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été prises adultes dans le grenier des fées près de Brocéliande; elles font le saut péril, leux, valsent, tirent le canon. Et si on leur donne un louis d'or elles le rongent si bien
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en une minute, qu'il n' en reste plus rien du tout! Essayez.)) Mais les badauds ne preE. nent pas garde à Frisselis, il est bien malheureux, il a faim, A (Sortie de la foule)
un peu
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moins vite.
mangera-t-il? Il se demande s'il ne va pas dévorer lune de ses souris mais il a
honte de sa mauvaise pensée. Plein de repentir, il baise les pauvres petits bestioles, il fouille dans
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sa poche, y trouve un croûton de pain, voudrait bien y mordre, mais i! n'agarde,et l'é. miette anx souris blanches sur la planchette.
■Dans le tiinuilte universel dos scènes se détachent. M"?"" PIEKHOT est sur le tréteau do
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sa baraque battant de la grosse caisse faisant la parade, mais personne ne s' arrête.
PIRIiHDT apparaft sur le tré.
teau, contate que nul ne \eut \enir à son spectacle, ébauche un geste d indifférence en fai. Alleg-retfu 132=J
sant sonner dans sa main nn peu de monnaie et \a descendre 1' escalier vers quelque
café là- bas.
M'V' PIERROT. Comment? tu t' en vas? Eh bieq! le spectacle? Manger? Boire? Hélas! A^ndaiitino
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nous sommes si pauvres
PIERROT Que veux tu que j'y fasse
Tous ces sens sont des belitres
Je suis un très grand savant.
Je magnétise
Je fais tourner les tables
J' é\oqiie les gens couchés depuis mille ans dans la tombe
Mais le public no s'empresse pas, qu'y faire?
J'ai bien l'honneur de vous saluer, Madame!))
Et avec le
jeste de boire jusqii' a plus soif, il s' esquive pendant que Madame Pierrot, restée
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lie, essaie encore d' appeler les passants, de battre de la grosse caisse. Mais
elle n'a plus la force, le tampon lui tombe des mains et, en pleiirai?t, elle rentre dans la baraque, défaillante...
Cependant Maravilha, Allegretto i2a=J
la petite somnambule;— jolie comme une très jolie entant, seize ans, en un costume farou-
che de bohémienne n'a pas cessé depuis le lever du Rideau de dire la bonne aventure
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aux passants... Elle voudrait bien voir Pierrot. Elle va vers la baraque du Docteur
Blanc elle observe, guette ... Non, Pierrot n'est pas là, elle redescend attristée jus-
qu'au fond du cœur... car elle l'aime... FRISSELIS, en tremblant, s'est approché d'elle.
Il la salue, plusieurs fois, comme au village, sans être remarqué; car Maravilha
no songe qu'à Pierrot FRISSELIS se hasarde jusqu'à lui tirer la robe. —
MARAVILHA Eh bien I qu'est- ce que tu veux, petit
FRISSELIS Ce que je veux? Hélas! vous le savez bien! Je vous aime. Ma seule pensé Larghetto 138= J' ^^
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pp très expressif
c'est vous, Mademoiselle. Pourquoi, de berger que jetais, me sui«-jc fait montreur de
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souris blanches dans les foires? parce que vous êtes venue un jour de frairie dan ma bourgade et j'ai voulu vous suivre. MAUAVILHA Pauvre mignoni FlUSSELIS Car
je vous adore tant! Tout le jour je pense à vous, et toute la nuit, je rêve de vous. Je voudrais, avoir toutes les choses de la terre et du ciel pour vous les donner. Te-
nez, voulez vous mes souris blanches ? Et ce qui me ferait plaisir, ce serait do mourir tout de suite, si ma mort pouvait vous être utile ou agréable. v
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