‹ J.-B. CarrierChapitre 73 sur 207 · OPÉRATION SE FAIT CONTINUELLEMENT · texte numérisé non relu

OPÉRATION SE FAIT CONTINUELLEMENT

Un messager de la Vendée, chargé d'apporter

1. Revue de la Révolution, 1884, IV, 11"= partie, p. 143, Voir aussi le Rapport de Benaben, commissaire du département de Maine-et-Loire, Angers, Marne, an III, p. 92.

2. Journal de la Mojitagne du 13 nivôse an II, p. 394, et la plupart des autres Journaux.

des nouvelles du Lhéàtre de la guerre, présenté par Barère à la Convention, dans la séance du 8 nivôse (28 décembre), dit : « Trois maux incurables poursuivent les brigands : la Loire, la guillotine et les armées de Westermann et de Marceau. » La Loire est citée la première ; la guillotine et les soldats de Westermann et de Marceau ne viennent qu'au second rang. « Va, répondit le président de la Convention à ce messager, retourne auprès de tes frères d'armes. Disleur qu'ils ont bien mérité de la patrie... {On applaudit) K »

Le 20 nivôse (9 janvier 1794), un nommé Loyvet, garde-magasin des vivres de l'armée à Ancenis, écrivait à Lecointre de Versailles : (( On continue ici de fusiller, guillotiner et noyer hommes et femmes des rebelles qu'on a ramassés depuis leur défaite ~. »

Un ouvrier tourneur, nommé Depois, qui fut emprisonné aux Saintes-Glaires, le 10 nivôse, et y resta liuit mois sous la prévention d'avoir fait évader un brigand de FEntrepôt où Depois était employé à la distribution du pain, est le seul témoin qui ait parlé de la présence de Carrier au bord de la Loire pendant les noyades. « 11 vit, dit-il, deux fois, le soir, Fouquet et Lamberty venir à l'Entrepôt prendre des prisonniers qu'ils conduisaient à la Piperie pour les noyer. Il ne les a suivis que jusqu'aux Salorges ; mais il se rappelle avoir, une des deux nuits, reconnu là,

Page 1