Savary, Guerre des lendéetis et des Chouans, II
Nous croyons qu'il y a une conspiration pour nous en priver. Aidez-nous à la déjouera » Carrier lui-même mandait à la Convention, le 20 frimaire, qu'à l'attaque de Légé « les braves défenseurs, que le défaut de souliers avait retenus dans leurs tentes, s'étaient enveloppé les pieds avec du linge, et avaient voulu combattre avec leurs camarades 2. » Quelques jours plus tard, Barère dira a la tribune de la Convention : « L'armée de Charette est aux abois... quoique manquant de souliers, nos soldats nVn sont pas moins ardents. Les citoyens de Rennes ont donné leurs souliers 3. » Prieur de la Marne et Turreau écriront du champ de bataille de Savenay que la victoire a été obtenue, quoique les troupes manquassent de souliers^. Voilà quels ont été, en faveur de la fourniture des souliers, les résultats de l'activité de Carrier.
Sur sa sollicitude pour Thabillement des troupes, je ne connais qu'un seul document, l'accusation très nette d'avoir fait noyer cent quarante-quatre femmes qui travaillaient à faire des chemises pour les soldats"'.
Quant aux chaloupes-canonnicres embossées
1. Réimpression du Monilear, XVITI, 624, et lettre de Haxo, Savary, Guerre des Vendéens, II, 475. Un jour de nivôse, Erard, un commis de l'administration des habillements militaires, lui
ayant demandé des souliers, il lui répondit : « M » [Compte rendu
du Moniteur, XVIll, 4).