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Le chien perdu
Le pique-nique était fini. C'était donc le temps de s’en aller. Jean se mit à crier: ‘“Azor! Azor! Viens-t’en!”
Mais Jean eut beau crier, et tout le monde eut beau chercher dans le parc et regarder partout, personne ne trouva le petit chien de Jean.
Pauvre Jean! Il s’en alla bien triste.
“Peut-être qu’il n’est pas perdu, dit un des petits garcons qui étaient avec Jean.
Il s’en est peut-être allé.”
Non, Azor ne s’en était pas allé. IL n’était pas à la maison. Et Jean était plus triste que jamais.
“IL est perdu! dit-il. Il n’est jamais allé au parc avant aujourd’hui, et il ne sait pas le chemin.
—Je ne suis pas en peine de lui, moi, dit le père de Jean. Je crois qu’il va s’en revenir.”
Tout de même, Jean était triste. Il se disait: ‘Je n’ai pas fait assez attention à lui au pique-nique!”
Or, c'était le temps de souper. Jean alla se mettre à table avec les autres.
Mais il n’avait pas faim.
“J'aimerais beaucoup mieux, dit-il à sa mère, aller chercher Azor.”
Il avait à peine dit cela qu’il entendit le téléphone.
Il courut au téléphone.
“AIIÔ! dit un homme. Avez-vous perdu
un petit chien? Un petit garcon vient de me dire que vous en avez perdu un.
—Qui, monsieur, répondit Jean, j'en ai perdu un aujourd'hui, au pique-nique.
—Ïl y en a un ici, chez moi, tout près du parc, dit l’homme. Allez-vous venir le chercher ? |
—Un instant, s’il vous plaît, monsieur,” répondit Jean.
Jean dit quelque chose à son papa, puis il se mit de nouveau à parler à l’homme, au téléphone.
“AILG! dit Jean. Voulez-vous bien, s’1l
vous plaît, monsieur, le mener près de l’école. Je crois que de là il pourra s’en revenir. Mais avant, j'aimerais à lui parler.
—Un instant, s’il te plaît,” lui dit l’homme. Puis l’homme dit: “Le voici.
—AII6, Azor! dit Jean.
—QOua! Oua! fit le chien.
—Viens-t’en chez nous! dit Jean.
—Ï1 sait que c’est toi, dit l’homme. Il cherche à sortir. Je vais aller le mener près de l’école.
—Grand merci!” dit Jean.
Jean alla se mettre à la fenêtre.
Mais il était encore un peu en peine de son chien. Il avait peur qu’il lui arrive quelque chose.
Comme il trouvait le temps long!
Enfin, il vit venir un petit chien. Il le regarda un moment avec attention.
Puis il s’écria: “C’est lui! C’est Azor!”
Il courut au plus vite à la porte. En un instant, la porte fut ouverte et le chien, dans les bras de Jean.
“Si jamais cela t’arrive encore, lui dit
Jean, va où il y a un téléphone!”
Lise et ses amis
Lise avait quatre bons amis. KElle les appelait Grognon, Coquet, Coincoin et Médor.
Grognon était un petit cochon qui aimait à se mettre le nez dans la terre.
Coquet était un beau gros coq blanc.
Médor était un chien blanc et jaune qui savait beaucoup de tours.
Et Coincoin était un tout petit canard
jaune.
Quand Lise allait dehors, ses petits amis, les animaux, allaient la trouver.
Lise était toujours bonne pour eux, et les animaux étaient bons pour elle.
Mais Lise avait beaucoup d’autres amis.
Un jour, Léa, une de ses amies, lui dit:
“Samedi prochain, c’est ma fête. Il y aura chez moi des petites filles et des petits garcons, et il y aura un goûter.
Aimerais-tu y venir?
—Avec grand plaisir! répondit Lise. Si maman le veut bien.”
Lise courut en parler à sa maman.
“Je le veux bien, lui dit sa maman.
Mais il te faut une autre robe.”
Sa mère se mit ce jour-là même à lui faire une robe. C’était une jolie robe.
Lise l’aimait beaucoup.
“II me tarde que samedi arrive!” dit la
petite Lise.
Enfin, le samedi arriva. Après le diner,
Lise alla mettre sa robe neuve.
Quand elle sortit, Coquet et Grognon, Médor et Coincoin allèrent la trouver.
“Qu'est-ce que je vais faire, maman?
dit-elle. Ils vont venir avec moi!
—Mets-les dans le garage, lui dit sa mère, et ferme bien la porte.
—C’est une bonne idée, maman! dit la
petite fille. Merci bien!”
Lise alla mener Grognon et Coincoin, Médor et Coquet, dans le garage.
