‹ J'apprends à lire: Histoires et contes amusantsChapitre 4 sur 11 · D LE · texte numérisé non relu

D LE

c’est toi, aussi.

Qu'est-ce que c’est? Quand on court, Cela court;

Quand on saute, Cela saute:

Quand on va se coucher, Cela va se coucher; Quand la lampe se cache,

Cela se cache.

Les mots magiques

Les enfants étaient tous dans la belle voiture neuve.

“Allons! Bicolore,” dit Marc.

Mais Marc eut beau crier, Bicolore, le poney, refusa de bouger.

Luc et Marc allèrent en avant du poney et se mirent à tirer. Léa et Lise, elles, allèrent derrière la voiture et se mirent à pousser.

Mais le poney refusa de bouger.

À ce moment-là, le grand-père était à la maison. Il vit les enfants, et se mit à rire. Puis, il alla les trouver.

“Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire, leur dit-il. Il ne faut pas tirer, et il ne faut pas pousser non plus. Montez tous dans la voiture.”

Le grand-père alla au poney, et lui dit quelque chose à l’oreille.

Bicolore partit aussitôt.

“Merci, grand-père!” crièrent tous les

enfants.

Pendant le souper, Marc dit: ‘“Grandpère, voulez-vous me dire ce que vous avez dit à Bicolore? Est-ce un secret?

—Non, répondit son grand-père, ce n’est pas un secret. J’ai dit au poney trois mots magiques que tu sais. Qu'est-ce que tu dis quand tu veux quelque chose?

—S'il vous plaît, répondit Marc.

—Tu as deviné, Marc, dit le grand-père.

À l’avenir, si jamais Bicolore ne veut pas partir, dis-lui ces trois mots-là dans l’oreille, et tu verras.”

Après ce jour-là, Bicolore fut, pendant longtemps, un bon poney.

Mais un jour, les enfants allèrent dans un chemin où il y avait un pont. Le poney n’avait jamais vu de pont. Tout à coup, ses pieds se mirent à faire toc, toc, toc, toc sur le bois. Il s’arrêta net et

refusa de partir.

Les enfants avaient oublié les trois mots

magiques. Îls se mirent à crier après Bicolore.

Mais le poney refusa de partir.

En un rien de temps, tous étaient à terre. Ils se mirent, les uns à tirer, les autres à pousser. Mais Bicolore, le poney, refusa de partir.

Et il y avait beaucoup d’autos derrière

la voiture des enfants.

Tout à coup, Marc dit: “Oh, les mots magiques! Montez tous dans la voiture!”

Puis, il cria dans une des oreilles du poney: ‘“S’il vous plaît.”

Bicolore partit aussitôt. Toc, toc, toc, LOC /ALOC LOC:

Marc eut à peine le temps de monter dans la voiture.

Ce soir-là, Marc raconta à son vieux grand-père ce qui leur était arrivé sur le pont.

“Tu vois bien, maintenant, n’est-ce pas?

lui dit son grand-père, que ce sont des mots magiques. À l’avenir, dis-les toutes les fois que tu veux quelque chose, et tu auras presque toujours ce que tu veux.”

Après ce temps-là, Marc n’oublia plus jamais de dire s’il vous plaït.

Et quand Bicolore ne voulait pas bouger,

1l lui disait ces trois mots à l’oreille.

en Ex < = Z.

< É ee = << ce

Le bonjour de bébé

Bonjour, petits oiseaux!

Comme vos chants sont beaux!

Bonjour, arbres et roses!

Bonjour, toutes les choses

Qui sont dans le jardin!

Qui vous dit le matin, Oiseaux, lapins, abeilles, Qui dit à vos oreilles:

“Bonjour, cher petit coeur,”

Avez-vous une soeur?

Saint François et les oiseaux

Il y avait un jour un homme qui était un grand saint. Il s’appelait François.

Saint François aimait beaucoup le bon Dieu, et il voulait que tout le monde aime beaucoup le bon Dieu. Aussi disait:il souvent:

“Voyez comme Dieu a soin des oiseaux!

Voyez comme II les aime! Ne pensez-vous pas qu’Il aime les hommes plus que les oiseaux? Il prend toujours grand soin de

ses enfants.”

Un jour, Saint François s’en allait le long d’un chemin avec quelques-uns de ses amis.

Tout à coup, un des hommes qui étaient avec lui s’écria: “Regardez les oiseaux dans l’arbre, là-bas! Comme il y en a beaucoup!

— Pourquoi sont-ils ici? dit un autre de ses amis.

—Les oiseaux sont mes frères, répondit Saint François. Ils aiment que je leur parle du bon Dieu. Attendez ici, je vais aller leur parler.”

Les autres hommes s’arrêtèrent dans le chemin. Alors, Saint François passa la clôture et s’en alla vers l’arbre où étaient les oiseaux.

Aussitôt, tous les oiseaux s’en allèrent au-devant du saint. Pas un n’en avait

peur.

Saint François alla s’asseoir près de l'arbre où étaient les oiseaux, et se mit à leur parler. Aussitôt, tous les oiseaux arrêtèrent de chanter.

“Mes chers frères, leur dit le saint, Dieu est bon pour vous, n'est-ce pas? Voyez comme ÎIl a soin de vous.

