Пора, другъ, кончить crpaucTBic!» отв;1пт1Лъ Сковорода: и такъ Bct волосы слст1-,ли съ бЬдной головы отъ исгязаи1й! «Пора успокоиться!» — «П, братъ, пустое! Полно шутить! Пойдемъ!» — «Иду! но я буду просить тебя прежде, мой благодЬтель, пусть здЬсь будс! ь моя послЬдняя .могила»... II пошли въ домь. Сковорода не надолго m, ис.мъ остался. Онъ пошелъ пъ «кимнатку», перем'Ьнилъ бЬлье, помолился Богу и, подложивши иодь голову СВИ1КИ (т. с. рукописи) свомхъ сочинен!» и сЬрую свитку (г. е. верхнюю одежду), легъ, сложивши на-крсстъ руки. Долго его ждали къ ужину. Сковорода не являлся. На другой день утро.мъ къ чаю тоже, къ обЬду тоже. Это изу.мило хозяина. Онъ решился войти въ его комнату, чтобъ

halte. Un ne le \it jamais qu'à pied en loLitc .sai.soii, et jamais il n'acceptait une rémunération quelconque, sous quelque forme qu'on la lui oiTrit.

Toute la vie de Sl;ovoroda s'écoula ainsi en pérégrinations; le bâton à la main, une besace sur le dos, il parcourait champs, villages, métairies, propriétés seigneuriales, préchant partout où il pouvait. Il mourut le 29 octobre 1794 dans le village Ivanovka, (province de Khaikow, district de Bogodoul;hovo), dans la maison de son ami Kovalinsky.

Les derniers moments de Skovoroda sont contés comme il suit par le savant J. Sre/nevsky: «I-c dernier endroit où il séjourna fut une petite chambrette isolée et eonf irtable, aux fenêtres donnant dans le jardin de Kovalinskv; D'ailleurs il y restait rarement, passant généralement son temps à causer avec le maître de la maison, un vieillard comme lui, bon -et pieux, ou bien à se promener dans le jardin et dans les champs. Skovoroda nima jusqu'à la lin la vie solitaire et nomade, (^cla se passait un jour que le temps était radieux. De nombreux voisins s'étaient rt'unis chez Kovalinsky; le temps était Oi;cupé par des distractions champêtres et des promenades. On se faisait en outre fête d'entendre Skovoroda, car tout le iiKjnde aimait ses sages paroles. A dîner Skovoroda fut excessivement gai et éloquent, même enjoué, narrant des épisodes de son passé, ses voyages, les épreuves qu'il avait traversées. Tout le monde se leva de table charmé de son éloquence. Skovoroda s'éclipsa discrètement et descendit dans le jardin. Il se promena longuement dans ses sentiers sinueux, cueilhuit des fruits qu'il distribuait ;'i des gamins qui travaillaient dans le jardin. L;i journée s'écoula ainsi, ^'ers le soir le maître de la maison se mit luimême ;'i la recherche de Skovoroda qu'il découvrit sous un grand tilleul. Le .soleil se couclKiit déjà et ses derniers rayons perçaient la voûte épaisse des teuiUages.

L'nc bêche à la main, Skovoroda creusait un trou, une espèce de fosse longue et étroite. «Qiie fais-tu donc la, ami Grégoire?» dit le maître de la maison en s'approchaiu du vieillard. «Le moment est venu, ami, de terminer mes pérégrinations: je n'ai déjà plus de cheveux sur ma pauvre tête endolorie par tant d'épreuves! Il est temps de me reposer!» — «Sornettes, mon cher ami! Trêve de pLiisantcrics! Viens!» — «Soit, je te suis! mais je te demande d'abord, mon bienfaiteur, de consentir à ce que cette fos.se me serve de tombeau...» Puis ils rentrèrent dans la maison. Mais Skovoroda ne resta pas longtemps avec tout le monde. Il se retira dans sa «chambrette», y changea de linge, fit .sa prière, et composant une espèce d'oreiller des manuscrits de ses ouvrages et de son sarrau gris, il y posa sa tête et s'étendit, les mains croisées sur la poitrine. Longtemps on l'attendit à souper. Skovoroda ne parut ni à l'heure du thé, ni à celle du diner. Cela surprit le maître de la maison. 11 se décida à entrer chez lui pour le réveiller, mais il trouva Skovoroda inerte et déjà glacé...»

Avant de mourir, Skovoroda avait ordonné qu'on l'enterrât aux environs du bocage et de l'enclos où l'on battait le blé, sur une hauteur et qu'on trac.'u sur sa croix l'inscription suivante: «Le monde a tenté de s'emparer de inoi, mais il n'a pu y parvenir».

