Phelippes, Noyades, Fusillades, p
4. Bulletiîi du Tribunal révolutionnaire, VI, 368, et Vil, 53,
NANTFS APRftS F-E DÉPART DE CARRIER 289
Carrier, lorsqu'il a[)[)rit roxociition de ses agents, s'emporta, menaça, mais ne tarda pas à se tain^ quanti on lui eut représenté qu'il n'avait rien fait de ce qu'il fallait faire pour les sauver. Au fond, il se pourrait que ses regrets n'aient pas été bien sincères. Avec Fouquet et Lamherty, disparaissaient deux de ses complices les plus compromettants, et il se croyait assuré de la discrétion et de la fidélité de Robin, qu'il avait sauvé de la guillotine en l'emmenant à Paris avec lui, et qu'il avait, de plus, doté d'une bonne place. L'état d'anarchie, dans lequel étaient tombés tous les services publics, permettait à Robin de braver, des rangs de l'armée du Nord, toutes les poursuites des Tribunaux révolutionnaires de Nantes.