Recueil des actes, Vlll
2. Gillet et MéauUe écrivaient, le 7 octobre 1793, que la destitution de Dubayet, de Canclaux et de Grouchy, n'avait causé aucun mouvement fâcheux, quoiqu ils eussent la confiance des soldats. Recueil des actes, VII, 285.
3. Une députation de la Société de Vincent-la-Montagne exprima à la Convention ses regrets de ces destitutions. Réimpression du Moniteur, octobre 1193. XVIII, 112.
4. Rapport de Saint-Just, du 10 octobre 1793. Réimpression du Moniteur, XVIII, 107.
MONTAUiU, CHOLKT, iNANTKS 41
Léchollc était un incapable, cl, an dire de Kléber, « le plus lâche des soldats, le plus mauvais des officiers, le plus mauvais des chefs (ju'on eût jamais vus', » mais il siinisait qu'il lût de l'espèce de Rossignol, dont Prieur de la Marne disait, que, ^ [)erdrait-il encore vingt batailles, éprouverait-il encore vingt déroutes, il serait toujours l'enfant chéri du Comité de Salut public- ».
Carrier a lui-même rendu compte de sa mission à Montaigu dans une lettre dont Tautographe existe à la Bibliothèque de Nantes-^.
Au quartier général de Montaigu, le 11 octobre 1793, an II de la République française une et indivisible.
« Je suis arrivé à Montaigu, mon brave ami, avec Léchelle, général en chef, le 9, à six heures du soir, en vertu de la mission dont m'ont investi nos collègues Hentz et Prieur (de la C(yte-d'Or) à Nantes. Quel regret n'ai- je pas de n'avoir pas eu le temps de continuer mes opérations révolutionnaires dans cette ville, et de les finir dans toute la ci-devant Bretagne ! En franc républicain je dois te déclarer que je jouissais, dans ces contrées, de toute la confiance de la sans-culotterie, et que mon seul nom inspirait un salutaire effroi