Candide, désintéressé, bon, loyal à l'extrême, indé-

ра:;оуд1т. cm; un Скопородл лс;к,1Л i. уже холодный, * pendant plein de fraiicliise, poète et artiste dans l'àme comme <)i;ocTeiiL.-Ti.ni»... I dans la réalité, penseur et moraliste, Skovoroda vécut bien

Einc pain. me кончит.! (лсоютрола .;а1',1.П1ллъ гтрсдагь его iiorpcûctiiio па 1ю:;в1дшетю.мъ .mLctL, блпзъ pomii и I умна, псдЬлап. падгшс!. па крест Ь: «.\11ръ лобплъ Меня, но НС гюималь».

Чпстосердечтлм, 6e:iKopucim.ni, доор1,111, Mecnibii-

plus pour les autres que pour lui-même; il disait la vérité en tacc à tout le monde; il mourut sans rei;rcttcr un seul instant d'avoir mené cette vie errante. Le peuple de l'Ukraine vénérait Skovoroda; ce n'était pas un homme ordinaire aux veux des simples, mais un juste, dont les paroles et les

mm, незаипсииьт, oi icponeiiHijii, иоп'ь ii артистъ пъ chants et la merveilleuse musique «endormaient» les blcsдуш1. Il на дЬ-ч!., мислпгел!,, моралнсгь, ГригорЮ , sures de coeur et de l'àme des malades, des orphelins, des CaiiiiiiTi. Скопорода жиль болГ.с д.1И друшх!., нежели , déshérités et des misérables. Le peuple et surtout les bardes дли ccôii; oii[. гопорилъ людя.мъ праг.ду г.ъ глаза и ■ aveugles, joueurs de pandoure, connaissent jusqu'à nos умерг., писиол|.|;о не >1слл1,я о crpannn'iecKoii жизни , jours Skovoroda par les psaumes et les chants qu'il a comcnoeii. Простой yi;paHHCiviii народт. пмсоко нкнплъ ' posés et qu'on chante toujours aux foires, aux bazars, dans

les rues des villes et des \illages. Le plus populaire de ses chants est celui des «moeurs et des droits».

слопо.мъ, и споими и1.сия.\и|, и ci;oeii дивно!'! nrpoii

ciipi.ixT.. ооижеиныхъ и уГюгихк. lime и геиерь про- | Chaque ville а son esprit qui toujours y fait loi,

стой народт., въ особенности сл'Ьицы бандуристы, ; Chaque coeur а son amour et chaque àme a sa toi.

хорошо знаюгь Сковороду по тЬмт. псалма.мъ п irbc- [ Chaque palais humain a son goiit bien distinct.

«A ciiaque ville — ses moeurs et ses droits,

Н5К\1Ъ, которые онь сочннилъ и которые распЬваютъ TCiiepi. па яр.марк'ах!., на базарах!., на улниахъ городовъ, селъ п деревет.. ILn. псЬхъ такгкхч. nt.cem. наибо.гЬе гюну.шрная iil.cir,i о «правах i, и иравлхъ»:

Всяко.му городу нрав1. и праг.а, Всяка нм1,етъ cboii у.мв голова.

Нсяко.иу сердцу своя есп, .hoôoim., Всяко.чу горлу CBoii eciT, вкусь каковъ. А мпЬ одна юл^ко пъ cbLtL ду.хка, А .\ml. одно ТОЛ1.КО не йдстъ съ у.ма. Петр!, для ч!1по!!1, y!vii,! !!а!!С1чте треп., ЭеД!.ка !;y!ieir!, iipii арн!!1п1, все ллсстъ.

ТоГЪ С1рО!1ТЪ Л,о.\1 I. C!!oii !!а !!ОВЫ!1 .ма1!ер!,,

'Гот!, !;се вт. проце!!тах'!.: пожалу!"! по!г1.рь! А M!ib од!!а ТОЛК1СО 1!Ъ cbIviI, лу.ма, А .М!|1. одно только не 11дет1> ci, ума.

Cipoiin. на CBoii тоич. юриста права.

Tl.xb безнокоп! I. Венерниъ а.мурк,

Всякому l'o.ioiîv мучть свой дурв, А .мнЬ одна только въ свГ.Т'Ь ду.ма, Какъ бы умерги .\uil, не безъ у.ма.

