Jacobins, Réimpression du Moniteur, XXI
des Chevaliers du poicjn<ird, mis en liberté, et se plaignit qu'on n'eût pas publié la liste des députés qui avaient obtenu des élargissements de prisonniers. Des applaudissements accueillirent cette sortie violente, qui se perdit dans le tumulte, et ne rencontra aucun appui, la discussion ayant dévié vers un autre sujet'.
Aux Jacobins, le 15 fructidor (1"'" septembre), il revint de nouveau sur cette question de mises en liberté-. A la Convention, pour la seconde fois, il signale comme un danger, la présence à Paris d'un grand nombre de jeunes gens, dits muscadins, agents du modérantisme, et demande qu'on les envoie aux armées. Sa motion très moditiée eut l'honneur d'être convertie en projet de décret, par Merlin, et d'être votée par l'Assemblée^. Sur sa demande, le 6 fructidor, Tallien, Fréron et Lecointre furent rayés de la liste des Jacobins^. Cette disgrâce n'était pas de nature à porter préjudice à la popularité de Tallien. Aux yeux des révolutionnaires, il restait un des chefs du parti vainqueur, ce qui, dans tous les temps, fut le meilleur des titres à une nombreuse clientèle, et plus d'un royaliste lui aurait probablement passé volontiers la robe d'innocence, en souvenir de la chute de Robespierre.
Aux Jacobins encore, où il était plus à l'aise qu'à la Convention, le 21 fructidor (7 septembre),
i. Réimpression du Moniteur^ XXI, 646.