‹ J.-B. CarrierChapitre 107 sur 207 · LA SOCIÉTÉ VINCENT-LA-MONTAGNE · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ VINCENT-LA-MONTAGNE

et Carrier le i'(m;uI du président... Ce n'est pas tout : après la séance, plusieurs membres s'assemblèrent extraordinairement, et arrêtèrent de nouveau d'envoyer deux députés à Paris pour engager les pi'emiers à ne faire aucune démarche'. » (^es députés partirent; le jeune Goupilleau, dans une autre lettre à son frère, exprime \(i très vif désir qu'ils n'arrivent pas à temps pour empêcher les premiers d'agir. Dugast-Matifeux a même accusé les seconds envoyés, qui avaient accepté, de porter le contre-ordre, d'avoir détruit les registres de la Société populaire, afin de faire disparaître la preuve de leur mission''^. Si cela est vrai, ils ont parfaitement réussi, car leurs noms sont demeurés inconnus.

Pour braver Carrier, il fallait peut-être un certain courage, quoi qu'on ait pu remarquer dans le cours de ce récit que, toutes les fois qu'il rencontrait une résistance un peu îjoutenue, il se calmait et cédait; mais il n'était pas besoin d'être brave pour demander secrètement son rappel, surtout si Ton considère que les patriotes de Nantes ne s'engagèrent dans cette affaire qu'avec l'appui et les encouragements du petit Jullien, venu à Nantes fort à propos, et dans un moment oii Carrier luimême ne demandait qu'à s'en aller.

On lit, en effet, sur un des registres du Comité de Salut public : a 11 sera proposé à la Convention de faire remplacer Carricy, qui demamlc ^on rappel, par un autre représentant. Prieur de la Marne sera

1. Précis (le la conduife patriotique des ciloijens de Nantes, p. 39. Lettre du 17 pluviôse an U.

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