Но Сковорода был U не только ггЬвецт., не только артнстъ и не только поэп., онъ быль для ^'крайни своего времени и Пиоагорь, и Орнгеиъ, и Лс||бн1!цъ, а бол'1'.с всего Сократь. «Гд1'. въ м1рк се.мъ рай? Рай па ncôL, paii — небо, рай- Гюгъ... ГрГ.нпшкъ! А Боп. же гд1.? Пли и ему ты хочешь дать удЬлъ, кмкъ королю, какъ калп(1)у, пли какъ великому Монтспум'Ь? Боп> всюду, п всюду гд1; Богъ, есть рай п, гд-Ь нксть Бога. uI.CTi. рая. Такъ есть paii и, гд[; н1;сть Бога, н1.сть рай. Такъ есть paii и на землЬ, ибо и Богъ есть па зсмл!.. А гд1-. опт. на землЬ? ГдЬ благо. А гдГ. благо? 15ес]. Mipi., вся вселенная есть единое, великое б.кпч), ибо всеблаги.мъ Творцомъ сотворено. 11 вскму найдешь его Не ищи сю за Нндо.мь, пс ищи \ верхов1й Инда, пс будь пи 1!сл1.можей, ни ростов-

Mais moi, je n'ai jamais qu'une seule pensée en tète. Moi, je n'ai qu'une idée qui ne me quitte jamais. Pierre llatte et adule, en vue d'un avancement. Le marchand Théodore trompe toujours ses clients. L'un bâtit une maison selon la mode nouvelle. L'autre prête de l'argent à un taux usuraire'

Mais moi, je n'ai jamais qu'une seule pensée en tète. Moi, je n'ai qu'une idée ne me quitte jamais. L'homme de loi explique le code à sa façon. A force de disserter l'étudiant perd la tète, Ceu-là sont troublés par les flammes de Vénus, Chaque àme a son tourment, chaque tète son idée lîxe. Mais moi, je n'ai jamais qu'une seule pensée en tète; C'est que je puisse mourir en toute lucidités.

Mais pour l'Ukraine de son époque Skovoroda n'était pas seulement chansonnier, artiste et poète, mais encore Pythagore, Origéne, Leibnitz et surtout Socrate. «Où donc est-il, le paradis? Le paradis est au ciel, le paradis — c'est le ciel, le paradis— c'est Dieu!.. Pécheur! Où est Dieu luimême? \'eux-tu donc lui assigner un destin, comme à un roi, à un calife on au grand Montézuma? Dieu est partout; où Dieu est absent, —il n'y a pas de Dieu — il n'y a pas de paradis. Il y a donc un paradis sur terre, car Dieu est aussi présent ici-b.as. Lt oii est-il sur h terre? Là — où est le bien. Qu'est — ce que le bien? Le monde et l'univers entier ne sont qu'un seul et grand bien, car ils ont été créés par le Créateur tout-clément. Lt tLi le trouveras partout. Ne le cherche ni par delà le Sind, ni aux sources du Nil, ne .sois ni grand seigneur, ni usurier, ni Hercule, ni pygmée. Sois un homme! Aime Dieu, aime ton prochain d'un amour égal, aime tous tes prochains, vivants comme morts et jusqu'à ceux qui ne sont pas encore nés. Tous ils sont tes frères, ta famille, ta joie, ton espoir, ta prière, ta gloire, tous, tous; aime Dieu, — et tu trouveras le paradis».

On compare d'habitude le rôle et l'activité de Skovoroda au rôle et à l'activité de Socrate: Socrate et Skovoroda enseignaient également que le moyen principal pour

шикомь, un Алкидомь, ни Пш'мссмъ. Будь только чс-^un homme de connaître les autres hommes et de se per-

.ioi;Li;oMb -слышишь? Челов Ькомъ и oôptrL'iiib бла1 o*fcctiomicr lui-mcmc, c'est de se connaît rc d'abord soi-mcnic;

ni Socratc, ni Skovoroda ne s'arrêtaient aux considérations

de bien, d'Opoc^ue et d'àgc, cnseit;nant les sages préceptes

partout, sans cesse et ù tout le monde; en expliquant la

ныхъ. Bel. ОШ1 брат 1.П твои, родъ твой, радость твоя, I nature humaine, Socrate prenait pour point de départ le

иадежда твоя, молт1;а твоя, вЬпецъ tboi'i, bcL, всЬ и | bon sens; tandis que Skovoroda s'appuvait sur la raison

II узришь рай. Будь чсло1г1.комъ! Люби Бога, люби тою '/Ке любовью блпжняго, всЬхъ блпжипхъ, всЬхъ /кпвыхт., столько /ке какь п умершпхъ и перождси-

Роль II дЬятслыюсть Сковороды сравшшаютъ съ ролью II деятельностью Сократа: и Сократъ и Сковорода учили, что главиымъ услов1емъ для гюзна1пя II усоверше11СтвоЕап1я челов-Ька должно быть caiMOпозыаи1с; и Сократь и Сковорода не ограничивались ни мЬстомъ, ни времснемъ, ып возрастомъ, и везде, всегда и псякаго встрЬчнаго учили мудрости; Сократъ источникомъ для обт,ясиси1я природы чсловЬка бралъ здравый смыслъ; Сковорода — откровен1е нсбеснаго разума. Но тутъ же и разл11Ч1С учешя Сократа отъ учен1я Сковороды: «Сократъ училъ отъ разума человЬка, а Сковорода — отъ нсбесиаго разума, т. е. священиаго писа111я».

suprême. Et c'est bien là que git la dillérence entre l'enseignement de Socrate et celui de Skovoroda; «Socrate parlait au nom de la raison humaine, tandis que Skovoroda parlait au nom de la raison suprême. c'est-;i-dire des saintes Ecritures».