“Ca me fait de la peine, leur dit-elle, de vous mettre là, mais ce ne sera pas pour longtemps. Bonjour!”
Puis elle partit.
Le long du chemin, elle pensait souvent à sa robe. “Comme elle est belle!” se disait-elle.
Enfin, elle vit Léa et ses amis dehors dans le jardin. Ils avaient beaucoup de plaisir.
Tout à coup, un des petits garçons vit Lise et s’écria: “Regardez ce qui vient!”
Les enfants regardèrent la petite Lise et se mirent à rire.
Lise s’arrêta net.
“Qu'est-ce qui les fait rire? se dit-elle.
Est-ce que c’est ma robe? J’ai bien envie
de m'en aller chez moi!”
Tout à coup, Lise entendit un drôle de bruit derrière elle: Toc, toc, toc.
Qu'est-ce que c'était? Vous avez bien deviné. C’étaient le chien et le cochon, le coq et le canard.
C'était cela qui faisait rire les amis de Léa.
Médor était le premier, en avant. Puis, Grognon. Ensuite, Coquet, le coq. Enfin,
Coincoin, le petit canard jaune.
Lise eut bien vite deviné ce qui etait arrivé. Grognon avait fait un trou dans la terre, et voilà qu’il s’était tout à coup trouvé dehors. Alors, les trois autres n’avaient pas pris de temps à sortir.
Puis, Médor s’était mis le nez à terre, avait trouvé le chemin de Lise, et les autres s'étaient mis à sa suite.
Pauvre Lise! Klile ne savait que faire.
“Allez-vous-en!” dit-elle.
Mais elle eut beau crier et se fâcher, ils ne s’en allèrent pas.
À ce moment-là, Léa arriva à Lise.
“Laisse-les venir, dit-elle à Lise.
—Nous voulons nous amuser avec eux, dit un des petits garcons. Laisse-les venir avec to1.”
Médor, Grognon, Coquet et Coincoin allèrent donc, eux aussi, à la petite fête
de Léa.
Ce fut une belle fête. Médor fit tous les tours qu’il savait. Puis, au goûter, on
donna à manger aux animaux.
La maman de Lise fut bien surprise de voir Coincoin, Coquet, Grognon et Médor revenir avec Lise.
Elle dit à Lise: “Ne les avais-tu pas mis dans le garage?”
Lise lui fit l’histoire de tout ce qui était arrivé.
Sa maman trouva cela bien drôle.
Mon petit frère
Voici mon petit frère.
Il est trop petit pour jouer.
Mais souvent je vais l’amuser, Mon petit frère.
Quand je n’ai rien à faire, Vite à son petit lit je cours.
J'aime à le regarder toujours,
Mon petit frère.
Marc et l’avion
“Samedi prochain! se dit Marc. Il me tarde que ce jour arrive!”
C'était le jour qu’un avion venait à l’exposition. Or, le papa de Marc avait dit: ‘Samedi prochain, après diner, nous allons tous à l’exposition.”
Le samedi arriva enfin.
Quelque temps après le dîner, le papa alla chercher l’auto. Et quelques minutes après, Marc, son papa, sa maman, sa soeur
et son frère s’en allaient à l’exposition.
Tout à coup, Marc s’écria: “Regardez, papa, les vaches sont dans le blé!”
Le papa arrêta l’auto.
“IL faut les faire sortir de là tout de suite, dit-il, et réparer la clôture.”
Marc sauta à terre.
“Allez à l’exposition, vous autres, dit-il.
Je peux faire cela sans vous, moi. J'irai à l’exposition après.
—Merci,”” dit le papa. Et l’auto partit de nouveau.
Marc sauta la clôture et se mit à courir après les vaches. Maïs pas une ne voulait s’en aller.
Marc prit beaucoup de temps à les faire sortir de là.
Puis, il courut réparer la clôture.
Pauvre Marc! Il avait peur de ne pas arriver à temps à l’exposition pour voir l’avion.
Tout à coup, Marc entendit un drôle de
bruit. Cela faisait: Rrrrrrrrr.
Il regarda en l’air. C'était l’avion qu’il avait vu sur le grand papier.
L'avion descendit dans le champ où était Marc, et l’homme qui était dedans sauta à terre.
Marc courut près de la clôture, où était l’avion.
“AIL! dit l’homme. Avez-vous de l’huile chez vous?
—Oui, monsieur, répondit Marc. Il y en a beaucoup dans notre garage.”
Marc alla au garage avec l’homme chercher de l’huile, puis il alla lui aider à mettre l’huile dans l’avion.
Ensuite, l’homme donna de l’argent à Marc pour au’il le donne à son père, puis il monta dans son avion.
Marc le regardait faire.
