‹ J.-B. CarrierChapitre 16 sur 207 · Voir la Vendée patriote · texte numérisé non relu

Voir la Vendée patriote

2. Recueil des actes du Comité de Salut public, VI, 507. Voir aussi lettre de Gillet; eod., VU, 61.

se (léliail do s;i pi'opro audaces [)<)ur los mesures de répression qu'il méditait.

Après avoir recommandé quelques arrestations au Comité révolutionnaire de Saint-Brieuc, il lui écrit: « Il ne faut pas que le triomphe de la sansculotterie soit imparfait. Il faut que toutes les places soient remplies par de braves sans-culottes. Il faut que tout ce qui ne veut pas être sans-culottisé en soit écarté, qu'il soit réduit à l'impuissance de nuire par les mesures les plus fermes. Pour en préparer riieureux succès, je vous envoie les pouvoirs les plus étendus. »

De Rennes, le 8 septembre, il annonce au Comité de Salut public qu'il se propose de faire déporter Lecoz, l'évêque constitutionnel d'Ille-et-Vilaine. Le Comité de Salut public lui répond : « Les pouvoirs que la Convention vous a conférés sont bien suffisants pour autoriser toutes les mesures que vous croirez nécessaires ' . »

De Rennes encore, il informe, le 11 septembre, ce même Comité (car il semble vouloir ne le laisser ignorer aucun de ses actes) des difficultés que lui a causées une compagnie de canonniers où se trouvaient quelques individus égarés par de « perfides administrateurs ». Il a fait arrêter le commandant et envoyé les hommes à l'armée du Nord^. La fête du dimanche précédent a été très brillante; on a planté un arbre de la liberté, et la population a dansé toute la nuit. « Les cris de l'allégresse la

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