Comme Skovoroda apparaissait le plus souvent en qualité de «prédicateur convaincu de la moralité» on peut en toute justice le qualifier de philosophe-moraliste, "il s'était crée un idéal moral très élevé et il le prêchait aux hommes, combattant la plaie sociale contemporaine, — le matérialisme. Il comprenait iôute l'immense importance de la civilisation européenne de l'Occident, mais il s'armait contre la disposition utilitaire des esprits ctoulTam toutes les aspirations supérieures. Il découvrait les répon-

Такъ какъ Сковорода главиымъ образомъ высту- ses aux questions supérieures dans la bible et dans la phiиалъ въ качсствЬ «сознательнаго пропои'Ьд!Шка нрав- | losophie classique de l'antiquité... La counaissance de l.i CTBCHHOCTii», то онъ по справедливости можетъ быть philosophie antique et du monde classique l'aida à créer назпаиъ философо.мъ-моралистомъ. «Оиъ создалъ себЬ j un idéal moral humain et général; il tournait avant tout 1;ысок1й нравственный идеалъ и ироиоведывалъ его 1 et surtout ses regards vers Socrate... Tout comme Socrate другимъ, ведя борьбу противъ язвы тогдашняго обше- Skovoroda avait pris pour base de la philosophie la senства, матср1ал11зма. Оиъ поиималъ важность и зыа- i tcnce: «Connais-toi même», et il écrivit sur ce thème

чете западно -европейской цивилизаши, но вооружался противъ утилптарнаго направлен1я умовъ, заглушившаго всЬ высш1е запросы духа. ОгвЬты на эти Bucmie запросы оиъ иашслъ въ б11бл1и и древней классической (|м1лософ111... Знакомство съ древней ф11лософ1еи и к.тассически.мъ м1ромъ по.могло ему создать о5шечеловеческ1й нравственны!! идеалъ, при чемъ взоры его обращены были пре;|;де всего и болЬс всего на Сократа... Подобно Сократу, Сковорода иоложилъ въ ocHOEaiiie своей философ1и изречен1е: «Познай са.мого себя» — и на эту тему написалъ utлый рядъ д1алого1;ъ и бесЪдъ. У Платона и Аристотеля оиъ нашелъ глубокую умозрительную филосо(|)1ю; у стоиког.ъ — начертан1с обшечеловЬческаго иравстисинаго идеала и стре.млс1пе осуществить его въ жизни. Особенно приБлекалъ его р11мск1й стоициз.чъ... Но завершен1е высокаго нравственнаго идеала онъ видитъ въ xpiicriaHCTBh».

Проповедническая роль Сковороды не прошла ларо.мъ для соврс.меныиковъ. Сковорода оставилъ глубок1Й следъ въ iicTopiii просвешсн1я южной Pocciii, преимущественно той ея части, которая носила наiiMeiioBaiiie Слободской Украины. ВмЬшая въ себЬ uLiyio аиадем110 наукь и обходя хутора, села и города, посЬшая дома иомЬшикопъ, зажиточиыхъ мЬшанъ, духовныхъ высокопоставлснны.чъ лицъ. Сковорода будилъ ВТ, нихъ духъ пытливости, своею проповЬлыо пнГ.дрялъ въ общество гу.манныя идеи. Благодаря подготов-тенной почвЬ собран ь былъ впосл1".лств1и въ Слободской УкрайнГ. большой, въ 6iS,ooo рублей, капитллъ на ocHOBaiiie въ городЬ ХзрьковЬ университета; л также благодари проиовЬди (л<опороды, по .многихъ .MtcTa.vb ^Лч■paГи^ы смягчены были

toute une série de dialogues et d'entretiens. Chez Platon et Aristote il puisa une prolonde philosophie théorique; ce furent les .stoïciens qui lui fournirent le plan de l'idéal humain général et le désir de le réaliser sur la terre. C'était le stoïcisme roman, qui exerçait sur lui la plus forte attraction... Mais c'est dans le christianisme qu'il aperçoit le fiiite de l'idéal moral le plus haut».

