L' AME VERTE LA BARAQUE BLANCHE
C'est l'intériciir de la somptueuse baraque de Pierrot, déjà éclairée pour la représentation du soir.
Elle est toute blanche, avec des broderies d argent; on voit blanc d argent sur blanc mat. Pierrot faisant toui'ner des tables, Pierrot magnétisant des femmes^ Pierrot évoquant des morts. Au fond, entre deux portes aux tentnrcs blanches qui donnent accès dans les coulisses, s'élève un petit théâtre aux rideaux blancs; c'est surtout sur ces rideaux que 1 on voit le docteur blauc faisant sortir des dé. funis de leur, tombe. Sur le fronton du théâtre on lit: Les Merveilles du spiritisme. Théâtre des Résurrections!!! Ce soir à 9. Représentation extraordinaire. Adam et Eve dans le Paradis Terrestre. Salome à la cour du Roi Hérode. Ail? vivo
f» h A iH j ij j
JL ^ 0 :St
a tempo
\-2iat
Pr]
Ifil
^\p\ rr^r ■
Au lever du rideau, grande animation. Les serviteurs de Pierrot, les
rtftM?
comparses de son spectacle, ceux-ci sur le petit théâtre, ceux-là sur le vrai
xn
théâtre, préparent la représentation. Les uns lancent des costumes, costumes de
fe
^tt=i=^
tfi2
Reiuos, costumes de Déesses tirés des coffres, aux autres qui les reçoivent et
les euiportont.
fTs
te
Brusquement, Pierrot, éperdu, entre par l'escalier de droite. Son visage est crispé d'effroi.
Agîtiito 160
Maravilha le suit, l'interroge, mais il ne répond rien et se jette sur un siège à gauche, repousse du bras
les coiffures, les masques, les perruques, qui encombrent la petite table, s'y accoude et songe, les pouces
tTJJg— U
aux dents, les yeux écarquiiiés d'épouvante.
li Hjjij
F ■> tr'-p Lf
4 '^ [mi g ^ 1 r-'f tr |''-[HJ^
Ce soir à neuf heures (il montre l'affiche)
le Commissaire \a venir... on le prendra, on le giiillottinora...
Mîira-
vilha effrayée, enfin, appelle les serviteurs, et l'on s'empresse autour de lui.
'WÎU
^.Hife^
^^j i.Jpi^ f^m^TT^
Mais il se dresse dans une effroyable colère, les injurie, les pousse, les chasse.
' ffft
' ' i iù
Ils s'enfuient par les petites portes des deux côtés du théâtre. Il reste seul. Que faire?
«-Jt-. f i^
^ ^ itr=^'=f=^==. ^ S 1 n •;
fe^