“Aïimerais-tu cela, dit l’homme, venir à l’exposition avec moi?
—Oui, monsieur! répondit Marc. C’est là que j'allais.
—-Alors, viens,” dit l’homme.
Marc monta dans l’avion.
L'avion partit bientôt. Rrrrrr.
Marc n'avait pas peur. Il était trop
content pour avoir peur.
L'avion roula sur la terre, puis il se
mit à monter.
Marc regardait en bas. Il regardait les champs, la maison, la grange et les vaches.
En peu de temps, tout cela eut l’air de petits jouets.
Puis, 1l vit d’autres maisons, des bois, des chemins et une rivière.
Tout à coup, il vit où était l’exposition.
“Comme ça va vite un avion! s’écria-t-il.
J'aimerais en avoir un!”
À l'exposition, tout le monde regardait l'avion venir. Le père et la mère de Marc, son petit frère et sa petite soeur étaient là avec les autres.
“Pauvre Marc! dit Marie. Il n’est pas ici pour voir l’avion arriver.
—J’espère qu’il sera bientôt ici, dit le papa.
—T[l aime tant faire plaisir aux autres!
dit la maman. MJ’espère qu’il sera ici à temps pour voir l’avion.
À ce moment-là, l’avion était à terre.
Il faisait encore: Rrrrrrrrrr. Mais il n’allait pas vite. Il approchait de plus en plus. |
Tout à coup, un petit garçon dit: “Il y a deux hommes dedans.
—Non, dit un autre, je crois que c’est un petit garçon. |
—Tu as raison,” dit le premier.
Enfin, l’avion s’arrêta. L’homme sauta
à terre et alla aider au petit garçon.
“Mais, c’est Marc! s’écria Marie. Que je suis contente !”
Le papa et la maman de Marc étaient bien contents aussi.
Marc fut le premier petit garçon qui
alla à une exposition en avion.
La surprise de grand”’mère
Les pots magiques
“C’est grand'mère! dit Rose à sa soeur Léa. Allons au-devant d’elle!”
Aussitôt, les deux petites filles allèrent au-devant de leur grand’mère.
La grand’mère avait deux paquets. Elle les donna à porter à Rose et à Léa.
“Attention! dit-elle. Il y a quelque chose de magique dans ces paquets-là.
—Qu'’est-ce que c’est? dit Léa.
—Attends un peu et tu verras,” répondit
la grand'mère.
Après le dîner, la grand’mère dit à Léa et à Rose: “Allez chercher les paquets.
Nous allons voir maintenant ce qu’il y a dedans.” |
C’étaient deux pots à fleurs. Il y avait de la terre dans les deux pots. Et sur les pots, il y avait trois lettres:
“Ouvrez la première lettre maintenant, dit la grand’mèêre. Ouvrez la deuxième dans quatre semaines, et l’autre, le jour
de Pâques.”
Voici ce qu’il y avait dans la première lettre: “Mets un peu d’eau dans ton pot magique, puis va le mettre dans un coin sombre de la cave.”
“Est-ce que c’est la même chose dans les autres lettres? demanda Léa.
— Attends un peu et tu verras,” répondit la grand’mère.
Les deux petites filles allèrent porter leurs pots magiques à la cave, et les mirent dans un coin sombre.
Quatre semaines après, Rose et Léa allèrent chercher leur deuxième lettre.
Voici ce que cette lettre disait: “Mets encore de l’eau dans ton pot. Si tu vois dans le pot quelque chose de magique, mets-le à une fenêtre où il n’y a pas de soleil, et donne-lui de l’eau tous les jours.”
Rose trouva du nouveau dans son pot.
“Oh! regarde! s’écria Rose. Grand-mère avait raison. C’est un pot magique!” Mais dans le pot de Léa, il n’y avait
encore rien de nouveau.
Rose monta son pot et le mit où il n’y avait pas de soleil. Deux semaines après, il y avait sept feuilles dans le pot.
Les deux petites filles trouvèrent dans un livre que c’étaient des feuilles de lis.
“Bientôt il y aura de belles fleurs!” dit
Rose.
À Pâques, Rose et Léa allèrent chercher l’autre lettre. Cette lettre disait: “Mets ton pot au soleil, et mets de l’eau dedans tous les jours.” Aussitôt, Rose alla mettre son pot au soleil.
Deux semaines après, le lis de Rose avait sept jolies fleurs blanches.
“Comme elles sont belles!” dit Léa.
La surprise de Lea
Pauvre Léa! Il n’y avait pas encore de fleur dans son pot magique.
“Je crois que je ferais mieux, dit-elle un jour à sa soeur, de mettre mon pot au soleil, moi aussi.”