Les prédications de Skovoroda ne furent pas inutiles à ses contemporains. Skovoroda a laissé une trace profonde dans l'histoire de l'instruction de la Russie méridionale, surtout dans la région qui portait le nom de l'Lkraine bourgeoi.se. Ré.sumant à lui tout scid une .académie des sciences, il parcourait métairies, villes et villages, visitant les demeures des riches propriétaires fonciers comme celles des bourgeois aisés ou d'ecclé.siastiques éclairés, membres du haut clergé, Skovoroda éveillait chez chacun d'eux le goût de la science, inculquant par ses prédications les idées humanitaires à la société. Le sol étant ainsi bien préjiaré on put recueillir plustard dans l'Ukraine bourgeoise une somme de 618.000 roubles pour la fondation d'une université à Kharkow! et toujours gr.icc aux prédications de Skovoroda on vit maints propriétaires fonciers de l'Ukraine traiter leurs serfs plus humainement qu'aupar.ivant; l'influence bienfiisante de Skovoroda se révéla encore par une autre excellente manifestation: plusieurs personnes s'adonnèrent ,'i J.? tv:conds travaux littéraires, .\insi, l'un des disciples du Socrate de l'Ukraine, .\I. Kovalinsky, écrivit une «vie» de Skovoroda pleine d'un intérêt profond malgré sa brièveté, et qui fait partie d'un voluir.e important, publié en 1894 à Kharkow et intitulé: "Oeuvres de Grégoire Savvitch Skovoroda.»

oinoiuciiisi iiomI.iuiikoui, къ i;ptiiocriiu.MT.; кромЬ того, ^ ii.iiiiiiic Скоиороды блягодЬтсльно склзллось ii гЬмъ, i что визва.ю иЬкоюрмхъ отдГ.льиыхъ лпнъ къ .iiiтсрлтурпим!. трудам 1.: тпкъ, олпнь ПЗЪ уЧСН11К1)иЪ укрлмпскаю Coi;p,ri.i, M. II. КоБал||11ск1й, нлппсллъ, хотя II краткое, но полное luyôoKaio интереса «/КИт1е» Сковороды, пошедшее пъ Гюльшую кишу, напечатанную иъ 1894 'O-iy, i;i. ХлрькосЬ, нодъ пазпл1пемт. «Со'шнен1я Григор!;! Слпиичл Сковород1.р'.

11утешеетв1е на богомолье Pèlerinage d'une dame de quaзнатной особы въ XVIII в. lité au XVIII siècle.

Вт. оезконсчномъ пространствЬ времени ничто не значить ирсмя диухсотъ или полутораста лЬтъ; но въ жнзнп 1хакого-нпбуд1. псторпчсскаго народа :ло цЬлая эпоха, въ течен1с которой такси народъ пли пр1обрЬтаетъ силу и дЬластси грозны.мъ для другпхъ, или ;кс слабЬстъ и делается добычей другихъ. Велика, .мо1уча и страшна въ настоящее время для cociucii Русь. Но, однако, не больше, какъ дв Ьстп или даже полтораста лЬтъ тому назадъ она далеко не была такъ страшна для своихь сосЬдей: сосЬди Poccin — турки, татары, поляки, шведы, очень часто врыкалпсь въ предЬ.1ы ся, жгли села, грабили пмун1ества п захват1.1валп -множество русски.хъ людей в ъ плЬнъ. Но ВТ. то время какъ центральная Росс1я все-же и такъ или 1П1аче пользог.ллась относительны.мъ спокойств1е.мъ, южная Русь испытывала безпрестанныя бЬдств1я отъ блпжайи1их ь ея врагов ь, главн1,ьмъ образо.чъ татаръ и въ особенности ногайпсвъ. Не проходило года, чтобы татары не 1фьн!ал11сь въ прсд1;лы Украины и не уводили изъ нея въ далекую неволю множества xpiicTiairb. Пыли юлы, oT.\rh4acMbie южпорусски.ми лЬтоиисиамп, когда татары угоняли въ Крымь не только тысячи, а иЬлые десятки и даже inior.Ta сотни тисячъ несчлстнь1хъ хрн(;;т1ань, мужчит.. /кеннии1Ъ II дЬтсп. ПоистинЬ то были сграшныя времена для Украины. Но при всемъ томъ и вь тЬ времена у1флин1ш жили собственною жизнью, т. е. занимались хозяйство.чъ въ свопхъ хуторах ь, бывали другъ у друга, ви+.зжали на торги пли на ярмарки, предпринимали далек1Я иутеи1сств1я, главнымъ образо.чъ на богомолье, в ь славные своими святыня.\и1 города.

