‹ J.-B. CarrierChapitre 57 sur 207 · Edition Poulet-Malassis, p · texte numérisé non relu

Edition Poulet-Malassis, p

3. Réimpression du Moniteur . numéro du 2 brumaire an 111, XXll, 286.

lier, nous offrait le spectacle continuel de cadavres noyés, descendant de Saumnr, d'Angers, et de Château-Gontier. Les papiers-nouvelles, les Bulletins delaCoiioention^ nous en transmettaient le récit •. » Dans une lettre, dont Dernier donna lecture à la Convention, le 5 brumaire an III, le général Danican écrivait : « On ne s'est pas contenté de noyer à Nantes ; ce genre de supplice avait lieu à trente lieues en remontant la Loire ... on noyait aux Pontsde-Gé les gens suspects-. y>

Forget a déclaré que, se trouvant à Angers, il y vit BoUogniel, qui y était venu pour amener les cent trente-deux Nantais, et que celui-ci lui dit « que, peut-être, à ce moment, leur avait-on fait leur affaire, vu que, la veille, on avait noyé beaucoup de monde auxPonts-de-Gé». BoUogniel, interpellé, répondit, qu'étant au Gomité révolutionnaire d'Angers, il avait entendu dire que seize ou dix-huit cents individus venaient d'être noyés aux Pontsde-Gé^. Voici, du reste, une lettre qui confirme ces on-dit. Datée d'Angers le 9 frimaire an II, adressée au ministre de la Guerre, et signée du général Robert, cette lettre a été copiée aux Archives de la Guerre par M. Desmé de Ghavigny, qui l'a insérée dans sonou-

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