La maman des petites filles entendit Léa. Ellese dit: ‘Je crois qu’il est arrivé quelque chose au lis de Léa.”
Elle alla en parler à leur papa, qui
était dehors dans le jardin.
Le papa dit en secret à la maman: “Il y aura quelque chose dans le petit pot de Léa avant longtemps. dJ’ai trouvé des graines, et j'en ai mis une dedans.”
Quelques jours après, Léa arriva à sa mère en courant. “Maman! dit-elle, venez voir, s’il vous plaît. Il y a quelque chose de nouveau dans mon pot. C’est un lis, je crois.”
Sa maman alla voir dans le pot.
“Ce n’est pas un lis, dit-elle.
—Qu'est-ce que c’est, alors, maman? dit Léa.
— Attends un peu et tu verras, répondit la maman. Tu vas avoir une surprise.”
La fleur de Léa se mit à pousser si vite qu’en peu de jours il n’y avait plus de place dans le pot. Le papa la sortit du pot et la mit dans le jardin.
Léa ne savait pas encore ce que c'était.
En peu de jours, il y avait, dans le pot de Léa, beaucoup de belles grandes fleurs jaunes.
Puis, un jour, Léa trouva, à la place d’une des fleurs, une boule verte. Elle ne savait pas ce que c'était. Tous les jours, elle allait la voir. Et tous les jours, elle la trouvait plus grosse. |
Un bon jour, Léa s’aperçut que la boule verte avait du jaune. Bientôt, elle arriva à la maison en courant. ‘Je sais ce que c’est! s’écria-t-elle. C’est une citrouille!
—Tu as deviné! dit son père.
—Oh! Grand’mère vient ici dans sept semaines, n'est-ce pas, maman? dit Léa.
Faisons-lui une surprise. Faisons-lui une tarte à la citrouille.
—Je le veux bien.” répondit sa mère.
Sept semaines après, la grand’mère des deux petites filles était à la maison.
Vers la fin du diner, Léa alla chercher une tarte à la citrouille.
“Grand’mère, dit-elle, mon pot magique a changé le lis en citrouille!”
La grand’mère ne savait pas du tout ce que cela voulait dire. Alors, le papa lui
raconta tout ce qui était arrivé.
La grand’mère trouva cela bien drôle.
Luc et la fenêtre
Un jour, Luc alla s’amuser près de la rivière. Jaunet, son chien, alla avec lui.
Tout à coup Luc tomba et roula jusque dans l’eau.
Il s’était fait si grand mal au dos, qu’il ne pouvait plus remuer.
Jaunet sauta près de lui et le tira hors de l’eau. Puis il courut à toutes jambes
à la maison chercher le père de Luc.
Le père de Luc courut à la rivière. Il prit le petit garçon dans ses bras, et le porta à la maison.
Pauvre Luc! Il ne pouvait plus courir, et il ne pouvait plus jouer.
Jaunet allait souvent à la chambre de Luc. Il était content de voir le petit garcon, mais Jaunet avait l’air un peu triste. Il savait peut-être que Luc n’allait pas mieux.
Il y avait une semaine que Luc était au lit quand le docteur lui dit: “Luc, si tu veux guérir, la meilleure place pour toi est l’hôpital. Là, tu auras tous les soins qu'il te faut.”
Luc avait envie de pleurer. “Maman, se dit-il, ne sera pas là, et papa non plus !”
Il pensait aussi à son chien, Jaunet.
Tout de même, il dit: ‘J’irai.”
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Les premières semaines, Luc trouva le temps bien long. Le docteur lui avait dit de ne pas bouger, et Luc faisait ce que le docteur lui avait dit de faire.
Tous les jours, sa maman venait le voir.
Son papa aussi venait souvent le voir.
Ils étaient bien contents de leur brave petit garçon.
Jaunet, lui, ne venait jamais le voir.
Mais Luc pensait souvent à lui. “C’est lui, se disait-il, qui m'a sauvé.”
Un jour, le docteur fit remuer Luc un peu. Puis, après ce temps-là, il le fit remuer de plus en plus tous les jours.
Enfin, il dit à Luc de s’asseoir un peu. Comme Luc était content!
Puis, un bon jour, le docteur dit à Luc:
“Tu a été brave. Je suis content de toi.
Tu pourras t’en aller demain.
—Merci, monsieur,” dit Luc.
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Le lendemain matin, Luc mit ses habits
et descendit l’escalier.
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un auto dehors.
Avant de sortir de l'hôpital, le petit Luc s’arrêta et regarda la fenêtre.
“C’est Lui, n’est-ce pas, maman, dit-il, qui m’a aidé à guérir?
—Oui, répondit sa mère, c’est Lui. Et