Вотъ псредъ нами icapTima сборовъ знатной особы на «npoHiy», т. с. на бого.мольс. Знатная украинская госпожа — «прочанкач, живун1ая гд-Ь-нибудь въ отда-

Cent cinquante ou deux cents ans, — c'est [leu de chose en comparaison de l'inlini des temps, mais c'est toute une époque dans l'existence liistorique d'un peuple, époque au courant de laquelle ce peuple acquiert de la force et se rend redoutable ou bien s'allaiblit et devient la proie des autres peuples. Grande, puissante, redoutable pour ses voisins — est la Russie de notre temps. Kt cependant, d peine 150 ou 200 ans auparavant elle était loin d'être aussi redoutable pour les peuplades voisines, et les voisins de la Russie, — turcs, tatares, polonais, suédois ne se fiiisaient pas faute d'investir ses trontiéres, incendiant les vilkiges, pillant les biens des habitants et emmenant de non)breux prisonniers. Et pendant que la Russie centrale jouissait malgré tout, d'une façon ou d'une autre, d'une paix relative, la Russie méridionale était en proie à des maux incessants, inlliges par ses ennemis les plus voisins, les tatares notamment, et surtout les nogais. Pas une année ne s'écoulait sans que l'Ukraine ne lût investie par les tatares qui faisaient force prisonniers chrétiens, les emmenant dans une lointaine captivité. Ainsi que l'ont marqué les historiens il y eut des années où les tatares ont emmené en Crimée non pas des milliers, mais des dizaines, des centaines de milliers de malhereux chrétiens, hommes, femmes et enfants. Ce fut réellement pour l'Ukraine un temps épouvantable. Mais malgré tout, même dans les temps les plus dilTiciles, la vie des ukraniens poursuivait .son cours ordinaire: les habitants s'adonnaient à l'agriculture daas leurs métairies, se rendaient visite, fréquentaient les marchés et les foires, entreprenaient de lointains voyages, surtout des pèlerinages aux villes célèbres par leurs saintes reliques.

Nous avons sous nos yeux une scène de préparatifs pour un de ces pèlerinages «entrepris par une dame de qualité». Une dame de qualité ukranienne, une pèlerine»)

.leHHOMb уголкЬ Волыни пли Подол1и, возы.мЬла ^ de quelque lointain petit coin de la Volhynie ou de la .мысль отправиться вт, KicBb, къ святымъ м Ъстамъ. i Podolie, s'est mis en tête de se rendre .1 Kiew pour y Bb лтомъ случа! «прачанка» руководится или уста- vénérer les saintes reliques. La «pèlerine» est guidée en поиппшимся обычаемъ, въ случаЬ потери своего cette circonstance soit par les us,iges établis, — lorsque мужа, везти его т Lio въ KicBb и пеиремЬнно по- par exemple elle vient de perdre .son mari et que I usage .хоронить вь 1иепо-11ечерской лаврЬ, пли же чисто exige qu'elle conduise son corps à Kiew, afin de l'inhumera лпчнымт. побуждс1|1емъ съЬздпть и поклониться I |а laure Petchersky— .soit par un motil personnel quelconque. спятымъ \ годникамь KieiicuiiMb. '-tlui inspirant le désir d'aller vénérer les grands saints de Kiew.

Но прежде ч^мъ виЪхать изъ дому, «прочанка» долго къ тому приготовляется и для того подннмаетъ весь домъ на ноги: изъ «коморъ» достаются ц-Ьлыс осувопя OLiaro льняного холста; пзъ «ппв- Н1'|цъ» выкачиваются боченкп стараго меду и кадки самаго чистаго воску; изъ «сппжарнп» выносятся цЬлыс лантухп, т. с. йольш1е м1шкп, сушеныхъ карасеЛ; пзъ «горища» или чердака стаскиваются толстые свертки тонкаго, домашкяго приготовле1пя, сукна. Тутъ же изъ «скрынь», окованныхъ толстыми полосами жел-Ьза, достаются битые талеры и тяжеловЬсныс червонцы, которые, ради сохранности отъ подорожныхъ разбойниковъ, забиваются подъ жслФ.зныя шины въ ободья колесъ, ил» же заделываются въ одиу изъ драбинъ возка. Сверхъ всего этого берется ц-Ьлая гора пу.ховыхъ подушекъ; несколько одомашковыхъ червоннаго цвета одЪялъ пли «колдеръ»; несколько домотканны.хь килимовъ или коврпковъ и т. п.

RiHSKÎe соседи «прочанки», услыхавъ о ея сборахъ на богомолье, спЪшатъ къ ней со своимъ «витання.мъ» и съ различными приношен1ями, кто съ талеромъ, кто со злотымъ, кто съ червонцемъ, на покупку въ спятоП обители свечки или же на «наемъ;: молебна за упокой души умершаго близкаго. По окончан1и всехъ сборовъ и npieiia приношенШ «прочанка» отправляетъ въ ближайш1я окрестныя АгЬста несколько человекъ «маштхшривъ» съ целью дознан1я, не собирается ли кто изъ близкпхъ сосЬлсй на «npouiy» въ далек1й К1евъ. II если вести получатся благопр1ятныя, то тогда «прочанка» или сама едетъ къ соседнимъ «прочанамъ», или же собирастъ пхъ у себя, чтобы двигаться въ путь не единолично, а целою валкою, ради безопасности отъ «злод1ивъ». Ради же безопасности «прочанка» беретъ съ собой, кроме «челядокъ» или «служебницъ», целую толпу мужской «челяди» и козаковъ, съ ногъ до головы вооруженныхъ и холоднымъ и огнестрк1ьнымъ оруж1емъ, т. е. ружьями, пистолетами, саблями, копьями и келепами.