“Il vous a donné les champs, où vous pouvez trouver à manger, et les rivières, où vous pouvez trouver toute l’eau qu’il vous faut.

“Il vous a aussi donné pour habits de jolies plumes, et Il vous a donné des ailes pour aller partout où vous voulez.

“De plus, Il vous a donné des arbres où vous pouvez faire vos nids.

“Oui, mes chers frères, le bon Dieu vous aime, et Il a grand soin de vous.”

Pendant tout ce temps-là, pas un des

oiseaux n’avait bougé.

Après que Saint François eut fini de parler aux oiseaux, il les bénit. Puis, il leur dit:

“Allez-vous-en tous, maintenant, mes amis, et chantez pour dire merci à Dieu du grand soin qau’Il prend de vous.”

Aussitôt, tous les oiseaux s’envolèrent et se mirent à chanter.

Saint François les regardait faire. “Oh, si tous les hommes, se dit-il, faisaient,

comme eux, ce que Dieu veut!”

Les oiseaux volèrent encore quelque temps autour de l’arbre et près de Saint François. C'était peut-être leur manière de dire merci au saint. Puis, ils s’en alièrent.

Saint François aimait beaucoup les petits oiseaux. Il les regarda s’en aller, puis il les bénit une fois de plus.

Aussitôt on vit les oiseaux faire dans

l’air quelque chose de merveilleux.

es oiseaux et l’épouvantail

Un jour, les oiseaux virent un drôle d'homme dans le champ de M. Leblanc.

Il avait les bras en croix et était toujours à la même place.

Ils avaient peur de lui. Ils avaient trop peur de lui pour aller manger les oraines qui étaient dans la terre de M.

Leblanc.

. Mais M. Leblanc en était bien content.

C'était pour faire peur aux oiseaux qu’il avait fait cet épouvantail.

Les roitelets, eux, n’avaient pas peur de l’épouvantail. Personne ne leur faisait de mal, et ils savaient que cet homme-là ne leur ferait pas de mal non plus.

Ils allèrent tout près de l’épouvantail, et virent que ce n’était pas un homme.

Tout à coup, un des roitelets vit un trou dans le chapeau de l’épouvantail. Il se mit sur le chapeau et regarda par le trou.

“C’est un bon endroit pour faire notre nid,” dit-il à l’autre.

Les roitelets sont tout petits, et il arrive souvent que les autres oiseaux leur font du mal. C’est pour cela que bien souvent ils font leurs petits nids dans de drôles d’endroits.

Or, les autres oiseaux avaient peur de cet homme qui avait les bras en croix.

C'était donc un bon endroit pour le nid

des deux bons petits roitelets.

M. et Mme Roitelet se mirent tout de suite au travail.

Ce n’est pas une petite affaire pour des oiseaux que de faire un nid. Qu'il en faut du travail!

Tout de même, au bout de cinq jours, leur nid était fini.

Et une semaine après, il y avait six jolis petits oeufs dans leur nid, sous le

vieux chapeau de l’épouvantail.

Mme Roitelet restait presque tout le temps sur son nid. Ainsi, les petits oeufs étaient toujours chauds.

Au bout de deux semaines, il y avait six bébés Roitelet dans le nid.

Ils n’avaient pas de plumes, et ils ne pouvaient pas voir. Ils n’étaient pas beaux. Mais la maman Roitelet, elle, les trouvait beaux, et en avait grand soin.

Les bébés Roitelet avaient toujours faim. Le papa et la maman Roitelet avaient beau leur donner beaucoup de vers et d'insectes, ils en voulaient toujours d’autres.

Mais leur papa et leur bonne maman les aimaient, et ils aimaient à travailler pour eux.

Ils leur avaient fait un bon nid, et maintenant, ils aimaient à aller leur

chercher à manger.

Un jour, il arriva quelque chose de bien

triste pour le papa et la bonne maman Roitelet.

Ils étaient allés tous les deux chercher des vers et des insectes. Ils étaient allés plus loin que les autres jours.

Le papa fut le premier à revenir. Mais quelle triste surprise quand il arriva!

L’épouvantail n’était plus là! Aussitôt il alla le dire à la maman Roitelet.

Les deux roitelets trouvèrent bientôt

l’épouvantail. M. Leblanc l’avait,

Les roitelets volèrent tout près de M.

Leblanc. Ils volèrent plusieurs fois autour de lui. C’était leur manière de dire:

“Attention à nos chers petits, s’il vous plaît!”

Mais M. Leblanc ne savait pas ce que cela voulait dire. Il ne savait pas qu’il y avait un nid sous le vieux chapeau de l’épouvantail. Il passa la clôture et mit l’épouvantail dans son jardin. Ensuite il alla vers sa maison.

Arrivé près de la clôture, il regarda l’épouvantail. Il vit les roitelets sortir du chapeau. Il se mit à sourire.

“Une belle affaire, se dit-il, pour faire peur aux oiseaux!”

Il alla voir sous le chapeau, et trouva les petits roitelets.

“Mais ces oiseaux-là ne mangent pas

les graines, se dit-il. Laissons-les là.”

Ÿ RSS

NS à SSSR

RSS RSS NS SSSR RER RSS SS NS SS à SSSR RER SNS N

Page 1