‹ J'apprends à lire: La porte est ouverteChapitre 10 sur 13 · RER · texte numérisé non relu

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Cinq minutes après, la malle était hors du sable.

Et en un rien de temps, elle était ouverte.

“Oh! des habits!” dit Jean.

“Comme 1l y en a beaucoup!’ C’étaient des habits de matelot.

Jean mit les habits sur le sable.

Alors, Guy vit quelque chose dans un coin de la malle.

C'était une jolie petite boîte.

Et il y avait beaucoup d’argent

dedans.

Comme les deux petits garcons étaient contents!

“Est-ce que l’argent est à nous?” dit Jean.

“C’est nous qui l’avons trouvé.”

Monsieur Dubois regarda la malle, puis il regarda dans les habits.

Enfin, 1l trouva quelque chose sur un des habits de matelot.

Alors 1l dit: ‘Je ne sais pas.

Je vais écrire une lettre.

Venez me voir dans dix Jours.

Pour le moment, mes petits amis, l’argent est à vous.” |

Souvent, Guy allait avec Jean chez Monsieur Dubois.

Il n’y avait pas de lettre. Il n’y avait jamais de lettre!

Enfin, la lettre arriva!

Jean et son bon petit frère Guy étaient chez Monsieur Dubois.

Monsieur Dubois leur dit:

“Il y à longtemps longtemps que c’est arrivé.

Le matelot est perdu dans la mer.

L'argent est donc à vous.” “Non, il est à vous!” dit Jean.

“C’est pour vous acheter une jambe de bois!

La petite fée et la neige

C'était au temps des fées.

Il y avait alors une petite fée qui ne savait pas ce que c’est que la neige.

Elle n’en avait Jamais vu.

Dans son pays, il faisait chaud l’automne, l’hiver, le printemps, et l’été.

Il faisait toujours chaud.

Il n’y avait donc jamais de neige.

Un beau jour, la reine des fées dit à la petite fée:

“Il y a un pays, loin d’ict, où 1l ne fait pas toujours chaud.

La fée qui est là en automne

a beaucoup de travail à faire.

Elle doit peinturer les feuilles et avoir fini tout son travail avant les grands vents froids.

Aimerais-tu y aller?” “Beaucoup,” dit la petite fée.

“J'aime beaucoup le travail, et J'aime aussi à peinturer.”?

C'était en automne.

La petite fée partit donc ce jour-là.

Bientôt après, la petite fée arriva dans le pays des grands froids.

Elle trouva ce pays bien beau.

“Mais je n’ai pas le temps de m’amuser,”” se dit-elle.

“J'ai bien du travail à faire.” Elle se mit aussitôt à peinturer les feuilles.

Elle aimait beaucoup peinturer.

Et elle savait bien peinturer. Après quelques jours, elle se dit:

“J'ai fini! J'ai fini à temps!

Comme c’est beau!

Je peux m’amuser maintenant.”

Tous les jours, la bonne petite fée allait s'amuser dehors.

Elle aimait voir les feuilles courir sur la terre. |

Mais d’un jour à l’autre, le vent se faisait de plus en plus froid et de plus en plus grand.

Un beau matin, au petit jour, elle alla voir à sa fenêtre.

“Qu'est-ce que c’est que ça!”?

se dit-elle. ‘Tout est blanc!’

La petite fée ne savait pas que c'était de la neige.

La petite fée ne prit pas le temps de déjeuner.

Elle prit son tout petit balai et courut dehors.

“Si la reine des fées voit ça,” se dit-elle, ‘si elle ne voit pas tout le travail que j'ai fait, elle ne sera pas contente!?

Elle se mit donc au travail.

Le balai allait à droite, à gauche, encore à droite, puis encore à gauche, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois:

il allait tout le temps.

Et la neige était toujours là.

Il y en avait de plus en plus.

Enfin, la fée n’en pouvait plus.

Elle se mit à terre sur la neige, et dit: “Je vais mourir!”

Aussitôt, [a bonne reine des fées entendit sa petite sonnette magique.

Cette sonnette faisait du bruit toutes les fois qu’une de ses fées était malade ou avait de la peine.

“Qu'est-ce qu’il y à, sonnette?” dit la rene des fées.