± Mais avant de quitter sa maison, la pùlcrinc se livre à de longs préparatifs et met sur pied toute la maisonnée: on e.xhibe du fond des placards, ces espèces de magasins domestiques, des «pièces» entières de belle toile de lin bien blanche; on roule de la «cave» dos tonneaux de vieil hydromel, des cuvcaux entiers de la cire la plus pure; on apporte de r«officc» de gros sacs pleins de carassins secs; on tire du grenier des pièces de drap fin, tissj à la maison. On puisait par la même occasion, du fond de grands coflres à ferrures des thalers frappés et de pesants ducats qu'on encastrait sons les bandes en fer des roues ou dans l'un des marche — pieds du carrosse, afin de les dérober à la vue des brigands qu'on pouvait rencontrer en chemin. On emportait encore toute une masse d'oreillers de duvet, plusieurs couvertures rouges de fabrication domestique, plusieurs petits tapis de la même provenance et caetera.

Les plus proches voisins de la «pèlerine», informés de ses préparatifs de voyage s'empressaient d'aller la voir pour lui faire leurs adieux, chacun apportant son offrande, les uns— un thaler, les autres — un llorin de Pologne, les troisièmes— un ducat, la chargeant soit de leur acheter un cierge au saint mc^nastère, soit de «commander» des prières commémoratives à l'intention de quelque cher défunt. Les préparatifs une fois terminés et les offrandes recueillies, la «pèlerine» expédiait dans les alentours plusieurs «messagers», afin de s'informer si quelqu'un des «voisins» n'avait pas l'intention d'entreprendre également le lointain pèlerinage de Kiew. Si les renseignements rapportés se trouvaient être favorables, la «pèlerine» se rendait elle même chez les pèlerins voisins ou les rassemblait chez elle, afin de ne pas se mettre seule en route, mais en bande, ce qui présentait plus de sécurité, vu la rencontre possible de quelque bande de «malfaiteurs». Toujours pour plus de sécurité, la pèlerine emmenait, sans compter ses «suivantes» et ses «servantes», toute une troupe de «valetaille» et de cosaques, armés de pied en cap d'armes blanches et d'armes à feu, c'est Л dire de fusils, de pistolets, de sabres, de lances et de marteaux d'armes.

Etant donné les voies de communication primitives du «bon vieux temps», la «pèlerine» était exposée Л de nombreuses et grandes difficultés, de sorte que le cortège de la «pèlerine» ne pouvait avancer que fort lentenxMit. La lenteur de leur marche était motivée par une foule d'accidents inattendus, accessoires habituels de tout voya.;e, familiers surtout aux voyageurs des siècles passés. Souvent les pèlerins s'égaraient, et, ne voyant aucune issue possible, ils se voyaient obligés de c^^ercher des guides qui les aidassent à retrouver la grand'route. D'autres fois les pèlerins se trouvaient brusquement devant un profond ravin, creusé par une averse récente, on bien devant un arbre immense, renversé par une tempête et leur barrant le passage. Dans l'un et l'autre cas on se voyait forcé de faire de grands détours, ce qui entraînait une grande perte de tempset de forces. Souvent encore les pèlerins rencontraient des cours d'eaux très rapides pour traverser lesquels il fallait improviser un radeau; ou bien ou voyait s'étendre devant soi un marécage bourbeux pour éviter lequel on était obligé de faire tout un circuit, ce qui faisait perdre beaucoup de temps.

Bcrpl.'ia.iiici. и Toiii;isi Гюлотл. рллп ii:!Ôt.>K.iimi кото-" рых'ь нужно было д1.лат1. r'xxii.iuic объЬзлы и юряп. много прсмснн.

Двигаться можно было только лнсмъ; ночью же 1 обязательно нужно было остпнавлмпаться на стоянку. ' Спать приходилось или у полножьи кургана, или у ] опушки лЬса, пъ то.\п, и лруго.мт, случаЬ по.п. от- ' 1;рь1ты.мт> нсбомл,. Для безопасности отт. хипип.1Х'ь :'.iîl.pefi. а также и отъ злыхъ люлеп. нужно было пъ TeMcuie ncei'i помп жечь костры м разстаплять стражу изъ вооружеиныхъ людей. А опасаться лЬйстьитсльно было чего: очень часто въ глубин!; nyinn, у icoTopofi располагалась прочапскля валка, слышались дик1я завыпан1я голодныхь волковъ, а у опушки лЬса разлапался трескт. сухого палсж!ИНч'а иолт. ногами дикаго кабана или шатуна мелвЬдя.

