LE MAXIMUM. — COUSTARD. — LA COMPAGNIE MARAÏ
Premiers rapports de Carrier avec le Comité révolutionnaire de Nantes. — Le décret du maximum sur les denrées de première nécessité. — Violent discours de Carrier à propos de ce décret. — Réponse du commissaire civil Pelé. — Imprécations de Carrier contre les habitants de Nantes. — Tentative de Ruelle pour calmer sa fureur. — Approbation donnée par Carrier et par Francastel à la formation de la Compagnie Marat. — Le représentant Coustard. — Son arrestation et son envoi à Paris, — Arrêtés de Carrier et Francastel portant établissement de deux tribunaux révolutionnaires.
Les rapports du représentant avec le Comité révolutionnaire commencèrent aussitôt son arrivée. Le 20 octobre, Carrier appelait son attention sur des prisonniers venus de Tiffauges. S'agissait-il de les faire fusiller? C'est possible; dans la lettre déjà citée au Comité de Salut public, datée du même jour, il disait : «. Je vais faire en sorte aujourd'hui de faire fusiller les grands coupables », ajoutant : « Tout ira, mais f. .., il faut des exemples terribles^. » Cette exécution, si elle a eu lieu, n'a laissé aucune trace.
Le lendemain, c'était le Comité qui faisait appel à la vigilance des représentants. Le procès-verbal de la séance porte : « Différentes mesures de sûreté générale très urgentes, appuyées d'instructions et informations, envoyées et recommandées