La sonnette magique lui dit:

“Il y a une petite fée loin loin, dans la neige.

Elle va peut-être mourir.”

La bonne reine des fées se dit:

“Oh! la pauvre petite! J'ai oublié de lui parler de la neige!”

La reine des fées partit aussitôt.

Quatre minutes après, elle était avec la petite fée.

Elle la prit et alla la coucher.

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Le matin d’après, la petite fée était bien.

Et elle était bien contente de voir sa reine avec elle.

La bonne reine lui dit:

‘Pauvre petite! J'avais oublié de te parler de la neige!

Il y a toujours de la neige en hiver dans ce pays-ci.

Et elle est belle, n’est-ce pas?”

La petite fée alla à la fenêtre.

“Oh! comme elle est belle quand il fait soleil?” dit-elle.

Après ce temps-là, la petite fée aimait beaucoup la neige.

Elle ne voulait plus s’en aller où 1l fait toujours chaud.

Dans son nouveau pays, elle aimait le printemps, l'été, l’automne, et l’hiver.

Et elle aimait peinturer les feuilles à l'automne.

Mais ce qu’elle aimait le mieux c'était s'amuser sur la neige,

Le roi qui aimait beaucoup les tartes

Il y avait une fois trois soeurs:

Rose, Léa, et Marie.

Leur maison était tout près du palais du roi.

Rose se disait toujours malade, et elle ne faisait jamais rien.

Léa ne faisait rien autre chose que de se regarder dans un miroir.

C'était Marie, la plus petite, qui faisait tout le travail.

Un jour, un petit oiseau blanc

entre dans leur maison.

C'était une fée, mais personne

ne le savait.

‘Pauvre petit oiseau!” dit Marie.

“TT à faim! Il à froid, aussi!”

Elle Jui donna à manger et le mit près du feu.

‘Mets ce petit oiseau-là dehors!” dit Rose. ‘Tu as plus de travail que tu peux en faire.”

“Oui, mets-le dehors,” dit Léa.

“Je ne l’aime pas du tout.

Il ne me regarde pas.”

Marie aimait bien le petit oiseau,

mais elle le mit dehors.

De là, le petit oiseau blanc va au palais du roi.

Il voit une fenêtre ouverte, et entre par la fenêtre.

Le roi était près d’une table.

Sur cette table, il y avait une tarte.

Le roi regarda l’oiseau blanc et le trouva bien beau.

Il ne le mit pas dehors.

Il ne savait pas, lui non plus, que c'était une fée.

L'oiseau blanc était une fée.

Il pouvait donc voir dans l’idée et dans le coeur d’une personne.

Il vit que le bon et beau roi aimait beaucoup les tartes.

Et 1l vit que le roi n’aimait pas les tartes qu'il avait.

“Pour avoir de bonnes tartes, mon bon roi,” dit l’oiseau blanc, ‘l vous faut une reine.”

“Qui a dit cela?” dit le rot.

Personne ne le savait.

Mais cela donna une idée au roi.

Il fit venir un gros homme, et lui dit: “Prends une sonnette, va par les rues, et dis:

Le roi veut une reine.

Celle qui fera la meilleure tarte, sera reine.”

Le gros homme partit aussitôt.

Il faisait beaucoup de bruit avec sa sonnette, et 1l disait, de sa grosse voix, ce que le roi lui avait dit de dire.

Rose l’entendit.

Léa et Marie aussi.

“Que j'aimerais être reine!” dit Rose.

“Mais je suis trop malade pour faire une tarte.

Fais-en une pour moi, Marie.”

Léa alla chercher son miroir et se mit à se regarder.

“Que j'aimerais être reine!” ditélle” :

“Vite, Marie, fais-moi une tarte.”

Marie se mit au travail. | Elle fit une tarte à la citrouille, une aux bleuets, et une aux pommes “Tu en as fait trois?” dit Rose.

“Pour qui l’autre?

Tu ne peux pas être reine, toi.

Tu n’as même pas vu le dedans du palais.”

Tout de même, la petite Marie fit cuire les trois tartes.

Rose prit la tarte aux bleuets, Léa prit la tarte à la citrouille, et toutes deux allèrent au palais.

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