Но и при такихт. м1;рахъ предосторожности бывали нсрЬдко случаи, К'огда ирочанская валка подвергалась напалсн1ю если не со сторошл туземныхт, «злод1ивъ», скрывавшихся въ дремучихъ л Ьсахъ, глубокпхъ балка.чъ и тайныхъ пен[ерахъ, то со стороны татаръ, злглялыпавшихъ, по пыражснно летописца, ИОСТОЯН1ГО ни iKiHiy Украину, какь заглядывають со- 6ai;n 1п> кухню. Въ случаЬ ппсзапнаго naôl.ra татаръ тогда и госпожа ирочанской в.хпчИ, и вс1> ся с.пги, и псе ся добро доставались вь руки хншппкопь и нсмедлсиио отправлялись изъ Украины въ далекую неволю, сперва къ устью Дн Ьпра, оттуда обыч1К') въ город ь Кас1)у (теперь Эеодос1я); пзъ Ка(1)ы же, поел I, публичной распродажи, кто попада.чь вь Il.api.i радъ, кто иь города и селен1я Малой Лз1п, а кто irb далекую Снр1ю и знойную А(|)рику.

Но, конечно, не всегда благочеетииыя иредпр1ят1я зна гныхъ .м.'1Лоросс1йскихъ госпожъ оканчивались такъ трлтчески: исньггаггь страшныя за1руднен1я, зависЬв- Ш1я отъ неудобствь пути и отъ безлюдности края, избЬжавь опасностей со стороны хнпшглхъ зв1.реп и злона.ч1.ре1П1ыхт, .шаей, ирочаики вт> Kontrh конновь достигали пред1:.ловт> святеннаго города Kieca и тутъ, въ виду лревнихь перквей и благочесгивыхт. оби гелей, возносили кь Госиоду Богу псрвыя, горяч1и и слезныя, молитвы. Большую часть привезеннаго добра и депеп. он1'. отдавали честнымь богомольцам!, свягььхь обпге.1ей, осгавляя для себя только самое необходимое, сь чЬмъ можно бы.чо вернуться пазадт., «до рилной осели». Возвран1ен1е ирочанъ назалъ, отт. святыхъ .чЬстъ, сопряжено было если не с ь ббльитми, то и Н1н;акъ не ст. меньши.ии опасносгями, какь и поЬздка кт. 1нг\гь.

On ПС pouv.iit guère avancer que le jour, car il fallait absolument faire balte la nuit. On couchait n'importe où, au pied d'un tertre ou à la lisière d'une foret, à la belle étoile dans les deux cas. De peur d'être attaqué par des bêtes féroces ou par des brigands, on était forcé de maintenir tout le long de la nuit des bûchers allumés et de poser des sentinelles années. Et ces précautions n'étaient millemcnt inutiles, car souvent on entendait du fond de l'épaisse foret A h lisière de Laquelle campait le cortège de la pèlerine, des hurlements de loups alïamés, tandis qu';\ la lisière même des branches sèches craquaient sous les pas d'un sanglier sauvage ou d'un ours errant.

Mais toutes ces précautions même n'empêchaient pas souvent le cortège de la pèlerine d'être attaque, sinon par des «malfaiteurs» indigènes se cachant au fond d'épais taillis, de profonds ravins et de grottes mvstérieuses, du moins par les tatarcs qui. comme s'exprime un historien, «fourraient toujours leur museau dans l'Ukraine, comme les chiens fourrent le leur dans la cuisine.» Si le cortège j était attaqué brusquement par les tatares, la pèlerine elle ' même, tout comme sa valetaille entière et tous ses biens tombaient entre les mains des brigands et se voyaient immédiatements expédiés de l'Ukraine dans une lointaine captivité, d'abord aux bouches du Dnieper et de \.\ ordinairement dans la ville de CalTa, (la Théodosie actuelle); on vendait publiquement les captifs ,1 Calla et on les expédiait ensuite, les uns Л Constantinople, les autres dans ! les villes et les villages de l'Asie Mineure, les troisièmes enfin dans la lointaine Syrie et la brûlante .Afrique.

Mais les pieuses entreprises des dames de qualité de

l'Ukraine ne se terminaient pas toujours d'une façon aussi

tragique: après avoir passé par toute sorte de pénibles

épreuves, vicissitudes de voyage л travers une contrée

I déserte, ayant évité le danger des bêtes féroces et des

brigands, les pèlerines atteignaient finalement les portes de

la ville sainte de Kiew. et h, en vue des vieilles églises

et des pieux monastères, élevaient ,i Dieu, les larmes aux

yeux, leurs premières prières. Elles distribuaient la majeure

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